Dole Ecologie (garanti sans OGM)

Techniques agricoles, le monde agricole

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Archives Déc 2008/été 2010

Avril 2009/Eté 2010
Afrique, la grande muraille verte (Projet de barrière végétale de Dakar à Djibouti et 15 km de large). A grands problèmes grands projets et la volonté semble être au rendez vous ainsi que les financements. Lire1 (grandemurailleverte), Lire2 (quotidienlejour). Toute fois, n'oublions pas les échecs précédents (Algérie) et qu'une des conditions du succès demande l'adhésion et la participation des populations. Lire3 (terraeconomica).
Des alternatives aux acquisitions massives de terres dans les pays en développement. Communiqué de la FAO : Une nouvelle recherche montre comment les investissements dans l'agriculture des nations en développement peuvent être structurés en alternative aux acquisitions massives de terres. Elle documente une série de modèles de transactions plus inclusifs pouvant apporter des bénéfices aux petits agriculteurs et protéger leurs droits fonciers, tout en garantissant la rentabilité des entreprises. Lire (fao.org). Le rapport présente divers types de collaboration dont les gros investisseurs et les petits paysans peuvent tirer des avantages réciproques, en les répartissant en six grands chapitres: agriculture sous contrat, contrats de gestion, fermage et métayage, joint-ventures, coopératives fermières et liens amont-aval. 
Aucun modèle unique ne semble l'emporter comme panacée valable en toutes circonstances pour les petits agriculteurs.
Le marché français des phytosanitaires (herbicides, fongicides et insecticides) a chuté de 19 % l'an dernier en volume. Selon les chiffres révélés lors d’une conférence le 22 juin par l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), 63.700 tonnes de ces produits ont été vendues en 2009. Les ventes d’herbicides, en particulier sur les céréales, ont baissé de 7,5 %. " Ce chiffre est particulièrement lié à la diminution du revenu des céréaliers et aux achats de précaution effectués les années précédentes qui n’ont pas été utilisés " précise l'UIPP. Les ventes de produits divers (traitements de semences, régulateurs de croissance, antilimaces…) reculent de 7,6 %. Cette baisse provient notamment de la hausse des prix, ainsi que de la faible pression des parasites et des conditions climatiques (printemps froid par exemple) qui ont préservé les plantes des maladies et donc rendu inutile l’utilisation de phytosanitaires. Mais cette diminution des ventes est également liée à la baisse des revenus des agriculteurs. (source : jdle).
Des amendements « irresponsables » sur les élevages. Dans le cadre de la loi de modernisation agricole, deux amendements pourraient assouplir considérablement les autorisations pour les élevages et supprimer les obligations de contrôle de leurs impacts environnementaux et sanitaires. FNE, ainsi que plusieurs élus de la région Bretagne, montent au créneau pour qu'ils soient supprimés. Lire (novethic). Nous avons bien compris que "l'environnement, ça commence à bien faire".
Piller le Kenya, c'est 2 € à l'hectare. Au Kenya, l’accaparement des terres par de grandes entreprises au détriment des populations locales se poursuit dans l’incompréhension la plus totale. Ainsi, le gouvernement vient de « confier » 50 000 hectares de forêts, situés dans la région côtière de Malindi, à la Kenya Jatropha Energy Limited, entreprise privée détenue par la société italienne Nuove Iniziative Industriali SRL. Sans surprise, cette dernière est spécialisée dans la production d’énergies renouvelables, et notamment d’huile de palme qu’elle importe depuis les continents africain et asiatique. Les terres en question sont louées pour une durée de 33 ans, sur la base tarifaire de 2 euros par hectare. Lire (universnature).

Le sénateur Bailly attire l'attention du gouvernement sur le fléau des campagnols dans les prairies herbagères du Doubs et du Jura. "Malgré les sommes considérables engagées, rien ne change, "On observe une augmentation de la fréquence et de la sévérité des pullulations"."Les dégâts sont évalués à 8 millions d'€"."Recrudescence de la fièvre hémorragique à antivirus, signalée par le CHU de Besançon".

Tout y est, y compris les conséquences : labourer pour semer de l'avoine, demande de prise en charge par les assurances-récoltes, demande d'aide PAC.

Récapitulons : nous voulons une agriculture productiviste, c-à-d on affecte un terrain à une production, on créée de grandes parcelles, on détruit les haies et bosquets qui gênent le passage des engins agricoles. En fait on crée, avec un raisonnement simpliste, un espace où on voudrait que tout soit idéal pour produire plus parce que l'homme l'a pensé comme ça et croit tout contrôler. Pas de chance, quand on modifie ou détruit un équilibre écologique, le nouvel équilibre est rarement celui voulu et l'homme s'acharne à coup de travaux et de produits chimiques à imposer sa volonté au lieu de se chercher des alliés dans la nature : ici, on enterre des carottes empoisonnées au lieu de favoriser les prédateurs du campagnol, ailleurs on traite à grand renfort d'insecticides les pucerons plutôt que de favoriser les coccinelles. Etc, etc.

Alors pour doubler la production, le prix de revient de celle ci augmente encore plus, les sols se dégradent, les nappes phréatiques sont polluées, les abeilles et papillons disparaissent, les aliments contiennent des produits toxiques qui s'accumulent dans notre corps et on paie des impôts et des cotisations  sociales plus élevés pour limiter les conséquences.

Et on veut aggraver encore le problème en réclamant des subventions PAC ! 

La pollution de l'eau est subventionnée. La Cour des comptes vient une nouvelle fois d'épingler "l'insuffisante volonté de l'Etat de remettre en cause des pratiques agricoles marquées par l'encouragement au productivisme et le choix d'une agriculture intensive". Cela a valu à l'Etat plusieurs condamnations, aux niveaux national et européen, la dernière concernant l'affaire des algues vertes.

Qu'en 2008, 75 % des restrictions de consommation d'eau, sur le seul critère des pesticides, aient été concentrées dans la Seine-et-Marne et l'Eure-et-Loir n'est pas une surprise : ces deux départements arrivent en tête au niveau national pour la production intensive de grandes cultures céréalières. En raison de coûts de production particulièrement élevés dus à l'achat important d'intrants (nitrates, pesticides…), ce mode de production ne serait pas tenable s'il n'était largement subventionné par la politique agricole commune (PAC). C'est donc à l'aide de l'argent du contribuable que l'eau de ces départements est contaminée.             (lemonde).

Main basse sur le riz. Documentaire (Fipa d'or 2009) qui décortique le commerce de la céréale qui nourrit près de la moitié de la population du globe . «Le riz était disponible en quantité suffisante. Son prix a quintuplé en quelques mois parce qu'il n'était pas au bon moment au bon endroit». Deuxième révélation: cette inflation fatale aux consommateurs n'est pas seulement le fait d'odieux traders. «Le marché du riz se distingue de ceux du blé ou du pétrole, dont les prix sont fixés sur les grandes places financières, explique le journaliste de RFI. C'est un marché de gré à gré, très secret.» En l'infiltrant, Main basse sur le riz montre que, si quelques intermédiaires genevois ont profité de l'envolée des prix, tous les acteurs de la filière ont spéculé, depuis l'exportateur thaïlandais jusqu'au grossiste de Dakar, en passant par... les gouvernements. Lire (telerama). Voir la vidéo (4 extraits sur artetv).
La filière bois mal exploitée (les résineux principalement). Le fait est connu depuis longtemps et l'une des raisons est le morcellement des forêts mais pas seulement : sur les les 525.000 ha ravagés par la tempête de 1999, ''seuls 150.000 ha ont depuis été reconstitués'', et seulement 350 millions d'€ ont été affectés à la filière bois par le ministère de l'Agriculture alors que que les surfaces reboisées ont chuté en France depuis la fin des années 60 et sont passées de 70.000 ha à 15.000 ha par an. Lire (actuenvironnement). Si la France produit en moyenne 7 millions de m3 de sciages de résineux par an, ''aujourd'hui, on importe pour 3 millions de m3''.
Le lobby des pesticides contre les produits naturels. Insecticides naturels ou fertilisants bio s’échangent sans problème ailleurs en Europe. Pas en France. Se procurer un tel produit pour entretenir son potager ou protéger son champ y est puni par la loi. Le purin d’ortie ou l’huile de neem sont considérés comme des produits toxiques au même titre qu’un pesticide de synthèse. Qu’importe, particuliers et paysans pratiquent la désobéissance civile. Lire (bastamag).
Tout doit être breveté : vous ne pouvez pas promouvoir le purin d'ortie, l'huile de neem (ou margousier), ou vendre des graines anciennes sans risquer d'être traîné devant les tribunaux, les lois vous obligeant de fait à ne pas vendre de produits non certifiés (ou homologués, etc.). Rappelons que l'air que nous respirons n'est pas certifié, il semblerait donc qu'on puisse porter plainte contre ... (on y arrivera, je vous dis). Mais la résistance s'organise, Lire (altermondesansfrontière). Ici dans le bas Jura, notre député ne jure que par les OGM pour sortir les agriculteurs de la mouise, si quelqu'un veut lui faire lire cette page ....
Var, fin de l'agriculture ? À l’allure actuelle dans sept ans il n’y aura plus d’agriculture dans les Alpes Maritimes, où les terrains agricoles disparaissent au profit de l’immobilier, alors que la densité urbaine est une des plus forte de France. Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux au moment où la demande des consommateurs pour des produits frais de proximité va en augmentant. C’est contre cela que s’élève un collectif de paysans et de citoyens qui appelle à une journée de soutien à l’agriculture paysanne et à la défense des terres fertiles. Lire (ddlejournal).
Algues vertes. Il y a 2 ans, notre 1er ministre avait dit que ce ne serait pas un problème, que la solution "écologique" était de les ramasser. Depuis le problème ne fait qu'empirer : la chambre régionale des comptes de Bretagne a révélé dans un communiqué du 28 mai le montant réel des dépenses de traitement des algues vertes pour huit communes. Plus élevés que prévu, «  les coûts de ramassage et de traitement pour les collectivités bretonnes sont passés de 345.063 à 809.027 euros entre 2007 et 2009, tandis que les volumes ramassés augmentaient de 27.150 à 60.642 m3  » indique la chambre régionale des comptes. Et ces dépenses risquent de s’alourdir...(jdle). Et il n'est toujours pas question de tarir la source (les élevages porcins et les épandages outranciers d'engrais).
Poulet et veau aux hormones. Toujours là pour les éleveurs et les vétérinaires véreux, et les syndicats agricoles comme la presse restent muets. Le tribunal de Dijon vient de requérir le maximum soit 2 ans de prison et 10 000 € d'amende. Lire (altermonde). Pour 36 millions d'€ de bénef, moi je recommence demain.
Les fertilisants humains. Si vous l'ignoriez, notre urine possède les trois plus importants nutriments dont une plante a besoin : l'azote, le phosphore, et le potassium. Les déjections humaines sont de très bons fertilisants à condition de respecter quelques règles à la collecte comme à l'utilisation (chez moi, ça marche très bien depuis des années et mon arrière grand'mère qui tenait le bistro "chez mémère" à Is sur Tille il y a + de 50 ans servait des fraises super produites avec cette méthode) Lire (rue89). La Zambie étudie sérieusement la question.
PAC, qui a touché quoi ? C'est facile, c'est sur internet. Lire (ec.europa). Vous cliquez sur "France" et ensuite vous tapez un nom ou un code postal (ça suffit) et la liste s'affiche. Par curiosité, sélectionnez ensuite Chypre, descendez en bas de page et cliquez sur le bouton "Εμφάνιση Δικαιούχων" et comparez. Je ne vais pas me faire que des copains. C'est le problème des organisations catégorielles (Fnsea : toute la profession y est représentée), "on" met ceux qui sont en difficulté en avant et ce sont les autres qui tirent les marrons du feu parce qu'il n'y a pas de conditions de ressources pour verser les aides. Dans un autre domaine (Medef), ce sont les entreprises du CAC 40 qui sont le plus aidées, pas les PME. Alors si l'état ou l'Europe doivent aider, les critères ne doivent pas être électoraux ou le copinage, mais montrer les malades pour soigner les gens en bonne santé, à ce niveau là c'est un hold up avec prise d'otages !!
Un monde sans abeilles, ça existe. Gardez vos vieilles brosses à dents et plumeaux, c'est vous qui allez les remplacer. Voici le film d'horreur (Le silence des abeilles, ce n'est pas de la science-fiction et c'est en Chine) sur Daily motion.

Les organismes présents dans le sol aident à augmenter la productivité et le rendement des cultures. Ces conclusions sont le résultat d'un effort international visant à percer les mystères de ce qu'on appelle communément "la biodiversité du sous-sol". Elles sont susceptibles d'avoir des implications très importantes en ce qui concerne la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des agriculteurs et leurs revenus. Lire (notreplaneteinfo). Seuls ou accompagnés d'engrais bio, les rendements augmentent de 50 à 150 %.

Conversion bio, témoignage à Fontenelle-Montby : Jean Vuillet, en bio à Voillans depuis 2000 grâce à un contrat technique d'exploitation : « J'en avais marre des phyto, marre de mettre des masques ». Quel bilan fait-il ? « Extrêmement positif. Si je n'étais pas passé au bio, je ne serais peut-être plus paysan. Je suis plus serein, moins stressé. Et on a la satisfaction de faire notre pain avec notre blé. On n'aurait jamais osé avant, avec les pesticides... On a moins de rendement, mais on récupère sur les intrants qu'on n'utilise plus et sur les prix : le blé bio est autour de 300 euros la tonne... Je comprends que les semenciers n'aiment pas trop les bio, ils n'achètent pas leurs semences ! »  (J Bordure). Lire tout l'article.

La banque mondiale et l'achat des terres dans le tiers monde. En fait cet "achat" est plus proche de l'extorsion avec expulsion, voici les critères retenus par les acheteurs : (a) il est relativement aisé de s’approprier les terres des populations ; (b) de grandes exploitations sont possibles ; et (c) l’introduction de machines permet d’augmenter rapidement  la productivité.

La banque mondiale ne parvient pas à finaliser l'étude sur cet état de fait et repousse sans cesse sa publication car les transactions sont plus ou moins secrètes. Lire (grain.org). Malgré tout des données sont disponibles sur une partie du dossier, elles confirment les suspicions énoncées plus haut.

USA, un projet de loi pour interdire la consommation de produits non contrôlés : le jardinage en famille sera de fait interdit. Lire (cap21). Comme pour le purin d'ortie en France, les multinationales avancent leurs pions, et ils finiront par vous obliger à boire de l'eau minérale et respirer de l'air pur (importé du grand nord, s'il vous plait) en bonbonnes.
Quand on exporte notre modèle au Ruanda, il se passe la même chose que chez nous. Les récoltes de maïs sont très abondantes au Rwanda depuis la mise en place de la nouvelle politique agricole mais les agriculteurs n’arrivent pas à les vendre à un prix rémunérateur pour acheter de la nourriture. « L'utilisation des fertilisants et de semences sélectionnées nous a permis de produire plus, mais on n'a pas encore de bénéfice car les récoltes restent en stock sans marché », témoigne un agriculteur. « Aujourd'hui, un kilo de maïs se vend à 120 Frw (0,20 $) alors que le coût de production moyen engagé par l'agriculteur est estimé à 140 Frw (0,25 $) », explique Joseph Gafaranga, secrétaire exécutif d'Imbaraga, une coopérative regroupant plus de 21 000 agriculteurs du Nord du pays. Lire (syfia).
En 2009, la Commission européenne estimait, sur la base d’études datant d’une trentaine d’années, que 88 % des stocks de poissons étaient surexploités. Trois chercheurs de l’université de York ont voulu évaluer l’impact à très long terme de la pêche. En compilant les données des livres de bord des bateaux de pêche et celles des criées depuis 1889, Ruth Thurstan, Simon Brockington et Callum Roberts arrivent à une dramatique conclusion. Les océanographes estiment que 118 années de pêche industrielle ont réduit de 94 % la productivité biologique des eaux britanniques. En clair, les pêcheurs anglais et gallois ramenaient, en 1910, avec leurs bateaux à voile, 14 fois plus de poissons commercialisables que les chalutiers suréquipés d’aujourd’hui. Le pic de la pêche ne date pas d’hier. C’est à partir de 1938, estiment les trois scientifiques, que le volume des prises a commencé à décliner irrémédiablement. Tout aussi inquiétant, selon l’étude, les quotas mis en place par la politique européenne de la pêche se sont révélés totalement inefficaces pour enrayer le déclin des populations de poissons. Traduction de nature communication.
L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de livrer un très étrange rapport d'information sur les pesticides et la santé. Signé du député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque un retour en force de la promotion d'une agriculture inféodée à l'industrie chimique. Et il fait fi de la préservation des écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des aliments, des revenus et de la santé des paysans. (MC Blandin, sénatrice) Télécharger. Lire à propos du débat sur le Grenelle 2 à l'Assemblée Nationale: le gouvernement cède aux pressions des lobbies agro-alimentaires.

La coordination rurale du Doubs tient son AG.

Daniel Pépiot - Président de la Coordination rurale du Doubs

« Avec la représentativité, on ira en commission d'orientation »

Vous tenez votre AG mardi à Valdahon. Quel bilan faites-vous après cinq ans d'existence ?
On va pouvoir demander la représentativité, avoir accès à des lieux où on n'allait pas, comme la commission départementale d'orientation agricole (NDLR : on y décide notamment des installations).
Vous attendiez-vous à être élu à la chambre d'agriculture en 2007 ?
Quand on a démarré, on ne voyait pas si loin. Je n'étais pas trop là-dedans... On apprend, on reste dans nos idées, beaucoup ont quitté la FDSEA...
Pourquoi ?
À un moment donné, il n'y en avait que pour les primes. On n'avait plus besoin de produire, seulement entretenir. Aujourd'hui, je vois dans les manifs que la FNSEA demande des prix rémunérateurs, ce sont les valeurs de la CR...
On vous dit un syndicat libéral...
Je ne sais pas pourquoi... On n'a pas été tout seul à lancer la grève du lait. On nous met dans les extrêmes pour faire peur aux gens...
Pourquoi faire cause commune avec les agrobiologistes et la Confédération paysanne pour refuser la vaccination obligatoire contre la fièvre catarrhale ?
Est-ce un problème de syndicat ? C'est plus un problème d'homme, de liberté. Comme nous sommes pour la liberté des semences fermières ou l'achat des céréales directement entre agriculteurs sans passer par une coopérative.
Pouvez-vous jouer un rôle face à la puissance de la FDSEA ?
Je me le demande... Ils font de bonnes réunions sur la PAC, mais ensuite demandent des subventions à la chambre... Ils ont fait des erreurs, critiqué la grève du lait mais se sont rattrapés en manifestant le 16 octobre.
Si la FNSEA était plus revendicative, vous y retourneriez ?
(Rire) Vous me cherchez... Je suis à la CR par dégoût du système, tous ces papiers, l'administratif, sur la biodiversité... Les agriculteurs en comté qui font correctement leur métier ne sont pas faits pour ça... (Recueilli par Daniel BORDUR).

La FNSEA a mis le paquet : 150 € de prime par manifestant (1293 tracteurs= 193 950 €) ! Et quelles pressions sur le Grenelle 2 ?

- A propos du retrait des pesticides : évaluer l'impact socio-économique. En d'autres termes : on en a rien à foutre de continuer à empoisonner les gens et les sols, il faut gagner du fric.

- Tous les amendements affaiblissant le Grenelle 2 (tels que ci dessus) ont été acceptés par les députés, au dire même de la FNSEA. Lire (cap21).

30/04/10. Marc Dufumier analyse le malaise du monde paysan et s'étonne que des agriculteurs réclament plus de subventions qui, finalement ne servent qu'à maintenir de gigantesques déséquilibres au niveau mondial et aggraver le problème. D'autres solutions existent pour sortir de la logique subventions/compensations. Lire (cap21). Si les agriculteurs veulent concurrencer l'Ukraine, ils auront des revenus d'Ukrainiens, c'est simple.
Hier 27 Avril, 1300 tracteurs ont défilé dans Paris, des céréaliers qui inspiraient Fernand Raynaud (comique célèbre il y a 40 ans) pour leur opulence. Même eux manifestent, Et dans le monde agricole, 1 agriculteur se suicide chaque jour. Pire qu'à France Télécom, ils sont pourtant leur propre patron, alors que vaut une société qui nous fait ça ? Lire (cap21).

La crise démographique qui touche le Japon n'épargne pas les agriculteurs, dont environ les deux tiers ont plus de 65 ans. Voir en page "Actualités" en date du 21/04/10.

La catastrophe est en marche. Confrontés pour la plupart à des difficultés financières trop lourdes, 13 % des agriculteurs interrogés par Ifop envisagent de quitter la profession. Ce phénomène concerne « toute la profession », et pas seulement les « anciens », proches de la retraite, a souligné un porte-parole de la FNSEA. Près des deux-tiers (62 %) (des personnes ayant répondu positivement) invoquent des « difficultés financières trop lourdes ». Lire (juraagricole). Les lobbies de l'agro-alimentaires sont donc en train de parvenir à leurs fins : mettre en place des usines à bouffe et détruire encore plus les fragiles équilibres écologiques (pollution des nappes phréatiques, produits phytosanitaires toxiques, méthodes culturales industrielles et énergivores). Faut-il rappeler qu'une exploitation agricole est écologiquement viable et rentable quand les champs et les prés sont à moins de 2 ou 3 km des bâtiments ? Qu'il est préférable que ce soit la vache qui va à l'herbe et non le contraire ? (A noter : 16 % des agriculteurs font confiance aux mesures économiques gouvernementales).
 Extra (en 3 mn). Comment gérer une ferme en 2015 ?

Les retraites "chapeau" des grands patrons sont équivalentes à TOUTES les retraites agricoles (France5 Cadire).

Cet autre modèle agricole français qui rend les paysans heureux. La France agricole n’a pas toujours été productiviste. Alors qu’une augmentation de la rentabilité s’impose, des agriculteurs français bâtissent un modèle de gestion économe et autonome « qui nourrit son homme », sans détruire ni le sol, ni la ressource en eau. André Pochon, 79 printemps, pionnier breton de cette agriculture durable, nous raconte pourquoi et comment cette expérience originale se poursuit aujourd’hui, pendant qu’à côté faillites, pollutions et suicides disqualifient le modèle productiviste. Lire (basta). Avec 4 petites vidéos épatantes. De plus, en Côtes d'Armor (Bretagne) 13 millions d'€ pour passer à l'agriculture durable. Lire

Les prix augmentent en Inde - alimentés par le coût élevé de la nourriture. Grâce en partie à une politique gouvernementale désastreuse consistant à encourager l'utilisation excessive d'engrais chimiques, les prix de l'alimentation grimpent en flèche. Dans un pays pauvre, l'alimentation représente une plus grande part du budget familial que dans un pays riche. L'IPC (indice des prix à la consommation) indien grimpe de 11% environ. (La chronique Agora du 22/03/10)
Il est sûr que l'emploi de produits chimiques augmente la production à l'hectare mais à quel prix : le coût des produits agricoles augmente au delà des possibilités d'achats, pollution des sols, épuisement des terres et des ressources (phosphates, par exemple), maladies pulmonaires, rénales ou neurologiques. Tout le monde sait, sans vouloir l'admettre, qu'on ne peut plus laisser la bride sur le cou à l'explosion démographique, cette dernière étant basée sur les préjugés religieux et l'ignorance, ce qui arrange bien les lobbies agricoles et industriels qui voient leurs débouchés augmenter "naturellement", et c'est une des raisons majeures pour refuser toute maîtrise de la situation. L'Apocalypse est-elle sciemment programmée ?
Tous les écologistes, et nombre de paysans savent que le rôle de l'agriculture ne se limite pas à produire de la nourriture, quand bien même les ministères successifs l'ont oublié en cherchant la mise en place de fermes-usines (ex : USA, URSS/Russie, ...). L'Inra se donne un autre objectif, celui de minimiser les impacts environnementaux tout en maximisant le revenu. Lire (actuenvironnement). Et n'oublions pas non plus qu'une agriculture digne de ce nom doit aussi "entretenir" le territoire (haies, bandes enherbées, alpages, cultures en terrasses, ...) et devrait être reconnue et rémunérée pour ce travail.

Développer des stratégies combinant la sélection végétale et l'innovation agronomique pour l'agriculture biologique et l'agriculture à faibles intrants. C'est le programme Solibam lancé par l'Inra. Lire. (inra).

Ce projet, qui fédère 22 partenaires publics et privés issus de dix pays européens, deux pays africains et un centre de recherche international, a pour objectifs de développer la qualité, la diversité et les performances des cultures en agriculture biologique ou à faibles intrants, c'est-à-dire peu consommatrices en engrais et pesticides.

Vesoul. Plusieurs dizaines d'éleveurs haut-saônois ont défilé hier après-midi dans les rues de Vesoul en signe de soutien à deux éleveuses d'ovins bio poursuivies hier devant le tribunal d'Auch pour refus de vaccination contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), plus communément appelée « maladie de la langue bleue ».
Composé d'une quarantaine d'éleveurs en Haute-Saône, le collectif FCO pour la liberté vaccinale s'oppose à l'obligation vaccinale mise en place par le gouvernement en 2009, la jugeant inefficace pour obtenir l'éradication d'une maladie qui, revendiquent-ils notamment, « se développe aussi chez les animaux sauvages non vaccinables ».
Transmise par un moucheron, « elle n'est pas contagieuse et ne se transmet pas à l'homme », assure Bernard Gaudinet, l'un des manifestants du jour, « presque tous les élevages ont été plus ou moins touchés en Haute-Saône fin 2007, début 2008 mais très peu ont véritablement eu de gros problèmes. Dès l'instant que les bêtes ont rencontré l'insecte, elles ont développé leur immunité ».
Le collectif dénonce ainsi la campagne de vaccination 2009/2010 financée par l'Etat pour un coût de 95 M€. « C'est autant que ce que rapporte le Téléthon... », suggère l'éleveur, en rappelant l'épisode récent de la grippe A.
Hier à Auch, l'audience du tribunal a été reportée pour un complément d'informations. « On s'acheminerait vers une ordonnance pénale assortie d'amende », a indiqué le porte-parole du collectif du Gers à l'AFP, tout en déplorant « qu'on donne un tour administratif aux poursuites, ce qui nous privera d'une audience publique pour démontrer que la vaccination n'est pas indispensable voire inutile ». Vendredi, le même type d'audience s'ouvrira cette fois à Sélestat.

Ph. B. (Philippe BROUILLARD)

La Suisse dit non aux OGM. Il n’existe pas de besoin urgent en matière d’OGM dans le domaine alimentaire, ni pour l’agriculture, ni pour les consommateurs. C’est ce qu’a déclaré le conseil fédéral suisse, le 08 Mars dernier. Lire (actualitésnewsenvironnement).

Après le salon de l'agriculture , on veut nous faire croire que c'est à cause de l'écologie que le monde agricole s'effondre. Or, avec l'annonce simultanée "d'une évaluation de l'impact économique des mesures environnementales en agriculture, face à la concurrence des pays européens", il devient évident qu'il n'y a qu'une seule préoccupation dans les cerveaux hauts placés : le pognon. C'est oublier la plus élémentaire des vérités : nous vivons sur une planète où ce qui pousse ignore l'argent et ne s'y soumettra certainement pas, c'est l'homme qui doit composer avec la nature quand certains veulent absolument l'inverse. Se prennent-ils pour des dieux ? Lire (actualitésnewsenvironnement). Bon, ce n'est donc pas comme ça que ça va s'arranger.

Chantal Jouanno : Le collège des experts (EFSA) de l'union européenne serait incompétent. Elle a en effet déclaré « ne pas reconnaître leurs expertises, car nous estimons que leurs avis sont partiels ». Lire. (agricultureenvironnement). Pourtant, l'Efsa devrait être un bel outil (400 employés, 1200 experts scientifiques venant de toute l’Europe, 27 agences nationales et 370 organisations scientifiques qui coopèrent), mais n'est pas à l'abri du lobbying pro OGM.

Il semblerait que le Grenelle de l'environnement a été conçu pour calmer ceux qui défendent une agriculture (et une industrie, une société) responsable et d'avenir. Les évènements de ces derniers jours confirment cette impression :

- 150 M€ pour un grand semencier (qui investit dans les OGM dans un but financier) contre 3 M€ pour l'agriculture biologique.

- La préparation de l'opinion aux pommes de terre OGM (l'appel aux organismes officiels est une formalité)

- donner la priorité à l'agriculture industrielle (ci dessous) en pensant que l'environnement est subsidiaire (autrement dit : la couche de peinture verte sur des procédés peu acceptables). Lire (lien rompu).

Une fois n'est pas coutume, il nous faut citer le président de la république : "toutes ces questions d'environnement, ça commence à bien faire", "changement de méthode" des mesures environnementales en agriculture, etc. Réaction de Cécile Duflot (Les Verts) : "Au nom de la concurrence, Nicolas Sarkozy prétend affranchir l'agriculture de la contrainte environnementale, au risque de laisser les choix à court terme épuiser un peu plus les sols, proliférer les algues vertes, aggraver la dégradation de l'environnement". On se doutait bien qu'il y avait du pipeau dans l'air. C'était la rubrique "la petite phrase qui enterre le Grenelle de l'environnement". Pour ceux qui ont fait de l'allemand (Kuhn et Isnard 1ère langue, 3ème, 1967/8), je ne sais pas pourquoi, je pense au Rattenfänger von Hammeln. Das ist genug für Heute.

Le langage des légumes pourrait réduire l’usage d’engrais azotés : une découverte majeure dans le cycle de l'azote permettrait de maîtriser les apports d'engrais azotés. Celle ci est basée sur la découverte des mécanismes de symbiose entres plantes et bactéries, ainsi que la libération d'enzymes-signal qui gèrent cette coopération. Lire (futurascience).

Que disent les pro OGM de la nouvelle patate ? que du bien ? pas seulement : elle est plus respectueuse de l'environnement ! Lire
Pesticides : quand les agriculteurs sortent du rang, "Un certain nombre d’agriculteurs comprennent l’intérêt de sortir de l’omerta". En plein Salon de l'agriculture, le tout jeune réseau Victimes Pesticides diffuse des témoignages d'agriculteurs ou d'horticulteurs exposés aux produits phytosanitaires et atteints de maladies graves. Lire (terraeconomica)
Au salon de l'agriculture : les solutions proposées par les écologistes pour une agriculture de proximité, responsable et durable. Vidéo. Exemple : plan pour doubler le nombre d'agriculteurs en Ardèche.
Salon de l'agriculture, les paysans en crise. Voici un article polémique, on n'est pas forcé d'être d'accord mais il pose le doigt là où ça fait mal. Lire (politis).
Divers exemples à travers la planète montrent que la bio diversité (nécessaire aux grands équilibres de la planète) est mieux préservée en présence d'une agriculture familiale, contrairement aux agro industries. Lire (futurasciences)
L'association basque EHLG pour la promotion d'une agriculture durable subit les assauts de l'état. EHLG es t une association qui fait de l'ombre à la FDSEA, alors on lui met des bâtons dans les roues. L’association répond clairement aux attentes des paysans basques qui, topographie oblige, sont majoritairement engagés dans des logiques de qualité sur des petites exploitations (circuits courts, agriculture biologiques, pluri-cultures…). Depuis qu’elle est née, l’association n’a cessé de croître, d’embaucher du personnel et a même remporté des appels d’offres publiques de diagnostics environnementaux et agraires. Lire (bakchich). Michel Tubiana, président de la ligue des droits de l'homme apporte son soutient, nous aussi.
Il existe un lien entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides et des anomalies du génome pouvant faire se développer un cancer. Lire (lemonde). Faudra-il encore attendre 50 ans, comme pour l'amiante, pour faire machine arrière ?
L'agriculture bio, Jura et Franche Comté, les chiffres. Télécharger.
Eure-et-Loir : assiégés par les pesticides. Le département de l’Eure-et-Loir est en situation de crise, la moitié de ses captages d’eau ont été abandonnés ces dernières années car ils contenaient un taux de pesticides ne permettant plus de produire de l’eau potable. Lire (eauxglacées).
Ecophyto 2018 pour réduire de moitié l’usage des pesticides. L'ambition de réduction de l’usage des pesticides de moitié en 10 ans du gouvernement s’est traduite par la mise en œuvre du plan Ecophyto 2018. Lire (actualitesnewsenvironnement). Les travaux de l’étude Ecophyto R&D montrent qu’une réduction de l’ordre de 30% du recours aux pesticides serait possible. 02/02 : Atteindre une réduction de 50 % nécessite une transformation radicale de l'agriculture : La généralisation de la protection intégrée (changements de date de semis, de choix variétal voire de la rotation de culture) permettrait d’atteindre 37 à 76% de réduction des pesticides sans baisse des marges mais avec une baisse des rendements de 10 à 20%. Lire le très intéressant article de JDLE.
Les cours des bovins pour la Bourgogne et la Franche Comté. Vous saurez que le prix va de 1,02 € le kg (vache de réforme + de 10 ans, pour steak haché et pot au feu premier prix) à 6€ (génisse charolaise de 1ère qualité), le porc est à 1,013 €. Télécharger. Il n'y a pas les cotations bio.
De nouvelles variétés de cerisiers obtenues par bombardement (faisceau d'ions carbone dans un cyclotron). Cette méthode induit des mutations génétiques diverses et rapidement stabilisées, le problème est : les mutations sont elles d'ordre mineur ou bien n'engendrent-elles pas des modifications plus profondes. Lire (Adit).

21/01/10 les surfaces bio consacrées aux principales grandes cultures (blé tendre, maïs, triticale et orge) accusent un très net recul entre les campagnes 2008-2009 et 2009-2010 : moins 13% pour le blé, moins 6% pour le maïs et moins 1% pour le triticale. Seule l’orge s’en sort avec une progression de plus 8%. Au total, il y avait pour la campagne 2009-2010 moins de 60.000 hectares de cultures en céréales bio, contre 63.300 ha en 2008/2009, soit une baisse de 4.000 ha (moins 6%). Bref, l’effet « Grenelle » se fait encore attendre. Lire (agriculture-environnement). La France produit 73 000 T de blé bio et en importe 35 000 T. Et les régions, elles ne peuvent pas donner un petit coup de pouce ?

A propos des rendements inférieurs et en comparant avec les parcelles voisines non bio, il faut s'interroger sur ces dernières et les traitements (engrais, produits chimiques) appliqués, la culture bio (et les autres aussi) doit tenir compte des propriétés intrinsèques des sols pour y cultiver les végétaux les plus adaptés.

Agriculture : grosse déception sur la loi de modernisation [12.01.2010]
Bruno Le Maire présente demain en Conseil des Ministres le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA), annoncé il y a près d’un an par Nicolas Sarkozy. En ce début d’année de la biodiversité, FNE soulève de graves lacunes, en particulier sur l’agriculture de Haute Valeur Environnementale et la forêt.
Lire (FNE). 
Les légumineuses ont l'avantage naturel de fixer l'azote atmosphérique, ce qui a l'avantage de réduire l'apport d'engrais azotés pour la culture suivante. Il est vrai que si on augmente leur surface de culture, on exportera moins de céréales mais on n'importera moins de tourteau de soja (donc une amélioration du bilan CO2 global). Ces cultures ont fortement diminué depuis 40 ans. Lire (actualitésnewsenvironnement).

 La plus haute juridiction du pays vient en effet de décider que le département du Gers était parfaitement fondé à «se déclarer opposé à tous essais privés ou publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein champ» sur son territoire. Lire (Libé). C'est pour quand dans le Jura et la Franche Comté ?

Du Sénégal à Djibouti, un projet ambitieux : la Grande Muraille Verte impliquant 11 pays africains. La désertification dans les régions sahélo-sahariennes en Afrique, matérialisée par l'avancée inexorable du Sahara, est un problème majeur pour le continent africain. La FAO estime que 2 millions d'hectares de zones boisées disparaissent chaque année en Afrique. Lire.

12 exemples d'appropriation des terres (dont 10 en Afrique) au détriment des populations locales. Lire (Agter). Dans le but de satisfaire l'agrobusiness international mais aussi pour apporter des techniques nouvelles. Agter a également souhaité présenter des cas d’acquisitions de droits fonciers qui ont donné lieu à la structuration d’un mouvement social d’opposition, ou bien au contraire qui ont été accueillis favorablement par la population, qui y voit de nouvelles perspectives de production amenées par les investisseurs. Et aussi : exemple sénégalais.
Les revenus des producteurs de lait ont baissé de 54 % en 2009 (53 % pour les producteurs de fruits et légumes, 51 % pour les céréaliers et 34 % pour les maraîchers) après une baisse moyenne de 20 % en 2008. Pourtant la France est la 1 ère bénéficiaire de la PAC (10 milliards d'€).
Les haies, un élément régulateur nécessaire pour les terrains agricoles alors que trop de céréaliers s'y opposent, cependant les nouvelles mesures de la PAC peuvent les faire changer d'avis. Lire1 (FNE). Lire2 (agrobionet).

 C’est le constat du dernier chapitre de la Liste rouge des espèces menacées établi par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

95, c’est le nombre d’espèces de poisson d’eau douce françaises. Seules 69 sont indigènes, les 26 autres ont été introduites depuis le XVème siècle. Sur ces 69 espèces, 15 risquent de disparaître. Lire. La principale menace pour ces poissons est la dégradation et la destruction du milieu qui empêchent leur reproduction, leur alimentation et leur migration. Sans gravières, pas de reproduction pour les lamproies de rivière (Lampetra fluviatilis) et sans herbiers inondés par les crues, pas non plus de reproduction pour les brochets (Esox lucius). Ces altérations du milieu sont dues à des pratiques bien identifiées, qui touchent à la structure physique du milieu et à la variation des niveaux d’eau :

Télécharger. Document réalisé dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

Une réponse environnementale : Une agriculture économe en intrants chimiques (pesticides, engrais) et en ressources (eau, énergie, soja), qui s’appuie sur l’agronomie et la biodiversité, et non sur une seule technique agricole ou encore sur des réponses technologiques telles que les OGM.

Une réponse économique et sociale : Cette publication est également une réponse à des problématiques de société et de territoire : proximité avec les consommateurs, autonomie de décision des agriculteurs, création d’emplois en milieu rural...

Une publication qui s’adresse aux décideurs et aux collectivités locales : Aujourd’hui, sans attendre la réforme de la Politique agricole commune, agriculteurs, environnementalistes et collectivités locales ont les cartes en main pour orienter dès maintenant l’agriculture française dans cette voie d’avenir.

En 2008, une étude en laboratoire avait conclu que 83% des mélighètes du colza manifestaient une résistance au pesticide à base de pyréthrinoïdes alors que celui-ci était employé à une concentration cinq fois inférieure à celle normalement utilisée dans les champs. En revanche, la totalité des altises du colza succombaient suite à l'application d'une solution concentrée à hauteur de 2% de la quantité habituellement répandue sur les cultures. En 2009, les mêmes expériences ont révélé que les altises du colza étaient devenues plus résistantes au pesticide. En effet, cette année, 60% des parasites survivaient au pesticide. L'utilisation d'une dose plus concentrée de pesticide n'a pas non plus permis d'éradiquer totalement la présence des insectes.
En page Vidéos, 2 diaporamas : 1) sur l'accaparement des terres du tiers monde et la crise alimentaire. 2) sur une agriculture qui peut limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES).
Algues vertes : l'état condamné, il reconnu responsable pour ne pas avoir fit respecter la législation anti-pollution, et c'était une prolifération d'algues de 2000 à 2002. Donc, rien de nouveau sous le soleil vu ce qui se passe en 2009. Lire (francinfo).
Grenelle de l'environnement, où es-tu ? Alors que le ministre de l'agriculture (M Barnier) annonçait 6 % de surfaces en agriculture bio, le projet de loi de modernisation agricole annonce 650 millions d'€ d'aides et 1 milliard d'€ de prêts bonifiés pour l'agriculture intensive. Mais rien pour l'agriculture bio. A la place, on veut nous vendre du HVE (Haute Valeur Environnementale) juste pour dire qu'il y aura quelques % de pesticides en moins. Tour de passe-passe.

Un label à remettre au goût du jour : Les producteurs s'engagent contractuellement par exemple à :

- Identifier leurs pratiques culturales (enregistrements sur des fiches de culture, validées par le technicien de la coopérative ).

- Respecter scrupuleusement les traitements vétérinaires et phytosanitaires.

- Organiser une campagne d'analyse des sols.

Avec Agri Confiance®, les Coopératives agricoles françaises s'engagent également dans le développement d'une agriculture plus respectueuse et de l'environnement.
Pour les producteurs et les coopératives certifiées selon la norme NF V 01-007, le choix et l'utilisation des intrants (engrais et phytosanitaires), la gestion des déchets, la maîtrise des ressources naturelles (eau, énergie, sols, biodiversité) font l'objet d'engagements précis et planifiés. Lire.

On a pas souvent de nouvelles sur le développement agricole en Afrique. Voici un site bien informé (Cirad) qui peut aussi nous donner des idées en Europe. Et aussi : Oxfam : "efficacité de l’aide à l’agriculture. La conférence de Madrid en janvier 2009 était censée dresser un bilan des progrès réalisés en la matière, mais aucun Etat, aucune institution internationale ni aucune ONG n’a été capable d’apporter d’éléments concrets". Lire.
L'idée est bien dans les cartons gouvernementaux : ressortir la fameuse directive Bolkestein (le plombier polonais, souvenez vous) et employer des ouvriers agricoles étrangers au tarif du pays d'origine. Lire (marianne2). Ce qui conforte le bien fondé des articles ci dessous sur la crise agricole : on ne ne veut plus d'agriculteurs mais des entreprises à bouffe.
La disparition des abeilles annonce-t-elle la fin des cultures, et donc notre fin à nous ? Il semble que des causes multiples (virus + pesticides) laissent celles ci sans défenses immunitaires. Lire (Michel Tarrier).
Quelle quantité de pesticides la France utilise-t-elle ? 75 à 80 000 tonnes par an, en moyenne, chaque année. La France est le troisième pays consommateur mondial, à égalité avec le Brésil et derrière les États-Unis et le Japon. « Après avoir pénétré dans l'organisme (par les yeux, la bouche, les voies respiratoires et surtout par la peau), ils se stockent dans les muscles, les graisses, le système nerveux, les os et le foie ». Lire (Ouest France).

C’est une discussion à bâtons rompus avec un ami agriculteur, aujourd’hui le 29/10. Il n’est pas écolo ni bio, peut être même adhérent de la FNSEA. Il y a + de 10 ans, avec ses copains il avait empêché Dominique Voynet de sortir avec ses courses du supermarché à Dole. Mais on est amis de toujours et les temps changent. Lire

Le Président de la République à Poligny: il a pointé du doigt un défaut de la régulation européenne et mondiale, signe d’une répartition inéquitable. Le Président a ainsi invité les producteurs à se réorganiser. Ce qu'il a dit :

- Exonération de la totalité des charges patronales dues à la Mutualité sociale agricole pour les travailleurs saisonniers .

- Accélérer les travaux sur la régulation et l’organisation de l’industrie laitière.

- Favoriser les regroupements de producteurs et aider  à la modernisation des organisations de producteurs. (Nota : ce sont les agriculteurs qui doivent s'adapter au marché (financier), pas l'inverse ou un compromis des deux)

Ce qu'il n'a pas dit : Des prix qui tiennent comptent du coût réel, des cultures qui répondent aux besoins réels, des cultures qui respectent les sols et les nappes phréatiques, etc.

Ce qui est faux : les chiffres cités : (corrections Insee)

- Chiffre d'affaire de l'agriculture : 66,9 milliards d'€ au lieu des 163 cités,

- Le président parle de production agroalimentaire (136 milliards d'€) au lieu de production agricole : les secteurs de l'agroalimentaire ne sont pas en crise hormis les producteurs. Il y a donc confusion des genres.

- En parlant de chiffre d'affaire, la comparaison est faussée, en économie il est plus juste de comparer les valeurs ajoutées. Pour un ancien ministre de l'économie, c'est un peu fort. Au passage et en parlant de valeur ajoutée, on ne sait pas mesurer avec exactitude l'impact agricole sur la pérennité des sols, sans oublier le côté qualitatif (beauté de nos paysages, caractère régulateur (crues, sécheresse, ...)) d'une agriculture bien pensée.

L'avis de la Confédération Paysanne : ICI. Dernière minute, ce discours est un quasi 'copier-coller' du discours du 19/02/09. Voir sur France Info.

Alternatives économiques : Des réponses ponctuelles, qui ne règlent pas les problèmes structurels. Lire.

Dans les pays pauvres, la terre devient source de convoitise et de profit pour les multinationales, au détriment des populations locales et des équilibres écologiques. Lire (grain.org). C'est vrai, chez nous on connait déjà mais sous des formes différentes.
Bretagne : les agriculteurs et les marges bénéficiaires. "On a l’impression d’être trimbalé par la distribution, regrette Jacques Lemaître, représentant des producteurs de porc. On est payé 1,30 euro/kilo à la production. Lorsqu’il sort de l’abattoir, le porc passe à 2,50 euros/kilo. Puis à 4,50 euros/kilo au sortir des transformateurs. Et se retrouve à 8 ou 10 euros dans les linéaires des supermarchés." Lire (Libération). «507 000 exploitations agricoles, 11 500 industries dont 90 % de PME, et, en face, seulement 7 centrales d’achat», relève un rapport du Conseil économique, social et environnemental.
Bretagne et algues vertes : Dans une note confidentielle, le préfet des Côtes d’Armor juge inefficaces les politiques publiques mises en œuvre pour lutter contre le phénomène de la pollution des algues vertes en Bretagne. Les activités agricoles seraient selon lui la cause principale de cette pollution. Lire1 (DD-LeJournal) Lire2 (communiqué FNE). Le phénomène des algues vertes sur les plages de la Bretagne ne peut « que perdurer » car les agriculteurs ne sont pas prêt à accepter un « changement profond des pratiques » agricoles à l’origine des marées vertes, écrit le préfet des Côtes d'Armor. « Le préfet insulte la profession », a déclaré Yves-Marie Baudet, responsable Environnement à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et la vice présidente de la FNSEA Bretagne ne veut rien savoir, avec une mauvaise foi ahurissante.

Agriculture et valorisation de déchets, une double compétence attendue dans le biogaz. Une façon encore trop exploitée de mettre en valeur les "sous produits" agricoles, faute de compétences. Lire (cleantechrepublic)

France Nature Environnement (FNE) demande une PAC renouvelée. Lire (cdurable). Article recommandé aux agriculteurs.
Pas si bête. les exploitants forestiers proposent : si on paye une taxe quand on émet du CO2, on devrait être payé quand on en stocke ! et c'est ce que font les forêts. Lire (Le Progrès)
Dans un article très critiquable pour sa véhémence et son "purisme" mais cependant bien documenté, Dominique Guillet démonte la révolution verte qui a éliminé 95 % des variétés de riz locales en Inde et remplacées par des variétés MOINS productives . Lire (extrait).

L'UE remet à plus tard la résolution de la crise du lait. Lire (+ en bas de l'article : Pas de remise en cause de la libéralisation du marché du lait (lemonde.fr).

Crise du lait (3) : du nouveau : on sait qui se pointe à l'horizon, des « fermes-usines à lait », produisant quatre fois plus que la moyenne nationale actuelle, avec des vaches gavées au soja, au maïs et aux compléments énergétiques. C'est le modèle que défend actuellement la Commission européenne. En 2025, les 2/3 des producteurs de lait auront disparu en France. Un modèle anti-social et anti-écologique. En pleine crise du lait, des milliers de producteurs se mobilisent pour sauver leurs exploitations. Et tenter, peut-être, d'infléchir le scénario du pire. Lire (bastamag).
Cours des céréales : avec une augmentation des récoltes de 0,4 % (2009 sur 2008), les cours chutent de 30 à 40 %. Les ennuis des agriculteurs ne sont pas finis mais quand ils auront compris que ça ne va pas s'arranger ("on" veut des usines à bouffe), ils viendront plus souvent nous voir.
Agriculture biologique : en 2008, augmentation de 11 % en nombre et 36 % en surface. Cependant, en SAU (Surface Agricole Utilisée) cela ne représente encore que 2,18 %. Lire (Jura Agricole)
M. Thierry Pointet, hydrogéologue, directeur-adjoint du service « eau » du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dresse un tableau apocalyptique de la situation des réserves d’eau souterraines en France. Lire.

- « Nous sommes obligés de faire des choses anormales parce qu'on nous fait subir des choses qui ne sont pas recevables », déclare Pascal Massol, le président de l'Association des producteurs laitiers indépendants (APLI). Lire (20minutes.fr).

- Une analyse détaillée, avec les perspectives pour 2015. Lire (agrobiosciences.org).

- Le Jura Agricole (+ ou - émanation de la FNSEA), dénonce la dérégulation des marchés (le principe de base du néo libéralisme), mais se souvient-il que les anciens patrons de la FNSEA   Luc Guyau (membre de l'UMP), et François Guillaume (ministre de l'agriculture (de 1986 à 1988 et député UMP jusqu'en 2002) n'ont jamais tenté de faire machine arrière ? Mais il n'est jamais trop tard.

- Qui gagne ? les chiffres. Lire (Basta).

 

Les échanges entre sol et atmosphère, facteur déterminant du climat. Lire (Adit). Les agriculteurs ont donc un rôle à jouer (haies, taille des parcelles, ...) pour la régulation du climat.
Le point sur les politiques agricoles africaines et développement des exploitations agricoles familiales. L'Afrique est un paradoxe : les productions locales couvrent 90 % des besoins, quasiment sans subventions, et les cultures d'exportation sont peu rémunératrices (les cours mondiaux sont établis au Nord). Malgré tout, c'est cette dernière option qui est privilégiée. Lire (grain.org)

Crise du lait : les producteurs maintiennent la pression sur Bruxelles : la grève du lait entre aujourd’hui dans son septième jour et prend de l’ampleur. Débuté en France vendredi dernier, le mouvement rassemble aujourd’hui quelque 40.000 éleveurs, selon la Fédération des producteurs laitiers. Ces derniers dénoncent la baisse des prix du lait et à demandent une régulation du marché laitier au niveau européen. Reportage sur France Info. Et vidéo (Nov 2008) sur LePost.fr

France Nature Environnement (notre maison mère) et la LPO mettent en garde contre les produits destinés à la destruction des rongeurs (mulots,...) Lire (Univers Nature).
Le Gard comptera 100 nouvelles exploitations Bio d’ici la fin 2009 et a décidé de consacrer 20 % de son enveloppe agricole à la filière.
Le monde de l'élevage aux mains des multinationales. l'industrie mondiale de l'élevage est soumise à un processus extrêmement rapide de concentration. Les reprises et les accords de coopération entre entreprises se multiplient et la technologie évolue rapidement. Les demandes de brevets concernant le matériel génétique s'envolent et d'autres stratégies d'appropriation sont déployées avec ardeur. Au cœur d'une évolution qui ressemble étrangement à celle qu'a connue le marché mondial des semences, le secteur de la sélection animale, désormais rebaptisé « génétique de l'élevage » , est devenu le nerf de la guerre pour l'industrie et poursuit sa domination sur le monde de l'élevage. Avec leur opportunisme habituel, les géants de l'agro-industrie comme Monsanto arrivent sur le terrain. Lire (Grain.org).

Territoires ruraux : La relance des pôles d’excellence. Le gouvernement annoncera dans les prochains jours le lancement d’un second appel à projets pour la labellisation de pôles d’excellence rurale. Le précédent appel avait permis de labelliser 379 pôles et conduit à un investissement public et privé de 1,2 Md€. le but est de refonder la politique d’aménagement du territoire en aidant les territoires ruraux ne comportant pas de zone urbaine de plus de 30 000 habitants.

Cours des bestiaux au 10/09. Télécharger (format pdf). Pour les novices : les catégories E,U,R,O,P désignent la qualité de la viande (E = la meilleure, P = la moins bonne), cette qualité n'est pas indiquée sur la viande que vous achetez (mais ça l'était au milieu des années 60 du temps de Missoffe, "suivez le boeuf" pour ceux qui se souviennent et c'était F,R,A,N,C,E).
Les agro carburants dans les pays du sud : une catastrophe prévisible. Lire.
Les abeilles, sentinelles de la santé de nos campagnes. Le site de l'UNAF (Union nationale de l'apiculture française).
Agro-alimentaire: la Franche Comté moins énergivore avec le concours de l'ADEME et du Conseil Régional. C'est le bilan à mi parcours des partenariats avec 11 entreprises. Lire (Innovation).
Pour contourner la méfiance à l'égard des OGM, les semenciers emploient d'autres tactiques : provoquer les mutations en arrosant les semis de produits chimiques divers. L'idée par elle même n'est pas sans intérêt mais les buts sont tout aussi inavouables. Lire (Libération).
Il faut 3 tonnes de pétrole pour produire une tonne d'engrais
En un siècle, les trois quarts de la diversité des plantes cultivées se sont volatilisés. Sur les quelque dix mille plantes vivrières ayant nourri l'humanité, 150 sont encore cultivées et une douzaine procure 80 % de l'alimentation végétale mondiale. A eux seuls, le riz, le blé, le maïs et la pomme de terre couvrent 60 % de ces besoins. Cette érosion de la diversité génétique, dans un monde toujours plus peuplé et menacé par le réchauffement climatique, constitue un risque alimentaire : peut-on se permettre de laisser disparaître des espèces résistantes à la sécheresse, ou des variétés rustiques, robustes vis-à-vis de maladies et d'insectes qui pourraient un jour anéantir les plantes vedettes des systèmes de monoculture ? Lire.
Grenelle de la mer : voir en page "Actualités".
Brésil et déforestation : la richesse générée localement par la déforestation ne perdure qu'une quinzaine d'années et fait ensuite replonger les municipalités dans la pauvreté car le schéma économique est basé sur un usage prédateur des ressources naturelles. Etude parue dans Science.
Liste des 507 captages (d'eau) à protéger des pollutions diffuses avant 2012. Télécharger. 4 dans le Jura, 5 dans le Doubs, 7 en Haute Patate et 5 dans le Territoire de Belfort.

Vivre de son travail : Les producteurs de Biolait, principal fournisseur de lait de Biocoop, sont payés en moyenne 0.43€/l de lait. Lire.

Rappel : on ne "passe" pas au bio pour l'argent mais parce que l'on a d'abord le respect du métier, du produit, de la terre et du consommateur. Une production payée correctement, c'est aussi du respect en retour.

Surpêche : Seulement 7% de l'ensemble des pays étudiés ont fondé leur politique de pêche sur des données scientifiques fiables tandis que moins de 1% se sont dotés d'un mécanisme qui permet de s'assurer que les pêcheurs respectent les règles, selon les chercheurs. L'étude montre également qu'aucun pays étudié ne gère la "durabilité" de ses pêcheries. Lire (Nouvel Obs).
L'exposition aux pesticides (organochlorés) double quasiment le risque de la maladie de Parkinson parmi les agriculteurs, c'est prouvé. Lire (Le Point).
Au moins 2,5 millions d'hectares de terres ont été achetés en Afrique par des Etats étrangers, des multinationales ou des fonds de pension, soit l'équivalent du territoire de la Belgique. « opportunité de développement » ou néocolonialisme foncier ? Lire (Bastamag).
Dans l'Ouest de la France, le réseau Agriculture durable expose ses expériences et résultats. Le site. (Clair et net).
L'agriculture des USA et ses multiples facettes. D'après un questionnaire renvoyé par 85 % des agriculteurs. Une mine d'or. Télécharger (5 à 10 s).
2007-2008 : le prix du blé a diminué de 50 %, le prix du pain a augmenté de 30 %.
Le gaspillage des terres continue… Chaque année, l'équivalent d'un département français quitte l'agriculture pour nourrir l'appétit des villes. 52 000 ha en 2006, 62 000 ha en 2007, 72 000 ha en 2008. Lire (Jura Agricole). J'ai un petit (énorme) doute sur les connaissances en maths du journaliste qui a écrit ça: 1 km2= 100 ha, donc, 72 000 ha= 720 km2 et la surface moyenne d'un département est de 5800 km2. Bon, 72 000 ha, ce n'est pas rien quand même, c'est plus que le territoire de Belfort (608 km2).
Les opposants à l'écologie (ceux qui ne comprennent que les lignes de bilan, de compte de résultat et les EBE *) contre attaquent : Les producteurs de raisin exigent 500 000 € de dédommagement au MDRGF pour avoir communiqué sur la présence de résidus des pesticides dans le raisin de table. Lire. (* en bas de page)
La Plate-forme Régionale EcoTech-LR (Montpellier) a été créée pour stimuler la recherche et le transfert industriel sur les Ecotechnologies pour les Agro-Bioprocédés.  Procédés et produits qui visent à diminuer l’impact des activités humaines sur l’environnement: prévention ou de réduction des pollutions, de traitement des pollutions,  production d’énergies et ressources alternatives, mesure de pollution. Le site.
Dans le programme d'Europe écologie: limiter les aides à 50 hectares (si vous avez 120 ha, seuls 50 seraient subventionnés (et mieux pour garantir un revenu décent), le but de l'agriculture est de nourrir les populations, pas de massacrer les sols et s'enrichir à coup de subventions.
Carrefour condamné à 1 M d'€ d'amende pour ristournes exigées sans contre partie sur des contrats agroalimentaires. Lire.
Stocks agricoles : voir en page "Economie".
La réforme Barnier fait elle fausse route ? Exemples avec la Grande Bretagne et l'Autriche. Lire.
Les barrières tombent entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique, le dialogue s'installe : « mettre en place un groupe de travail qui réunirait producteurs conventionnels et bio. Les producteurs biologiques peuvent être en mesure de faire profiter de leur expérience, notamment dans l'utilisation de certains produits. ». Lire (journal Sud Ouest).
Jusqu'à présent, ce que la nature fournissait a été considéré comme un don, non, ça a un prix. Un nombre croissant d’écologistes s’emparent du discours économique pour montrer que défendre la nature n’est pas seulement une nécessité morale, c’est aussi un calcul raisonnable dans l’intérêt de tous. Lire.
Au Mali, l’agro écologie montre la voie d’un développement rural durable. Lire. Compter sur soi, la communauté (et un petit coup de pouce).

Crise du lait : sans entrer dans le débat, voici 2 propositions

- l'une de solidarité : a) donner aux pays les plus pauvres, b) des bons gratuits à NOS pauvres (RMI, ...)

- l'autre pour de nouvelles utilisations : utiliser le lait pour des fibres textiles, quoique chères, aux propriétés très intéressantes .

Source CNIEL.Et pendant ce temps, on importe du lait de Nouvelle Zélande et d'Australie. Lire.
Culture biologique : la France à la traîne. France : 2 %, Royaume-Uni : 3,60 %, Espagne : 3,73 %, Allemagne : 4,85 %, République Tchèque : 6,61 %, Italie : 9,04 %, Suisse : 11,80 %, Autriche : 13,03 %. Lire.
Alors qu'un agriculteur se voit imposer de plus en plus de contrôle pour vérifier au millimètre l'exactitude de ses déclarations, absolument aucun contrôle n'est exigé aujourd'hui sur le fonctionnement de la plus grande institution économique européenne à savoir la banque centrale européenne qui finance les politiques de libéralisation des biens et des marchandises. Les paysans basques font une analyse des effets désastreux de la PAC. Lire.
La France championne des pesticides. Le circuit de distribution étant souvent le même que le circuit de conseil, les solutions alternatives (assolement, rotation des cultures, solutions agronomiques ou biologiques) ne sont jamais abordées. Ce petit livret est une bonne mise au point pour une agriculture responsable. (conseil: pour être lisible, l'affichage doit être agrandi -en haut à droite- et, en promenant la souris -sans cliquer-, la page se déplace).
Une pomme de terre résistante aux nématodes. Sans OGM. Les chercheurs ont réussi en croisant des plants avec de pommes de terre sauvages. Lire (en anglais). D'où la nécessité de préserver la diversité biologique.
France Nature Environnement et les syndicats de pêcheurs optent pur pour des positions communes d'exploitation des ressources. Hé, les paysans, à votre tour de discuter avec nous ! Lire.
Solidarité : Les Jeunes Agriculteurs du Jura vont planter 500 kg de pommes de terre au bénéfice des Restos du Cœur de Lons.
"Promouvoir l’emploi salarié par notre engagement" par la Fédération des services de remplacement du Jura. Lire.

La situation de la mécanisation agricole dans le (tiers) monde. Site très documenté (s'il peut donner des idées de collaboration, jumelage, échanges, ...) Lire.

Protéger la paysannerie pauvre dans un contexte de mondialisation Télécharger (pdf)

La forêt couvre 30 % du sol français mais constitue le 2ème poste de déficit (derrière le pétrole).
 
 
30/04/09 Les plantes mutées ou de synthèse : pire que les OGM ? Une bombe qui n'a pas encore explosé ? Lire.
OGM pétition, 103 000 signataires
26/04/09 Le Jura Agricole ouvre une rubrique mensuelle sur l'agriculture biologique. Lire. Sauf qu'ils ont oublié le principal : être agriculteur bio, c'est d'abord un état d'esprit, celui qui respecte la terre et ce qu'elle produit, ce que les banques et organismes divers (semenciers, syndicats, politiques, etc.) ont toujours voulu faire oublier au monde paysan.
24/04/09 Japon : Mise au point d'un pesticide qui stimule la lutte biologique. Certaines plantes attirent un insecte parasite de l'envahisseur au moyen de substances odorantes. Ce nouveau produit s'inspire de cette méthode et sera commercialisé en 2011. Lire.
22/04/09 USA : Une équipe de chercheurs de l'Université du Wisconsin a mené une étude sur une durée de 13 ans pour savoir quelle était la meilleure agriculture sur les sols hautement productifs de l'Etat du Wisconsin. "Nous en avons conclu que les systèmes diversifiés sont plus productifs que les monocultures", a déclaré un des membres de l'équipe. La politique du gouvernement qui consiste à soutenir le système de monoculture est périmée. Le gouvernement devrait plutôt promouvoir l'agriculture biologique et la rotation culturale. (Communiqué de presse ASA, 6.4.09; Etude). Rappel : la rotation des cultures empêche l'installation durable des parasites dans le sol et limite l'utilisation de pesticides, elle empêche aussi l'épuisement des sols.
21/04/09 Occupation des sols : Corine Land Cover est un outil exceptionnel d'analyse à partir d'images par satellite. Présentation. Méthodologie (Pdf). Cartes (Pdf) imprimables avec un clic droit.
17/04/09 Monsanto et les autres entreprises de biotechnologies ont toujours su que leurs cultures GM contamineraient les autres cultures. En fait, cela faisait partie de leur stratégie pour obliger le monde à accepter les OGM. (SOS Planète)
17/04/09 Quand "on" promet 1 Milliard d'euros à l'agriculture africaine et ce qu'il en advient. Lire
14/04/09 Quand un "agriculteur" (responsable Fdsea) ne respecte pas la terre. Lire. Désolant.
10/04/09 Cochons, génétique et Monsanto. Ils on osé : Monsanto essaie de faire breveter le génome d'un porc rustique. Lire           + 4 vidéos (daily motion).
04/04/09 Elevage :Le tonnage d'antibiotiques a augmenté de près de 7% par rapport à l'année précédente. Lire
31/03/09

Cultivons nous en cultivant la terre, pour une agriculture durable. Film + débat avec la participation d'agriculteurs locaux

Jeudi 9 avril 2009 Au Lycée agricole Edgar Faure 614, avenue Edgar Faure - Montmorot à 20h15

19/03/09 Canada : des méthodes de gestion des prairies pourraient aider les producteurs à accroître le rendement des pâturages d'au moins 50% sans augmenter leurs coûts de production de manière significative. Lire

14/03/09

Abeilles

Transpiration mortelle du maïs (guttation). Lire

Peut être une explication sur la décimation des abeilles.

14/03/09

Maladies professionnelles

85 % des maladies professionnelles sont dues aux TMS. Lire sur "Le Jura Agricole"

Quand on connaît les politiques de prévention dans le monde industriel, on peut penser qu'il est temps que ces méthodes se généralisent aux autres secteurs, mais aussi que l'on se penche (sic) sur une mécanisation des tâches répétitives.

10/03/09

L'agriculture doit être considérée comme une science et un art

Paru dans 20mn.fr édition Lyon (l'article n'est plus en ligne) à l'occasion de Biovision (http://www.biovision.org.)

09/03/09

OGM

 Contenu du bulletin Genetech news n° 193 :

- USA : Les groupes agroalimentaires entravent et interdisent la recherche indépendante

- Jugement de la Cour européenne de justice : les données sur les OGM doivent être communiquées

- Riz doré testé sur des enfants (pas d'essai préalables sur les animaux)

- Allemagne : "Les géants agricoles ne doivent pas décider du sort de notre pays"

- USA : Soja résistant à la sécheresse  sans génie génétique

http://www.blauen-institut.ch/pg_blu/pg/pg09/a_gf.html

02/03/09

L'agriculture du XXIè siècle : Les enjeux majeurs, le point de vue de l'Inra : http://info.france2.fr/fran:ce/52058313-fr.php

Visionnez aussi les conférences : http://www.inra.fr/audiovisuel/web_tv

02/03/09 En page "Aménagement du territoire et urbanisme", les guides techniques de Recy.net

26/02/09

Le comportement des semenciers OGM

Leur refus de transparence et leurs pressions en dit long sur leurs intentions. Sous prétexte de protection de la propriété intellectuelle : gagner du fric, toujours plus de fric. Dans ce cas, ils devraient donner beaucoup plus d'argent à la messe le dimanche pour les propriétés intellectuelles du Créateur.             Voir aussi en page Actualités (Monsanto).
26/02/09

Constats sur l'agriculture

Comment l'agriculture entend devenir plus verte (quel aveu !) : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/25/comment-l-agriculture-entend-devenir-plus-verte_1160140_3244.html. Evidemment, Le Monde.fr n'est pas un journal agricole et certaines remarques prêtent à sourire, mais ça mérite l'attention.

En prime, un article sur la pollution généralisée des eaux.

26/02/09 Un vaccin contre les tiques en cours d'expérimentation http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57957.htm
25/02/09

Salon de l'agriculture

Le Salon de l'agriculture : vitrine du monde paysan. Allons voir l'arrière boutique :

- http://www.marianne2.fr/En-batterie,-le-porc-est-rentable-Mais-a-quel-prix-pour-nous-tous!_a175510.html?preaction=nl&id=5910825&idnl=25612& pour les porcs

- http://www.mcspotlight.org/media/books/fawn_f.html pour les volailles

- http://www.youtube.com/watch?v=3daAvv7Zc4E vidéo d'élevage de poulets

24/02/09

Question à Michel Barnier

Pour Rue 89 : Les dioxines et les résidus des produits phytosanitaires polluent sol, eau, air et même dits "du terroir". Quelle réforme de fond comptez-vous mettre en œuvre (...) ?

Réponse : "j'ai annoncé un fonds sanitaire, pour indemniser dans l'urgence les agriculteurs, qui sont très touchés. On doit se préparer à voir exploser ces pathogènes un peu partout. Nous créons un système d'assurance récolte et un fonds sanitaire sur cette question des dioxines."

= Ouais, je botte en touche, on verra plus tard, on ne va pas entamer un débat la dessus maintenant. Des sous, quoi, je ne sais rien faire d'autre que donner des sous (et ça ne me coûte rien à moi). Nota : Réforme de fond veut dire mesures drastiques pour lutter contre l'émission de dioxines par l'industrie et les incinérateurs et assainissement des terrains.

23/02/09

quel avenir choisir ?

Voir en page "Vidéo" pour le site et la bande annonce (L'herbe)

Au cœur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires…

23/02/09

Les paysans, nouveaux damnés de la terre : 40 % d'entre eux n'arrivent pas à gagner le Smic (encore moins les 35 h)

http://www.cdurable.info/Developpement-Durable-Revue-de-presse-speciale-Agriculture,1534.html

21/02/09

Jatropha

Le jatropha est un arbuste des région semi désertiques, il est réputé produire de l'huile-carburant sur des terres non arables. Le problème est qu'il ne donne bien que sur de bonnes terres. Le Sénégal va-t-il en faire les frais ?

http://www.lematin.ch/flash-info/sciences-environnement/senegal-bio-carburant-menace-cultures-vivrieres

21/02/09

Vers un GIEC de l’agriculture

Le président de la République a déclaré vouloir la création, avant la fin de l’année, d’un groupe international de scientifiques sur le modèle du groupe d’expert sur l’évolution du climat (Giec), pour établir un diagnostic sur le fonctionnement des marchés des matières premières agricoles et la sécurité alimentaire. Lire l'article.

Une initiative que le monde rural doit suivre avec attention. Le monde agricole est à cheval sur 2 secteurs, alimentaire et fournisseur de matières premières pour l'industrie et ces 2 points ne peuvent être traités de la même façon. Nourrir la population peut s'apparenter à une mission de service public, fournir des matières premières relève du marché et, d'un autre côté, les agriculteurs sont les garants de la bonne santé de notre planète.

20/02/09

Forêt après la tempête

Le morcellement de la forêt française privée interdit une exploitation cohérente de cette ressource. Des regroupements permettraient une meilleure production et la création d’emplois dans cette filière.

Au milieu du XIXe siècle, lorsque le Corps des forestiers, créé en 1827, annonça la disparition de la forêt française, celle-ci ne couvrait plus guère que 7 à 8 millions d’hectares, décimés par la construction navale et l’industrie naissante. Aujourd’hui, en constante progression, elle couvre 15,7 millions d’hectares : le résultat des plantations de la seconde moitié du XIXe siècle et des exodes ruraux 

20/02/09

Revenu paysan

Le Salon de l’agriculture, vitrine chatoyante, masque une réalité accablante. Près de 40 % des agriculteurs vivent avec un revenu inférieur au Smic. Ils sont des dizaines de milliers à tenter de survivre, péniblement. (Politis en kiosque)
17/02/09

Inra

Agronomie : Recrutement massif à l’Inra : L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) recrute par concours 359 ingénieurs et techniciens pour intégrer ses laboratoires dans toute la France. L’Inra a fait savoir que ce recrutement doit lui permettre de « répondre aux grands enjeux de société en menant des recherches finalisées pour une alimentation adaptée, pour un environnement préservé et pour une agriculture compétitive et durable » .

Renseignements et inscriptions : http://www.inra.fr/les_hommes_et_les_femmes

14/02/09

Maïs OGM

Polémique sur les expertises du Maïs Mon810 : Corinne Lepage met en cause l'EFSA (Agence Européenne de sécurité alimentaire.

http://www.marianne2.fr/OGM-faut-il-croire-Borloo-ou-le-Figaro-_a175023.html?preaction=nl&id=5910825&idnl=25602&

14/02/09

L'agriculture bio et le Jura

Choisir l'agriculture biologique. http://www.juragricole.com/news/fullstory.php/aid/9730/Choisir_l_agriculture_biologique.html
La demande de produits issus de l’agriculture biologique augmente de 10 % par an depuis 1999 (source Agence Bio).
Face à cette demande croissante, l'offre « producteurs » ne suit pas.
Aide sur 5 ans plafonnée à 7600 euros/exploitation/an (Transparence des Gaec)

Découvrez Marc Dufumier (Professeur à l’Institut national agronomique Paris-Grignon (INAPG))

http://www.monde-diplomatique.fr/2006/04/DUFUMIER/13338.

http://fig-st-die.education.fr/actes/actes_2004/dufumier/article.htm

http://www.alternatives-economiques.fr/agricultures-africaines-et-marche-mondial-par-marc-dufumier_fr_art_683_35382.html

Ses livres : http://www.amazon.fr/s/?ie=UTF8&keywords=marc+dufumier&tag=googhydr0a8-21&index=aps&hvadid=698219709&ref=pd_sl_4wo2q0efie_e

13/02/09

Jura

Le service de l’économie agricole s’est installé 4 rue du curé Marion, à Lons-le-Saunier.

http://www.juragricole.com/news/fullstory.php/aid/9708

13/02/09

Formations agricoles

Plus de 700 agriculteurs se sont formés dans le Jura l'hiver dernier, et plus de 75 000 à l'échelon national. Coup de projecteur sur Vivea, son fonctionnement et ses actions. www.vivea.fr
10/02/09

Coopérative agricole et développement durable

Agri Confiance : Les coopératives agricoles misent sur le durable : Les coopératives agricoles de l’hexagone font le pari du développement durable. L’association Agri Confiance regroupe plus de 31 000 producteurs. Parmi ses principes : des valeurs traditionnelles comme « éthique, responsabilité, traçabilité, qualité, hygiène et sécurité » mais aussi « gestion raisonnée des intrants, des déchets, des ressources naturelles, des nuisances sonores, des paysages et des territoires ». http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4022

Télécharger les fiches pédagogiques : http://www.agriconfiance.fr/agriconfiance/Documents/Fiches_pedagogiques_NF_V01_007.pdf

10/02/09

La ferme expérimentale de Grignon

Agronomie : Grignon, 177 ans d’expériences :

La ferme expérimentale d’AgroParisTech, à Grignon (78), joue depuis 1830 un rôle central dans l’innovation agricole. Si ses agronomes n’interviennent plus dans le développement de matériels ou de variétés céréalières, la ferme de Grignon poursuit grâce à ses élevages bovins et ovins les améliorations génétiques qui ont déjà donné naissance aux races « Ile-de-France » et « Romane ». Ses travaux portent aussi sur le développement d’alicaments et, dans le cadre du programme « Grignon Energie positive », sur la mesure des émissions de gaz à effet de serre agricoles et leur réduction. (© Tanguy Tardieu/Naja )

http://www.innovationlejournal.com/spip.php?page=article_videoj&id_article=1000

Le site comprend des articles et des vidéos et aborde les contraintes et contradictions du Grenelle de l'environnement.

08/02/09

Les abeilles

Le Sénat vote un plan d'urgence pour les abeilles (AFP - 06/02/09) 
08/02/09

Enfin du raisonnable

Les sénateurs ont décidé de favoriser les préparations naturelles « peu préoccupantes » en agriculture dans le cadre du projet de loi sur le Grenelle 1 de l'environnement.


 

04/02/09

 

OGM

Le début de la fin ?

USA : le soja non OGM est moins cher et offre un bon rendement
Le soja transgénique est majoritairement résistant à l'herbicide Round-up de Monsanto. Désormais, les cultivateurs qui reviennent au soja non  manipulé sont toujours plus nombreux. Raisons: les coûts du Round-up ont été multipliés par trois; les herbes sauvages développant une résistance au Round-up sont toujours plus nombreuses, ce qui contraint les cultivateurs GM à recourir à d'autres herbicides. La demande de soja non OGM, destiné à l'exportation, existe et son prix est plus élevé. Les paysans peuvent en outre récupérer des semences à partir des récoltes, ce qui leur est interdit dans le cas du soja GM breveté.  (PR University Missouri, 8.9.08)

Inde : le gouvernement stoppe les aubergines GM (moratoire suite à des travaux de l'université de Caen)

03/02/09

Plan de performance énergétique: 35 M EUR pour les exploitations agricoles

PARIS - Les agriculteurs vont bénéficier en 2009 d'un budget de 35 millions d'euros pour améliorer la performance énergétique de leurs exploitations, a annoncé mardi le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier.

Cette mesure, dont le principe avait été annoncé en juin alors que le prix du baril de pétrole était au sommet, figure parmi les 1.000 chantiers annoncés lundi par le Premier ministre François Fillon, dans le cadre du plan de relance de l'économie.

M. Barnier a présenté ce plan de performance énergétique mardi en compagnie de Patrick Devedjian, ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance, et de partenaires comme GDF-Suez, Total, EDF et l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

Ce plan va se dérouler en deux phases. D'abord, les exploitations feront l'objet d'un diagnostic énergétique (économie d'énergie, modifications des pratiques agricoles, par exemple).

Cinq millions d'euros, du budget du ministère de l'Agriculture, y seront consacrés dès cette année. 100.000 diagnostics sont prévus sur cinq ans.

Dans un second temps, toujours en 2009, 30 millions d'euros, versés dans le cadre du plan de relance de l'économie, permettront de soutenir des investissements pour maîtriser la consommation d'énergie (isolation, récupération de chaleur, ...) et la production d'énergies renouvelables (chauffage solaire, chaudière à biomasse...) au sein des exploitations.

Pour 2010, M. Barnier souhaite libérer une soixantaine de millions d'euros supplémentaires en provenance de fonds européens notamment pour la poursuite de ce plan.

Tous les agriculteurs sont éligibles. Ils doivent présenter leur demande dans les directions départementales de l'agriculture.

(©AFP / 03 février 2009 19h05)

Agenda 21 Plan de l'agenda 21 du Doubs : http://www.agenda21france.org/doc/padept/Doubs2010.pdf

C'est quand pour le Jura ?

22/01/09

Roundup

Les résidus de l'herbicide »Roundup« dont l'un des principes actifs est le glyphosate, et dont on peut constater la présence sur la majorité des aliments et fourrages OGM qui sont sur le marché, ont des effets toxiques, voire même mortels sur les cellules humaines à des doses infinitésimales aussi. Tel est le résultat d'une étude française menée par des chercheurs de l'Université de Caen. (Crii-Gen, janv. 2009)

20/01/2009

Il faut une autre politique agricole européenne

Document Pdf à télécharger : http://www.confederationpaysanne.fr/images/imagesFCK/File/2008/pac/2008_positionnementconf_pac.pdf

Les revendications de la Confédération paysanne (pages 7 à 11) :
- Il faut maintenir les Organisations communes de marchés par production (p 7)
- Gestion des risques et assurance revenu privée ne doivent pas remplacer la politique de régulation des marchés (p 8)
- Il faut définir des aides légitimes pour répondre aux objectifs alimentaires, environnementaux et sociaux (p 9)
- La politique de développement rural doit favoriser l’emploi et un milieu rural vivant (p 11)

Loi d'orientation agricole La Confédération paysanne revendique une plus juste et légitime répartition des aides pour soutenir le revenu des paysans qui en ont réellement besoin et favoriser réellement la multifonctionnalité de l’agriculture.
Dans la lignée de la Loi d’orientation agricole, le Ministère a choisi de soutenir prioritairement une agriculture d’entreprise au service de l’agro-alimentaire, d’appliquer une politique agro-environnementale « au rabais » préservant, sauf exceptions territoriales, les agricultures « productivistes », et de limiter les marges de manœuvre des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des politiques de développement local. http://www.confederationpaysanne.fr/developpement_rural_98.php
Où l'on voit poindre le nez de Pinocchio

Viticulture : OGM contre pesticides

L’Institut national de la recherche agronomique et le Génoscope, laboratoire de recherche spécialisé dans la séquençage du génome, devraient publier d’ici la fin de l’année un séquençage complet de la vigne. Ce travail réalisé en collaboration avec des scientifiques italiens dans le cadre d’un programme international de recherche, pourra permettre, entre autres applications, de diminuer la quantité de pesticides utilisés en viticulture en rendant la vigne plus résistante à certains insectes, à condition d’accepter dans le vignoble des ceps OGM… © Barthelemey, Naja (Journal du développement durable 16/01/09)

Commentaire : Peut être trouvera-t-on ainsi un remède au phylloxéra ou au mildiou, mais pour mieux faire passer la pilule de gens qui cherchent avant tout le profit au détriment d'impacts irréversibles sur la biodiversité et la santé.

Produits phytosanitaires :

Objectif « Zéro pesticides » pour sept communes du Loiret

Orléans et six autres communes du Loiret signent le lundi 19 janvier la charte « Zéro pesticide dans nos villes et villages ». Objectif : arriver à remplacer progressivement l’usage de pesticides par des techniques alternatives sur les terrains communaux. http://www.loiret-nature-environnement.org/zero-pesticide/explication-pesticide.html

DE PLUS

L’UE interdit 22 substances dangereuses :Le Parlement européen vient d’interdire 22 pesticides cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou encore perturbateurs endocriniens. Ces produits disparaîtront du marché d’ici à 2018.

L’interdiction s’appliquera dès 2009 aux fongicides Carbendazim et Dinocap,

Vénézuela 100 000 microjardins urbains pourraient à terme alimenter le pays en produits agricoles
Pesticides en Allemagne

Pour éviter la pollution de ses nappes phréatiques, la capitale bavaroise (Munich)

subventionne les agriculteurs qui renoncent aux pesticides. (Terra Economica 2009)

Energie solaire (offre commerciale: http://www.solactiva.fr/index.html) Le spécialiste de l’énergie solaire Solactiva propose une offre « Solaire Pro » originale dédiée aux agriculteurs, aux entreprises et aux collectivités locales. La firme basée à Rosny-sous-bois accompagne les professionnels, du financement à l’installation des panneaux, en passant par la construction de hangar ou même de parking photovoltaïque. Solactiva possède une antenne en Franche Comté.

Voir aussi l'article sur La France Agricole du 02/01/2009

L'agriculture durable en péril au pays basque.

Quand une association agricole dynamique et très soutenue par les paysans locaux est en bute à la toute puissance de l'état (et des lobbies agricoles ?).

Le Blog : http://www.ehlgdoitvivre.org/

Le dossier d'information (3.5 Mo) : http://www.ehlgdoitvivre.org/wp-content/uploads/2008/11/dossier-dinfos-12.pdf

La plaquette (1.8 Mo) : http://www.ehlgdoitvivre.org/wp-content/uploads/2008/12/ehlg-son-travail-et-le-proces.pdf

Infos

 (10/2008)

La Franche-Comté compte 335 exploitations biologiques sur 25 283 ha ce qui représentent 3,8% de la surface agricole totale franc-comtoise. La Franche-Comté est la troisième région française avec 3,8% de la surface agricole consacrée à la culture biologique, derrière la région Provence Alpes Cote d’Azur (5,5%) et Languedoc Roussillon (4,8%).
Aide aux agriculteurs  Le RSA accessible à tous les agriculteurs

Selon la FNSEA, les chefs d’exploitation agricole pourront bénéficier du RSA (revenu de solidarité active) quel que soit leur régime fiscal d’imposition.

 Le projet de loi sur le RSA a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale début octobre.

Aide aux agriculteurs

FCO: une aide de 30 € par mois pour le maintien des animaux en élevage (FRSEA, JA Massif Central)

«Pour aider les éleveurs pénalisés par le blocage de la commercialisation, une aide au maintien des animaux (broutards et reproducteurs) de 30 € par mois a été accordée» par Michel Barnier, ont annoncé la FRSEA, les Jeunes agriculteurs et les éleveurs de race à viande du grand Massif Central, jeudi, dans un communiqué. Suite aux dernières actions syndicales, une délégation avait été reçue la veille par le ministre de l'Agriculture et ses services. Les organisations demeurent cependant très vigilantes et attendent des avancées supplémentaires.

Prix du lait  Prix du lait: pas d'accord, prochaine réunion mardi (industriels)

La réunion jeudi entre industriels et producteurs n'a pas abouti à un accord sur le prix du lait mais une prochaine rencontre aura lieu mardi, a indiqué l'Association de la transformation laitière (Atla) qui regroupe les industriels privés et les coopératives.

Expertise agricole (lien commercial ?)

Agriculture Durable     Bonnes Pratiques Agricoles Découvrez l'expertise Syngenta Agro

syngenta-agro.fr 

Réseau agriculture durable
Site officiel du Réseau Agriculture Durable qui regroupe plus de 2000 agriculteurs du Grand Ouest de la France, répartis dans 29 groupes locaux.
http://www.agriculture-durable.org/
Inra Un site sur les bonnes pratiques agricoles, l'agriculture biologique, la biodiversité, très bien informé et facile à comprendre : http://www.inra.fr/la_science_et_vous/dossiers_scientifiques/changement_climatique/evaluer_predire_les_impacts/
Innovation

Trophée des technologies économes et propres : 1er prix : la fromagerie Verdier (Lot) : mise en valeur du lactosérum

http://www.industrie-technologies.com/article/page_article.cfm?nrub=1069&idoc=153176

Haies agricoles

Le rôle des haies dans l'agriculture :

http://www.univers-nature.com/dossiers/haie.html

http://www.arehn.asso.fr/centredoc/biblios/haie.pdf

http://ecoles.ac-rouen.fr/circ_neufchatel/CIRCONSCRIPTION%20NEUFCHATEL%202004/MUTATION

_GUPPY/file/Avenue_verte2007/Eau_et_agriculture.doc

Livre

Le sol, la terre et les champs

Voir en page "livres et brochures"

En complément : voir la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte

Site de Jean Bourguignon : http://www.lams-21.com/

Variétés anciennes de graines

Une association qui se bat pour la biodiversité. Un tantinet anar mais ce n'est pas le problème

Des vidéos sur l'ortie, les pesticides,...

http://www.kokopelli.asso.fr/

* EBE : excédent brut d'exploitation. Par comparaison d'une année (n) avec la précédente (n-1), l'EBE permet de déterminer si la rentabilité de l'entreprise se maintient, augment ou diminue.