Afrique, la grande muraille verte
(Projet de barrière végétale de Dakar à Djibouti et 15
km de large). A grands problèmes grands projets et la volonté
semble être au rendez vous ainsi que les financements.
Lire1 (grandemurailleverte),
Lire2 (quotidienlejour). Toute fois, n'oublions pas les échecs
précédents (Algérie) et qu'une des conditions du succès demande
l'adhésion et la participation des populations.
Lire3 (terraeconomica).
Des alternatives aux acquisitions massives de terres dans les pays en
développement. Communiqué de la FAO : Une
nouvelle recherche montre comment les investissements dans
l'agriculture des nations en développement peuvent être structurés en
alternative aux acquisitions massives de terres. Elle documente une
série de modèles de transactions plus inclusifs pouvant apporter des
bénéfices aux petits agriculteurs et protéger leurs droits fonciers,
tout en garantissant la rentabilité des entreprises.
Lire
(fao.org). Le rapport présente divers types de collaboration dont les
gros investisseurs et les petits paysans peuvent tirer des avantages
réciproques, en les répartissant en six grands chapitres: agriculture
sous contrat, contrats de gestion, fermage et métayage,
joint-ventures,coopératives fermières et liens
amont-aval.
Aucun modèle unique nesemble l'emporter comme
panacée valable en toutes circonstances pour les petits agriculteurs.
Le marché français des phytosanitaires
(herbicides, fongicides et insecticides) a chuté de 19 % l'an dernier
en volume. Selon les chiffres révélés lors d’une conférence le 22 juin
par l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), 63.700
tonnes de ces produits ont été vendues en 2009. Les ventes
d’herbicides, en particulier sur les céréales, ont baissé de 7,5 %. "
Ce chiffre est particulièrement lié à la diminution du revenu des
céréaliers et aux achats de précaution effectués les années
précédentes qui n’ont pas été utilisés " précise l'UIPP. Les ventes de
produits divers (traitements de semences, régulateurs de croissance,
antilimaces…) reculent de 7,6 %. Cette baisse provient notamment de la
hausse des prix, ainsi que de la faible pression des parasites et des
conditions climatiques (printemps froid par exemple) qui ont préservé
les plantes des maladies et donc rendu inutile l’utilisation de
phytosanitaires. Mais cette diminution des ventes est également liée à
la baisse des revenus des agriculteurs. (source :
jdle).
Des
amendements « irresponsables » sur les élevages.
Dans le cadre de la loi de modernisation agricole, deux
amendements pourraient assouplir considérablement les autorisations
pour les élevages et supprimer les obligations de contrôle de leurs
impacts environnementaux et sanitaires. FNE, ainsi que plusieurs élus
de la région Bretagne, montent au créneau pour qu'ils soient
supprimés.
Lire (novethic). Nous avons bien compris que "l'environnement, ça
commence à bien faire".
Piller le Kenya, c'est 2 € à l'hectare.
Au Kenya, l’accaparement
des terres par de grandes entreprises au détriment des populations
locales se poursuit dans l’incompréhension la plus totale. Ainsi, le
gouvernement vient de « confier » 50 000 hectares de forêts, situés
dans la région côtière de Malindi, à la Kenya Jatropha Energy Limited,
entreprise privée détenue par la société italienne Nuove Iniziative
Industriali SRL. Sans surprise, cette dernière est spécialisée dans la
production d’énergies renouvelables, et
notamment d’huile de palme qu’elle importe depuis les continents
africain et asiatique. Les terres en question sont louées pour une
durée de 33 ans, sur la base tarifaire de 2 euros par hectare.
Lire (universnature).
Le sénateur Bailly attire l'attention du
gouvernement sur le fléau des campagnols
dans les prairies herbagères du Doubs et du Jura. "Malgré les sommes
considérables engagées, rien ne change, "On observe une augmentation
de la fréquence et de la sévérité des pullulations"."Les dégâts sont
évalués à 8 millions d'€"."Recrudescence de la fièvre hémorragique à
antivirus, signalée par le CHU de Besançon".
Tout y
est, y compris les conséquences : labourer pour semer de l'avoine,
demande de prise en charge par les assurances-récoltes, demande d'aide
PAC.
Récapitulons : nous voulons une agriculture productiviste, c-à-d on
affecte un terrain à une production, on créée de grandes parcelles, on
détruit les haies et bosquets qui gênent le passage des engins
agricoles. En fait on crée, avec un raisonnement simpliste, un espace
où on voudrait que tout soit idéal pour produire plus parce que
l'homme l'a pensé comme ça et croit tout contrôler. Pas de chance,
quand on modifie ou détruit un équilibre écologique, le nouvel
équilibre est rarement celui voulu et l'homme s'acharne à coup de
travaux et de produits chimiques à imposer sa volonté au lieu de se
chercher des alliés dans la nature : ici, on enterre des carottes
empoisonnées au lieu de favoriser les prédateurs du campagnol,
ailleurs on traite à grand renfort d'insecticides les pucerons plutôt
que de favoriser les coccinelles. Etc, etc.
Alors
pour doubler la production, le prix de revient de celle ci augmente
encore plus, les sols se dégradent, les nappes phréatiques sont
polluées, les abeilles et papillons disparaissent, les aliments
contiennent des produits toxiques qui s'accumulent dans notre corps et
on paie des impôts et des cotisations sociales plus élevés pour
limiter les conséquences.
Et on
veut aggraver encore le problème en réclamant des subventions PAC !
La
pollution de l'eau est subventionnée. La Cour des comptes vient
une nouvelle fois d'épingler "l'insuffisante volonté de l'Etat de
remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l'encouragement
au productivisme et le choix d'une agriculture intensive". Cela a
valu à l'Etat plusieurs condamnations, aux niveaux national et
européen, la dernière concernant l'affaire des algues vertes.
Qu'en 2008, 75 % des
restrictions de consommation d'eau, sur le seul critère des
pesticides, aient été concentrées dans la Seine-et-Marne et
l'Eure-et-Loir n'est pas une surprise : ces deux départements arrivent
en tête au niveau national pour la production intensive de grandes
cultures céréalières. En raison de coûts de production
particulièrement élevés dus à l'achat important d'intrants (nitrates,
pesticides…), ce mode de production ne serait pas tenable s'il n'était
largement subventionné par la politique agricole commune (PAC). C'est
donc à l'aide de l'argent du contribuable que l'eau de ces
départements est contaminée.
(lemonde).
Main basse sur le riz. Documentaire (Fipa
d'or 2009) qui décortique le commerce de la céréale qui nourrit près
de la moitié de la population du globe . «Le riz était disponible
en quantité suffisante. Son prix a quintuplé en quelques mois parce
qu'il n'était pas au bon moment au bon endroit». Deuxième
révélation: cette inflation fatale aux consommateurs n'est pas
seulement le fait d'odieux traders. «Le marché du riz se distingue
de ceux du blé ou du pétrole, dont les prix sont fixés sur les grandes
places financières, explique le journaliste de RFI. C'est un
marché de gré à gré, très secret.» En l'infiltrant, Main
basse sur le riz montre que, si quelques intermédiaires genevois
ont profité de l'envolée des prix, tous les acteurs de la filière ont
spéculé, depuis l'exportateur thaïlandais jusqu'au grossiste de Dakar,
en passant par... les gouvernements.
Lire (telerama). Voir la vidéo (4
extraits sur artetv).
La filière bois mal exploitée (les résineux
principalement). Le fait est connu depuis longtemps et l'une
des raisons est le morcellement des forêts mais pas seulement : sur
les les 525.000 ha ravagés par la tempête de 1999, ''seuls 150.000
ha ont depuis été reconstitués'', et seulement 350 millions d'€
ont été affectés à la filière bois par le ministère de l'Agriculture
alors que que les surfaces reboisées ont chuté en France depuis la fin
des années 60 et sont passées de 70.000 ha à 15.000 ha par an.
Lire (actuenvironnement). Si la France produit en moyenne 7
millions de m3 de sciages de résineux par an, ''aujourd'hui, on
importe pour 3 millions de m3''.
Le lobby des pesticides contre les produits
naturels. Insecticides naturels ou fertilisants bio s’échangent
sans problème ailleurs en Europe. Pas en France. Se procurer un tel
produit pour entretenir son potager ou protéger son champ y est puni
par la loi. Le purin d’ortie ou l’huile de neem sont considérés comme
des produits toxiques au même titre qu’un pesticide de synthèse.
Qu’importe, particuliers et paysans pratiquent la désobéissance
civile. Lire
(bastamag).
Tout doit être breveté : vous ne pouvez
pas promouvoir le purin d'ortie, l'huile de neem (ou
margousier), ou vendre des graines anciennes sans risquer d'être
traîné devant les tribunaux, les lois vous obligeant de fait à ne pas
vendre de produits non certifiés (ou homologués, etc.). Rappelons que
l'air que nous respirons n'est pas certifié, il semblerait donc qu'on
puisse porter plainte contre ... (on y arrivera, je vous dis). Mais la
résistance s'organise,
Lire (altermondesansfrontière). Ici dans le bas Jura, notre député
ne jure que par les OGM pour sortir les agriculteurs de la mouise, si
quelqu'un veut lui faire lire cette page ....
Var, fin de l'agriculture ? À l’allure
actuelle dans sept ans il n’y aura plus d’agriculture dans les Alpes
Maritimes, où les terrains agricoles disparaissent au profit de
l’immobilier, alors que la densité urbaine est une des plus forte de
France. Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux au moment où
la demande des consommateurs pour des produits frais de proximité va
en augmentant. C’est contre cela que s’élève un collectif de paysans
et de citoyens qui appelle à une journée de soutien à l’agriculture
paysanne et à la défense des terres fertiles.
Lire (ddlejournal).
Algues vertes. Il y a 2 ans, notre 1er
ministre avait dit que ce ne serait pas un problème, que la solution
"écologique" était de les ramasser. Depuis le problème ne fait
qu'empirer : la chambre régionale des comptes de Bretagne a révélé
dans un communiqué du 28 mai le montant réel des dépenses de
traitement des algues vertes pour huit communes. Plus élevés que
prévu, « les coûts de ramassage et de traitement pour les
collectivités bretonnes sont passés de 345.063 à 809.027 euros entre
2007 et 2009, tandis que les volumes ramassés augmentaient de 27.150 à
60.642 m3 » indique la chambre régionale des comptes. Et ces dépenses
risquent de s’alourdir...(jdle). Et il n'est toujours pas question de
tarir la source (les élevages porcins et les épandages outranciers
d'engrais).
Poulet et veau aux hormones. Toujours là
pour les éleveurs et les vétérinaires véreux, et les syndicats
agricoles comme la presse restent muets. Le tribunal de Dijon vient de
requérir le maximum soit 2 ans de prison et 10 000 € d'amende.
Lire (altermonde). Pour 36 millions d'€ de bénef, moi je
recommence demain.
Les fertilisants humains. Si vous
l'ignoriez, notre urine possède les trois plus importants nutriments
dont une plante a besoin : l'azote, le phosphore, et le potassium. Les
déjections humaines sont de très bons fertilisants à condition de
respecter quelques règles à la collecte comme à l'utilisation
(chez moi, ça marche très bien depuis des années et mon
arrière grand'mère qui tenait le bistro "chez mémère" à Is sur Tille
il y a + de 50 ans servait des fraises super produites avec cette
méthode)
Lire (rue89). La Zambie étudie sérieusement la question.
PAC, qui a touché quoi ? C'est facile,
c'est sur internet.
Lire
(ec.europa). Vous cliquez sur "France" et ensuite vous tapez un nom ou
un code postal (ça suffit) et la liste s'affiche. Par curiosité,
sélectionnez ensuite Chypre, descendez en bas de page et cliquez sur
le bouton "Εμφάνιση Δικαιούχων" et
comparez. Je ne vais pas me faire que des copains.
C'est le problème des organisations
catégorielles (Fnsea : toute la profession y est représentée), "on"
met ceux qui sont en difficulté en avant et ce sont les autres qui
tirent les marrons du feu parce qu'il n'y a pas de conditions de
ressources pour verser les aides. Dans un autre domaine (Medef), ce
sont les entreprises du CAC 40 qui sont le plus aidées, pas les PME.
Alors si l'état ou l'Europe doivent aider, les critères ne doivent pas
être électoraux ou le copinage, mais montrer les malades pour soigner
les gens en bonne santé, à ce niveau là c'est un hold up avec prise
d'otages !!
Un monde sans abeilles, ça existe. Gardez
vos vieilles brosses à dents et plumeaux, c'est vous qui allez les
remplacer.
Voici le film d'horreur (Le silence des abeilles, ce n'est
pas de la science-fiction et c'est en Chine) sur Daily motion.
Les organismes présents dans le sol aident à augmenter la productivité
et le rendement des cultures. Ces conclusions sont le résultat
d'un effort international visant à percer les mystères de ce qu'on
appelle communément "la
biodiversité du sous-sol". Elles sont susceptibles d'avoir des
implications très importantes en ce qui concerne la sécurité
alimentaire, les moyens de subsistance des agriculteurs et leurs
revenus.
Lire (notreplaneteinfo). Seuls ou accompagnés d'engrais bio, les
rendements augmentent de 50 à 150 %.
Conversion bio, témoignage
à Fontenelle-Montby :
Jean Vuillet, en bio à Voillans depuis 2000 grâce à un
contrat technique d'exploitation : « J'en avais marre des phyto, marre
de mettre des masques ». Quel bilan fait-il ? « Extrêmement positif.
Si je n'étais pas passé au bio, je ne serais peut-être plus paysan. Je
suis plus serein, moins stressé. Et on a la satisfaction de faire
notre pain avec notre blé. On n'aurait jamais osé avant, avec les
pesticides... On a moins de rendement, mais on récupère sur les
intrants qu'on n'utilise plus et sur les prix : le blé bio est autour
de 300 euros la tonne... Je comprends que les semenciers n'aiment pas
trop les bio, ils n'achètent pas leurs semences ! » (J Bordure).
Lire tout l'article.
La
banque mondiale et l'achat des terres dans le tiers monde. En
fait cet "achat" est plus proche de l'extorsion avec expulsion, voici
les critères retenus par les acheteurs : (a) il est
relativement aisé de s’approprier les terres des populations ; (b) de
grandes exploitations sont possibles ; et (c) l’introduction de
machines permet d’augmenter rapidement la productivité.
La
banque mondiale ne parvient pas à finaliser l'étude sur cet état de
fait et repousse sans cesse sa publication car les transactions sont
plus ou moins secrètes.
Lire (grain.org). Malgré tout des données
sont disponibles sur une partie du dossier, elles confirment les
suspicions énoncées plus haut.
USA, un projet de
loi pour interdire la consommation de produits non contrôlés :
le jardinage en famille sera de fait interdit.
Lire (cap21). Comme pour le purin d'ortie en
France, les multinationales avancent leurs pions, et ils finiront par
vous obliger à boire de l'eau minérale et respirer de l'air pur
(importé du grand nord, s'il vous plait) en
bonbonnes.
Quand on exporte notre modèle au Ruanda,
il se passe la même chose que chez nous.
Les récoltes de maïs sont très abondantes au Rwanda depuis la mise en
place de la nouvelle politique agricole mais les agriculteurs
n’arrivent pas à les vendre à un prix rémunérateur pour acheter de la
nourriture. « L'utilisation des fertilisants et de semences
sélectionnées nous a permis de produire plus, mais on n'a pas encore
de bénéfice car les récoltes restent en stock sans marché », témoigne
un agriculteur. « Aujourd'hui, un kilo de maïs se vend à 120 Frw (0,20
$) alors que le coût de production moyen engagé par l'agriculteur est
estimé à 140 Frw (0,25 $) », explique Joseph Gafaranga, secrétaire
exécutif d'Imbaraga, une coopérative regroupant plus de 21 000
agriculteurs du Nord du pays.
Lire (syfia).
En 2009, la Commission européenne estimait, sur la base d’études
datant d’une trentaine d’années, que 88 % des stocks de poissons
étaient surexploités. Trois chercheurs de l’université de York ont
voulu évaluer l’impact à très long terme de la pêche. En compilant les
données des livres de bord des bateaux de pêche et celles des criées
depuis 1889, Ruth Thurstan, Simon Brockington et Callum Roberts
arrivent à une dramatique conclusion. Les océanographes estiment que
118 années de pêche industrielle ont réduit de 94 % la productivité
biologique des eaux britanniques. En clair, les
pêcheurs anglais et gallois ramenaient, en 1910, avec leurs bateaux à
voile, 14 fois plus de poissons commercialisables que les chalutiers
suréquipés d’aujourd’hui. Le pic de la pêche ne date pas
d’hier. C’est à partir de 1938, estiment les trois scientifiques, que
le volume des prises a commencé à décliner irrémédiablement. Tout
aussi inquiétant, selon l’étude, les quotas mis en place par la
politique européenne de la pêche se sont révélés totalement
inefficaces pour enrayer le déclin des populations de poissons.
Traduction de
nature communication.
L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et
technologiques vient de livrer un très étrange
rapport d'information sur les pesticides et la santé. Signé du
député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque
un retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à
l'industrie chimique. Et il fait fi de la préservation des
écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des
aliments, des revenus et de la santé des paysans. (MC Blandin,
sénatrice)
Télécharger.
Lire à propos du débat sur le Grenelle 2 à l'Assemblée Nationale:
le gouvernement cède aux pressions des lobbies agro-alimentaires.
La coordination rurale du
Doubs tient son AG.
Daniel Pépiot -
Président de la Coordination rurale du Doubs
« Avec la
représentativité, on ira en commission d'orientation »
Vous tenez votre
AG mardi à Valdahon. Quel bilan faites-vous après cinq ans d'existence
?
On va pouvoir demander la représentativité, avoir accès à des lieux où
on n'allait pas, comme la commission départementale d'orientation
agricole (NDLR : on y décide notamment des installations). Vous attendiez-vous à être élu à la chambre d'agriculture en 2007 ?
Quand on a démarré, on ne voyait pas si loin. Je n'étais pas trop
là-dedans... On apprend, on reste dans nos idées, beaucoup ont quitté
la FDSEA... Pourquoi ?
À un moment donné, il n'y en avait que pour les primes. On n'avait
plus besoin de produire, seulement entretenir. Aujourd'hui, je vois
dans les manifs que la FNSEA demande des prix rémunérateurs, ce sont
les valeurs de la CR... On vous dit un syndicat libéral...
Je ne sais pas pourquoi... On n'a pas été tout seul à lancer la grève
du lait. On nous met dans les extrêmes pour faire peur aux gens... Pourquoi faire cause commune avec les agrobiologistes et la
Confédération paysanne pour refuser la vaccination obligatoire contre
la fièvre catarrhale ?
Est-ce un problème de syndicat ? C'est plus un problème d'homme, de
liberté. Comme nous sommes pour la liberté des semences fermières ou
l'achat des céréales directement entre agriculteurs sans passer par
une coopérative. Pouvez-vous jouer un rôle face à la puissance de la FDSEA ?
Je me le demande... Ils font de bonnes réunions sur la PAC, mais
ensuite demandent des subventions à la chambre... Ils ont fait des
erreurs, critiqué la grève du lait mais se sont rattrapés en
manifestant le 16 octobre. Si la FNSEA était plus revendicative, vous y retourneriez ?
(Rire) Vous me cherchez... Je suis à la CR par dégoût du système, tous
ces papiers, l'administratif, sur la biodiversité... Les agriculteurs
en comté qui font correctement leur métier ne sont pas faits pour
ça... (Recueilli par Daniel BORDUR).
La FNSEA a mis le paquet :
150 € de prime par manifestant (1293 tracteurs= 193 950 €) ! Et
quelles pressions sur le Grenelle 2 ?
- A propos du retrait des
pesticides : évaluer l'impact socio-économique. En d'autres termes :
on en a rien à foutre de continuer à empoisonner les gens et les sols,
il faut gagner du fric.
- Tous les amendements
affaiblissant le Grenelle 2 (tels que ci dessus) ont été acceptés par
les députés, au dire même de la FNSEA.
Lire (cap21).
30/04/10. Marc Dufumier analyse le malaise du monde paysan et s'étonne
que des agriculteurs réclament plus de subventions qui, finalement ne
servent qu'à maintenir de gigantesques déséquilibres au niveau mondial
et aggraver le problème. D'autres solutions existent pour sortir de la
logique subventions/compensations.
Lire (cap21). Si les agriculteurs veulent concurrencer l'Ukraine,
ils auront des revenus d'Ukrainiens, c'est simple.
Hier 27 Avril, 1300 tracteurs ont défilé dans Paris, des céréaliers
qui inspiraient Fernand Raynaud (comique célèbre il y a
40 ans) pour leur opulence. Même eux manifestent, Et dans le
monde agricole, 1 agriculteur se suicide chaque jour. Pire qu'à France
Télécom, ils sont pourtant leur propre patron, alors que vaut une
société qui nous fait ça ?
Lire (cap21).
La crise démographique qui touche le Japon n'épargne pas les
agriculteurs, dont environ les deux tiers ont plus de 65 ans. Voir en page "Actualités"
en date du 21/04/10.
La catastrophe est en marche. Confrontés
pour la plupart à des difficultés financières trop lourdes, 13 % des
agriculteurs interrogés par Ifop envisagent de quitter la profession.
Ce phénomène concerne « toute la profession », et pas seulement les «
anciens », proches de la retraite, a souligné un porte-parole de la
FNSEA. Près des deux-tiers (62 %) (des personnes ayant
répondu positivement) invoquent des «
difficultés financières trop lourdes ».
Lire
(juraagricole). Les lobbies de l'agro-alimentaires sont donc en train
de parvenir à leurs fins : mettre en place des usines à bouffe et
détruire encore plus les fragiles équilibres écologiques (pollution
des nappes phréatiques, produits phytosanitaires toxiques, méthodes
culturales industrielles et énergivores). Faut-il rappeler qu'une
exploitation agricole est écologiquement viable et rentable quand les
champs et les prés sont à moins de 2 ou 3 km des bâtiments ? Qu'il est
préférable que ce soit la vache qui va à l'herbe et non le contraire ?
(A noter : 16 % des agriculteurs font confiance aux mesures
économiques gouvernementales).
Extra (en 3 mn).
Comment gérer une ferme en 2015 ?
Les retraites "chapeau" des grands patrons sont équivalentes à TOUTES
les retraites agricoles (France5 Cadire).
Cet autre modèle agricole français qui rend les paysans heureux.
La France agricole n’a pas toujours été productiviste. Alors qu’une
augmentation de la rentabilité s’impose, des agriculteurs français
bâtissent un modèle de gestion économe et autonome « qui nourrit son
homme », sans détruire ni le sol, ni la ressource en eau. André
Pochon, 79 printemps, pionnier breton de cette agriculture durable,
nous raconte pourquoi et comment cette expérience originale se
poursuit aujourd’hui, pendant qu’à côté faillites, pollutions et
suicides disqualifient le modèle productiviste.
Lire
(basta). Avec 4 petites vidéos épatantes. De plus, en Côtes d'Armor
(Bretagne) 13 millions d'€ pour passer à l'agriculture durable.
Lire
Les prix augmentent en Inde - alimentés par le
coût élevé de la nourriture. Grâce en partie à une politique
gouvernementale désastreuse consistant à encourager l'utilisation
excessive d'engrais chimiques, les prix de l'alimentation grimpent en
flèche. Dans un pays pauvre, l'alimentation représente une plus grande
part du budget familial que dans un pays riche. L'IPC
(indice des prix à la consommation) indien grimpe de 11%
environ. (La chronique Agora du 22/03/10)
Il est sûr que l'emploi de produits chimiques augmente la production à
l'hectare mais à quel prix : le coût des produits agricoles augmente
au delà des possibilités d'achats, pollution des sols, épuisement des
terres et des ressources (phosphates, par exemple), maladies
pulmonaires, rénales ou neurologiques. Tout le monde sait, sans
vouloir l'admettre, qu'on ne peut plus laisser la bride sur le cou à
l'explosion démographique, cette dernière étant basée sur les préjugés
religieux et l'ignorance, ce qui arrange bien les lobbies agricoles et
industriels qui voient leurs débouchés augmenter "naturellement", et
c'est une des raisons majeures pour refuser toute maîtrise de la
situation. L'Apocalypse est-elle sciemment programmée ?
Tous les écologistes, et nombre de paysans savent que le rôle de
l'agriculture ne se limite pas à produire de la nourriture, quand bien
même les ministères successifs l'ont oublié en cherchant la mise en
place de fermes-usines (ex : USA, URSS/Russie, ...). L'Inra
se donne un autre
objectif, celui de minimiser les impacts environnementaux tout en
maximisant le revenu.
Lire (actuenvironnement).
Et n'oublions pas non plus qu'une agriculture digne de ce nom doit
aussi "entretenir" le territoire (haies, bandes enherbées, alpages,
cultures en terrasses, ...) et devrait être reconnue et rémunérée pour
ce travail.
Développer des stratégies combinant la sélection végétale et
l'innovation agronomique pour l'agriculture biologique et
l'agriculture à faibles intrants. C'est le programme Solibam
lancé par l'Inra. Lire. (inra).
Ce projet, qui fédère 22
partenaires publics et privés issus de dix pays européens, deux pays
africains et un centre de recherche international, a pour objectifs de
développer la qualité, la diversité et les performances des cultures
en agriculture biologique ou à faibles intrants, c'est-à-dire peu
consommatrices en engrais et pesticides.
Vesoul.
Plusieurs dizaines d'éleveurs haut-saônois ont défilé hier après-midi
dans les rues de Vesoul en signe de soutien à deux éleveuses d'ovins
bio poursuivies hier devant le tribunal d'Auch pour refus de
vaccination contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), plus communément
appelée « maladie de la langue bleue ».
Composé d'une quarantaine d'éleveurs en Haute-Saône, le collectif FCO
pour la liberté vaccinale s'oppose à l'obligation vaccinale mise en
place par le gouvernement en 2009, la jugeant inefficace pour obtenir
l'éradication d'une maladie qui, revendiquent-ils notamment, « se
développe aussi chez les animaux sauvages non vaccinables ».
Transmise par un moucheron, « elle n'est pas contagieuse et ne se
transmet pas à l'homme », assure Bernard Gaudinet, l'un des
manifestants du jour, « presque tous les élevages ont été plus ou
moins touchés en Haute-Saône fin 2007, début 2008 mais très peu ont
véritablement eu de gros problèmes. Dès l'instant que les bêtes ont
rencontré l'insecte, elles ont développé leur immunité ».
Le collectif dénonce ainsi la campagne de vaccination 2009/2010
financée par l'Etat pour un coût de 95 M€. « C'est autant que ce que
rapporte le Téléthon... », suggère l'éleveur, en rappelant l'épisode
récent de la grippe A.
Hier à Auch, l'audience du tribunal a été reportée pour un complément
d'informations. « On s'acheminerait vers une ordonnance pénale
assortie d'amende », a indiqué le porte-parole du collectif du Gers à
l'AFP, tout en déplorant « qu'on donne un tour administratif aux
poursuites, ce qui nous privera d'une audience publique pour démontrer
que la vaccination n'est pas indispensable voire inutile ». Vendredi,
le même type d'audience s'ouvrira cette fois à Sélestat.
Ph. B. (Philippe
BROUILLARD)
La Suisse dit non aux OGM. Il n’existe pas de besoin urgent en matière
d’OGM dans le domaine alimentaire, ni pour l’agriculture, ni pour les
consommateurs. C’est ce qu’a déclaré le conseil fédéral suisse, le 08
Mars dernier.
Lire (actualitésnewsenvironnement).
Après le salon de l'agriculture , on veut nous faire croire que
c'est à cause de l'écologie que le monde
agricole s'effondre. Or, avec l'annonce simultanée "d'une
évaluation de l'impact économique des mesures environnementales en
agriculture, face à la concurrence des pays européens", il devient
évident qu'il n'y a qu'une seule préoccupation dans les cerveaux hauts
placés : le pognon. C'est oublier la plus élémentaire des vérités :
nous vivons sur une planète où ce qui pousse ignore l'argent et ne s'y
soumettra certainement pas, c'est l'homme qui doit composer avec la
nature quand certains veulent absolument l'inverse. Se prennent-ils
pour des dieux ?
Lire (actualitésnewsenvironnement). Bon, ce n'est donc pas
comme ça que ça va s'arranger.
Chantal Jouanno :
Le collège des experts (EFSA)
de l'union européenne serait incompétent. Elle a en effet déclaré « ne pas
reconnaître leurs expertises, car nous estimons que leurs avis sont
partiels ».
Lire. (agricultureenvironnement). Pourtant, l'Efsa devrait être un
bel outil (400 employés, 1200 experts scientifiques
venant de toute l’Europe, 27 agences nationales et 370 organisations
scientifiques qui coopèrent), mais n'est pas à l'abri du lobbying
pro OGM.
Il
semblerait que le Grenelle de l'environnement a été conçu pour calmer
ceux qui défendent une agriculture (et une industrie, une société)
responsable et d'avenir. Les évènements de ces derniers jours
confirment cette impression :
- 150 M€ pour un grand
semencier (qui investit dans les OGM dans un but financier) contre 3
M€ pour l'agriculture biologique.
- La préparation de
l'opinion aux pommes de terre OGM (l'appel aux organismes officiels
est une formalité)
- donner la priorité à
l'agriculture industrielle (ci dessous) en pensant que l'environnement
est subsidiaire (autrement dit : la couche de peinture verte sur des
procédés peu acceptables). Lire (lien rompu).
Une fois n'est pas coutume, il nous faut citer le président de la
république : "toutes ces questions d'environnement, ça commence à
bien faire", "changement de méthode" des
mesures environnementales en agriculture, etc. Réaction de Cécile
Duflot (Les Verts) : "Au nom de la concurrence, Nicolas Sarkozy
prétend affranchir l'agriculture de la contrainte environnementale, au
risque de laisser les choix à court terme épuiser un peu plus les
sols, proliférer les algues vertes, aggraver la dégradation de
l'environnement". On se doutait bien qu'il y avait du pipeau dans
l'air. C'était la rubrique "la petite phrase qui
enterre le Grenelle de l'environnement". Pour ceux qui ont fait de l'allemand (Kuhn et
Isnard 1ère langue, 3ème, 1967/8), je ne sais pas pourquoi, je pense
au Rattenfänger von Hammeln. Das ist genug für Heute.
Le langage des légumes
pourrait réduire l’usage d’engrais azotés : une découverte majeure
dans le cycle de l'azote permettrait de maîtriser les apports
d'engrais azotés. Celle ci est basée sur la découverte des mécanismes
de symbiose entres plantes et bactéries, ainsi que la libération
d'enzymes-signal qui gèrent cette coopération.
Lire (futurascience).
Que disent les pro OGM de la nouvelle patate ? que du bien ? pas
seulement : elle est plus respectueuse de l'environnement !
Lire
Pesticides :
quand les agriculteurs sortent du rang, "Un certain
nombre d’agriculteurs comprennent l’intérêt de sortir de l’omerta".
En plein Salon de l'agriculture, le tout jeune réseau Victimes
Pesticides diffuse des témoignages d'agriculteurs ou d'horticulteurs
exposés aux produits phytosanitaires et atteints de maladies graves.
Lire (terraeconomica)
Au salon de l'agriculture : les solutions proposées par les
écologistes pour une agriculture de proximité, responsable et durable.
Vidéo. Exemple : plan pour doubler le nombre d'agriculteurs en
Ardèche.
Salon de l'agriculture, les paysans en crise. Voici un article
polémique, on n'est pas forcé d'être d'accord mais il pose le doigt là
où ça fait mal.
Lire (politis).
Divers exemples à travers la planète montrent que la bio diversité (nécessaire
aux grands équilibres de la planète) est mieux
préservée en présence d'une agriculture familiale, contrairement aux
agro industries.
Lire (futurasciences)
L'association basque EHLG pour la promotion
d'une agriculture durable subit les assauts de l'état. EHLG es
t une association qui fait de l'ombre à la FDSEA, alors on lui met des
bâtons dans les roues. L’association répond clairement aux attentes
des paysans basques qui, topographie oblige, sont
majoritairement engagés dans des logiques de qualité sur des petites
exploitations (circuits courts, agriculture biologiques,
pluri-cultures…). Depuis qu’elle est née, l’association n’a cessé de
croître, d’embaucher du personnel et a même remporté des appels
d’offres publiques de diagnostics environnementaux et agraires.
Lire (bakchich). Michel Tubiana, président de la ligue des droits
de l'homme apporte son soutient, nous aussi.
Il existe un lien entre l'exposition des agriculteurs aux
pesticides et des anomalies du génome
pouvant faire se développer un cancer.
Lire (lemonde). Faudra-il encore attendre 50 ans, comme pour
l'amiante, pour faire machine arrière ?
L'agriculture bio, Jura et Franche Comté, les chiffres.
Télécharger.
Eure-et-Loir : assiégés par les pesticides.
Le département de l’Eure-et-Loir est en situation de crise, la moitié
de ses captages d’eau ont été abandonnés ces dernières années car ils
contenaient un taux de pesticides ne permettant plus de produire de
l’eau potable.
Lire (eauxglacées).
Ecophyto 2018 pour réduire de moitié l’usage des pesticides.
L'ambition de réduction de l’usage des pesticides de moitié en 10 ans
du gouvernement s’est traduite par la mise en œuvre du plan Ecophyto
2018.
Lire (actualitesnewsenvironnement). Les
travaux de l’étude Ecophyto R&D montrent qu’une réduction de l’ordre
de 30% du recours aux pesticides serait possible. 02/02 :
Atteindre une réduction de 50 % nécessite une
transformation radicale de l'agriculture : La
généralisation de la protection intégrée (changements
de date de semis, de choix variétal voire de la rotation de culture)
permettrait d’atteindre 37 à 76% de réduction des pesticides sans
baisse des marges mais avec une baisse des rendements de 10 à 20%.
Lire le très intéressant article de JDLE.
Les cours des bovins pour la Bourgogne et la
Franche Comté. Vous saurez que le prix va de 1,02 € le kg (vache de
réforme + de 10 ans, pour steak haché et pot au feu premier prix) à 6€
(génisse charolaise de 1ère qualité), le porc est à 1,013 €.
Télécharger.
Il n'y a pas les cotations bio.
De nouvelles variétés de cerisiers obtenues par
bombardement (faisceau d'ions carbone dans un cyclotron). Cette
méthode induit des mutations génétiques diverses et rapidement
stabilisées, le problème est : les mutations sont elles d'ordre mineur
ou bien n'engendrent-elles pas des modifications plus profondes.
Lire (Adit).
21/01/10
les surfaces bio consacrées
aux principales grandes cultures (blé tendre, maïs, triticale
et orge) accusent un très net recul entre les campagnes 2008-2009 et
2009-2010 : moins 13% pour le blé, moins 6% pour le maïs et moins 1%
pour le triticale. Seule l’orge s’en sort avec une progression de plus
8%. Au total, il y avait pour la campagne 2009-2010 moins de 60.000
hectares de cultures en céréales bio, contre 63.300 ha en 2008/2009,
soit une baisse de 4.000 ha (moins 6%). Bref, l’effet « Grenelle » se
fait encore attendre.
Lire (agriculture-environnement). La France produit 73 000 T de
blé bio et en importe 35 000 T. Et les régions, elles ne peuvent
pas donner un petit coup de pouce ?
A
propos des rendements inférieurs et en comparant avec les parcelles
voisines non bio, il faut s'interroger sur ces dernières et les
traitements (engrais, produits chimiques) appliqués, la culture bio
(et les autres aussi) doit tenir compte des propriétés intrinsèques
des sols pour y cultiver les végétaux les plus adaptés.
Les légumineuses ont l'avantage naturel de fixer l'azote
atmosphérique, ce qui a l'avantage de réduire l'apport d'engrais
azotés pour la culture suivante. Il est vrai que si on augmente leur
surface de culture, on exportera moins de céréales mais on n'importera
moins de tourteau de soja (donc une amélioration du bilan CO2 global).
Ces cultures ont fortement diminué depuis 40 ans.
Lire (actualitésnewsenvironnement).
La plus haute juridiction du pays
vient en effet de décider que le département du Gers était
parfaitement fondé à «se déclarer opposé à tous essais privés ou
publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein
champ» sur son territoire.
Lire (Libé). C'est pour quand dans le Jura et la Franche Comté ?
Du Sénégal à Djibouti,
un projet ambitieux : la Grande Muraille Verte
impliquant 11 pays africains. La désertification dans les
régions sahélo-sahariennes en Afrique, matérialisée par l'avancée
inexorable du Sahara, est un problème majeur pour le continent
africain. La FAO estime que 2 millions d'hectares de zones boisées
disparaissent chaque année en Afrique.
Lire.
12 exemples d'appropriation des terres
(dont 10 en Afrique) au détriment des populations locales.
Lire (Agter).
Dans le but de satisfaire l'agrobusiness international mais aussi pour
apporter des techniques nouvelles. Agter a également souhaité
présenter des cas d’acquisitions de droits fonciers qui ont donné lieu
à la structuration d’un mouvement social d’opposition, ou bien au
contraire qui ont été accueillis favorablement par la population, qui
y voit de nouvelles perspectives de production amenées par les
investisseurs. Et aussi :
exemple sénégalais.
Les revenus des producteurs de lait ont baissé de 54 % en 2009 (53 %
pour les producteurs de fruits et légumes, 51 % pour les céréaliers et
34 % pour les maraîchers) après une baisse moyenne de 20 % en 2008.
Pourtant la France est la 1 ère bénéficiaire de la PAC (10 milliards
d'€).
Les haies, un élément régulateur
nécessaire pour les terrains agricoles alors que trop de céréaliers
s'y opposent, cependant les nouvelles mesures de la PAC peuvent les
faire changer d'avis.
Lire1 (FNE).
Lire2 (agrobionet).
C’est le constat du dernier
chapitre de la Liste rouge des espèces menacées établi par
l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).
95, c’est
le nombre d’espèces de poisson d’eau douce françaises. Seules 69 sont
indigènes, les 26 autres ont été introduites depuis le XVème
siècle. Sur ces 69 espèces, 15 risquent de disparaître.
Lire. La principale menace pour ces poissons est la dégradation et
la destruction du milieu qui empêchent leur reproduction, leur
alimentation et leur migration. Sans gravières, pas de reproduction
pour les lamproies de rivière (Lampetra fluviatilis) et sans
herbiers inondés par les crues, pas non plus de reproduction pour les
brochets (Esox lucius). Ces altérations du milieu sont dues à
des pratiques bien identifiées, qui touchent à la structure physique
du milieu et à la variation des niveaux d’eau :
Télécharger. Document réalisé dans le cadre du Grenelle de
l'environnement.
Une
réponse environnementale : Une agriculture économe en
intrants chimiques (pesticides, engrais) et en ressources (eau,
énergie, soja), qui s’appuie sur l’agronomie et la biodiversité, et
non sur une seule technique agricole ou encore sur des réponses
technologiques telles que les OGM.
Une
réponse économique et sociale : Cette publication est
également une réponse à des problématiques de société et de
territoire : proximité avec les consommateurs, autonomie de décision
des agriculteurs, création d’emplois en milieu rural...
Une
publication qui s’adresse aux décideurs et aux collectivités locales :
Aujourd’hui, sans attendre la réforme de la Politique
agricole commune, agriculteurs, environnementalistes et
collectivités locales ont les cartes en main pour orienter dès
maintenant l’agriculture française dans cette voie d’avenir.
En 2008, une étude en laboratoire avait conclu
que 83% des mélighètes du colza manifestaient une résistance au
pesticide à base de pyréthrinoïdes alors que celui-ci était employé à
une concentration cinq fois inférieure à celle normalement utilisée
dans les champs. En revanche, la totalité des altises du colza
succombaient suite à l'application d'une solution concentrée à hauteur
de 2% de la quantité habituellement répandue sur les cultures. En
2009, les mêmes expériences ont révélé que les altises du colza
étaient devenues plus résistantes au pesticide. En effet, cette année,
60% des parasites survivaient au pesticide. L'utilisation d'une dose
plus concentrée de pesticide n'a pas non plus permis d'éradiquer
totalement la présence des insectes.
En page Vidéos, 2 diaporamas : 1) sur
l'accaparement des terres du tiers monde et la crise alimentaire. 2)
sur une agriculture qui peut limiter les émissions de gaz à effet de
serre (GES).
Algues vertes : l'état condamné, il reconnu responsable pour ne pas
avoir fit respecter la législation anti-pollution, et c'était une
prolifération d'algues de 2000 à 2002. Donc, rien de nouveau sous le
soleil vu ce qui se passe en 2009.
Lire (francinfo).
Grenelle de l'environnement, où es-tu ? Alors que le ministre de
l'agriculture (M Barnier) annonçait 6 % de surfaces en agriculture
bio, le projet de loi de modernisation agricole annonce 650 millions
d'€ d'aides et 1 milliard d'€ de prêts bonifiés pour l'agriculture
intensive. Mais rien pour l'agriculture bio.
A la place, on veut nous vendre du HVE (Haute Valeur Environnementale)
juste pour dire qu'il y aura quelques % de pesticides en moins. Tour
de passe-passe.
Un label à remettre au goût
du jour : Les producteurs s'engagent contractuellement
par exemple à :
- Identifier leurs
pratiques culturales (enregistrements sur des fiches de culture,
validées par le technicien de la coopérative ).
- Respecter scrupuleusement
les traitements vétérinaires et phytosanitaires.
- Organiser une campagne
d'analyse des sols.
Avec Agri Confiance®,
les Coopératives agricoles françaises s'engagent également
dans le développement d'une agriculture plus respectueuse et de
l'environnement.
Pour les producteurs et les coopératives certifiées selon la norme NF
V 01-007, le choix et l'utilisation des intrants (engrais et
phytosanitaires), la gestion des déchets, la maîtrise des ressources
naturelles (eau, énergie, sols, biodiversité) font l'objet
d'engagements précis et planifiés.
Lire.
On a pas souvent de nouvelles sur le développement agricole en
Afrique. Voici un site bien informé (Cirad)
qui peut aussi nous donner des idées en Europe. Et aussi : Oxfam : "efficacité
de l’aide à l’agriculture. La conférence de Madrid en janvier
2009 était censée dresser un bilan des progrès réalisés en la matière,
mais aucun Etat, aucune institution internationale ni aucune ONG n’a
été capable d’apporter d’éléments concrets".
Lire.
L'idée est bien dans les cartons gouvernementaux : ressortir la
fameuse directive Bolkestein (le
plombier polonais, souvenez vous) et employer des ouvriers agricoles
étrangers au tarif du pays d'origine.
Lire (marianne2). Ce qui conforte le bien fondé des articles ci
dessous sur la crise agricole : on ne ne veut plus d'agriculteurs mais
des entreprises à bouffe.
La disparition des abeilles annonce-t-elle la fin des cultures, et
donc notre fin à nous ? Il semble que des causes multiples (virus +
pesticides) laissent celles ci sans défenses immunitaires.
Lire (Michel Tarrier).
Quelle quantité de pesticides la France
utilise-t-elle ? 75 à 80 000 tonnes par an, en moyenne, chaque
année. La France est le troisième pays consommateur mondial, à égalité
avec le Brésil et derrière les États-Unis et le Japon. « Après avoir
pénétré dans l'organisme (par les yeux, la bouche, les voies
respiratoires et surtout par la peau), ils se stockent dans les
muscles, les graisses, le système nerveux, les os et le foie ».
Lire (Ouest France).
C’est une discussion à bâtons rompus avec un ami
agriculteur, aujourd’hui le 29/10. Il n’est pas écolo ni bio, peut
être même adhérent de la FNSEA. Il y a + de 10 ans, avec ses copains il
avait empêché Dominique Voynet de sortir avec ses courses du
supermarché à Dole. Mais on est amis de toujours et les temps
changent.
Lire
Le Président de la
République à Poligny: il a pointé du doigt un
défaut de la régulation européenne et mondiale, signe d’une
répartition inéquitable. Le Président a ainsi invité les producteurs à
se réorganiser. Ce qu'il a dit :
-
Exonération de la totalité des charges patronales dues à la Mutualité
sociale agricole pour les travailleurs saisonniers .
- Accélérer
les travaux sur la régulation et l’organisation de l’industrie
laitière.
-
Favoriser les regroupements de producteurs et aider à la
modernisation des organisations de producteurs. (Nota : ce sont les
agriculteurs qui doivent s'adapter au marché (financier), pas
l'inverse ou un compromis des deux)
Ce
qu'il n'a pas dit : Des prix qui tiennent comptent du coût
réel, des cultures qui répondent aux besoins réels, des cultures qui
respectent les sols et les nappes phréatiques, etc.
Ce qui est faux : les chiffres cités :
(corrections Insee)
- Chiffre d'affaire de l'agriculture : 66,9 milliards d'€ au lieu des
163 cités,
- Le président
parle de production agroalimentaire (136 milliards d'€) au lieu de
production agricole : les secteurs de l'agroalimentaire ne sont pas en
crise hormis les producteurs. Il y a donc confusion des genres.
- En parlant de chiffre d'affaire, la comparaison est faussée, en
économie il est plus juste de comparer les valeurs ajoutées. Pour un
ancien ministre de l'économie, c'est un peu fort. Au passage et en
parlant de valeur ajoutée, on ne sait pas mesurer avec exactitude
l'impact agricole sur la pérennité des sols, sans oublier le côté
qualitatif (beauté de nos paysages, caractère régulateur (crues,
sécheresse, ...)) d'une
agriculture bien pensée.
L'avis de la Confédération Paysanne :
ICI. Dernière
minute, ce discours est un quasi 'copier-coller' du discours du
19/02/09.
Voir sur France Info.
Alternatives économiques : Des réponses
ponctuelles, qui ne règlent pas les problèmes structurels.
Lire.
Dans les pays pauvres, la terre devient source de convoitise et de
profit pour les multinationales, au détriment des populations locales
et des équilibres écologiques.
Lire (grain.org).
C'est vrai, chez nous on connait déjà mais sous des formes
différentes.
Bretagne : les agriculteurs et les marges
bénéficiaires. "On a l’impression d’être trimbalé par la
distribution, regrette Jacques Lemaître, représentant des
producteurs de porc. On est payé 1,30 euro/kilo à la production.
Lorsqu’il sort de l’abattoir, le porc passe à 2,50 euros/kilo. Puis à
4,50 euros/kilo au sortir des transformateurs. Et se retrouve à 8 ou
10 euros dans les linéaires des supermarchés."
Lire (Libération). «507 000 exploitations agricoles, 11
500 industries dont 90 % de PME, et, en face, seulement 7 centrales
d’achat», relève un rapport du Conseil économique, social et
environnemental.
Bretagne et algues vertes : Dans une note
confidentielle, le préfet des Côtes d’Armor juge inefficaces les
politiques publiques mises en œuvre pour lutter contre le phénomène de
la pollution des algues vertes en Bretagne. Les activités agricoles
seraient selon lui la cause principale de cette pollution.
Lire1 (DD-LeJournal)
Lire2 (communiqué FNE).
Le phénomène des algues vertes sur les plages de
la Bretagne ne peut « que perdurer » car les agriculteurs ne sont pas
prêt à accepter un « changement profond des pratiques » agricoles à
l’origine des marées vertes, écrit le préfet des Côtes d'Armor.
« Le préfet insulte la profession », a déclaré Yves-Marie Baudet,
responsable Environnement à la Fédération nationale des syndicats
d'exploitants agricoles (FDSEA) et la vice
présidente de la FNSEA Bretagne ne
veut rien savoir, avec une mauvaise foi ahurissante.
Agriculture et
valorisation de déchets, une double compétence attendue dans le
biogaz. Une façon encore trop exploitée de mettre en valeur les "sous
produits" agricoles, faute de compétences.
Lire (cleantechrepublic)
France Nature Environnement (FNE) demande une PAC renouvelée.
Lire (cdurable). Article recommandé aux
agriculteurs.
Pas si bête. les exploitants forestiers proposent : si on paye une
taxe quand on émet du CO2, on devrait être payé quand on en stocke !
et c'est ce que font les forêts.
Lire (Le Progrès)
Dans un article très critiquable pour sa véhémence et son "purisme"
mais cependant bien documenté, Dominique Guillet démonte la
révolution verte qui a éliminé 95 % des
variétés de riz locales en Inde et remplacées par des variétés MOINS
productives .
Lire
(extrait).
Crise du lait (3) : du nouveau : on sait
qui se pointe à l'horizon, des « fermes-usines à
lait », produisant quatre fois plus que la moyenne nationale
actuelle, avec des vaches gavées au soja, au maïs et aux compléments
énergétiques. C'est le modèle que défend actuellement la Commission
européenne. En 2025, les 2/3 des producteurs de lait auront
disparu en France. Un modèle anti-social et anti-écologique. En pleine
crise du lait, des milliers de producteurs se mobilisent pour sauver
leurs exploitations. Et tenter, peut-être, d'infléchir le scénario du
pire. Lire (bastamag).
Cours des céréales : avec une
augmentation des récoltes de 0,4 % (2009 sur 2008), les cours chutent
de 30 à 40 %. Les ennuis des agriculteurs ne sont pas finis mais quand ils
auront compris que ça ne va pas s'arranger ("on" veut des usines à
bouffe), ils viendront plus souvent nous voir.
Agriculture biologique : en 2008,
augmentation de 11 % en nombre et 36 % en surface. Cependant, en SAU
(Surface Agricole Utilisée) cela ne représente encore que 2,18 %.
Lire
(Jura Agricole)
M. Thierry Pointet, hydrogéologue, directeur-adjoint du service
« eau » du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dresse
un tableau apocalyptique de la situation des
réserves d’eau souterraines en France.
Lire.
- « Nous sommes obligés de faire
des choses anormales parce qu'on nous fait subir des choses qui ne
sont pas recevables », déclare Pascal Massol, le président de
l'Association des producteurs laitiers indépendants (APLI).
Lire (20minutes.fr).
- Une analyse détaillée, avec les
perspectives pour 2015.
Lire (agrobiosciences.org).
-
Le Jura Agricole (+ ou - émanation de la FNSEA), dénonce la
dérégulation des marchés (le principe de base du néo libéralisme),
mais se souvient-il que les anciens patrons de la FNSEA
Luc Guyau (membre de l'UMP), et François Guillaume (ministre de
l'agriculture (de 1986 à 1988 et député UMP jusqu'en 2002) n'ont
jamais tenté de faire machine arrière ? Mais il n'est jamais trop
tard.
Les échanges entre sol et
atmosphère, facteur déterminant du climat.
Lire (Adit). Les agriculteurs ont donc un rôle à jouer (haies,
taille des parcelles, ...) pour la régulation du climat.
Le point sur les politiques
agricoles africaines et développement des exploitations
agricoles familiales. L'Afrique est un paradoxe : les productions
locales couvrent 90 % des besoins, quasiment sans subventions, et les
cultures d'exportation sont peu rémunératrices (les cours mondiaux
sont établis au Nord). Malgré tout, c'est cette dernière option qui
est privilégiée. Lire
(grain.org)
Crise du lait : les producteurs
maintiennent la pression sur Bruxelles :
la grève du lait entre aujourd’hui dans son septième jour et prend de
l’ampleur. Débuté en France vendredi dernier, le mouvement rassemble
aujourd’hui quelque 40.000 éleveurs, selon la Fédération des
producteurs laitiers. Ces derniers dénoncent la baisse des prix du
lait et à demandent une régulation du marché laitier au niveau
européen.
Reportage sur France Info. Et
vidéo (Nov 2008) sur LePost.fr
France Nature Environnement (notre maison mère) et la LPO mettent en
garde contre les produits destinés à la destruction des rongeurs
(mulots,...)
Lire (Univers Nature).
Le Gard comptera 100 nouvelles exploitations Bio d’ici la fin 2009 et
a décidé de consacrer 20 % de son enveloppe agricole à la filière.
Le monde de l'élevage aux
mains des multinationales.
l'industrie mondiale de l'élevage est soumise à un processus
extrêmement rapide de concentration. Les reprises et les accords de
coopération entre entreprises se multiplient et la technologie évolue
rapidement. Les demandes de brevets concernant le matériel génétique
s'envolent et d'autres stratégies d'appropriation sont déployées avec
ardeur. Au cœur d'une évolution qui ressemble étrangement à celle qu'a
connue le marché mondial des semences, le secteur de la sélection
animale, désormais rebaptisé « génétique de l'élevage » , est devenu
le nerf de la guerre pour l'industrie et poursuit sa domination sur le
monde de l'élevage. Avec leur opportunisme habituel, les géants de
l'agro-industrie comme Monsanto arrivent sur le terrain.
Lire (Grain.org).
Territoires ruraux : La relance des
pôles d’excellence.Le
gouvernement annoncera dans les prochains jours le lancement d’un
second appel à projets pour la labellisation de pôles d’excellence
rurale. Le précédent appel avait permis de labelliser 379 pôles et
conduit à un investissement public et privé de 1,2 Md€. le but est de
refonder
la politique d’aménagement du territoire en aidant les
territoires ruraux ne comportant pas de zone urbaine de plus de 30 000
habitants.
Cours des bestiaux au 10/09.
Télécharger (format pdf). Pour les novices : les catégories
E,U,R,O,P désignent la qualité de la viande (E = la meilleure, P = la
moins bonne), cette qualité n'est pas indiquée sur la viande que vous
achetez (mais ça l'était au milieu des années 60 du temps de Missoffe,
"suivez le boeuf" pour ceux qui se souviennent et c'était F,R,A,N,C,E).
Les agro carburants dans les pays du sud : une catastrophe prévisible.
Lire.
Les abeilles, sentinelles de la santé de nos campagnes.
Le site de l'UNAF
(Union nationale de l'apiculture française).
Agro-alimentaire: la Franche Comté moins énergivore avec le concours
de l'ADEME et du Conseil Régional. C'est le bilan à mi parcours des
partenariats avec 11 entreprises.
Lire
(Innovation).
Pour contourner la méfiance à l'égard des OGM, les semenciers
emploient d'autres tactiques : provoquer les mutations en arrosant les
semis de produits chimiques divers. L'idée par elle même n'est pas
sans intérêt mais les buts sont tout aussi inavouables.
Lire (Libération).
Il faut 3 tonnes de pétrole pour produire une tonne d'engrais
En un siècle, les
trois quarts de la diversité des plantes cultivées se sont volatilisés.
Sur les quelque dix mille plantes vivrières ayant nourri l'humanité,
150 sont encore cultivées et une douzaine procure 80 % de
l'alimentation végétale mondiale. A eux seuls, le riz, le blé, le maïs
et la pomme de terre couvrent 60 % de ces besoins. Cette érosion de la
diversité génétique, dans un monde toujours plus peuplé et menacé par
le réchauffement climatique, constitue un risque alimentaire : peut-on
se permettre de laisser disparaître des espèces résistantes à la
sécheresse, ou des variétés rustiques, robustes vis-à-vis de maladies
et d'insectes qui pourraient un jour anéantir les plantes vedettes des
systèmes de monoculture ?
Lire.
Brésil et déforestation
: la richesse générée localement par la
déforestation ne perdure qu'une quinzaine d'années et fait ensuite replonger les municipalités dans
la pauvreté car le schéma économique est basé sur un usage
prédateur des ressources naturelles. Etude parue dans
Science.
Liste des 507 captages (d'eau) à protéger des pollutions diffuses
avant 2012.
Télécharger. 4 dans le Jura, 5 dans le Doubs, 7 en Haute Patate et
5 dans le Territoire de Belfort.
Vivre de son travail : Les producteurs de
Biolait, principal fournisseur de lait de Biocoop, sont payés en
moyenne 0.43€/l de lait.
Lire.
Rappel : on ne "passe" pas
au bio pour l'argent mais parce que l'on a d'abord le respect du
métier, du produit, de la terre et du consommateur. Une production
payée correctement, c'est aussi du respect en retour.
Surpêche : Seulement 7% de l'ensemble des
pays étudiés ont fondé leur politique de pêche sur des données
scientifiques fiables tandis que moins de 1% se sont dotés d'un
mécanisme qui permet de s'assurer que les pêcheurs respectent les
règles, selon les chercheurs. L'étude montre également qu'aucun pays
étudié ne gère la "durabilité" de ses pêcheries.
Lire (Nouvel Obs).
L'exposition aux pesticides (organochlorés) double quasiment le risque
de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs, c'est prouvé.
Lire (Le Point).
Au moins 2,5 millions d'hectares de terres ont été achetés en Afrique
par des Etats étrangers, des multinationales ou des fonds de pension,
soit l'équivalent du territoire de la Belgique.
« opportunité de développement » ou néocolonialisme foncier ?Lire
(Bastamag).
Dans l'Ouest de la France,
le réseau Agriculture durable expose ses expériences et
résultats. Le site.
(Clair et net).
L'agriculture des USA et ses
multiples facettes. D'après un questionnaire renvoyé par 85 %
des agriculteurs. Une mine d'or.
Télécharger (5 à 10 s).
2007-2008 : le prix du blé a diminué de 50 %, le
prix du pain a augmenté de 30 %.
Le gaspillage des terres continue… Chaque année,
l'équivalent d'un département français quitte l'agriculture pour
nourrir l'appétit des villes. 52 000 ha en 2006, 62 000 ha en 2007, 72
000 ha en 2008.
Lire
(Jura Agricole). J'ai un petit (énorme) doute sur les
connaissances en maths du journaliste qui a écrit ça: 1 km2= 100 ha,
donc, 72 000 ha= 720 km2 et la surface moyenne d'un département est de
5800 km2. Bon, 72 000 ha, ce n'est pas rien quand même, c'est plus que
le territoire de Belfort (608 km2).
Les opposants à l'écologie (ceux qui ne
comprennent que les lignes de bilan, de compte de résultat et les EBE
*) contre attaquent :
Les producteurs de raisin exigent 500
000 € de dédommagement au MDRGF pour avoir communiqué sur la présence
de résidus des pesticides dans le raisin de table.
Lire. (* en bas de page)
La Plate-forme Régionale EcoTech-LR (Montpellier) a été créée pour
stimuler la recherche et le transfert industriel sur les
Ecotechnologies pour les
Agro-Bioprocédés. Procédés et produits qui visent à
diminuer l’impact des activités humaines sur l’environnement:
prévention ou de réduction des pollutions, de traitement des
pollutions, production d’énergies et ressources alternatives,
mesure de pollution. Le site.
Dans le programme d'Europe écologie: limiter les aides à 50 hectares
(si vous avez 120 ha, seuls 50 seraient subventionnés (et mieux pour
garantir un revenu décent), le but de l'agriculture est de nourrir les
populations, pas de massacrer les sols et s'enrichir à coup de
subventions.
Carrefour condamné à 1 M d'€ d'amende pour ristournes exigées sans
contre partie sur des contrats agroalimentaires.
Lire.
Stocks agricoles : voir en page "Economie".
La réforme Barnier fait elle fausse route ?
Exemples avec la Grande Bretagne et l'Autriche.
Lire.
Les barrières tombent entre agriculture
conventionnelle et agriculture biologique, le
dialogue s'installe : « mettre en place un groupe de
travail qui réunirait producteurs conventionnels et bio. Les
producteurs biologiques peuvent être en mesure de faire profiter de
leur expérience, notamment dans l'utilisation de certains produits. ».
Lire (journal Sud Ouest).
Jusqu'à présent, ce que la nature fournissait
a été considéré comme un don, non, ça a un prix. Un nombre croissant
d’écologistes s’emparent du discours économique pour montrer que
défendre la nature n’est pas seulement une nécessité morale, c’est
aussi un calcul raisonnable dans l’intérêt de tous.
Lire.
Au Mali,
l’agro écologie montre la voie d’un développement rural durable.
Lire. Compter sur soi, la communauté (et un petit coup de pouce).
Crise du lait :
sans entrer dans le débat, voici 2 propositions
- l'une de solidarité : a) donner aux
pays les plus pauvres, b) des bons gratuits à NOS pauvres (RMI, ...)
- l'autre pour de nouvelles
utilisations : utiliser le lait pour des fibres textiles, quoique
chères, aux
propriétés très intéressantes .
Source
CNIEL.Et pendant ce temps, on importe du lait de Nouvelle Zélande et
d'Australie.
Lire.
Culture biologique : la France à la traîne.
France : 2 %, Royaume-Uni : 3,60 %,
Espagne : 3,73 %, Allemagne : 4,85 %,
République Tchèque : 6,61 %, Italie : 9,04 %, Suisse : 11,80 %,
Autriche : 13,03 %.
Lire.
Alors qu'un agriculteur se voit imposer de plus en plus de contrôle
pour vérifier au millimètre l'exactitude de ses déclarations,
absolument aucun contrôle n'est exigé aujourd'hui sur le
fonctionnement de la plus grande institution économique européenne à
savoir la banque centrale européenne qui finance les politiques de
libéralisation des biens et des marchandises.
Les paysans basques font une analyse des effets désastreux de la PAC.
Lire.
La France championne des
pesticides. Le circuit de distribution étant souvent le même
que le circuit de conseil, les solutions alternatives (assolement,
rotation des cultures, solutions agronomiques ou biologiques) ne sont
jamais abordées. Ce
petit livret est une bonne mise au point pour une agriculture
responsable. (conseil: pour être lisible, l'affichage doit être agrandi -en haut à
droite- et, en promenant la souris -sans cliquer-, la page se
déplace).
Une pomme de terre résistante aux nématodes. Sans
OGM. Les chercheurs ont réussi en croisant des plants avec de pommes
de terre sauvages.
Lire (en anglais). D'où la nécessité de préserver la diversité
biologique.
France Nature Environnement et les syndicats de
pêcheurs optent pur pour des positions communes d'exploitation des
ressources. Hé, les paysans, à votre tour de discuter avec nous !
Lire.
Solidarité : Les
Jeunes Agriculteurs du Jura vont planter 500 kg de pommes de terre au
bénéfice des Restos du Cœur de Lons.
"Promouvoir l’emploi salarié par notre engagement" par la
Fédération des services de remplacement du Jura.
Lire.
La situation de la
mécanisation agricole dans le (tiers) monde.
Site très documenté (s'il
peut donner des idées de collaboration, jumelage, échanges, ...)
Lire.
Protéger la paysannerie
pauvre dans un contexte de mondialisation
Télécharger (pdf)
La forêt couvre 30 % du sol français mais constitue le 2ème poste de
déficit (derrière le pétrole).
30/04/09
Les plantes mutées ou de synthèse : pire que les
OGM ? Une bombe qui n'a pas encore explosé ?
Lire.
Le Jura Agricole
ouvre une rubrique mensuelle sur l'agriculture biologique.
Lire.
Sauf qu'ils ont oublié le principal : être agriculteur bio, c'est
d'abord un état d'esprit, celui qui respecte la terre et ce qu'elle
produit, ce que les banques et organismes divers (semenciers,
syndicats, politiques, etc.) ont toujours voulu faire oublier au monde
paysan.
24/04/09
Japon : Mise au point d'un
pesticide qui stimule la lutte biologique. Certaines plantes
attirent un insecte parasite de l'envahisseur au moyen de substances
odorantes. Ce nouveau produit s'inspire de cette méthode et sera
commercialisé en 2011.
Lire.
22/04/09
USA : Une équipe de chercheurs de l'Université du Wisconsin a mené une
étude sur une durée de 13 ans pour savoir quelle était la meilleure
agriculture sur les sols hautement productifs de l'Etat du Wisconsin.
"Nous en avons conclu que les
systèmes diversifiés sont plus productifs que
les monocultures", a déclaré un des membres de l'équipe. La
politique du gouvernement qui consiste à soutenir le système de
monoculture est périmée. Le gouvernement devrait plutôt promouvoir
l'agriculture biologique et la rotation culturale. (Communiqué de
presse ASA, 6.4.09; Etude). Rappel : la rotation des cultures empêche
l'installation durable des parasites dans le sol et limite
l'utilisation de pesticides, elle empêche aussi l'épuisement des sols.
21/04/09
Occupation des sols : Corine Land
Cover est un outil exceptionnel d'analyse à partir d'images par
satellite.
Présentation.
Méthodologie (Pdf).
Cartes (Pdf) imprimables avec un clic droit.
17/04/09
Monsanto et les autres entreprises de biotechnologies ont toujours su
que leurs cultures GM contamineraient les autres cultures. En fait,
cela faisait partie de leur stratégie pour obliger le monde à accepter
les OGM. (SOS Planète)
17/04/09
Quand "on" promet 1 Milliard d'euros à l'agriculture africaine et ce
qu'il en advient.
Lire
14/04/09
Quand un "agriculteur" (responsable Fdsea) ne respecte pas la terre.
Lire. Désolant.
10/04/09
Cochons, génétique et Monsanto.
Ils on osé : Monsanto essaie de faire breveter le génome d'un porc
rustique.
Lire +
4 vidéos (daily motion).
04/04/09
Elevage :Le tonnage
d'antibiotiques a augmenté de près de 7% par rapport à l'année
précédente. Lire
31/03/09
Cultivons nous
en cultivant la terre, pour une agriculture durable.
Film + débat avec la participation
d'agriculteurs locaux
Jeudi 9 avril
2009 Au Lycée agricole Edgar Faure 614, avenue Edgar Faure -
Montmorot à 20h15
19/03/09
Canada : des méthodes de gestion des prairies
pourraient aider les producteurs à accroître le rendement des
pâturages d'au moins 50% sans augmenter leurs coûts de production de
manière significative.
Lire
Quand on connaît les
politiques de prévention dans le monde industriel, on peut penser
qu'il est temps que ces méthodes se généralisent aux autres secteurs,
mais aussi que l'on se penche (sic) sur une mécanisation des tâches
répétitives.
10/03/09
L'agriculture doit être considérée comme une science et un art
Paru dans 20mn.fr édition Lyon (l'article n'est plus en ligne) à
l'occasion de Biovision (http://www.biovision.org.)
09/03/09
OGM
Contenu du bulletin
Genetech news n° 193 :
- USA : Les groupes
agroalimentaires entravent et interdisent la recherche indépendante
- Jugement de la Cour
européenne de justice : les données sur les OGM doivent être
communiquées
- Riz doré testé sur des
enfants (pas d'essai préalables sur les animaux)
- Allemagne : "Les géants
agricoles ne doivent pas décider du sort de notre pays"
- USA : Soja résistant à la
sécheresse sans génie génétique
En page "Aménagement du territoire et urbanisme", les guides techniques
de Recy.net
26/02/09
Le
comportement des semenciers OGM
Leur refus de transparence et leurs pressions en dit long sur leurs
intentions. Sous prétexte de protection de la propriété intellectuelle
: gagner du fric, toujours plus de fric. Dans ce cas, ils devraient
donner beaucoup plus d'argent à la messe le dimanche pour les
propriétés intellectuelles du Créateur.
Voir aussi en page Actualités (Monsanto).
Réponse : "j'ai annoncé un
fonds sanitaire, pour indemniser dans l'urgence les agriculteurs, qui
sont très touchés. On doit se préparer à voir exploser ces pathogènes
un peu partout. Nous créons un système d'assurance récolte et un fonds
sanitaire sur cette question des dioxines."
= Ouais, je botte en
touche, on verra plus tard, on ne va pas entamer un débat la dessus
maintenant. Des sous, quoi, je ne sais rien faire d'autre que donner
des sous (et ça ne me coûte rien à moi). Nota
: Réforme de fond veut dire mesures drastiques pour lutter contre
l'émission de dioxines par l'industrie et les incinérateurs et
assainissement des terrains.
23/02/09
quel avenir choisir ?
Voir en page "Vidéo" pour le site et la bande annonce (L'herbe)
Au cœur de la
Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se
confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une
agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire
de la profession reste inscrit dans un modèle de production
industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et
agro-alimentaires…
23/02/09
Les paysans, nouveaux
damnés de la terre : 40 % d'entre eux n'arrivent pas à gagner le Smic
(encore moins les 35 h)
Le jatropha est un arbuste
des région semi désertiques, il est réputé produire de l'huile-carburant
sur des terres non arables. Le problème est qu'il ne donne bien que
sur de bonnes terres. Le Sénégal va-t-il en faire les frais ?
Le président de la
République a déclaré vouloir la création, avant la fin de l’année,
d’un groupe international de scientifiques sur le modèle du groupe
d’expert sur l’évolution du climat (Giec), pour établir un diagnostic
sur le fonctionnement des marchés des matières premières agricoles et
la sécurité alimentaire.
Lire l'article.
Une initiative que le monde
rural doit suivre avec attention. Le monde agricole est à cheval sur 2
secteurs, alimentaire et fournisseur de matières premières pour
l'industrie et ces 2 points ne peuvent être traités de la même façon.
Nourrir la population peut s'apparenter à une mission de service
public, fournir des matières premières relève du marché et, d'un autre
côté, les agriculteurs sont les garants de la bonne santé de notre
planète.
20/02/09
Forêt après la tempête
Le morcellement de la forêt
française privée interdit une exploitation cohérente de cette
ressource. Des regroupements permettraient une meilleure production et
la création d’emplois dans cette filière.
Au milieu du XIXe siècle,
lorsque le Corps des forestiers, créé en 1827, annonça la disparition
de la forêt française, celle-ci ne couvrait plus guère que 7 à 8
millions d’hectares, décimés par la construction navale et l’industrie
naissante. Aujourd’hui, en constante progression, elle couvre 15,7
millions d’hectares : le résultat des plantations de la seconde moitié
du XIXe siècle et des exodes ruraux
20/02/09
Revenu
paysan
Le Salon de l’agriculture, vitrine chatoyante, masque une réalité
accablante. Près de 40 % des agriculteurs vivent avec un revenu
inférieur au Smic. Ils sont des dizaines de milliers à tenter de
survivre, péniblement. (Politis en kiosque)
17/02/09
Inra
Agronomie :
Recrutement massif à l’Inra : L’Institut
national de la recherche agronomique (Inra) recrute par concours 359
ingénieurs et techniciens pour intégrer ses laboratoires dans toute la
France. L’Inra a fait savoir que ce recrutement doit lui permettre de
« répondre aux grands enjeux de société en menant des recherches
finalisées pour une alimentation adaptée, pour un environnement
préservé et pour une agriculture compétitive et durable » .
Renseignements et
inscriptions : http://www.inra.fr/les_hommes_et_les_femmes
14/02/09
Maïs OGM
Polémique sur les
expertises du Maïs Mon810 : Corinne Lepage met en cause l'EFSA (Agence
Européenne de sécurité alimentaire.
La demande de produits issus de l’agriculture biologique augmente de
10 % par an depuis 1999 (source Agence Bio).
Face à cette demande croissante, l'offre « producteurs » ne suit
pas.
Aide sur 5 ans plafonnée à 7600 euros/exploitation/an
(Transparence des Gaec)
Découvrez Marc Dufumier
(Professeur à l’Institut national agronomique Paris-Grignon (INAPG))
Plus de 700 agriculteurs se sont formés dans le Jura l'hiver dernier,
et plus de 75 000 à l'échelon national. Coup de projecteur sur Vivea,
son fonctionnement et ses actions.
www.vivea.fr
10/02/09
Coopérative agricole
et développement durable
Agri Confiance : Les
coopératives agricoles misent sur le durable : Les coopératives
agricoles de l’hexagone font le pari du développement durable.
L’association Agri Confiance regroupe plus de 31 000 producteurs.
Parmi ses principes : des valeurs traditionnelles comme « éthique,
responsabilité, traçabilité, qualité, hygiène et sécurité » mais aussi
« gestion raisonnée des intrants, des déchets, des ressources
naturelles, des nuisances sonores, des paysages et des territoires ».
http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4022
Le site
comprend des articles et des vidéos et aborde les contraintes et
contradictions du Grenelle de l'environnement.
08/02/09
Les abeilles
Le Sénat vote un plan d'urgence pour les abeilles (AFP
- 06/02/09)
08/02/09
Enfin du raisonnable
Les sénateurs ont décidé de favoriser les préparations
naturelles « peu préoccupantes » en agriculture dans le cadre du
projet de loi sur le Grenelle 1 de l'environnement.
04/02/09
OGM
Le début de
la fin ?
USA :
le soja non OGM est moins cher et offre un bon rendement
Le soja transgénique est majoritairement résistant à l'herbicide
Round-up de Monsanto. Désormais, les cultivateurs qui reviennent au
soja non manipulé sont toujours plus nombreux. Raisons: les coûts du
Round-up ont été multipliés par trois; les herbes sauvages développant
une résistance au Round-up sont toujours plus nombreuses, ce qui
contraint les cultivateurs GM à recourir à d'autres herbicides. La
demande de soja non OGM, destiné à l'exportation, existe et son prix
est plus élevé. Les paysans peuvent en outre récupérer des semences à
partir des récoltes, ce qui leur est interdit dans le cas du soja GM
breveté. (PR University Missouri, 8.9.08)
Inde
: le gouvernement stoppe les aubergines GM (moratoire suite à des
travaux de l'université de Caen)
03/02/09
Plan de performance
énergétique: 35 M EUR pour les exploitations agricoles
PARIS - Les
agriculteurs vont bénéficier en 2009 d'un budget de 35 millions
d'euros pour améliorer la performance énergétique de leurs
exploitations, a annoncé mardi le ministre de l'Agriculture, Michel
Barnier.
Cette
mesure, dont le principe avait été annoncé en juin alors que le prix
du baril de pétrole était au sommet, figure parmi les 1.000 chantiers
annoncés lundi par le Premier ministre François Fillon, dans le cadre
du plan de relance de l'économie.
M. Barnier a
présenté ce plan de performance énergétique mardi en compagnie de
Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en œuvre du plan de
relance, et de partenaires comme GDF-Suez, Total, EDF et l'Agence de
l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).
Ce plan va
se dérouler en deux phases. D'abord, les exploitations feront l'objet
d'un diagnostic énergétique (économie d'énergie, modifications des
pratiques agricoles, par exemple).
Cinq
millions d'euros, du budget du ministère de l'Agriculture, y seront
consacrés dès cette année. 100.000 diagnostics sont prévus sur cinq
ans.
Dans un
second temps, toujours en 2009, 30 millions d'euros, versés dans le
cadre du plan de relance de l'économie, permettront de soutenir des
investissements pour maîtriser la consommation d'énergie (isolation,
récupération de chaleur, ...) et la production d'énergies
renouvelables (chauffage solaire, chaudière à biomasse...) au sein des
exploitations.
Pour 2010,
M. Barnier souhaite libérer une soixantaine de millions d'euros
supplémentaires en provenance de fonds européens notamment pour la
poursuite de ce plan.
Tous les
agriculteurs sont éligibles. Ils doivent présenter leur demande dans
les directions départementales de l'agriculture.
Les résidus de l'herbicide »Roundup« dont l'un des
principes actifs est le glyphosate, et dont on peut constater la
présence sur la majorité des aliments et fourrages OGM qui sont sur le
marché, ont des effets toxiques, voire même mortels sur les cellules
humaines à des doses infinitésimales aussi. Tel est le résultat d'une
étude française menée par des chercheurs de l'Université de Caen. (Crii-Gen,
janv. 2009)
Les revendications de la Confédération paysanne (pages
7 à 11) :
- Il faut maintenir les Organisations communes de marchés par
production (p 7)
- Gestion des risques et assurance revenu privée ne doivent pas
remplacer la politique de régulation des marchés (p 8)
- Il faut définir des aides légitimes pour répondre aux objectifs
alimentaires, environnementaux et sociaux (p 9)
- La politique de développement rural doit favoriser l’emploi et un
milieu rural vivant (p 11)
Loi
d'orientation agricole
La Confédération paysanne revendique une plus juste et
légitime répartition des aides pour soutenir le revenu des paysans qui
en ont réellement besoin et favoriser réellement la
multifonctionnalité de l’agriculture.
Dans la lignée de la Loi d’orientation agricole, le Ministère a choisi
de soutenir prioritairement une agriculture d’entreprise au service de
l’agro-alimentaire, d’appliquer une politique agro-environnementale «
au rabais » préservant, sauf exceptions territoriales, les
agricultures « productivistes », et de limiter les marges de manœuvre
des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des politiques
de développement local.
http://www.confederationpaysanne.fr/developpement_rural_98.php
Commentaire : Peut être trouvera-t-on ainsi un
remède au phylloxéra ou au mildiou, mais pour mieux faire passer la
pilule de gens qui cherchent avant tout le profit au détriment
d'impacts irréversibles sur la biodiversité et la santé.
Produits phytosanitaires :
Objectif « Zéro pesticides » pour sept communes du
Loiret
Orléans et six autres communes du Loiret signent le
lundi 19 janvier la charte « Zéro pesticide dans nos villes et
villages ». Objectif : arriver à remplacer progressivement l’usage de
pesticides par des techniques alternatives sur les terrains communaux.
http://www.loiret-nature-environnement.org/zero-pesticide/explication-pesticide.html
DE PLUS
L’UE interdit 22 substances dangereuses :Le Parlement européen vient d’interdire 22
pesticides cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou encore
perturbateurs endocriniens. Ces produits disparaîtront du marché d’ici
à 2018.
L’interdiction s’appliquera dès 2009 aux fongicides
Carbendazim et Dinocap,
Vénézuela
100 000 microjardins urbains
pourraient à terme alimenter le pays en produits agricoles
Pesticides en Allemagne
Pour éviter la pollution de ses nappes phréatiques, la
capitale bavaroise (Munich)
subventionne les agriculteurs qui renoncent aux
pesticides. (Terra Economica 2009)
Energie
solaire
(offre commerciale:
http://www.solactiva.fr/index.html) Le spécialiste de l’énergie
solaire Solactiva propose une offre « Solaire Pro » originale dédiée
aux agriculteurs, aux entreprises et aux collectivités locales. La
firme basée à Rosny-sous-bois accompagne les professionnels, du
financement à l’installation des panneaux, en passant par la
construction de hangar ou même de parking photovoltaïque. Solactiva
possède une antenne en Franche Comté.
Voir
aussi l'article sur La France Agricole du 02/01/2009
L'agriculture durable
en péril au pays basque.
Quand une
association agricole dynamique et très soutenue par les paysans locaux
est en bute à la toute puissance de l'état (et des lobbies agricoles
?).
La Franche-Comté compte 335 exploitations
biologiques sur 25 283 ha ce qui représentent 3,8% de la surface
agricole totale franc-comtoise. La Franche-Comté est la troisième
région française avec 3,8% de la surface agricole consacrée à la
culture biologique, derrière la région Provence Alpes Cote d’Azur
(5,5%) et Languedoc Roussillon (4,8%).
Selon la FNSEA, les chefs d’exploitation agricole pourront
bénéficier du RSA (revenu de solidarité active) quel que soit leur
régime fiscal d’imposition.
Le projet de loi sur le RSA a été adopté
en première lecture par l’Assemblée nationale début octobre.
«Pour aider les éleveurs pénalisés par le blocage de la
commercialisation, une aide au maintien des animaux (broutards et
reproducteurs) de 30 € par mois a été accordée» par Michel Barnier,
ont annoncé la FRSEA, les Jeunes agriculteurs et les éleveurs de race
à viande du grand Massif Central, jeudi, dans un communiqué. Suite aux
dernières actions syndicales, une délégation avait été reçue la veille
par le ministre de l'Agriculture et ses services. Les organisations
demeurent cependant très vigilantes et attendent des avancées
supplémentaires.
La réunion jeudi entre industriels et producteurs n'a pas abouti à
un accord sur le prix du lait mais une prochaine rencontre aura lieu
mardi, a indiqué l'Association de la transformation laitière (Atla)
qui regroupe les industriels privés et les coopératives.
Site officiel du Réseau Agriculture
Durable qui regroupe plus de 2000
agriculteurs du Grand Ouest de
la France, répartis dans 29 groupes locaux.
http://www.agriculture-durable.org/
EBE : excédent brut d'exploitation. Par comparaison
d'une année (n) avec la précédente (n-1), l'EBE permet de déterminer
si la rentabilité de l'entreprise se maintient, augment ou diminue.