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Cette page n'est pas réservée à l'agriculture biologique, elle a pour but de donner des nouvelles du monde agricole.

Conscient qu'il détient un capital à préserver, l'agriculteur en optimise les intérêts par l'utilisation de pratiques compatibles avec la sauvegarde des sols. Et de la richesse des paysages et de la vie.

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Un agriculteur nourrissait trois Français en 1950. Il en nourrit cinquante aujourd’hui, mais à quel prix pour le futur ?

Page Spécial OGM

Crise de l'agriculture, que se passe-t-il ? Et si le monde de la finance voulait s'emparer de l'essentiel, de ce qui lui manque ? Lire.

21/02/12 Réduire les phytosanitaires de 50 %, c'est possible.

 

En 2006, une quinzaine d’agriculteurs expérimentés du réseau RAD - CIVAM décident de créer un cahier des charges pour des cultures économes en intrants. Leur but est de le faire valider en tant que mesure agri-environnementale (MAE) et de l’intégrer au plan de développement rural hexagonal (PDRH). L’idée directrice du projet est de refonder les systèmes de culture afin de les rendre moins sensibles aux bio-agresseurs et, de ce fait, moins consommateurs d’intrants.

Lundi 13 février 2012, devant un parterre de 150 participants, les résultats de ce programme dénommé Grandes Cultures Économes, qui regroupe désormais 56 agriculteurs, ont été présentés au Palais du Luxembourg, à Paris.

Diminuer les consommations d’intrants (pesticides, engrais, énergie…), tout en maintenant la rentabilité économique des systèmes de culture, c’est possible : preuve faite par le Réseau Agriculture Durable des Civam dans un document que vous pouvez télécharger en cliquant ici.

Ce document ne concerne pas l'agriculture biologique, ce n'est pas un problème dans la mesure où il permet aux agriculteurs de reprendre connaissance d'une idée simple : leurs terres sont en interaction avec l'ensemble du territoire, l'air, le sous-sol (l'eau, la vie microbienne, ...). Avec toutes les conséquences qui en découlent, espérons qu'un rapprochement entre agriculteurs, société civile et économie fera évoluer cette problématique. Lire (cdurable).

12/02/12 Comment on s'oppose à l'agriculture bio en Saône et Loire (71).

 

Rappel des faits : Jean Pierre et Renée JACQUIER, producteurs de viande bovine et volailles en agriculture biologique  à Pierre de Bresse. Ils sont actuellement victimes d’une intimidation par un autre agriculteur qui met en péril leur exploitation et une AMAP  .

Les Jacquier sont locataires de terres du côté de ST BONNET en Bresse, qui jouxtent 220 ha de terres exploitées par Bernard Muzeau et ses associés dans le Gaec du Grand Taperey à St Bonnet en Bresse . Son fils aurait acheté au prix fort les terres louées (30% au - dessus des prix pratiqués) afin de l’expulser. L'expulsion est contestée devant les tribunaux. Les services préfectoraux (DDT) ont signifié aux Muzeau un refus d’exploiter (1), car mettant en péril l’exploitation des Jacquier. En cours de dénonciation éventuelle, le bail de location court donc toujours par tacite reconduction. Mais le « propriétaire »  a passé outre l’interdiction de la préfecture et a utilisé des mesures d’intimidation violentes : arrachage des clôtures, labour des prairies, épandage de fumier  et de « roundup »…. ! Or ces terres sont classées en bio depuis 23 ans, et ces saccages et pollutions volontaires mettent aujourd’hui en péril, outre l’état des sols, l’avenir de l’exploitation familiale et celui d’une AMAP.

Lire (attac). C'était en Avril 2011.

Aujourd'hui : Une bonne nouvelle : le tribunal paritaire confirme la nullité du congé donné par les Muzeau . En découle l'autorisation pour les Jacquier de cultiver les terres en question jusqu'à la fin de leur bail .

C'est ce qu'on attendait ... reste à faire appliquer la décision , d'où la nécessité de trouver un médiateur pour éviter de nouvelles violences verbales ou des intimidations

09/02/12 Des produits sains et au juste prix ? Impossible pour cause de campagne électorale !

 

En novembre 2010, Pierre Priolet, agriculteur du Vaucluse a arraché lui-même les 13 hectares d’arbres fruitiers de son exploitation de poires et de pommes. Par cette autodestruction, il souhaitait dénoncer la spoliation que subissent les exploitants agricoles soumis aux prix non négociables de la grande distribution. Depuis, il multiplie les appels au secours, sur les plateaux télé ou dans son livre Les fruits de ma colère.

... Les agriculteurs bossent comme des dingues et croulent sous les dettes. Leur quotidien, c’est le divorce, les médicaments, voire le suicide. Certains sont des zombies. J’en retire d’abord une impression de grand vide dans nos territoires. Je suis passé à Juliénas, dans le Beaujolais, on m’a dit que la moyenne d’âge dans le village dépasse les 70 ans. Un peu plus loin, le dirigeant d’une coopérative m’apprend que dans cinq ans, il n’y aura plus de vignerons dans sa commune. Dans mon village, nous ne sommes plus que 3 agriculteurs, plus de 60% du territoire est en friche. J’ai traversé des coteaux du Beaujolais complètement vides, à l’abandon. Que vont devenir ces espaces ? Je crains une apocalypse alimentaire le jour où il faudra revenir en arrière et produire à nouveau, par exemple à la moindre catastrophe climatique ou difficulté à importer des produits.

... Il faut une volonté politique nationale. Imposons aux distributeurs une marge brute maximale de 30% sur les fruits et légumes. C’est beaucoup 30% ! Et bien avec cette marge ils achèteraient les pommes de terre 1,10 euro le kilo aux agriculteurs, et ils revendraient le tout plus de 1,50 euro. Tout le monde y gagnerait, le consommateur y compris. J’ai proposé cette solution au ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire qui avait demandé à me rencontrer il y a quelques semaines. Il m’a répondu que c’était inenvisageable à cause de la campagne électorale ! Même imposer d’afficher le prix payé au producteur sur l’étiquette lui semble impensable. Vous savez, ce même ministre a reconnu qu’il ne sait pas combien un hectare fait de mètres carrés. Comment voulez-vous décider de notre modèle alimentaire avec des dirigeants qui n’ont pas la moindre notion de comment on produit notre nourriture ?
Lire (terraeco).

08/02/12 On voulait interdire la vente de semences "non déposées". Kokopelli gagne son procès.

 

Ca paraît surnaturel ce genre de connerie, mais c'est bien ce que les semenciers cherchaient à faire. Plus question de vendre des variétés anciennes ? La commission européenne donne raison à Kokopelli, association dont le but est de défendre la biodiversité de nos jardins. Lire (terraeco).

04/02/12 "Touche pas à ma terre", manif d'agriculteurs devant le ministère de l'environnement.

 

C'était ce Vendredi matin aux aurores, une manifestation organisée par la FDSEA Ile de France et les Jeunes Agriculteurs.

Manifester à la fois pour défendre le métier et défendre le productivisme me laisse perplexe. Surtout en montrant du doigt le ministère de l'écologie (qui est en service minimum). Lire (lemonde).

Cette pancarte de manifestant "Touche pas à MA terre" est significative : en fait, la profession, poussée par la Fnsea, revendique le droit de faire ce qu'elle veut sur ce qui est le bien commun de tout le pays. Il y a donc un problème de fond qui n'a jamais été abordé : pour tout autre "propriétaire" d'une chose quelconque, celui-ci est soumis à des règles de bienséance avec son entourage.

Par exemple, vous avez une chaîne HiFi exceptionnelle et vous n'avez pas le droit d'en faire "profiter" outrageusement vos voisins. De même pour la terre, il est normal de l'exploiter en tenant compte de règles approuvées par tous, y compris les buveurs d'eau, les apiculteurs et beaucoup d'autres. La notion de propriété absolue (saufs les objets strictement personnels) est obsolète dans ce monde interconnecté , et ce n'est pas de s'aligner sur les plus laxistes que sortira la solution.

Si la Fnsea est réellement défenderesse de l'agriculture et des agriculteurs, son rôle est de demander que tous les pays soient respectueux des terres et des agriculteurs. On sort durablement d'une crise par le haut, jamais par le bas en demandant toujours plus de subventions, de pesticides et biocides, de semences fragiles et de traitements en tous genres qui dénaturent et appauvrissent les sols.

L'écologie agricole ça commence par : faire revivre les sols.

03/02/12 Pays Basque, pression des industriels sur le lait de brebis.

 

1,35 million de litres de lait de brebis risquent de partir à la poubelle. En cause : le refus des industriels de collecter ce lait auprès de la Coopérative laitière du Pays basque (CLPB).

Le 7 novembre 2011, lors d’une réunion de l’interprofession à la sous-préfecture de Bayonne, les gros industriels (Lactalis, Bongrain, Andros…) informent les éleveurs de brebis adhérents de la coopérative qu’ils n’achèteront plus leur lait, à moins qu’ils ne concluent des contrats individuels avec eux, en quittant la coopérative. Une annonce jugée « brutale » deux semaines avant le début de la collecte, qui dure jusqu’en avril.

... Pourquoi cet acharnement ? « La coopérative a, historiquement, porté tous les combats : pour l’AOC, pour le prix du lait, pour le développement local… Les industriels essaient de la casser », analyse Jean-Noël Etcheverry. 80 % du lait de brebis est labellisé Ossau-Iraty, dont l’origine est contrôlée et protégée. Un argument de poids pour les éleveurs en Pyrénées-Atlantiques pour négocier un tarif garantissant « un revenu suffisant pour vivre sans faire du volume à tout prix ». Cela a, entre autres, permis de maintenir des petites exploitations en zone de montagne. Le litre de lait Ossau-Iraty se vend ainsi 1,055 euros, ce qui rapporte à l’éleveur 31 650 euros pour une production moyenne de 30 000 litres. Avec la même quantité produite, un éleveur de brebis en Aveyron ne perçoit que 19 800 euros (à 0,66 €/l). Lire (bastamag).

« L’objectif est d’aligner le marché du lait de brebis en Pays basque sur les cours européens, à l’instar de ce qui se passe avec le lait de vache. On en connaît les funestes conséquences pour les petits paysans : plus du tiers des exploitations de vaches laitières disparues depuis dix ans », accuse le mouvement écologiste Bizi !

03/02/12 Si on laissait l'agriculture aux marchés, ce serait la famine (J Bové).

 

Je pense fondamentalement qu’il n’y a pas d’agriculture possible sans politique publique de soutien, ne serait-ce que pour organiser l’offre et la demande et l’occupation des territoires. Au Ve siècle avant J.-C., Socrate disait même que "celui qui ne connaît rien au commerce des céréales ne peut pas prétendre être un homme d’Etat". C’est une réalité qui est toujours vraie aujourd’hui, et si on laissait le seul marché décider aujourd’hui, ce serait la famine assurée.

L’enjeu aujourd’hui, c’est donc bien de changer l’orientation générale de la PAC pour obtenir une bonne agriculture, et non pas la supprimer. Il faut désormais répondre à cette question : veut-on poursuivre dans le modèle actuel ou évoluer vers un nouveau type d’agriculture ?

Aujourd’hui, il y a à mon sens trois grands axes à défendre. Le premier, c’est de nourrir en quantité et en qualité les 500 millions de citoyens européens. Cela implique une production sur l’ensemble du territoire, mais aussi un type de production qui permette aux générations futures de continuer à produire. Le deuxième, c’est plus largement l’enjeu environnemental, et la nécessité d’adapter l’agriculture aux bouleversements climatiques que nous connaissons. Le troisième enfin concerne l’occupation de l’espace territorial et social, c’est-à-dire le maintien d’agriculteurs sur l’ensemble du territoire européen. Cela passe par l’installation d’une nouvelle génération d’agriculteurs. Si on poursuit avec le modèle actuel, on va assister à une véritable hémorragie en nombre d’agriculteurs, puisqu’aujourd’hui les paysans ne sont pas remplacés, et ce à cause d’une politique d’installation qui empêche les jeunes de reprendre le flambeau.

... Culturellement, l’agriculture française n’existe plus. Depuis une vingtaine d’années, la question agricole est déconnectée de la réalité des gens. Il y a une coupure entre la société civile qui mange tous les jours et le monde agricole qui produit ces aliments. Les politiques agricoles ont toujours mis de côté les paysans, et ne les ont jamais intégrés dans une problématique plus globale. Quand on parle d’emploi par exemple, jamais il ne vient à l’idée des dirigeants de créer de l’emploi en milieu agricole. Lire (europeecologie).

31/01/12 Biodiversité des sols (dossier Futura Sciences).

 

La faune du sol peut paraître banale et pourtant, le sol et le sous-sol de notre planète abritent une biodiversité foisonnante, indispensable elle aussi à la vie sur Terre.

Sous nos pieds grouille un univers riche de plusieurs centaines d’espèces animales (au décimètre carré), dont l’importance est fondamentale pour le maintien de la vie sur notre planète : recyclage de la matière organique, création de la structure du sol, régulation, dissémination et stimulation des communautés microbiennes (bactéries, champignons), telles sont les fonctions principales dévolues aux invertébrés du sol, toutes essentielles pour le maintien de la fertilité du sol et donc… de la biodiversité ! Mais qu’arrive-t-il lorsque cette faune régresse en nombre et diversité?
L’écosystème ne se transforme-t-il pas alors en colosse aux pieds d’argile ?
Vous pourrez découvrir dans ce dossier comment on explique la coexistence d’un aussi grand nombre d’espèces dans le sol, comment matière et énergie y circulent le long de réseaux trophiques, pourquoi la biodiversité animale du sol explique la bonne santé de nos forêts, et comment on peut en tirer des leçons pour les gérer durablement. Lire (futurasciences).

Au sommaire :
- Sol et sous-sol : une biodiversité étonnante
- La dimension fractale* du sol
- Le réseau trophique et la mobilité
- Mull et moder, les formes d’humus
- Animaux du sol : les facteurs contrôlant la biodiversité
- Faune du sol et dynamique forestière : l'exemple du ver de terre
- Vers une foresterie durable respectueuse de la faune du sol
- Pour en savoir plus sur les animaux du sol

* Fractale : c'est une figure complexe qui, pour un volume donné, possède un maximum de surface, les motifs se répétant "à l'infini" au fur et à mesure du grossissement du microscope. Exemples : le chou fleur, le flocon de neige, la côte bretonne, l'éponge).

25/01/12 BCAE (Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales), tout changer pour ne rien changer.

 

Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, il fallait bien prendre des mesures. Par exemple sur la rotation des cultures. Voici donc ce qui a été mis en place : le maintien de la diversité d’assolement qui est un des fondements de l’agronomie se réduit à :
- soit l’implantation de 3 cultures différentes, la plus petite pouvant représenter 3%, la seconde 5% et la troisième donc 92%,
- soit l’implantation de 2 cultures différentes avec une surface fourragère (prairie temporaire ou artificielle) couvrant 10%, la culture pouvant couvrir 90%,
- soit l’implantation d’une seule culture (visée essentiellement le maïs grain). Cela s’appelle une monoculture. La seule contrainte est un broyage fin des tiges et un enfouissement superficiel.

En fait, la mesure a été construite de façon à satisfaire 100% des pratiques existantes, tout en satisfaisant la requête de la Commission. Sous couvert d’un affichage de diversité d’assolement, on tolère la monoculture du maïs et des rotations très courtes comme blé/tournesol.

Encore mieux : le maintien des éléments topographiques, il fut donc décidé qu'une haie comptait pour 100 m de large. (SF, com-agri).

On pourrait conclure que nos énarques et agronomes officiels ont suivi les cours du mime Marceau : marcher en faisant du sur-place (repris par Mickael Jackson : le moon walk) !

21/01/12 Plus de polyculture pour plus d'équilibre.

 

C'est une vérité de Lapalisse, hélas oubliée. La polyculture est la solution la plus économique et la moins polluante puisque le recyclage se fait sur place et de façon équilibrée, ou peut s'en faut. La transformation de nos espaces en vastes monocultures ou mono élevages crée plus de problèmes qu'il n'en résoud, et une enquête de l'Inra va dans ce sens.

«C’est la première fois qu’une étude s’attache à décrire l’ensemble des émissions d’azote liées à l’élevage», a déclaré Marion Guillou, présidente de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). Pour mener ce travail à bien, 20 chercheurs de disciplines différentes ont analysé plus de 1.300 publications et constaté que la capacité d’absorption des surfaces agricoles dépend de la nature des sols, de la concentration des élevages sur une zone et bien sûr du climat. Lorsqu’il est en excédent dans un milieu, l’azote se transforme alors en nitrate, en ammoniac ou protoxyde d’azote.

Mais les excédents de rejets d’azote ne dégradent pas forcément le milieu (eau, air). En Bretagne, le trop plein est lié à une très forte concentration animale -deux fois la moyenne nationale. Mais l’Irlande qui possède le même type de climat et de sol réussit à absorber beaucoup plus grâce à ses prairies et à son élevage extensif.

Lire (jdle).

La révolution est-elle en marche? On peut se le demander lorsque les solutions à l’échelle du territoire sont abordées. «La recherche de synergies entre exploitations est nécessaire.» Autre solution peu compliquée à mettre en œuvre: l’aménagement paysager. Les scientifiques ont constaté que les zones humides et les haies favorisent la dénitrification. Mais surtout, la déconcentration des élevages avec une relocalisation partielle des productions semble faire des émules au sein de l’institut. Cette solution est née d’un constat: certains territoires sont entièrement dédiés à l’élevage (comme la Bretagne), d’autres à la culture des céréales (comme le bassin parisien).
«La politique agricole française a poussé la concentration des élevages dans certaines régions et les cultures dans d’autres. Il faut rééquilibrer tout cela!», constate Frédéric Gaiffe, éleveur laitier dans le Jura.

18/01/12 Riz, les canards savent désherber.

 

Qui vous a dit qu'on n'utilisait pas de désherbant en culture bio ? Ici, ce sont les canards qui font le boulot, ils se nourrissent de vers et d’insectes. Palmes et bec éternellement en action, ils oxygènent l’eau et remuent la terre en pataugeant. Leurs déjections servent d’engrais. Ils sont surtout une alternative crédible aux pesticides, en arrachant les mauvaises herbes qui étouffent la rizière.

D’autant que pour des raisons mystérieuses, ils ne touchent pas au riz.

"Les rizières souffrent de mauvaises herbes connues (panisse et le triangle) mais aussi du riz sauvage (crodo) très difficile à éradiquer avec des produits chimiques, car ceux-ci tuent aussi le bon riz", confie Jean-Claude Mouret, de l’Inra Montpellier qui a validé la technique.

"L’initiative est remarquable. C’est une référence en terme d’autonomie et de démarche globalisée et réfléchie." Bernard Poujol complète : "Ce n’est pas du bio de baba cool. Mais une nouvelle agriculture qui invente son itinéraire." Lire (midilibre).

16/01/12 Le BRF (bois réal fragmenté).

 

La technologie du BRF est une solution pour le décompactage, la reconstitution des sols, la régulation de la T° et de l'humidité, et la lutte contre les adventices (mauvaises herbes).

Cela consiste à récupérer la taille (broyée) des haies et sous bois et l'étendre entre les lignes de culture. Résumé (format .doc) de la conférence de C et L Bourguignon. Télécharger le diaporama (pdf). Exemple d'un vignoble : Vidéo (45 mn). Plus de renseignements (infobrf). Ca marche aussi pour le jardin !

30/12/11 L'observatoire des prix, du producteur au consommateur.

L'Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, placé auprès du ministre chargé de l'alimentation et du ministre chargé de la consommation, a pour mission d'éclairer les acteurs économiques et les pouvoirs publics sur la formation des prix et des marges au sein de la chaîne de commercialisation des produits issus de l'agriculture, de la pêche ou de l'aquaculture. Lire (observatoireprixmarges, ministère des finances et ministère de l'agriculture). Et nous aussi sommes intéressés ! Les travaux de l’Observatoire sont réalisés principalement par FranceAgriMer.

Conseil : dans le menu, cliquez sur "filière", puis affinez votre choix sur la ligne en dessous. Un fois la page ouverte, sélectionnez le produit qui vous intéresse dans la colonne de gauche (menu + sous menu). Allez aussi voir "Rapports et études".

30/12/11 Flambée des coûts de production en 2011.

 

Les comptes prévisionnels 2011 (constitués en partie d'estimations) annoncent une baisse du revenu net d'entreprise par actif non salarié, de 6,8%. Cette baisse est aggravée par la flambée des consommations intermédiaires (+10%) : les coûts "aliments du bétail" progressent de 16,8 %, les engrais font un bond de 42%, et ce, malgré l'augmentation de la production, tant en volume (+2,3) qu'en valeur (+5,6%). Le revenu de la ferme "France "s'élèverait à 12,37 milliards d'euros impacté par 8,57 milliards de subventions du premier pilier de la PAC, rappelant l'artificielle compétitivité de l'agriculture française et européenne livrée au libre échange. Lire (confpaysanne).

23/12/11 Loi de finances 2012, Assemblée, Sénat et FNSEA.

 

"Le pire a été évité" selon la FNSEA : l'amendement phyto du Sénat (augmenter la TVA) est rayé à l'assemblée, idem l'augmentation de la redevance eau (irrigation).

"Ces mesures sont favorables aux agriculteurs" se satisfait la FNSEA. Mais quels agriculteurs ? Ils ne le disent pas parce que ce n'est pas vrai.

Ces mesures étaient destinées à s'orienter vers une agriculture plus raisonnable.

Donc leur devise est "tout va bien tant qu'on ne change rien" revient à continuer à maltraiter les rivières et les nappes phréatiques, laisser des résidus de pesticides dans les aliments. Et les inconvénients sont payés par toute la population : traitement de l'eau, disparition de la faune des rivières (voir la Loue).

Il fut un temps où les agriculteurs étaient les jardiniers de la planète, la technologie et la biologie auraient pu en faire les magiciens, non, certains les ont transformés en sorciers au bénéfice de quelques grands groupes financiers producteurs de phyto, engrais, bouffe industrielle.

22/12/11 L'agroforesterie revient.

 

Depuis 30 ans haies, arbres et bosquets ont disparu des paysages agricoles. Ils pourraient bien revenir en force sous une autre forme : associer sylviculture et culture. Avec la nouvelle PAC, cette pratique ancestrale consistant à associer des arbres et des cultures revient sur le devant de la scène.

En 2008, on comptait plus de 300 projets agro forestiers répartis sur toute la France. En 1995, l'INRA crée sur plus de 50 hectares la première expérience de recherche associant arbres, grandes cultures et vigne sur le domaine de Restinclières, au nord de Montpellier (34). Depuis lors, une quarantaine de parcelles de démonstration ont été installées dans six régions grâce à des financements du ministère de l'Agriculture. Lire (actuenvironnement).

16/12/11 Antibiotiques dans les élevages, apparition de multi résistance.

 

Les bactéries Salmonella sont une des premières causes d'infections alimentaires chez l'Homme.
L'une d'elles "Salmonella Kentucky" détectée dès 2002 par le Centre national de référence des Salmonella à l'Institut Pasteur chez un petit nombre de voyageurs de retour d'Egypte, du Kenya et de Tanzanie, suscite l'inquiétude de par sa résistance à de nombreux antibiotiques. Lire (clcv).

07/12/11 Nous avons besoin d'un système alimentaire qui nourrit les gens, pas les marchés.

 

Cette phrase est vraie partout et plus particulièrement dans les pays du sud où de grandes multinationales rachètent les terres pour des productions à l'export. Au détriment des populations locales, des ressources en eau et de la qualité des sols.

 Le 5 décembre 2011, GRAIN a reçu le Right Livelihood Award 2011, souvent appelé le « Prix Nobel Alternatif », au Parlement suédois, à Stockholm. Ce prix a été décerné à GRAIN pour son « travail dans le monde entier visant à protéger les moyens de subsistance et les droits des communautés agricoles, et à dénoncer les achats massifs de terres agricoles dans des pays en développement par des intérêts financiers étrangers. » GRAIN a saisi cette opportunité pour demander la fin immédiate de l'accaparement des terres et une restitution des terres aux communautés locales. Lire (grain).

Début du discours : Il y a trois semaines, le 16 novembre, Cristian Ferreyra a été abattu par deux hommes masqués en face de sa maison et devant sa famille. Cristian vivait à San Antonio, un village situé au nord de Santiago del Estero, en Argentine. Il faisait partie d'une communauté autochtone et était membre l'organisation paysanne autochtone MOCASE, l'un de nos partenaires. Son « crime » ? Avoir refusé de quitter sa terre natale pour laisser la place à une immense plantation de soja, l'une de ces exploitations qui, parmi tant d’autres, ont empiété sur le territoire des communautés rurales dans toute l'Argentine au cours des dix dernières années. Les propriétaires de la plantation l’ont donc fait assassiner. Cristian était âgé de 25 ans seulement.

06/12/11 Un hectare, c'est quoi ? La réponse de B Lemaire.

 

Le commentaire de la réponse par Guy Carlier. Ecouter (europe1, 2mn35*). Je me disais "il va comprendre : un nectar c'est quoi ?", mais non, ce fut pire, bien pire.

Amis agriculteurs, et les autres aussi, faites une bonne publicité de cette réponse, que tous sachent qui fait tourner le monde (en bourrique, pour n'être pas méchant), et comment. Vous pouvez envoyer l'adresse du site :

 (http://www.dolecologie.com/Agriculture.htm)

* 2mn35, mais pas "de bonheur". Faites vous expliquer par les anciens, ceux qui ont eu 20 ans dans les années 60, sinon, réponse la semaine prochaine à cette même page.

30/11/11 Nourrir la planète en 2050, mission impossible ?

 

D’ici 2050, l’agriculture de la planète est condamnée à relever un défi sans doute impossible: produire 70% d’aliments supplémentaires sur des terres de moins en moins fertiles.
Selon l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), un quart des terres de la planète sont dans un état de dégradation extrême. 8% sont modérément dégradées, 36% sont stables ou légèrement dégradées et 10% sont «en cours de bonification». En cause: l’érosion des sols et le gaspillage des ressources en eau.
40% de ces terres dégradées se trouvent dans des zones pauvres, 30% dans des zones de niveaux modérés de pauvreté, tandis que 20% se situent dans des zones de faible pauvreté. Lire (jdle).

Dans ce domaine aussi, après les énergies fossiles et les minerais, il semble que l'on s'aperçoive de nos limites et que la terre est ronde. Et petite.

29/11/11 Vers l'interdiction de faire ses semences ?

 

Une nouvelle proposition de loi sur le Certificat d'Obtention Végétale (COV) sera débattue à l’Assemblée Nationale le 28 Novembre. Si les députés confirmaient ce vote, les paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement leur propre récolte et d'échanger leurs semences.

Le droit ancestral des paysans de ressemer et d’échanger librement leurs semences de fermes fait partie des droits collectifs inaliénables, nous rappelle la Confédération paysanne. Lire (confpaysanne).

Mais surtout, la création d'une taxe essentiellement destinée à la création d'OGM ou de variétés hybrides (non reproductibles) cherche à créer une privatisation des semences. Comme si on nous obligeait de verser une obole à la messe (pour ceux qui y vont, et d'y aller pour les autres) pour rémunérer le bon dieu de ses largesses. Lire (bastamag), l'article est très orienté politiquement cependant le fond est assez juste.

27/11/11 L'AEI, agriculture écologique intensive.

 

A télécharger, un tour d'horizon des différents types d'agricultures puis le témoignage d'un parcours paysan vers une agriculture à la fois intensive et écologique. Vous pensez que c'est utopique? C'est que vous avez beaucoup de chemin à parcourir, prenez le temps de parcourir ce texte de 88 pages et commencez à vous y mettre. Rien ne se fait en un jour.

Extrait (p 31) : Je vais chercher à couvrir en permanence mes sols, soit par des couverts végétaux entre 2 cultures, soit par des plantes associées. Cette biomasse produite grâce à l’énergie gratuite du soleil va servir de nourriture à mon cheptel lombricien. Chiffres à l’appui, les déjections du cheptel vont augmenter mon taux de matière organique de 0.1 % par an. Jay Fuhrer (technicien du Dakota) m’a expliqué qu’un point de MO gagné correspond à 50 unités d’azote gratuites tous les ans, et augmente la réserve en eau de mon sol de 12 mm par tranche de 30 cm de sol.

 La nature finira toujours par imposer dans les champs la diversité que nous refusons d’apporter. 
Il est beaucoup plus judicieux mais aussi économique, même si cela peut sembler plus compliqué à première vue, de comprendre les relations naturelles et le fonctionnement des éco-systèmes dans nos champs pour les accompagner plutôt que de rester dans une stratégie de lutte et de conflit.

Le site d'AEI.

14/11/11 Faites vos semences avec Kokopelli.

 

D'accord c'est un livre et on n'est pas dans la rubrique livres. Mais 824 pages (55 €)pour cultiver autrement, sans faire outrageusement appel aux sirènes des industries semencières, c'est un bon investissement. Lire (kokopelli).

C'est un manuel de production de semences pour le jardin familial avec des informations très détaillées permettant à tous les jardiniers, et maraîchers, de produire leurs propres semences en toute pureté variétale. "Semences de Kokopelli" présente aussi une analyse précise des processus d'érosion génétique, pour chaque espèce alimentaire, ainsi que des informations récentes quant à la présence de plantes transgéniques alimentaires dans diverses parties du monde. Cet ouvrage présente une collection planétaire de 2700 variétés et espèces principalement alimentaires. Et c'est l'époque des cadeaux, pensez-y.

11/11/11 Agriculture dans le monde. Bulletin d'inter réseau n°184.

 

Sommaire Sécurité alimentaire & volatilité des prix Les pays du Sahel en mauvaise posture alimentaire – Inquiétude du CILSS Rencontre Cedeao / FAO sur la volatilité des prix – Bilan, présentations, rapports Conférence à Dakar sur la volatilité des prix – Bilan, présentations, rapports Commerce régional et sécurité alimentaire – Note 12p Volatilité des prix agricoles et sécurité alimentaire : réhabiliter le rôle des États – Note 4p CSA Compte rendu du Comité sécurité alimentaire (Rome, 17 - (...). Lire.

 

Extrait : Le rapport Volatilité des prix et sécurité alimentaire (pdf, 98 pages). Réalisé par 4 spécialistes (Canada, Mali, Bengladesh et France), c'est une analyse fine et indispensable pour comprendre les besoins de stabilité et de sécurité alimentaire des pays en développement.

10/11/11 Algues vertes en Bretagne, ça grogne dans les syndicats agricoles.

 

On aurait pu s'en douter qu'il y aurait conflit ! Pour résumer en une phrase : moins de pollution c'est moins de production, et puis qui vous dit que ce nos engrais qui polluent ?

La mauvaise foi des tenants du productivisme agricole à tout prix (le CAF, Conseil de l'agriculture finistérienne) n'a plus de limites et en lisant entre les lignes, ce ne sont pas les agriculteurs qu'ils défendent, mais leur rente financière de subventions et les filières de vente d'engrais et produits phytosanitaires. Jamais ces choses là n'avaient été dites aussi clairement :

- Les représentants agricoles "se sont battus pour que les objectifs de réduction des flux d'azote soient réalistes et que les mesures proposées soient compatibles avec l'économie des territoires".

- "les objectifs de réduction des flux n'intègrent pas l'impératif de maintien de l'activité agricole et sont inatteignables dans les délais impartis".

Bien sûr que les mesures proposées ont des défauts, surtout quand elles sont conçues "hors sol" mais ils ont l'avantage d'être une base de négociation, de prise de conscience. Pour ce dernier cas, c'est raté. Lire (actuenvironnement).

08/11/11 Association de cultures (colza + lentilles), c'est gagnant.

 

En Haute-Saône, une expérience est menée pour tenter de limiter l'utilisation de pesticides et éviter la pousse de mauvaises herbes cet hiver dans les champs de colza.
Le principe : planter des légumineuses (gesse, fenugrec, pois fourrager ou lentille) dans les champs de colza. Ces plantes prendront la place des mauvaises herbes. Mais elles ont aussi la vertu de libérer de l'azote dans la terre, ce qui l'enrichit et permet d'éviter l'utilisation de pesticides.

Aujourd'hui, la Chambre d'agriculture, à l'initiative de l'expérience, communiquait sur ce procédé auprès des agriculteurs du département. Vidéo (FR3, 2 mn, visible).

Et voilà que les principes de l'agriculture biologique conquièrent l'agriculture "traditionnelle". Heureusement qu'il y a une agriculture de rechange. Quand on regarde la vidéo, on se rend compte qu'il n'y plus qu'à rétablir les haies, petite perte de surface pour un grand bénéfice (régulation hydrique, dégâts des vents) et on sera revenu à de bonnes pratiques.

01/11/11 Agriculture : on y investit 7€ pour produire 2€ ! Lettre ouverte du réseau Civam à Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA.

... vous déclarez : "l’agriculture est une industrie lourde " (...) "le paysan doit investir 7 euros pour en produire 2". Vous ne semblez pas, dans la suite de votre discours, vous interroger sur la signification et les conséquences de ce constat. Ne pensez vous pas que les raisons fondamentale de la crise actuelle de l’agriculture résident justement dans cette « folle course à l’intensification du travail et à la surcapitalisation qui en découle » ? Ce rapport 7/2 ne suffit-il pas à traduire une irrationalité économique complète ? Alors que la plupart des autres secteurs d’activités tendent plutôt vers un ratio capital/produit de 1/1, voire mieux. Jusqu’où pensez-vous accepter et justifier cette fuite en avant à laquelle vous semblez participer de bon coeur ? Au lieu de persister à présenter aux agriculteurs une voie d’avenir unique faite d’augmentation continuelle des volumes produits par exploitation et par actif, sous perfusion d’aides qui stimulent encore la concentration, ne pensez-vous pas qu’il est grand temps pour vous, responsable de la profession agricole, de vous poser, de prendre en considération les attentes de la société et d’examiner quelques questions fondamentales... Lire (ruralinfo).

Au passage : nous vous appelons à soutenir cette revue en vous abonnant. Elle fonctionne (comme ce site) avec des moyens très réduits.

28/10/11 Plan écophyto, pas de baisse de l'usage des pesticides.

 

Mercredi 26 Octobre 2011, un point d’étape sur la mise en œuvre du plan Ecophyto 2018 a été réalisé lors du Comité national d’orientation et de suivi, inauguré par le Ministre de l’agriculture. Inquiète de l’absence de réduction de l’usage de pesticides depuis 2008, FNE demande d’activer des leviers supplémentaires pour obtenir des résultats.

Alors que l’objectif du plan Ecophyto est de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2018, et que des moyens considérables sont consacrés à la formation des agriculteurs et à la mise en place de réseaux de fermes de référence, l’utilisation de pesticides a légèrement augmenté entre 2008 et 2010 d’après les chiffres présentés par le Ministère de l’agriculture (+2,6% pour les traitements par pulvérisation et +7% pour les enrobages de semences).
Pourtant, dans une étude appelée Ecophyto R&D publiée en 2009, l’INRA démontrait qu’il était possible de réduire de 30% l’utilisation des pesticides sans perte de revenu pour les agriculteurs. Lire (fne).

19/10/11 USA : Une étude s'étalant sur 30 années montre les nets avantages de l'agriculture bio.

 

Après 30 années d’expériences sur le terrain d’agriculture biologique et d’agriculture conventionnelle, l’Institut américain Rodale conclut que l’agriculture biologique est plus performante que l’agriculture conventionnelle relativement au rendement des cultures, la tolérance à la sécheresse, l’écosystème des sols, les intrants énergétiques, le gaz à effet de serre et le profit. (Rodale Institute, Octobre 2011). Source : Terre sacrée).

Dès qu'une traduction sera disponible, nous la publierons.

19/10/11 Les négociations de la nouvelle PAC vont être mouvementées.

 

Sans réelle surprise, des informations ayant fuité tout au long de l’été, la Commission a souhaité répondre à trois grands objectifs : allier compétitivité économique et écologie et permettre un maintien et un développement harmonisé de l’agriculture au sein de l’Union. Les grandes lignes :

- Des pays comme la France -qui touche 296€/ha alors que la moyenne européenne est à 270€/ha- devraient donc contribuer à la convergence en recevant moins d’aides directes.

- Le verdissement de l’aide directe. En plus du paiement de base, l’agriculteur recevra un paiement dit « vert ». Celui-ci sera conditionné à trois bonnes pratiques environnementales que la Commission a estimé simples à appliquer : une obligation de pratiquer une diversification des cultures - 3 au minimum - , la nécessité de maintenir ses surfaces en prairies permanentes au sein de l’exploitation et consacrer 7% de la surface de l’exploitant à des « réservoirs écologiques », afin de préserver la biodiversité (haies, jachères, surfaces boisées etc.).

- Peu de mesures sur la volatilité des prix.

- La nouvelle PAC prévoit aussi des aides directes spécifiques pour favoriser l’installation des jeunes agriculteurs. Lire (novethic).

12/10/11 Libérer les semences agricoles et fermières.

 

En complément de l'article du 03/10 ci dessous, voici un petit complément :

La semence est le premier maillon de la chaîne alimentaire. De sa qualité dépend la qualité de notre nourriture et de l'environnement agricole. Les semences commerciales aujourd'hui disponibles ont été sélectionnées pour les engrais et les pesticides chimiques et pour l'industrie agroalimentaire. Ce modèle, qui nous a sorti des disettes passées, se heurte désormais aux impasses sanitaires, environnementales et sociales qu'il a engendrées, aggravées par les crises climatiques, énergétiques et les spéculations financières. Les paysans qui veulent en sortir ne trouvent plus de semences adaptées à une agriculture plus saine et plus autonome. Les lois répriment leurs droits de les sélectionner, de les conserver, de les reproduire et de les échanger, et les artisans semenciers qui souhaitent leur en vendre.

Une campagne nationale est aujourd'hui engagée pour que la France inscrive ces droits dans sa loi, en respect de ses engagements internationaux. Lire1 (semencespaysannes), Lire2 (semonslabiodiversite).

11/10/11 L'UE interpelle la France à propos des algues vertes.

 

Bruxelles doute de l’efficacité des mesures prises par la France sur le dossier sensible des algues vertes.
La Commission européenne veut vérifier si « le phénomène des algues vertes résulte d’une violation de la directive nitrates de 1991 et de la directive cadre sur l’eau de 2000 » et si « toutes les mesures pour mettre fin à cette pollution sont engagées ». L’Europe semble douter de l’efficacité du Plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes adopté l’an dernier, qui épargne le modèle agricole breton, principal responsable de cette pollution des rivières par les nitrates.
Bruxelles demande des explications précises à la France sur 4 points majeurs. La Commission européenne questionne Paris sur l’ampleur des marées vertes sur le littoral français, au-delà des 8 baies concernées par le plan d’action décidé par l’État le 5 février 2010. Elle l’interroge également sur l’effectivité des actions retenues dans le plan gouvernemental et leurs premiers résultats. Lire (enviro2b).

Et il y a fort à parier qu'il en va de même pour nombre d'autres rivières françaises, seules les conditions climatiques ou géologiques sont moins favorables au développement de ces algues.

06/10/11  Les terres arables disparaissent.

 

Partout, les terres s’épuisent. Et risquent de ne plus pouvoir nourrir l’humanité. En cause : l’érosion des sols, liée aux productions intensives, le déclin de la biodiversité ou des vers de terre, accéléré par l’usage massif de la chimie, ou encore la progression inexorable du béton des villes et des routes qui stérilise à jamais notre bonne vieille glèbe. Aux États-Unis, de nombreuses études lancent l’alarme : la disparition des terres arables pourrait être irréversible. En France, on cherche encore à évaluer le phénomène, sans trop se presser.

Dix millions d’hectares de terres arables sont détruits et abandonnés chaque année dans le monde à cause de pratiques agricoles non soutenables, décrit David Pimentel, professeur à l’université Cornell aux États-Unis et spécialiste des sols. 0,5 % des terres cultivables disparaissent tous les ans, l’équivalent d’un cinquième du territoire français. Lire (bastamag).

Et en France ? "En 1950, il y avait 4 % de matière organique dans les sols. Nous sommes descendus à 1,4 %. On ne peut plus descendre en-dessous de ce niveau". Mais c’est en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud, que l’érosion frappe le plus fort : une perte de 30 à 40 tonnes de terreau par hectare par an. Environ 17 tonnes par an en Europe et aux États-Unis.

05/10/11 Réforme de la PAC et "greenwashing".

 

Par une coalition d'ONG françaises et européennes (extraits) :

D'un côté la continuation d'un modèle agro-industriel lancé dans une course en avant, qui s'adapte en corrigeant ses urgences les plus manifestes ; de l'autre, une agriculture agro-écologique qui valorise les milieux naturels, les ressources génétiques locales, l'emploi. Quatre constats se dégagent :

1 - Les deux modèles sont en concurrence et leur cohabitation conduit le premier à marginaliser le second et à en récupérer l'image tout en en altérant l'essentiel.

2 - La prétendue supériorité économique du modèle industriel ne repose que sur une forte mobilisation d'aides publiques, sur des interventions d'urgence en cas de crise et sur la non-prise en charge des coûts induits pour l'environnement et la santé. Sans ce fort soutien public, l'agriculture industrielle serait en faillite et elle l'est effectivement pour tous les exploitants qui "décrochent" du fait de charges trop élevées.

3 - Beaucoup d'analyses estiment désormais que l'agriculture industrielle n'a pas vocation à nourrir le monde contrairement à ce qu'elle prétend, et qu'elle contribuerait plutôt à désorganiser les systèmes alimentaires vivriers.

4 - Produire en ménageant l'environnement n'est pas une aberration économique, c'est au contraire la meilleure assurance pour les agriculteurs eux-mêmes, les citoyens européens et les paysans du monde entier.... Lire (latribune).

05/10/11 Des niches fiscales à revoir.

 

La Fondation pour la nature et l'homme, avec d'autres organismes, remet en cause les niches fiscales concernant les agro carburants, elles sont 10 fois plus élevées (196 M€ contre 17) que celles dévolues à l'agriculture biologique (qui ont été réduites) et servent bien souvent à créer une concurrence déloyale. Lire dans la newsletter de FNH.

03/10/11 Les semences paysannes, c'est l'affaire de tous.

 

Nous savons tous qu'il y a des variétés reines, fruits des sélectionneurs, qui répondent à un besoin agro-industriel. Et il y a tout le reste : les variétés anciennes qui sont adaptées à un terroir ou qui ont des particularités (goût, emploi, rusticité, ...), elles constituent un réservoir de biodiversité, donc le complément indispensable de ces variétés industrielles. Les sélectionneurs vont y puiser des caractères à introduire dans leurs nouvelles variétés.

Le problème est que les semenciers veulent tout contrôler, s'approprier.

Une coalition constituée d’organisations paysannes, rurales, de l’agriculture biologique, environnementales, alter-mondialistes, d’éducation populaire et d’artisans semenciers a décidé d’interpeler les élus et les candidats aux prochaines élections pour obtenir le vote d’une loi de reconnaissance positive des droits des agriculteurs et des jardiniers sur les semences. Lire (cdurable).

21/09/11 Journée mondiale contre les monocultures.

Le 21 septembre est la Journée internationale contre les plantations d’Arbres en régime de monoculture. Ces plantations ne constituent pas des forêts, et même si cette journée cible surtout les plantations de palmier du Sud Est asiatique, les arguments sont valables aussi dans nos contrées : une monoculture s'accompagne d'un appauvrissement des micro organismes du sol et une maladie est beaucoup plus difficile à combattre même à coup de produits phytosanitaires qui, à terme, ne font qu'aggraver la situation (cf les plantations de bananes). Lire (amisdelaterre).

16/09/11 Perte des 3/4 de la diversité génétique au 20e siècle.

(article +++)

 

Les trois quarts de la diversité génétique présente dans l'agriculture auraient disparu au cours du XXe siècle, selon une étude par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les experts de la FAO établissent un parallèle entre le recul de l’espace habitable des tribus indigènes, la mondialisation et la diminution de la biodiversité alimentaire.

L’étude de la FAO souligne la limitation progressive de la diversité génétique agricole mondiale, dont elle rappelle la richesse originelle :
"Les tribus reculées des denses forêts tropicales ou des déserts de glace possèdent une gamme richissime d’aliments sains et nutritifs – certains ayant des propriétés extraordinaires – que nos sociétés opulentes ne peuvent que leur envier", peut-on lire en conclusion de l’ouvrage Indigenous Peoples’ Food Systems, publié par la FAO, en collaboration avec le Centre CINE (Centre for Indigenous People’s Nutrition and Environment) de l'Université McGill.
L’autre conclusion des experts de la FAO est plus inquiétante : "A mesure que les habitats sauvages reculent sous les pressions économiques et que la mondialisation standardise les modes de vie, ces aliments indigènes disparaissent à grande vitesse – et par là même, les régimes alimentaires qui garantissaient une bonne santé." Lire (geo).

Petite annonce : Ferme bio à reprendre à Bain de Bretagne.

Zone géographique : BAIN DE BRETAGNE 35
Surface agricole : 52 ha
Type de production actuelle : Ovins viande et bovins allaitants, races rustiques en AB.
Bâtiments d’exploitation : Bergerie de 120 places et annexes +
Bâtiments sur des terres en fermage
Possibilité de logement d'habitation sur place : A louer
Offre : Mixte
Structure et/ou personne à contacter : Noëmie Pennec, FD CIVAM 35
Tél. 02.99.77.39.28
noemie.pennec@civam-bretagne.org
Date de reprise prévue : 01/10/2011

Description/Autres :
Troupeau ovin viande (bleue du Maine et Charolaise) et bovin allaitant (Nantaise).
Possibilité d'achat du matériel et animaux. Possibilité d'élever des cochons(petit lait disponible).
Possibilité de cession clientèle vente directe (marché + restaurateurs) et de développement des ventes (Biocoop...).
La ferme est à adapter au projet.
Logement d'habitation (matériaux écologiques et géothermie) à voir avec le cédant.

  05/09/11 Petite réflexion sur la taxation du travail. (par Guy Kastler).

 

  - Chaque fois qu'un salarié reçoit 1 EUR de rémunération nette pour son travail, l'employeur doit verser 1 autre EUR de taxes sociales diverses,
- Chaque fois qu'un agriculteur achète pour 2 EUR d'équipements destinés à remplacer du travail par des machines et de l'énergie fossile, il perçoit environ 1 EUR de subventions diverses,
- Chaque fois qu'un agriculteur achète pour 1 EUR d'engrais ( = énergie fossile), de gasoil détaxé (=énergie fossile), de pesticides chimiques... tous destinés à simplifier le travail (= remplacer le travail humain par des machines), il facture environ 1 EUR de réparations sociales (chômage), écologiques et sanitaires diverses au contribuable... (pardonnez les chiffres approximatifs, je ne connais pas d'étude économique visant à les calculer de manière exhaustive).
=> On taxe le travail qui pourrait économiser les énergies fossiles et les dégâts sociaux, sanitaires, environnementaux..., et on subventionne la consommation des mêmes énergies fossiles, les mêmes dégâts sociaux, sanitaires, environnementaux... qui sont facturés au contribuable. On s'étonne ensuite que le travail se délocalise et que seuls les revenus spéculatifs gardent domicile dans notre pays. Cherchez l'erreur !
Si le droit à la santé, au travail (chômage), à la retraite... sont des conquêtes sociales qu'il convient de défendre, faut-il pour autant défendre leur financement par une taxe prélevée sur les seuls bas revenus du travail (les haut revenus sont exonérés par le plafonnement des prélèvements sociaux !). Le droit à la santé, au travail, à la retraite... ne sont-ils pas des droits universels ?
Rêvons un peu : ne devraient-ils pas être facturés par l'impôt (= solidarité) sur tous les revenus, d'abord du capital (financiers, immobiliers, fonciers...) et d'abord sur les plus haut revenus, et non sur les plus bas revenus avec une "TVA sociale" qui n'est rien d'autre qu'une taxe à la consommation des pauvres ?
Et ne faudrait-il pas exonérer les plus bas revenus du travail ? Cela ne serait pas une "subvention aux patrons", mais une subvention au retour des chômeurs au travail et aux bonnes pratiques favorisant les économies d'énergies fossiles, de dégâts sociaux, sanitaires, environnementaux
Il ne resterait qu'à facturer la réparation effective des dégâts sanitaires et environnementaux à ceux qui les provoquent, et à ne plus subventionner les équipements et la consommation d'énergies fossiles qui les favorisent ... L'agriculture biologique n'aurait plus aucun problème pour faire preuve de compétitivité économique face à une agriculture chimique qui s'effondrerait immédiatement.

Commentaire :

J'apporte un peu d'eau à ton moulin en ajoutant que les concessionnaires de tracteurs disent TOUS constater que :

-  une commune trouvera les moyens d'acheter un tracteur neuf avec ses outils neufs alors qu'elle n'aura pas les moyens de payer la réparation de sa barre de coupe,

- un exploitant trouvera un crédit pour acheter une machine neuve mais pas pour réparer une machine qui ferait encore dix ans d'usage pour un coût de l'ordre du centième du coût global du crédit (capital réactualisé, intérêts cumulés, assurances, frais, charges diverses). La plaisanterie devient : je change de moissonneuse-batteuse quand le cendrier est plein ...

L'agriculture et les travaux agricoles n'échappent pas au gaspillage généralisé. J'ajoute que la MSA n'a commencé à se soucier des ravages des pesticides qu'a partir du moment où les progrès de la médecine (et la croissance de ses coûts) ont permis la survie des cancéreux et, donc, qu'ils survivent en retraite. Jusque là, la surmortalité issue des pesticides, et des microparticules inhalées le nez derrière le tube d'échappement, équilibrait le régime des retraites ... Jean-Claude Marcus.

(Le tout a été trouvé sur EELV).

02/09/11 Maïs et chrysomèle, OGM ou rotation des cultures ?

Les captures de chrysomèles, ce coléoptère parasite du maïs, se multiplient dans les régions Alsace, Bourgogne et Rhône-Alpes. Tandis que les producteurs de maïs réclament des OGM, de premiers cas de chrysomèles résistantes aux maïs Bt viennent d’être détectés aux Etats-Unis. Face à ce fléau, les écologistes prônent la rotation des cultures.
L’insecte s’installe dans nos campagnes La rotation des cultures est la solution préconisée depuis longtemps par les agronomes contre ce ravageur du maïs. En décembre 2010, les services de l'État ont modélisé l'évolution des populations de chrysomèles sur le maïs en France en comparant plusieurs scénarios de rotation, allant du maïs un an sur deux, à cinq ans sur six. Cette modélisation conclut à l'explosion de la chrysomèle dès lors qu'on cultive du maïs plus de deux années
consécutives sur trois.
Les arrêtés préfectoraux laissent le choix aux agriculteurs entre la rotation et les traitements chimiques sur les larves : ils sont en contradiction avec les bases de l’agronomie. Dans les zones de confinement, où la chrysomèle peut être considérée comme installée, seule une rotation un an sur six a été acceptée, ce qui est nettement insuffisant.
Aujourd’hui, les zones où les captures de chrysomèles explosent sont justement celles où la rotation imposée est la plus faible. Les OGM, une fausse piste et un mauvais prétexte
Face à la multiplication du nombre de captures, l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM) prône le recours aux OGM. Or une récente étude de l’Université d’Etat de l’Iowa montre l'apparition de premiers cas de chrysomèles résistantes à la toxine produite par le maïs Bt. Ceci confirme la nécessaire mise en place de zones refuges pour limiter le développement de telles résistances, en totale contradiction avec la volonté d'éradication du parasite.
Les options génétiques et chimiques sont aujourd'hui impossibles et inacceptables, notamment si la France veut respecter le plan Ecophyto 2018 qu'elle s'est elle-même fixée et trop peu respecté ». « Il n'y a donc pas d'autre solution que de mettre en
place et d'amplifier les rotations culturales nécessaires dans les zones atteintes par la chrysomèle. .
Mais est-il raisonnable de demander aux producteurs de maïs de faire preuve de réalisme et de responsabilité, en optant dès aujourd'hui pour les solutions agronomiques qui s'imposent dans les régions touchées ? (Capen71, lettre n°57).

Article du Monde sur le même sujet, il semble que la chrysomèle soit super rustique et adaptable, il faudra aussi innover dans les solutions non OGM.

26/08/11 L'ambroisie en Franche Comté (et ailleurs).

 

L’ambroisie à feuille d’armoise est une plante annuelle de la famille des astéracées, comme le tournesol. Cette plante originaire d’Amérique du Nord est arrivée en France, dans l’Allier, dans les années 1860 avec des semences de trèfle. Par la suite son développement s’est amplifié sur toute la région Rhône-Alpes.

Les principaux vecteurs d’expansion sont les moissonneuses batteuses, le matériel de travaux publics, les gravats et le réseau hydrographique.

Aujourd’hui, l’ambroisie se répand en Franche-Comté, et plus particulièrement dans le Jura.
Cette adventice gênante dans les cultures de printemps a en plus l’inconvénient d’émettre des pollens très allergisants qui touchent une part importante de la population (6 à 12%), ce qui en fait un problème de santé publique. Lire (juraagicole).

En fin d'article, on vous parle de désherbant. Ne serait-ce pas plutôt l'occasion d'organiser avec tous les amis et connaissances une désherbage manuel ? Je n'en vois pas d'en ma commune, mais je participerais (comme au nettoyage des talus au printemps).

26/08/11 Des carabes contre les mauvaises herbes.

 

La présence de carabes dans les champs cultivés serait un moyen de lutte biologique efficace contre les mauvaises herbes conclut une étude de l'INRA et du BBSRC. Renforcer leur présence permettrait de diminuer l'usage d'intrants en préservant la biodiversité.

Les carabes limitent les futures germinations

Une équipe de chercheurs de l’INRA et du BBSRC ont étudié des données portant sur 257 champs comprenant quatre cultures différentes (maïs, betterave, colza d’hiver et de printemps), répartis sur l’ensemble du territoire britannique. L’objectif était de comprendre le lien entre la quantité de graines d’adventices disponible dans le sol d’année en année et l’abondance des populations de carabes dans les champs cultivés.

L’analyse des données a permis de conclure que plus il y a de graines disponibles en surface, c’est-à-dire juste après qu’elles soient tombées de la plante, plus le nombre de carabes est élevé. Ces résultats suggèrent aussi que les carabes prélèvent une part non négligeable de graines avant que celles-ci ne viennent réalimenter le stock de graines du sol, responsable des futures germinations.

Cette régulation est un service des écosystèmes qui se produit naturellement, et qui représenterait un moyen complémentaire de lutter contre les adventices.

Ce service serait amplifié si la quantité de pesticides utilisés était réduite et si la pratique du labour qui perturbe le sol dans lequel certains carabes passent l’hiver sous forme de larve ou d’adulte était limitée. Une meilleure gestion des populations de ces coléoptères permettrait de diminuer l’usage d’intrants et préserverait ainsi la biodiversité.

Pour cela, le maintien des habitats semi-naturels permettant à ces insectes de survivre dans les paysages agricoles doivent être préservés : talus, haies, arbres isolés, etc. La recrudescence de carabes prédateurs de graines pourrait augmenter le contrôle des mauvaises herbes et donc limiter le recours aux herbicides ce qui constituerait un réel impact positif sur la biodiversité et l’environnement. Lire (juraagricole).

Note : il est étonnant et heureux que les tenants de l'agriculture "moderne" mettent un pied dans un domaine qu'ils négligeaient voire déniaient hier. Bienvenue.

13/08/11 Culture du Soja au Brésil.

La culture du soja est devenue un produit financier. Lire (article original en portugais, traduit).

07/08/11 Algues vertes. Eva Joly aux agriculteurs : "Nous voulons transformer l'agriculture avec vous".

 

La Bretagne, c'est 6 % du territoire français et 51 % de l'élevage, le problème est là : le déséquilibre est top grand. Interview d'E Joly au journal Ouest-France : la vidéo (3mn).

L'argument de Me Joly est que les agriculteurs sont prisonniers d'un système qui ne profite qu'aux industries agro alimentaires, l'aboutissement est plus d'un suicide par jour chez les agriculteurs. "Je veux dire ici haut et fort que pour nous,  les paysans ne sont pas les responsables, les paysans ont fait ce qu'on leur demandé de faire et nous allons avec eux changer de modèle".

02/08/11 Guide pratique pour la conception de systèmes de culture plus économes en produits phytosanitaires.

 

Bien des agriculteurs ont conscience qu'il faut "faire quelque chose". Voici donc un guide qui sera leur premier pas pour être moins dépendant des grands groupes industriels, de garder une bonne productivité et se réapproprier son métier.

Donner les clés aux agriculteurs et à leurs conseillers pour la conception de nouveaux systèmes de culture économes en produits phytopharmaceutiques en se basant sur des stratégies alternatives de protection des cultures au cœur de la protection intégrée, c’est l’objectif du guide de co-conception de systèmes de culture économes en produits phytopharmaceutiques pour les systèmes de polyculture-élevage. Lire (cdurable).

- Le guide

- Les fiches AIDE rapides

- Les fiches AIDES approfondies (PDF - 5.8 Mo)

- Le livret support rapide (PDF - 5.7 Mo)

02/08/11 E Coli, les attaques récentes contre les produits biologiques reposaient sur… une étude qui n’existe pas.

 

Rappels des faits : le 27 juin dernier deux directeurs de recherche du CNRS n’ont pas hésité à publier une tribune dans le journal Libération prétendant que le Centre de contrôle des maladies infectieuses d’Atlanta (Center for Disease Control d’Atlanta -CDC ) aurait réalisé une étude en 1996 liant un tiers des 250 décès dus à une souche pathogène d’E.Coli à la consommation de produits biologiques ( alors qu’ils ne représentaient que 1% des aliments consommés aux Etats-Unis). Et nos deux scientifiques français de conclure : "Il est donc indéniable que les mérites de l’agriculture biologique s’accompagnent inévitablement de risques alimentaires spécifiques".

D’où vient cette soit disant étude ? Contacté, un des scientifiques du CNRS ne donne pas de référence pour cette supposée étude américaine mais se contente de dire qu’elle serait tirée d’un livre de Alan McHughen, un scientifique canadien. Le problème, c’est que ce McHughen n’a fait dans ses livres que reprendre les dires d’un certain Dennis T. Avery qui colporte depuis des années une rumeur selon laquelle le Center for Disease Control d’Atlanta aurait réalisé en 1996 une étude comparative bio / conventionnel montrant que les personnes mangeant des aliments bio ont beaucoup plus de risque d’être infectés par E.coli. Lire (cdurable).

19/07/11 Tech&Bio 2011, démonstrations à Valence les 07 et 08 Septembre.

 

L’ambition de proposer une centaine de démonstrations et autant de conférences
Avec près de 220 exposants attendus Tech&Bio, va privilégier les démonstrations. Des démonstrations en plein champ réalisées par les experts des Chambres d’agriculture sur des thèmes très variés : comparaison de machines, analyse des
performances, nouveaux procédés, bonnes pratiques… Grande nouveauté cette année : les exposants pourront eux aussi réaliser des démonstrations des techniques et pratiques bio et alternatives en plein champ, grâce à la mise à disposition d’un terrain approprié. Fortement appréciées lors des éditions précédentes, les démonstrations de produits et de machines outils présentent un avantage majeur : il s’agit du meilleur moyen de transmettre un savoir-faire! Des savoir-faire dans des secteurs d’activités multiples, tels que l’élevage, les grandes cultures, la viticulture, l’arboriculture, les légumes et plantes à parfums aromatiques et médicinales… Car il est ici question de présenter 100 % des productions. Télécharger le pdf.

Le site tech&bio.

16/07/11 Algues vertes, mauvaise analyse et mauvaise solution.

 

"Une fuite en avant qui ne s'attaque pas à l'origine du mal" titre justement Le Monde. Une double erreur, selon Alain Menesguen, directeur de recherche à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Ce spécialiste de la modélisation des écosystèmes marins côtiers a été l'un des premiers à démontrer la responsabilité des épandages agricoles dans la prolifération des algues vertes.

Sous le prétexte de ne pas s'en prendre aux agriculteurs ... Mais nous non plus, nous non plus : la politique agricole actuelle n'offre pas d'autre choix aux agriculteurs et éleveurs que d'utiliser des méthodes dévastatrices à l'origine des marées vertes.

Donc si on refuse d'admettre la cause, la solution est forcément mauvaise, la méthanisation (solution proposée) est une méthode coûteuse et peu applicable ici, utile dans d'autres cas, qui viendra s'ajouter aux autres dépenses. Bilan : subventions aux agriculteurs pour polluer + subventions pour dépolluer ! Faudra quand même qu'on nous explique, mais j'en ai une petite idée (vécue à moindre échelle) : quand le boulot est mal fait, le reprendre crée du travail et de la productivité donc de la croissance! Applaudissements, le prix Nobel d'économie 2011 vient d'être décerné à Père Ubu, vrout, merdre (acte 1, scène 1, réplique de mère Ubu). Lire (lemonde).

Les recherches ont prouvé que de 90 % à 99 % des apports azotés venaient du lessivage des terres agricoles. Un tiers de cet azote agricole provient des engrais chimiques, un tiers des bovins, un tiers des élevages porcins et de la volaille.

12/07/11 Hold-up de l'industrie sur les semences. Les droits des agriculteurs bafoués.

"Sauvons les riches en ruinant les travailleurs" semble être le nouveau mot d'ordre du Sénat. Alors que l'industrie semencière publie des bilans financiers de plus en plus outrageusement bénéficiaires confortés par des subventions étatiques toujours plus importantes, le Sénat a décidé de compléter ses bénéfices en prenant encore un peu d'argent dans la poche des agriculteurs qui ne peuvent déjà plus faire face à l'aggravation des crises climatiques et économiques.

La proposition de loi adoptée le 8 juillet en première lecture vise à interdire aux agriculteurs d'utiliser une partie de leur propre récolte comme semences pour les obliger à acheter celles de l'industrie ou, pour certaines espèces comme le blé, à les y autoriser en échange du paiement de royalties à la même industrie. Lire (communiqué de la conf paysanne).

12/07/11 L'homme qui parle aux plantes.

 

Aujourd'hui, nous vous présentons un sujet bien particulier et nous ne savons pas dans quelle mesure il faut le prendre au sérieux.

Des choux de 35 kilos, des oignons gros comme une tête humaine, des maïs hauts de 5 mètres , des blettes d’un mètre et demi : ce sont les plantes que fait pousser Don José Carmen Garcia, en leur parlant.

Ce sont deux cinéastes français, Yvo Perez Barreto et Marie Ange Baratier qui ont fait la découverte de ce paysan hors du commun, lors d’un tournage documentaire sur la médecine traditionnelle au Mexique. Le film, un documentaire de 52 minutes et un livre ont raconté cette histoire incroyable.

Don José Carmen leur expliqua sa méthode : « les gens qui ne développent par leur culture sont ceux qui ne changent pas leur manière de penser. Les plantes ont une vie comme n’importe quelle personne, n’importe quel animal, n’importe quelle chose. Il faut apprendre à les connaître, les traiter avec douceur, elles le comprennent, elles savent. ». Lire + vidéo (3mn). Le site du réalisateur.

05/07/11 Les Certificats d'Obtention Végétale. Intervention de la sénatrice MC Blandin.

 

La France semble se tenir à l’écart de la brevetabilité du vivant, mais elle évolue dans un environnement européen et mondial plus complaisant aux aspirations des multinationales.
Une première raison de regarder ce texte, c’est donc de voir sur quels intérêts il veille.
Depuis Beaumarchais, la France défend la propriété intellectuelle, dont je rappelle les deux volets en matière de création artistique : le droit moral, qui reconnaît le créateur, et le droit patrimonial, qui engendre rémunération.
En matière d’innovation technologique, le brevet protège l’inventeur et informe en partie le citoyen.
Mais, en matière d’obtention végétale, nous entrons dans la complexité d’une œuvre collective, dont il ne faudrait pas que seul le dernier acteur devienne ayant droit.
Une deuxième raison d’évaluer ce texte, c’est donc de voir s’il prévoit la juste part de revenu, et pas plus, pour l’obtenteur.
Enfin, jamais les droits d’auteur n’ont empêché d’autres peintres de se nourrir des mêmes sources d’inspiration. Et jamais prix Nobel n’a revendiqué qu’après lui plus personne ne se penche sur la résonance magnétique ou la lumière cohérente, à moins de lui verser des royalties.
Le vivant ne saurait être un domaine dans lequel seul le marché ferait la règle. Tel est le troisième critère du débat.
Alors, que vend-on ?
Il a fallu 3,5 milliards d’années d’interactions du vivant pour engendrer la diversité génétique, cette palette de possibilités et d’expressions de caractères. Cela ne saurait être la propriété de quiconque !
Puis, les sociétés paysannes ont identifié, sélectionné, transporté, échangé durant quelques dizaines de milliers d’années.
Ce savoir collectif a contribué à la survie et à faire civilisation.
Convenons-en aussi, ce bien commun naturel et culturel ne saurait être confisqué : il est patrimoine de l’humanité. Le « découvreur » d’une variété ne saurait se l’accaparer !
Mais alors, de quoi parlons-nous ici ? D’un travail « d’obtention », c’est-à-dire d’une mise au point par reproduction d’une variété végétale si sélectionnée qu’elle en devient « distincte, homogène et stable ».
Tout travail mérite rémunération. Tout service vendu mérite rémunération.
Je dis bien le « service » et non la matière, car, nous l’avons démontré, la matière vivante première, fruit de l’évolution et des sociétés, appartient à tous.
Mais quel est le « service » ? Une garantie d’uniformité des graines, l’assurance de plantes conformes à la description.
Cela peut rassurer les cultivateurs soucieux d’orienter leur production vers tel ou tel type de céréales. Cela convient aux distributeurs et publicitaires chargés de promouvoir ces « nouveautés ».
Mais la tendance à la réduction des types de plantes et grains comestibles que nous observons depuis que les firmes semencières sont à l’œuvre et harcèlent le législateur pour gagner des droits ne va pas forcément dans le sens de l’intérêt général.
En effet, la fixité souhaitée des caractères, exigée pour l’inscription, tend davantage vers le clone que vers la biodiversité et mérite mal son appellation de « variété ».
Or l’humanité a besoin de diversité : c’est un facteur d’adaptation au climat, au sol, à l’hygrométrie. Si la nature avait été aussi rigide que le cahier des charges de l’UPOV, eh bien, l’humanité ne serait plus là !
Si vous vendez une invention, un moteur hybride et qu’un utilisateur ou un concurrent la reproduise, il y a acte de spoliation. Mais les firmes semencières ont beau faire, la nature réveille toute seule ses fonctions vitales, et du grain semé sort une plante qui porte des grains que l’on peut ressemer !
Heureusement, en France, un certain sens de l’éthique a garanti les semences fermières.
Ces limites vertueuses à la mainmise de quelques-uns sur le vivant et à la négation du métier de paysan doivent être consolidées, et non fragilisées.
C'est pourquoi je trouve inacceptable que les articles 3 et 14 entravent les autres pratiques, celles des paysans qui échangent régulièrement de petites quantités de semences, renouvelant la variabilité des populations indispensable à l’adaptation aux milieux.
Il est du devoir du législateur de garantir le respect des droits de l’ensemble des acteurs, petits ou grands, ainsi qu’un modèle agricole durable tel que les générations futures pourront disposer de ressources nécessaires à leur alimentation.
En conclusion, les écologistes pensent que nous avons besoin d’une recherche ambitieuse, attentive aux différences des territoires, à l’humus, à l’emploi rural et au climat à venir.
La légitimité de l’obtenteur doit se limiter à la vente d’un service, qu’il ajoute à un bien commun. Pour ce service, et seulement pour ce service, il mérite rémunération.
Le champ de ses prérogatives ne saurait donner la règle pour les autres semences qui sont utilisées et qui circulent.
Les intérêts ici défendus ne sont pas, en l’état du texte, ceux de tous les paysans, ni ceux des générations futures, dont l’alimentation dépendra de la souplesse d’adaptation et de la réelle variété, sans jeu de mots, des céréales, légumes et fruits, ce qui ne figure pas actuellement parmi les priorités des industries semencières !

05/07/11 Allez faire un tour en page "solutions alternatives", fiches jardinage, vous trouverez un document sur la rentabilisation d'une exploitation, en fin d'article. Vous  rirez peut être mais avec du recul, les agriculteurs français se rendront compte à quel point ces règles générales ne leurs sont pas appliquées, à quel point ils sont piégés.

04/07/11 L’élevage industriel continue d'alimenter les marées vertes.

 

Comparés à l’année passée, les ramassages d'algues ont augmenté de 12 045 à 20 321 m3 selon le dernier bilan régional de Bretagne. Gagnant en intensité, ce phénomène a également fait preuve de précocité cette année. Le déficit printanier en pluies, l’ensoleillement et la hausse des températures ont conduit à un étiage sévère des cours d’eau. Cela a eu pour effet d’intensifier la concentration dans les cours d’eau des effluents d’élevages jusqu’à la mer, à l’origine de la prolifération d’algues vertes dans les estuaires et de leur dépôt sur l’estran et les plages. Lire (universnature).

En regardant bien : on importe des aliments (soja, Amérique du sud), on élève des porcs dans un milieu concentrationnaire, mais on ne réexporte pas les déchets. Il y a obligatoirement création d'un énorme déséquilibre environnemental, c'est comme si j'allais ch... sur le paillasson de mon voisin en lui disant "t'en fais pas, j' peux pas faire autrement, la concierge va nettoyer". C'est ça l'agriculture que personne (FNSEA, ministère de l'agriculture, ...) ne veut remettre en cause.

30/06/11 En Saône et Loire (71),

10 % des agriculteurs vivent du RSA. Avec toutes les subventions agricoles européennes, les subventions à l'export et j'en passe, les pollutions induites, et au final une alimentation chimiquée, notre politique agricole est un désastre complet.

30/06/11 Maintien des rendements agricoles tout en augmentant la biodiversité.

 

C'est une étude de la FAO qui le démontre dans les plantations tropicales, il n'y a pas de relation entre augmentation de la productivité et appauvrissement de la biodiversité (réalisé par des clôtures, par exemple). L'étude indique cependant que cela n'est pas forcément valable pour les terres arables. Lire (nourrishingtheplanet, en anglais).

Ce qu'il surtout intéressant de retenir, c'est que l'agriculture peut se développer sans éloigner ou exterminer la faune locale, alors que c'est actuellement la pratique la plus courante.

28/06/11 La nouvelle PAC, appel d'une députée EELV.

 

Réforme de la PAC : pour un nouveau pacte agricole solidaire et écologique. "Aujourd'hui, 20% des exploitants perçoivent 80% des aides. Ce système est injuste, il faut le réformer en profondeur." a déclaré Anny Poursinoff.
"Nos paysans doivent pouvoir vivre dignement de leur travail et produire une alimentation saine et de qualité." Télécharger.

Au sommaire :

I. Introduction : Pour un nouveau pacte entre agriculture et société.
II. Une nouvelle politique agricole commune : pourquoi et comment ?
III. Conclusion. Pour une politique agricole commune écologiste et ambitieuse. 

28/06/11 La charte de l'agriculture paysanne (à diffuser).

 

Plus que jamais, il convient de repenser les fonctions et la place de l'agriculture dans la société. Il faut redonner aux actifs agricoles leur rôle social, économique et écologique, afin de considérer la production agricole dans sa globalité. L'agriculture paysanne a l'ambition de répondre à cet objectif.

Vous pouvez la télécharger dans la colonne de droite.

Le site de la Confédération paysanne.

27/06/11 Voir en page "Livres" : La propriété intellectuelle contre la biodiversité.

24/06/11 Le G20 agricole, pas d'amélioration en vue.

 

Le G20 agricole vient de se terminer. D'un côté les grandes nations industrielles qui gèrent leur agriculture comme une industrie et divisés en 2 clans : ceux qui subventionnent et ceux qui ne subventionnent pas, de l'autre des pays écrasés par la puissance des premiers. Les intérêts sont immenses et les nations riches ne sont pas prêtes à céder leur leadership.

Le but du G20 était de lutter contre la volatilité des prix, la déclaration finale propose simplement que la libéralisation des marchés est la solution. Problème : cette libéralisation est la source du problème, de plus elle est biaisée.

Exemple : le poulet sénégalais est produit à 1,25 € le kg, le poulet français à 1,35 €. Mais avec les subventions à la production et l'export, il arrive (surgelé) à Dakar à 0,35 €. Et en France, on mange du poulet brésilien qui coûte 0,75 €. 

Le communiqué d'ATTAC

23/06/11 Qui sort l'artillerie lourde contre le bio ?

 

C'est le journal Les Echos (1er défenseur de l'économie libérale, lire) qui s'y colle. On y parle du "danger potentiel" des produits bio, et tout un plat d'accusations non étayées et non chiffrées, donc gratuites. Lire la critique (agoravox).

A propos de danger potentiel, nul n'est à l'abri d'un pépin. Mais en agriculture industrielle, vous êtes sûr de la pollution des sols, d'avaler des phytosanitaires résiduels et surtout d'absorber des produits qui sont moins riches en nutriments (plus d'eau pour des légumes plus gros, les variétés sont sélectionnées dans ce sens). De mon côté, je distingue le bio traditionnel (variétés goûteuses et culture traditionnelle) du bio forcé en serre.

23/06/11 Une agriculture pour les machines, l'avenir selon Xavier Beulin, président de la FNSEA.

 

La plupart d'entre nous pense que l'agriculture sert d'abord à nourrir les humains. Il semble que cette définition ne soit pas celle défendue par le président de la FNSEA. À la tête du fonds d’investissement Sofiprotéol, X Beulin ressemble davantage à un businessman qu’à un agriculteur.

Sofiprotéol ? C’est l’établissement financier de la filière des oléoprotéagineux (colza, tournesol, soja). La société possède un vaste empire : leader de la production d’agrocarburants en France, impliqué dans le développement des OGM, la sélection génétique animale et végétale, dans la « chimie verte », propriétaire de la marque d’huiles Lesieur et du groupe Glon Sanders, leader français de nutrition animale. C’est fou le nombre de produits que l’on peut fabriquer à partir de fleurs de colza ou de tournesol : du carburant, de la glycérine (pour la pharmacie ou l’armement), du plastique, des détergents, des produits cosmétiques... Et accessoirement des huiles alimentaires. Résultat : sur un chiffre d’affaires de 5,6 milliards d’euros en 2010 pour Sofiprotéol, plus de la moitié est réalisé dans des débouchés industriels qui n’ont plus rien à voir avec l’alimentation humaine ou animale, dont 2,3 milliards pour les seuls agrocarburants. Lire (bastamag).

22/06/11 Azote, une politique à contre sens.

 

La France ne respecte pas la directive Nitrate de 1991, pour y remédier de nouveaux projets de textes réglementaires encadrant au niveau national les activités agricoles dans les zones vulnérables viennent d’être soumis à la consultation du public (ministère de l'écologie).

Malheureusement, ces projets vont à contre-sens de la logique de réduction de la pollution par les nitrates. Depuis 2001, la France a fixé un plafond maximal d'azote organique (effluents animaux) de 170 kg par hectare de surface épandable (les champs et prairies). La nouvelle réglementation parle de 170 kg par hectare de surface agricole (donc y compris les bâtiments, cours et accès), soit une augmentation d'environ 25 %.

En outre, le projet modifie les normes de rejet pour les vaches laitières. La modulation introduite en fonction du temps de pâturage défavorise les systèmes herbagers moins susceptibles d'entrainer des fuites d'azotes dans les rivières. Lire le communiqué (eauxetrivieresdebretagne).

C'est à se demander si ces législateurs ont déjà mis les pieds dans une ferme !

21/06/11 Oxfam, cultiver un avenir meilleur.

Oxfam vient de sortir un nouveau rapport intitulé « Cultiver un avenir meilleur ». Ce rapport décrit une nouvelle période de crises : flambée des prix des denrées alimentaires et du pétrole, phénomènes météorologiques dévastateurs, récessions financières et contagion mondiale. S'appuyant sur l'expérience et les recherches d'Oxfam et de ses partenaires, le rapport démontre comment le système alimentaire défaillant est à la fois responsable et victime de cette fragilité et annonce une flambée des prix de l'ordre de 120 à 180 % au cours des vingt prochaines années, du fait de l'intensification des pressions sur les ressources et de l'accélération du changement climatique. Lire (oxfam). Télécharger le résumé du rapport (5 pages), le rapport complet.

20/06/11 Le gouvernement autorise un pesticide redouté des apiculteurs.

Commercialisé par le groupe suisse Syngenta Agro, le Cruiser OSR contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam, qui inquiète les apiculteurs car, selon eux, il se retrouve dans la sève et jusque dans les fleurs des plantes, et reste dans la terre pendant trois ans, contaminant les cultures suivantes.
"Nous constatons avec dégoût le désintérêt du ministère pour notre cause et nous redoutons un printemps silencieux dans les plaines du colza", avait déclaré le président de l'UNAF, Olivier Belval. Lire (lemonde).

17/06/11 Forêts européennes, enfin une législation contraignante.

 

La conférence ministérielle sur les forêts d'Europe qui s’est tenue cette semaine à Oslo (Norvège) s’achève sur une note positive. D’ici 2013, une convention juridiquement contraignante devrait voir le jour afin de mieux gérer les forêts d’Europe, aujourd’hui fragilisées par un morcellement très prononcé.

... rien n’était obligatoire. Si aujourd’hui près de la moitié des 72,5 millions d’hectares de forêts et surfaces boisées de l’Union européenne est certifiée, l’autre ne l’est pas, et souffre d’un manque d’encadrement étatique. Résultat, 66% des habitats forestiers européens sont en mauvais état de conservation. Un outil plus contraignant s’avère donc nécessaire. L'harmonisation des politiques forestière est donc en cours et devrait s'appliquer en 2013. Lire (jdle).

17/06/11 G120 agricole à Paris les 22 et 23 Juin à Paris.

 

"Au Liberia, le prix du riz importé est inférieur au prix local parce que le premier est subventionné."

La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les jeunes agriculteurs (JA) sont à l'initiative, les jeudi 16 et vendredi 17 juin, du G120, une réunion qui regroupe à Paris, au siège de l'OCDE, 120 organisations venues de 80 pays. Le mot d'ordre est "les agriculteurs du monde prennent la parole", entend aborder les grands thèmes qui fondent l'inquiétude des agriculteurs. Au coeur notamment des préoccupations, l'importante volatilité des prix, dont la cause peut se trouver dans des événements politiques tels que le Printemps arabe, ou les aléas climatiques, la spéculation et des facteurs plus conjoncturels comme, cette année, l'importance des importations américaines de maïs dans le cadre du programme éthanol. "Nous avons besoin de règles économiques, sociales et environnementales pour avancer, progresser, construire autre chose qu'un grand marché où les plus forts gagnent, provisoirement... des parts de marché. Nous avons donc besoin d'initiatives collectives pour penser une nouvelle politique agricole au niveau mondial". Lire (lemonde).

Bon, il y aura la visite de NS, mais des paroles fortes qui tombent dans les oreilles d'agriculteurs qui ne sont pas sourds et qui se méfient des discours, c'est pas si mal.

16/06/11 Afrique, soigner les champs. Les grandes cultures appauvrissent les sols.

La production a déjà chuté de 15 à 25 %. le Dr Roland Bunch, (Directeur du développement agricole mondial de proximité et rural des moyens d'existence et auteur de l'Etat du Monde 2011). Il suggère que l'utilisation d'engrais verts / cultures de couverture et des arbres intégration des cultures, peut contribuer à améliorer la qualité des sols et de guérir la terre. Lire (nourishingtheplanet, en anglais) Et bien d'autres infos sur l'agriculture du tiers monde.

Si vous ne lisez pas ou peu l'anglais, et que vous utilisez Firefox pour naviguer sur le net, téléchargez globefish et installez le (choisissez anglais et français quand on vous le proposera). Utilisation : sélectionnez le texte en anglais puis cliquez sur le poisson en bas à droite. La traduction est compréhensible dans 95 % des cas.

09/06/11 Des paysans japonais en France pour témoigner.

Shinpei Murakami est paysan. Ses terres, situées près de la centrale de Fukushima, ont été contaminées par la radioactivité. Il a été contraint de tout abandonner, y compris son projet d’écovillage. Militant contre le nucléaire, il est venu en France, avec Toshihide Kameda, lui aussi agriculteur, pour développer des échanges entre paysans d’ici et de là-bas. Mais aussi pour dénoncer les mensonges de Tepco et l’abandon par le gouvernement. Lire (bastamag).

20/05/11 80% des animaux d'élevage consomment des OGM.

 

D’après Greenpeace, « 80% de nos animaux d’élevage consomment des OGM, principalement du soja importé du continent américain ». Et la réglementation actuelle sur l’étiquetage n’impose pas d’indiquer si les aliments que nous mangeons proviennent d’animaux élevés ou non aux OGM. Lire (bastamag).

 

19/05/11 Des champignons pour remplacer les pesticides.

 

Le bio contrôle désigne l’utilisation d’organismes vivants pour lutter contre les maladies ou les parasites qui attaquent les cultures. Les candidats à ces nouvelles méthodes de protection peuvent être par exemple des insectes, des virus ou des champignons.

Les nouvelles techniques de bio contrôle gagnent en efficacité et commencent à intéresser les agriculteurs. Des chercheurs mexicains ont démontré l’efficacité d’un champignon filamenteux pour lutter contre les micro-organismes s’attaquant aux plants de tomate et de piments. Une espèce symbiotique, le Trichoderma colonise les racines de la plante qu’il protège et établit avec elle une véritable relation de symbiose. Lire (greenetvert).

 

13/05/11 Sécheresse, coup de gueule.

 

A la radio aujourd'hui : "On arrose pour éviter la catastrophe, et on fera 50 quintaux, 30 si on arrosait pas. Au lieu de 80 en temps normal". OK pour les blés et orges mais : "Certains ont semé les maïs plus tard, il y a des problèmes à la levée, il faudrait qu'il tombe 100 mm d'eau sinon on va être obligés d'arroser dès début Juin" (France Inter). Là, ce n'est plus possible : on sème en fonction de subventions et non en fonction des conditions climatiques puis on se plaint. Alors que les nappes phréatiques sont déjà trop basses ! Les agriculteurs ont perdu leur métier.

13/05/11 Mortalité des abeilles à Dole (39), les bonnes analyses enfin connues.

 

L'an dernier, une hécatombe d'abeilles a eu lieu en prairie d'Assaut à la sortie de Dole le long du Doubs. Des prélèvements ont été faits, officiellement et par des apiculteurs. Les résultats d'analyse des premiers furent rapidement connus et rien n'avait été découvert, on cherchait en effet les molécules toxiques contenues dans les phytosanitaires, alors que ces molécules se dégradent lors de l'absorption par les abeilles. Les secondes analyses, qui recherchaient les produits de dégradation ont été publiées dernièrement, elles ont bien mis en évidence l'utilisation de ces produits, y compris le spiromesifen interdit en France. Lire (leprogrès, format pdf).

Le climat était tendu entre apiculteurs et agriculteurs, cependant un projet de rencontre devrait permettre de trouver un terrain d'entente. Ce qui serait une bonne chose, il est nécessaire que tout le monde comprenne que l'agriculture est un tout, pas seulement une industrie alimentaire comme le voudraient quelques uns qui ont de gros intérêts financiers à défendre.

 

09/05/11 Passer au bio, aides et démarches.

 

Vous êtes décidés, passer au bio est une démarche personnelle qui correspond à vouloir se réapproprier la destinée de son train de culture. Vous vous rendez compte que vous avez été engagé dans autre chose que l'agriculture, vers un business où les gagnants ne sont ni vous, ni les consommateurs mais les grandes sociétés agro alimentaires et les banques, vos revenus proviennent des subventions mais pas de votre travail (vous travaillez quasiment gratuitement). Vous avez le respect de vos champs et de vos bêtes, alors ces conseils sont pour vous :

Le plafonnement des aides à la conversion (limité à 15 200 €/an/exploitation en 2010) a été supprimé, mais le crédit d'impôt divisé par 2.

Les aides complémentaires à l’Agriculture Biologique en Franche-Comté :
• aide à la certification
• aides aux investissements (PVE, PPE)
crédit d’impôt
• aide au soutien pour le maintien de l’AB (SAB-M)
• aide aux veaux bio

Les sept étapes de la conversion

1. Contacter un conseiller spécialisé
2. Déposer une pré-demande d’aide à la certification à la DDT
3. Notifier son activité à l’Agence Bio
4. Engager les parcelles auprès d’un Organisme Certificateur
5. Rédiger une « fiche projet » avec étude des débouchés (à transmettre à la DDT)
6. Demander les aides conversion sur les surfaces (sur S2 jaune)
7. Respecter ses engagements pendant 5 ans (cahier des charges bio).

Lire (juragricole).

 

09/05/11 Les zéolithes, pour améliorer et réguler votre terrain.

 

Les zéolithes (ou zéolites) sont les principaux constituant de la litière à chat. Composées à base de cendres volcaniques, elles ont une constitution particulière (porosité) qui leur donne de nombreuses propriétés régulatrices (température, humidité, rétention et libération lente de nutriments, ...). A (re)découvrir, même dans votre jardin. Lire1 (kokopelli). Lire2 (wikipédia). Attention, certains vous la vendent très cher (43 € les 25 kg, pour filtres piscine).

 

07/05/11 Agriculture et écologie, l'idée avance au CNJA aussi.

 

"Les agriculteurs sont les premiers acteurs de l’environnement. La durabilité est gage de la pérennité de leurs exploitations" (J Marre, CNJA). "On ne peut être agriculteur sans se soucier de l’environnement, de l’économie et du social. Les agriculteurs de demain sont d’ailleurs les premiers impliqués : ils renouvellent les pratiques et innovent quant à leur matériel". Lire (neoplanete) avec des exemples en élevage charolais, fruits et légumes, production de Reblochon.

 

06/05/11 Les agriculteurs et leurs bêtes, enquête.

 

- Les animaux, il faut s’en occuper comme des gens c’est pareil. D’accord à 83,2 %
- Je ne suis pas très patient, je leur laisse 5 mn et après c’est la trique. Pas d’accord à 90,4 %
- Un éleveur est au service de ses animaux. D’accord à 81,7 %
- En élevage il n’y a pas de place pour les sentiments, et c’est tout à fait normal. Pas d’accord à 81,2 %
- Je suis bien avec mes animaux et je suis sûr qu’ils sont bien avec moi . D’accord à 83,8 %
- Le comportement des animaux ne dépend pas du comportement de l’éleveur . Pas d’accord à 82,7 %
- C’est ridicule de parler aux animaux. Pas d’accord à 88,3 %
- Respecter les animaux d’élevage, ça ne veut pas dire grand chose, puisque de toute façon, ils finissent à la boucherie. Pas d’accord à 92, 4 %
Ces réponses montrent :
- que ces éleveurs savent que les animaux sont "sensibles"
- qu'ils ont un rapport affectif envers leurs animaux
- qu'ils respectent leurs animaux
- qu'ils ont conscience que leurs comportements et ceux de leurs animaux sont liés
- qu'ils ont un rapport moral envers leurs animaux.

Chiffres repris d'une enquête vieille de 10 ans (agroparistech), ils démontrent que les animaux ne sont pas des "choses".

 

02/05/11 Pêche, la Méditerranée se vide de ses poissons.

 

Plus de 40 espèces de poissons marins présentes actuellement dans la Méditerranée pourraient disparaître dans les quelques prochaines années. Selon une étude réalisée pour la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées (™) sur le statut des poissons marins dans la mer Méditerranée, près de la moitié des espèces de requins et de raies (poissons cartilagineux) et au moins 12 espèces de poissons osseux sont menacées d'extinction en raison de la surpêche, de la dégradation des habitats marins et de la pollution. Lire (notreplaneteinfo).

L'utilisation d'engins de pêche, telles que les lignes de pêche, filets maillants ou de chalutage, et l'utilisation illégale de filets dérivants signifie que des centaines d'animaux marins sans valeur commerciale sont capturés, menaçant les populations de nombreuses espèces de requins, raies et autres poissons, ainsi que d'autres animaux marins, dont les dauphins, les baleines, les tortues et les oiseaux.

 

01/05/11 Pour un pacte agricole ambitieux.


Initiative bretonne qui rassemble des producteurs agricoles, des consommateurs, des défenseurs de l’environnement. Ils demandent que le pacte agricole breton mette fin aux difficultés structurelles que connaît l’agriculture régionale :
- difficultés économiques, liées à la trop faible valeur ajoutée dégagée par la filière agricole et agro-alimentaire ;
- difficultés sociales, engendrées par un revenu dramatiquement faible pour les producteurs, par les pertes d’emploi dans la production et la transformation, et par la capitalisation excessive des exploitations qui rend problématique leur transmission et donc le renouvellement des chefs d’exploitation ;
- difficultés environnementales et sanitaires, qui dégradent l’image de la Bretagne, pèsent sur les finances publiques mobilisées dans des programmes de reconquête trop peu efficaces, et qui minent la cohésion sociale. Télécharger.

Cette initiative est très intéressante car elle n'est pas corporatiste (par opposition aux demandes des syndicats agricoles), elle est l'expression commune des différents acteurs de la société bretonne.
 

29/04/11 Biocénose, le mot qui remet en cause les dérives de l'agro industrie.

 

En écologie, une biocénose  est un ensemble d'êtres vivants de toutes espèces, végétales et animales, coexistant dans un espace défini (le biotope), et qui offre les conditions extérieures nécessaires à leur vie. Un biotope et une biocénose  constituent un écosystème.

En agriculture, le champ  cultivé et son environnement immédiat sont définis comme une agrobiocénose.

Tout est dit : une plante pousse dans un environnement, le rôle de l'agriculteur est donc d'entretenir un environnement favorable au développement de la plante qu'il cultive. Cette plante doit aussi avoir des prédispositions pour le sol (ex : cultiver une plante de zone humide sur sol sec et irriguer, normal dans une oasis mais pas à l'échelle industrielle).

Les mauvais choix, souvent imposés par des contraintes externes (demande industrielle, attrait des subventions, ...) amènent l'agriculteur à utiliser ses terres à contre emploi. Il doit alors traiter : phosphate, azote, phytosanitaires, destruction des haies, etc. qui finissent par détruire la biocénose naturelle au lieu de la renforcer.

Définition complète sur Wikipédia.

28/04/11 Relever les défis environnementaux, en réduisant la faim et la pauvreté.

 

Un projet Nourrir la Planète de l’Institut Worldwatch en 15 points. Ce programme concerne l'agriculture mondiale. Les voici :

* 1. Garantir le droit à la nourriture.
* 2. Exploiter le potentiel nutritif et économique des légumes.
* 3. Réduire les déchets alimentaires.
* 4. Nourrir les villes.
* 5. Obtenir plus de grains par goutte.
* 6. Utiliser le savoir des agriculteurs dans la recherche et le   développement.
* 7. Améliorer la fertilité des sols.
* 8. Sauvegarder la biodiversité de la nourriture locale.
* 9. Faire face au changement du climat et construire la résistance.
* 10. Cultiver les connaissances et les compétences des femmes agricultrices.
* 11. Investir dans les terres de l’Afrique : crise et possibilités
* 12. Tracer une nouvelle voie vers élimination de la faim.
* 13. Déplacer l’éco-agriculture dans le courant dominant.
* 14. Améliorer la production alimentaire de provenance animalière.
* 15. Aller au-delà de la production.
Lire les détails (cdurable).

25/04/11 Un insecticide pimenté. Et naturel.

 

Depuis près de deux ans, les paysans du hameau de Khe Su (village de Lôc Tri, district de Phu Lôc, province de Thua Thiên-Huê) appliquent une méthode d’éradication des parasites tout à fait originale. Ils utilisent en effet du piment, de l’ail, de l’oignon, du gingembre, entre autres, pour fabriquer un produit contre les insectes qui s’attaquent aux cultures.

... Ils sont venus nous donner une formation et nous guider. Ils avaient vu que, pour travailler la terre, cultiver nos champs, soigner nos cultures, nous étions obligés de nous servir de beaucoup de produits chimiques nocifs pour combattre les parasites. Maintenant, on sait comment fabriquer des engrais et des pesticides à partir de fruits et légumes naturels, à la fois non polluants pour l’environnement et non toxiques pour les consommateurs. C’est vraiment formidable.” Lire (courrierinternational).

 

22/04/11 Echanges alimentaires : 75% à 85% relèvent de la spéculation au niveau mondial (en 2008).

 

Et la tendance augmente encore. En Europe comme en Afrique et le reste du monde, les producteurs ne sont plus maîtres de leur production et les consommateurs les plus pauvres ne peuvent plus vivre.

Le commissaire européen au Développement, Louis Michel, n'hésite pas à utiliser les mots les plus forts en mettant en garde contre le risque d"un vrai tsunami économique et humanitaire en Afrique", à propos des effets de la spéculation céréalière qui se manifeste déjà sur le continent. Lire (youphil).
 

21/04/11 Pesticides et santé, prendre la parole.

 

Après plusieurs années de combat, Gilbert Vendée a obtenu la reconnaissance du caractère professionnel de sa maladie. Devenant l’une des toutes premières victimes officielles des pesticides. Soutenues par l’association Générations futures, ces personnes ont décidé de créer une association d’aide et de soutien aux professionnels victimes des pesticides. Constituée le 19 mars dernier à Ruffec, en Charente-Maritime, Phyto-victimes entend, pour commencer, « informer les professionnels de l’impact des pesticides sur leur santé ».

Si les données épidémiologiques manquent en France, on sait aujourd’hui, grâce à des études réalisées ailleurs dans le monde (et notamment aux États-Unis) que les pesticides peuvent causer des maux plus graves encore. Notamment ces cancers, des troubles de la reproduction (infertilités, malformations, morts-nés, fausse-couches) ou des risques neurologiques (comme la maladie de Parkinson). C’est par les voies respiratoire ou cutanée que les molécules mortelles pénètrent le corps des agriculteurs, à divers moments du traitement : pendant la préparation du produit, la manipulation des semences traitées, l’application (mécanisée ou manuelle) et le nettoyage du matériel ou de l’Équipement de Protection Individuel (EPI), qui comprend masques, gants et combinaison. Lire (bastamag).

21/04/11 Gestion durable d'une forêt (en vidéo).

 

C'est une vidéo d'entreprise finlandaise (ici). Choisissez votre langue (français, ...), visitez la page et cliquez sur les croix, puis revenez à l'écran principal, d'autres choix vous seront offerts.

Cette vidéo montre qu'on peut concilier exploitation et écologie (maintien d'une forêt en bon état), sans doute un peu idyllique mais quel chemin parcouru par rapport aux coupes sauvages, à blanc, destructrices. Certains feront remarquer que c'est une forêt de plaine, plus facile à gérer. A quand d'autres exemples (agriculture durable, ...) ?

20/04/11 Une couveuse maraîchère bio.

 

La petite municipalité aveyronnaise de Saint-Affrique a confié à sa Sem immobilière la gestion d'une couveuse maraîchère ouverte le 28 février. But de la manœuvre : favoriser l'installation de producteurs biologiques pour garantir un approvisionnement local de qualité. Lire (slp).

 

14/04/11 Alternative intéressante, la permaculture après 40 ans de bons et loyaux services.

 

La permaculture se base sur l'observation des solutions déjà expérimentées par la nature elle même, de les travailler, les favoriser, les adapter. En opposition à une agriculture industrielle contre nature.

Un couple d'agriculteurs, Sepp et Veronika Holezer sur le Krameterhof en Autriche qui ont créé un jardin d´Eden, à 1500 mètres au-dessus du niveau de la mer. En quarante ans, Kameterhof est devenu un symbole de ce que la permaculture peut réussir, transformant un "désert de sapins" en une ferme produisant une nourriture saine, de l´eau et de l´énergie, des plante médicinales et autres légumes, qui poussent normalement en Méditerranée, dans la région la plus froide de l'Autriche. Tous est pris en compte : la nature, la famille, les astres, et même la disposition de ces plantations
Sepp Holzer excelle dans de nombreux domaines : légumes, fruits, céréales, élevage et pisciculture, champignons. Son expérience est d’autant intéressante qu’elle fut menée sur 40 ans et dans des conditions climatiques et géologiques difficiles. Lire (agoravox).

 

13/04/11 Le défi alimentaire mondial, mission impossible ?

C’est sans doute l’un des plus grands défis que l’humanité aura à relever au 21e siècle. Un défi qui, pour les plus pessimistes, a toutes les apparences d’une «mission impossible»: il s’agira de produire suffisamment de ressources alimentaires pour nourrir une population mondiale qui, en 2050, ne comptera pas moins de 9 milliards d’individus. Selon de nombreux scientifiques influents, pour espérer atteindre cet objectif, il n’existe au fond qu’une seule solution sérieuse: utiliser à leur plein potentiel les méthodes et technologies mises au point conjointement par la grande industrie agroalimentaire et par la communauté technoscientifique.
Mais cette solution industrielle, on s’en doute bien, est loin de faire l’unanimité. Même certains spécialistes de l’agroalimentaire la remettent aujourd’hui en question et lancent un avertissement aux décideurs politiques et économiques: l’agriculture industrielle est tout sauf la panacée à laquelle on veut nous faire croire. Et si nous voulons vraiment éviter ce qui pourrait bien être la pire crise humanitaire, sociale et environnementale de l’histoire, il nous faudrait donc envisager rapidement des solutions alternatives. Lire (sciencepresse québec).

 

06/04/11 Prairies, bois et zones humides contre les pollutions.

 

35 % de la superficie totale du territoire (19 millions d'ha, soit 190 000 km2) sont traités par des produits phytosanitaires. Afin de limiter les pollutions diffuses des eaux par ces produits, un travail à la source et un recours à de bonnes pratiques culturales (moins d'intrants, travail du sol adapté, par exemple) sont essentiels… Mais ne suffit pas. Lire (juragricole).

C'est sympa quand la FNSEA commence à ouvrir les yeux !

 

05/04/11  Disparition des abeilles, le dossier de Futura Sciences.

 

Excellent dossier récapitulatif sur l'effondrement des colonies d'abeilles. Lire (futurasciences).

Ces causes multi factorielles continuent d'être niées ou sous estimées par les grands groupes agro industriels ou les lobbies productivistes, ils s'appuient toujours sur les causes "autres" ou inconnues pour dégager leur responsabilité. Certains produits (Gaucho) sont 5 à 7 000 fois plus toxiques que le DDT. Il faudra pourtant que les études scientifiques urgentes soient entreprises, et sans parti pris.

Lire aussi "Les abeilles meurent, mais n'intéressent pas les pouvoirs publics". (naturavox).

T shirts pour soutenir la cause des abeilles.

 

04/04/11 Le bio, dépasser ses peurs. Témoignage d'agriculteur.

 

Raoul Leturcq fait partie d'une minorité invisible. Celle des agriculteurs biologiques, dans une région de grandes cultures pas vraiment propice à ce type d'orientation. Un original ? Un fada ? Un écolo bobo ? Que nenni. Le président de l'ABP (Agriculture biologique en Picardie), descendant d'une famille de paysans picards installée à Thieux, dans l'Oise, n'a au contraire rien d'un écologiste transcendé par l'odeur du purin. «Je suis simplement un amoureux de la nature qui a pris conscience que l'agriculture ne pouvait plus continuer dans cette voie».

Lire (courrierpicard).

«Plus jamais je ne reviendrai en arrière, je n'ai jamais été aussi heureux », confie aujourd'hui l'agriculteur.

 

24/03/11 Au Japon, les conséquences à long terme de la catastrophe nucléaire.

4 réacteurs rejetant des éléments radioactifs dans l'atmosphère pendant des semaines (un peu moins depuis que les réacteurs sont arrosés - la pollution part à la mer-) ça va laisser des traces durablement. Le Japon est un petit pays où chaque parcelle libre est exploitée intensivement et selon les vents une radio activité durable se dépose au sol, les rendant impropres aux cultures pendant des dizaines d'années. C'est bien une catastrophe agricole qui s'installe durablement. Lire (actuenvironnement).

 

23/03/11 Prix agricoles, les risques d'un tsunami économique et alimentaire en Afrique sont réels.

 

"Les prévisions agricoles et alimentaires sont extrêmement inquiétantes pour l'année 2011", explique un économiste kenyan de l'Université Jomo Kenyatta, pour qui "la situation générale devient dramatique, non pas pour des raisons climatiques seulement, mais surtout à cause du marché qui est défavorable pour les petits consommateurs".
Les chiffres tombent d'un pessimisme sans appel. Pour Food Price Watch: le prix du riz, du blé, du sorgho, des fèves, du maïs, du manioc, etc., atteint un niveau "record", et "si rien n'est fait d'urgence par les régulateurs mondiaux", renchérit une source proche du bureau Afrique de la Banque Mondiale, les prix vont flamber encore plus, et cela sans répit jusqu’en 2015.
Alors trois questions se posent: qui sont ces spéculateurs? Et comment la montée des prix au niveau mondial arrive-t-elle à impacter aussi violemment le panier des ménages africains pauvres? Et surtout, quelle est l'ampleur réelle de la situation et quels sont les moyens permettant de prévenir une catastrophe alimentaire? Lire (youphil).

 

12/03/11 Ces paysans malades du "progrès".

 

"Encore un", a lâché le médecin, d'un air las. Encore un quoi ? Un cancer de la vessie. Niveau T4, le plus élevé, métastasé.

Un an, bientôt. Un an depuis qu'il s'est réveillé un matin en "pissant le sang" et Frédéric n'arrive toujours pas à y croire. Six chimiothérapies, des murs blancs à l'infini, et, à l'âge où l'on bouffe la vie, lui qui doit lutter chaque jour un peu plus. "L'été dernier, à l'institut Bergonié, à Bordeaux, j'ai croisé une dizaine de viticulteurs qui avaient la même maladie que moi... Mais eux n'en parlent pas." Comment y croire, seulement ? Ils se sont tués au travail, et maintenant c'est le travail qui les tue ! Et ce sont ces maudits pesticides, tant vantés hier, qui leur auraient inoculé le poison ?
"On avait tous confiance dans ces produits !" dit Frédéric, les yeux écarquillés comme au premier jour de sa vie. Pendant des années, il en a manipulé des bidons, des mixtures, pour soigner ses plants de vigne, à mains nues, sans masque. Sans savoir. "Sur les étiquettes, il n'y avait rien de marqué, même pas qu'on devait mettre des gants !" Le marchand de produits faisait son tour annuel. Lire (auboutdelaroute).

Mais les statistiques, comme pour les suicides d'agriculteurs, sont faussées par la loi du silence, les déclarations d'assurance et les organismes de l'agroalimentaire.

 

09/03/11 Rapport de l'ONU, c'est l'agriculture écologique qui nourrira la planète.

« Pour nourrir le monde, l’agro-écologie surpasse l’agriculture industrielle à grande échelle », « Une agriculture qui dépend du pétrole va dans le mur », voici les 2 phrases clés du rapport.

Alors que des centaines de milliers d'hectares de terres africaines sont l'objet d'un hold up pour installer des cultures industrielles, un rapport de l'ONU (de Olivier de Schutter) montre et démontre que c'est l'agriculture écologique qui nourrira la planète.

Démonstration : les pratiques écologiques bonifient les terres et la production augmente, les cultures industrielles les appauvrissent ce qui oblige l'utilisation d'engrais chimiques (les phosphates sont déjà en voie d'épuisement).

L'emploi permanent d'engins agricoles nuit fortement à la structure des sols, et l'augmentation permanente des carburants rendent ces pratiques non rentables. Lire (radinrue). Lire2 (romandie).

Pour l’expert, le problème de la faim dans le monde et du changement climatique ne se résoudront pas avec l’établissement de grandes fermes industrielles mais avec la mise en œuvre de projets écologiques adaptés aux petits producteurs.

 

09/03/11 Les agriculteurs du Jura Bernois (Suisse) se posent sérieusement la question d'une agriculture écologique.

Inexorable disparition des exploitations agricoles du Jura bernois dont le nombre a passé, en l'espace de cinq ans, de 644 à 601. Qu'il s'agisse de la crise que traverse depuis deux ans le marché laitier, des interrogations sur la nouvelle politique agricole 2014-2017, de la défense des paiements directs, de la préservation des surfaces utiles, de l'orientation vers une agriculture extensive privilégiant l'écologie et la sauvegarde des paysages, la défense professionnelle engagée des chambres d'agriculture reste la dernière «arme». Lire (agrihebdo).

 

08/03/11 La luzerne, élément d'équilibre des sols, disparaît.

On la considère comme "moins rentable", qu'elle apporte de l'azote aux sols et peut aisément tenir plusieurs années sans entretien (sinon la récolter) n'est pas un argument suffisant aux yeux de ceux qui encouragent les agriculteurs à acheter des engrais. Lire et signer la pétition (sauvonslaluzerne). Vous decouvrirez aussi ses autres qualités.

01/03/11 Notre modèle agricole ... doit être aussi un exemple et un modèle pour le monde. Bruno Le Maire.

A condition de ne pas regarder l'envers du décor : les maladies professionnelles, les pollutions de cours d'eaux et de nappes phréatiques, les conditions d'élevage, Voir (l214), les antibiotiques en quantités industrielles, Lire (larecherche), et les OGM, .... C'est comme si l'Amérique avait dit  qu'Al Capone était un bienfaiteur de l'humanité. Mr Lemaire est un bon capo, mais il n'est qu'un capo.

26/02/11 Le système alimentaire agro-industriel dominant a échoué. (Djakarta, le 22 février 2011).

 

Les promesses du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, reprises par l’objectif du Millénaire pour le développement visant à réduire la faim en 2015 ne seront pas tenues.
La faim et l’insécurité alimentaire augmentent. Environ un milliard de personnes souffrent actuellement de la faim, un autre milliard de malnutrition – avec un manque important de vitamines et de minéraux – alors qu’un milliard sont suralimentés. Un système alimentaire global = 3 milliards de victimes !

La terre, les semences et l’eau ont été privatisées et cédées à l’agrobusiness, entraînant la migration des membres de communautés rurales vers les villes, en laissant derrière eux des terres fertiles pour que les entreprises multinationales produisent des agro carburants, de la biomasse ou des aliments destinés à l’exportation pour les consommateurs des pays riches. Lire (hns-info).
Les politiques néolibérales partent de l’hypothèse que la main invisible du marché partagera le gâteau d’une manière efficace et juste !

25/02/11 Les plantes vivaces.

 

(qui repoussent naturellement chaque année), selon le magazine Science en juin 2010,  nécessitent cinq fois moins d'eau et 35 fois moins d'engrais que les cultures classiques pour pousser. Ca donne des idées aux chercheurs.

22/02/11 Les fruits de ma colère.

 

Notre agriculture se meurt. En plein salon de l'Agriculture, vient de paraître le livre de Pierre Priolet, arboriculteur, contraint d'arracher ses arbres l'an dernier. Son livre -les fruits de ma colère, plaidoyer pour un monde paysan qu'on assassine, chez Laffont- contient des solutions iconoclastes, et donc intéressantes. Lire (agoravox).

On y trouve, par exemple, la possibilité d'auto financer des magasins où  on vend sur palette des fruits "brut de cueille".

21/02/11 L'ouverture du salon et la campagne FNE.

 

A l'ouverture du salon de l'Agriculture, le chef de l'Etat a commenté la campagne de communication de France Nature Environnement, la qualifiant de "particulièrement déplacée ".
Bruno Genty, président de FNE : " Est-il possible dans ce pays d'ouvrir le débat sur les questions agricoles sans que l'on nous reproche d'opposer les français les uns aux autres ? Il n'est pas déplacé de demander la mise en œuvre complète des engagements " agriculture " du Grenelle. Les OGM, les pesticides et les algues vertes constituent autant de risques sanitaires et environnementaux qui concernent l’ensemble de nos concitoyens." Provoquer le débat... pas la rupture. Lire (fne).

20/02/11 La FAO reconnaît que l’agriculture biologique permet de freiner, voire d’arrêter, la stérilisation des sols,

évitant ainsi le recours aux engrais chimiques, réduisant ainsi l’utilisation des carburants fossiles, en permettant aussi une meilleure production en terme de goût.
La FAO dans un rapport des 3/5 mai 2007 le conclut ainsi :

« l’agriculture biologique est un mode de gestion globale de la production qui exclut l’utilisation d’engrais et de pesticides de synthèse et d’organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l’air, du sol et de l’eau, et optimise la santé et la production des communautés interdépendantes de végétaux, d’animaux et d’être humains ». Télécharger.

17/02/11 Le phosphore en voie d'épuisement.

Les stocks mondiaux de phosphore utilisés principalement pour la fabrication des engrais, sont en train de s’épuiser, c’est pourquoi les chercheurs préconisent de modifier les pratiques agricoles, d’utiliser cet élément chimique de façon plus raisonnable et de veiller à ce que les fertilisants soient moins drainés vers les cours d’eau. Le phosphore n’est pas toxique en tant que tel, mais il provoque l’eutrophisation des eaux de surface lorsqu’il s’y retrouve en trop grandes quantités (industrie, agriculture). «Le phosphore stimule la croissance d’algues qui peuvent contenir des cyanobacteries, lesquelles sont toxiques». Lire (jdle).

16/02/11 Les Africains veulent cultiver pour se nourrir.

 

Les grands groupes internationaux s'emparent des terres pour des cultures destinées à l'export. Ce n'est pas ce que les africains veulent.

DECLARATION DE NYÉLÉNI :
Nous, plus de 500 représentants de plus de 80 pays, d’organisations de paysans, de pêcheurs traditionnels, de peuples autochtones, de peuples sans terre, de travailleurs ruraux, de migrants, d’éleveurs nomades, de communautés habitant les forêts, de femmes, de jeunes, de consommateurs, de mouvements écologistes et urbains, nous sommes réunis dans le village de Nyéléni à Sélingué, au Mali, afin de renforcer le mouvement mondial pour la souveraineté alimentaire. Nous le faisons brique par brique, en vivant dans des cases construites à la main dans le respect de la tradition locale ... Lire1 (nyeleni). Lire2 (bastamag) aussi à propos du forum social mondial de Dakar : les africains font de plus en plus la différence entre l'aide économique (avec une vision occidentale) et l'émancipation économique.

12/02/11 Les apiculteurs enfin entendus sur le Cruiser 350.

A l'audience du Conseil d'Etat, le Rapporteur Public, vient de demander l'annulation des décisions par lesquelles le ministre de l'Agriculture a autorisé le CRUISER en 2008, 2009 et 2010. Le magistrat a demandé également la condamnation de l'Etat à verser 9.000 euros d'indemnités à l'UNAF pour ses frais de procédure. Lire (ecolorama).
Pour Henri CLEMENT, Président de l'UNAF, « GAUCHO, REGENT, CRUISER... C'est trop !
"Pourquoi faut-il qu'à chaque fois il faille faire appel aux juges pour sanctionner la complaisance inadmissible des décideurs publics pour l'industrie agrochimique en violation de la loi et au détriment de nos valeurs fondamentales de protection de l'environnement !"

Pour mémoire :
Le Cruiser®, matière active : thiamétoxam - Famille des néonicotinoïdes, insecticide neurotoxique systémique - Fabricant : SYNGENTA Agro. Ce produit insecticide systémique extrêmement puissant a obtenu une AMM (autorisation de mise sur le marché) depuis janvier 2008 par référence à un produit allemand finalement interdit le 15 Mai 2008 outre Rhin.

 

08/02/11 Les paysans devront payer leurs propres semences ?!

C'est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences.

Pour défendre la position française sur cette question précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé désigner... le directeur des relations extérieures du GNIS :

- qui réclame à corps et à cris le paiement par les agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d'une Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de son montant, à l'industrie semencière,

- qui poursuit en justice les agriculteurs qui reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées par une loi française qui les interdisait, mais n'est presque plus utilisée depuis l'adoption en 1994 d'un règlement européen qui les autorise,

- et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs semences de ferme.

Les industriels des semences  ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du "privilège du sélectionneur" d'utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d'échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver. Lire le communiqué.

31/01/11 Détournement des textes européens.

 

Ces textes prévoient des dérogations concernant l'usage d’un pesticide non autorisé pendant 120 jours en cas de « danger imprévisible qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens. ». Selon la procédure décrite, cet usage doit néanmoins être « limité et contrôlé ».

Ce prétexte est de plus en plus invoqué (de 59 fois en 2007 à 321 en 2010), 152 matières actives étant actuellement concernées. Palmarès peu reluisant, la France est présentée comme « « le champion européen de ces moyens détournés d’obtenir l’autorisation d’utilisation de pesticides, passant de 0 dérogations en 2007 à 74 en 2010 ».

Seulement voila, le "danger imprévisible" n'est jamais mentionné et la durée de 120 jour n'a jamais été vérifiée. CQFD sur les intentions de leurs auteurs. Lire (universnature).

28/01/11 "Les pesticides ont bien provoqué le cancer", déclaration du TASS.

 

(Suite de l'article du 26/01, ci dessous). Le tribunal* de Lons (39) a reconnu l’intoxication d’un agriculteur aux pesticides et ce jugement peut faire l'objet d'une jurisprudence. Lire (leprogrès). Ce premier pas est un petit pas mais ce jugement est une des premières actions qui amènera à la raison les tenants d'une agriculture mortifère et qui refusent d'ouvrir les yeux.

* TASS : Tribunal des affaires de sécurité sociale.

28/01/11« Engagé à 1.000 % pour poursuivre la bataille de la compétitivité ».

 

C'est la déclaration du ministre de l'agriculture, accompagnée de celles ci : « sans remettre ses engagement en faveur d’une agriculture durable » et « Pas de succès durable sans une Pac forte ». Il est vrai, pour adoucir la critique, complétée par : « Je continuerai à soutenir l’agriculture biologique contrairement à certaines polémiques entendues ici ou là ». Lire (terrenet).

Que de contradictions, la première porte sur la compréhension du terme "Développement durable" (DD), visiblement il y a un contre sens formidable, le DD est un développement qui préserve la possibilité et le droit pour nos successeurs de bénéficier des ressources de la planète.

Une agriculture de plus en plus énergivore* et polluante -pour les sols comme pour les consommateurs et les agriculteurs eux même- est la négation la plus évidente du DD. La compétition ci dessus évoquée demande des heures de travail de plus en plus nombreuses au point que l'on peut parler d'esclavagisme pour certains. Elle demande aussi l'emploi de méthodes et produits qui détruisent durablement l'environnement : disparition des abeilles, pollution des nappes, augmentation des inondations et des sécheresses, diminution de la qualité nutritionnelle. Bref, pour faire baisser le prix du maïs ou de la viande, on fait grimper en flèche les dégâts annexes supportés par d'autres secteurs de la société, et globalement le coût de l'agriculture augmente à cause de cette compétitivité.

Mauvais choix. Très mauvais choix, la dictature de la compétition financière, c'est l'agriculture qui s'auto détruit.

* faites le bilan : entre 1970 et aujourd'hui, comparez votre facture fuel (en litres)  pour 1 ha, regardez le revenu net que vous réalisez pour 1 ha.

27/1/11 Le projet de la nouvelle PAC (politique agricole commune).

 

En Novembre, la Commission européenne publiait sa communication sur le futur de la PAC. Ce document  (Lire) s’articule autour de trois objectifs :
-    Un approvisionnement alimentaire sur et suffisant
-    Une gestion durable des ressources naturelles
-    Le développement équilibré des zones rurales

Les moyens proposés les plus intéressants sont le rééquilibrage des aides entre agriculteurs (fin des références historiques et ciblage selon des critères environnementaux), le plafonnement des aides directes, les aides aux petites structures, la mise en place d’aides directes vertes, et le soutien aux zones défavorisées. (source : FNAB).

Cependant, les organisations paysannes (FNAB, FNCIVAM, Confédération Paysanne) regrettent l’absence de vision à long terme nouvelle et véritablement durable ainsi que le manque d’outils de régulation. Elles le font savoir dans une tribune commune (Lire, format pdf).

27/01/11 Soutenir l'agriculture bio. Signez la pétition.

 

La Fédération Nationale de l’AB regroupe plus de 16 000 paysans au travers des GAB et milite pour un développement cohérent de l’Agriculture Bio. Avec un désengagement de 75% soit une perte de 58 000 €, l’Etat raye deux missions essentielles du GAB 65 : L’accompagnement des conversions et l’accompagnement des collectivités et des territoires pour la restauration collective.
Le Grenelle de l’Environnement et ses objectifs sont ils déjà aux oubliettes ? 6% de la SAU en agriculture bio et 20% de produits bios en restauration collective d’ici 2012. Et c’est bien entre autre sur ces deux dossiers que l’Etat ne renouvelle pas ces subventions au réseau des paysans bios !! Il existe pourtant un réel savoir faire sur certains dossiers, notamment pour l’introduction de produits bios en restauration collective.

26/01/11 Cancer et pesticides, un agriculteur du Jura au tribunal.

 

Samedi dernier (à la conférence de Jean Marie Pelt), j'ai encore entendu un agriculteur prendre pour argument "nous nourrissons la planète". Argument massue inventé par la FNSEA pour masquer le tout et n'importe quoi d'une agro chimie toute puissante. Aujourd'hui un agriculteur, cloué dans un fauteuil, demande réparation auprès du TASS de sa maladie dont tout porte à penser que les phytosanitaires sont responsables. Lire (leprogrès).

TASS : Tribunal des affaires de sécurité sociale.

25/01/11 Poids lourds 44 T, mauvais calcul.

 

Ca y est, ils sont autorisés pour les denrées agricoles. L'usure de la route en fonction de la charge est fonction de la puissance quatrième de la charge à l'essieu*. Ouh là là ! Mais non, c'est simple :

38^4 = 38x38x38x38 = 2 085 136  et

44^4 = 44x44x44x44 = 3 748 096

Or, 3 748 096/2 085 136 = 1,8. Ce rapport donne le comparatif d'usure de la route. Auquel il faut ajouter des facteurs de correction pour les essieux jumelés, ce qui augmente cette valeur.

Ce qui veut dire qu'un camion de 44 T dégrade la route 2 fois plus qu'un 38 T (mais ne transporte pas 2 fois plus de marchandises, seulement 25 % de plus). Il est vrai qu'en 2017 les camions devront posséder un essieu supplémentaire, ce qui ne résoudra le problème qu'en partie (la rigidité du train arrière 3 essieux accentue les dégâts en virage).

* En clair : un camion de 10 T (2 essieux) use la route 10 000 fois plus qu'une voiture d'une tonne. Tous les agriculteurs sont conscients de ce problème avec leurs engins agricoles dans les champs (sol dur ou mou).

21/01/11 Le bois raméal fragmenté.

Les bois raméaux sont en fait les extrémités des branches des arbres d’un diamètre inférieur à huit centimètres. Ils concentrent à eux seuls 80% de tous les nutriments des arbres et sont pour la plupart facilement dégradables, à l’exception de la lignine (matériau carboné). Une fois broyée et répandue sur le sol, celle-ci est rapidement attaquée par une famille de champignons appelée les basidiomycètes du sol ou plus prosaïquement « pourriture blanche ». Selon M. Dupéty, il faudrait répandre une couche de BRF d’environ trois à quatre centimètres sur le sol agricole pour obtenir en quelques semaines des récoltes aux rendements supérieurs de 160 à 170 % à ceux de l’agriculture traditionnelle. Lire (zegreenweb).

20/01/11 Que la peste soit des pesticides et des pesticidaires ! (un Français ingère chaque année le chiffre fantastique de 1,5 kilogramme de pesticides divers.*)

 

Des pesticides dans la rosée matinale sur les fleurs ? Et dans l’eau de pluie de toutes les villes, dans les sources, les cours d’eau, les nappes les plus profondes… Et dans les sols, dans toute notre alimentation, jusque dans notre pain quotidien devenu exécrable. Il y a des pesticides dans le sang des nouveau-nés, dans le lait maternel, dans la graisse de nos corps. Il y en a même dans l'air intérieur de nos maisons ! Les pesticides sont partout, et leurs molécules s'attaquent directement à la vie des humains et de tous les êtres vivants.

Empoisonnement de l'humanité et des animaux domestiques par l’emploi irraisonné de milliers de pesticides, dont nombre sont mortifères à plus ou moins long terme, avec comme seul objectif un enrichissement de l’élite et une mise sous tutelle budgétaire du monde paysan (25 000 suicides de cultivateurs surendettés en Inde). Lire (notreplaneteinfo). 

L'article original est intitulé "Pour en finir avec l'agro terrorisme", malgré la dureté des mots qui peut choquer (et c'est inhabituel pour notreplaneteinfo), la vérité commence à apparaître. Souvenons nous, au début des années 80 quand Brice Lalonde disait "pollueurs payeurs" à propos des élevages de porcs (mais pas seulement), de la levée de boucliers des éleveurs bretons. Personne aujourd'hui ne peut dire qu'il avait tort.

* Y compris dans l'air qu'il respire et sans parler des saloperies ajoutées par les "transformateurs" (producteurs d'aliments transformés, tels gâteaux ou plats cuisinés).

20/01/11 Un agriculteur bio, heureux et prospère. Témoignage.

Le rabotage des niches fiscales des agriculteurs bio ? Paul Thierry, maraîcher en Seine-et-Marne, ne le sentira pas passer. Lui ne se plaint pas : sur cinq hectares, il cultive des légumes pour 250 familles, fait travailler trois personnes et se paie 2 000 euros par mois. Lire (rue89). Avec « 120 maraîchers pour 12 millions d'habitants en Ile-de-France », nos paysans sont loin de nous nourrir.

20/01/11 Les USA marchent sur la tête. (Ya pas qu'eux).

 

- 1/3 de la production de maïs sert à produire du carburant. Et si vous lisez les étiquettes de leurs produits alimentaires, on y trouve du pétrole (ses dérivés). Vous avez dit crise alimentaire ? Lire (agoravox) le reste du cauchemar. A propos de maïs, certains dirons qu'il s'agit d'OGM, je réponds "double horreur".

- Conséquences de l'élevage industriel : « En tout, les animaux d'élevage aux États-Unis produisent 130 fois plus de déchets que la population humaine, environ 39 tonnes de merde par seconde. La capacité de pollution de cette merde est 160 fois plus importante que celle d'eaux usées municipales non traitées. ». Lire.

13/01/11 Un procès pour pulvérisations illégales.

 

C'est la première fois que des agriculteurs sont attaqués en justice pour des pulvérisations illégales... Faute de volonté politique et sous «une loi de l’omerta» persistante dans le monde agricole au sujet des pesticides, la seule manière de créer un «électrochoc» était de porter plainte contre les agriculteurs. Ce procès, l’association Allassac-ONGF (Oeuvrons pour la nature et les générations futures) ne le fait pas «contre des personnes mais contre des pratiques»: «Il a été établi que des pulvérisations avaient été faites avec un vent de plus de 75km/h», explique Fabrice Micouraud, or la loi interdit les pulvérisations de pesticides lorsque la force du vent est supérieure à trois sur l’échelle de Beaufort (plus de 20km/h). Une démarche qui fait boule de neige. Car à Allassac, de nombreuses personnes sont victimes de pathologies qui peuvent être liées aux pesticides: «Beaucoup de gens dans notre association sont malades, regrette Fabrice Micouraud. Aujourd’hui, plus personne ne peut nier l’impact des pesticides sur la santé».
«Peu importe qu’il y ait une condamnation», ce sont les procédures à venir qui seront les plus importantes: «notre démarche fait boule de neige. Nous recevons de plus en plus de témoignages sur ce type d’infractions et il y aura des plaintes pour mise en danger des riverains, des ouvriers agricoles et surtout des consommateurs». Lire (20mn). Voici donc la première épine dans le pied des lobbies agro alimentaires qui transforment les agriculteurs en empoisonneurs. Espérons que ces derniers comprendront qu'ils sont aussi victimes d'un système pervers uniquement soucieux de vendre plus de produits toxiques.

12/01/11 Le site farmlandgrab enfin en français.

 

Vous le trouverez donc en accès direct dans la colonne de droite. Vous y trouverez des données de l'évolution de l'agriculture dans de nombreux pays, particulièrement le Tiers Monde. Derniers articles :

10 jan 2011 Ukraine : Privatiser les terres pour soutenir la production agricole (Premier ministre) La France Agricole

06 jan 2011 L'envolée actuelle des prix alimentaires présente des risques Reuters

06 jan 2011 « Oser lutter pour oser vaincre » Hub Rural (accaparement de terres au Niger).

30 dec 2010 Mauritanie : hold-up sur les terres des populations du Sud Yahya Kane 27 dec 2010 Des ONG dénoncent des expropriations foncières dans le sud de la Mauritanie PANA

24 dec 2010 Accaparement des terres arables en Afrique : Enda Tiers monde cloue au pilori la stratégie de la Banque mondiale Walf Fadjri

22 dec 2010 Blocage d'un projet d'achat d'exploitations laitières par des Chinois La France Agricole.

06/01/11 Apprendre les toilettes aux cochons !

 

Il est vrai que ça ne concerne que l'élevage en plein air et si vous avez envie de sourire, vous avez bien appris la propreté à votre chien ou votre chat !

C’est un éleveur de porcs deTaiwan qui a donné cette idée à l’administration, après avoir trouvé, fin 2009, un moyen pour empêcher le lisier de ses 10.000 animaux de polluer les rivières environnantes. L’éleveur a tout simplement incité les cochons à se rendre dans des « toilettes » aménagées par ses soins, en épandant des excréments sur des bouts de terrain. Contrairement aux idées reçues, le cochon est par nature un animal très propre, qui dissocie lieux de nourriture, de repos et d’aisance.

Les résultats ne se sont pas fait attendre. Le volume des eaux polluées a été réduit de 80 %, l'exploitation agricole, plus propre, a vu le nombre de maladies se réduire et le taux de fertilité augmenter de 20 %. Lire (jdle).

05/01/11 "Better cotton", une alternative pour les cultivateurs du tiers monde.

 

L'ONG Better Cotton Initiative a réuni autour d'elle tous les acteurs de la filière coton pour rendre le processus de production plus responsable, du paysan indien au géant du commerce H&M. Les critères sont toutefois moins exigeants que ceux de l'agriculture bio et du commerce équitable, mais cette association veut en 2012 produire 300 000 tonnes à travers l'Inde, l'Afrique et le Brésil. Ce coton sera cultivé par des paysans d'au moins 18 ans, dans des conditions de travail décentes qui respectent les principes de l'organisation internationale du travail ( liberté d'association, élimination du travail forcé et du travail des enfants, absence de discrimination). Ce coton utilisera par ailleurs peu de pesticides et beaucoup moins d'eau que les fibres habituelles. Lire (novethic). Un bémol cependant : le coton OGM est autorisé.

05/01/11 La disparition des abeilles et bourdons.

 

Aux États-Unis comme en Europe, les populations de bourdons et d'abeilles diminuent rapidement, le phénomène préoccupe faisant craindre une dépopulation de ces insectes sociaux à l'échelle planétaire, écrivent les auteurs de ces travaux parus dans le numéro des Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS), daté du 3-7 janvier. Des industries d'élevage de bourdons existent au Japon et en Israël notamment, tandis que le Mexique et la Chine sont en train de développer la leur, indique cette entomologiste. Cela montre que cette industrie est "importante" et pourrait compenser les lourdes pertes subies par les abeilles domestiques et les bourdons. "Les abeilles souffrent énormément et nous devons commencer à promouvoir d'autres espèces de pollinisateurs comme les bourdons pour l'apiculture... Lire (lepoint).

La protection intégrée dans l’agriculture européenne. Publié par INRA

 

Depuis plus de 40 ans, l’agriculture repose largement sur l’usage de pesticides pour contrôler les pullulations d’insectes ravageurs, le développement des maladies et l’envahissement des cultures par les mauvaises herbes même si des efforts ont déjà été faits pour limiter les effets contraires des produits phytosanitaires sur les écosystèmes (pollution des eaux et des sols, érosion de la biodiversité, etc.) et la santé humaine.

Inédites à l’échelle européenne, neuf études de cas ont été conduites sur des questions majeures de protection des cultures telles que les maladies aériennes du blé, le désherbage du maïs, la protection des vergers, les problèmes phytosanitaires des vignobles, etc.

Agir à l’échelle des systèmes de culture pour des solutions d’avenir, les travaux d’Endure montrent qu’il sera possible de réduire davantage la dépendance aux pesticides en ne considérant plus de manière isolée tel problème sur telle culture mais en s’attachant à reconcevoir dans leur globalité les principaux systèmes de culture européens. L’originalité du Réseau Endure est d’avoir réuni des chercheurs issus de disciplines diverses (agronomie, génétique, écologie, économie, sociologie) et de leur avoir fourni un espace de recherche multidisciplinaire au travers « d’études de cas système ».

Endure (c'est le nom de l'étude) a aussi montré que la dépendance aux herbicides peut être réduite par des rotations de cultures diversifiées sur plusieurs années, que la durée des résistances aux maladies est augmentée par la gestion des variétés et qu’au-delà du champ de l’agriculteur la répartition des cultures et des espaces non cultivés dans le paysage permet de freiner les pullulations d’insectes nuisibles. Lire (brevesante).

L'arsenic, ça passe dans l'assiette.

 

L'arsenic dans l'alimentation : en moyenne, nous à la moitié de la dose toxique (désagréments de santé) mais 3 fois au dessus de la dose de sûreté concernant les cancers.

Or le produit était utilisé dans les phytosanitaires jusqu'en 2001 (mais on l'utilise pour vider les stocks). Ca, c'est une raison, l'autre étant que l'arsenic est un composant naturel des sols. De sols qui ne sont plus protégés (haies, petites parcelles, talus enherbés, ...) et tout finit dans les rivières et les nappes phréatiques. L'eau que nous buvons et les poissons que nous mangeons sont contaminés.

Personne ne prend aucune mesure. Lire (altermondesansfrontières).

Le Gissol (Inra), un centre de ressources.

 

Pour une gestion patrimoniale et durable des sols, les site offre des ressources inépuisables. Le site.

L'objectif du GIS Sol est de constituer et de gérer un système d'information sur les sols de France, par rapport à leur distribution spatiale, leurs propriétés et l'évolution de leurs qualités. Ce système d'information sur les sols devra répondre à échéance réaliste aux besoins régionaux et nationaux, dans le contexte européen.

Les aides aux agriculteurs bio divisées par 2.

 

Le projet de loi de finances 2011, qui vient d’être adopté par le Sénat, réduit de 4 000 à 2 000 € le montant du crédit d’impôt sur le revenu dont bénéficient les agriculteurs convertis à l’agriculture biologique. Une mesure drastique à l’échelle des fermes, sous couvert d’économie d’argent public, mais une économie globale somme toute bien dérisoire comparée aux autres pôles de financement prévu par le projet de loi.

Ce crédit d’impôt avait comme principal mérite de remettre un peu de justice dans l’attribution des aides, notamment parce qu’il ciblait surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu. L’annonce du doublement de celui-ci avait été faite en fanfare à la suite du Grenelle de l’environnement. Elle n’aura pas été effective bien longtemps…

e plan « Agriculture biologique : horizon 2012 » visait à tripler les surfaces cultivées en bio pour les porter à 6 % de la surface agricole française en 2012. On est encore bien loin de cet objectif puisque les surfaces cultivées en bio s'élevaient fin 2009 à 670 000 hectares… soit seulement 2,6 % de la surface agricole utilisée. Lire (confpaysanne).

La bataille du purin d'ortie reprend.

L’Association pour la promotion des Produits naturels peu préoccupants (Aspro-PNPP), en partenariat avec d’autres ONG[1], a relancé mercredi 8 décembre la guerre du « purin d’ortie » avec une action de « désobéissance civique » à la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Les membres d’Aspro-PNPP ont épandu sur les plates-bandes de la mairie du purin d'ortie et l'huile de neem, deux préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP), utilisées par les jardiniers et agriculteurs bio en alternative des pesticides, mais dont l’usage est illégal en France.

Les PNPP bénéficient cependant d’une procédure simplifiée fixée par le décret du 25 juin 2009. Celle-ci prévoit une évaluation de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), préalable à la délivrance de l’autorisation « afin de garantir de manière scientifique leur efficacité et l’absence de risque pour l’environnement et la santé », précise le ministère chargé de l’agriculture dans un communiqué du 9 décembre.

« Mais le gouvernement a rajouté un article exigeant que la substance de base de ces produits soit inscrite sur l'annexe 1 de la directive européenne sur les produits phytosanitaires », indique Guy Kessler de la Confédération paysanne. Lire (jdle).

Le ministère interdit l'utilisation du neem en métropole et à la Réunion, mais la conseille à Wallis et Futuna, pour une agriculture durable. Cherchez l'erreur!

Lombrics et bousiers, les secrets d'un sol riche.

 

Cinquante ans après Printemps silencieux, de la biologiste américaine Rachel Carson, un des livres pionniers et fondateurs de l'écologisme, la symphonie en sous-sol est à son tour de plus en plus silencieuse. Abus de biocides, façons culturales erronées, modification des horizons du sol par l'utilisation d'engins lourds, de nouvelles observations servent d'alarme en nous enseignant que toute la faunule de l'humus, et notamment les vers de terre, sont en grave déclin. Ces disparitions bio-indiquent la mort biologique des sols. Lire (notreplaneteinfo).

Les lombrics sont là depuis 700 millions d'années (ils font partie des tous premiers occupants de la planète, note de DE). Il en existe 4 000 espèces, dont une australienne mesure trois mètres. Les vers de terre, à eux seuls, représentent 70 % de la masse totale des animaux terrestres. Si l'on mettait tous ces animaux, humains compris, sur le plateau virtuel d'une balance, ce sont les lombrics mis sur l'autre plateau qui pèseraient le plus lourd ! Ils sont donc d'un intérêt hautement supérieur à celui, tout à fait dérisoire et sans plus de raison d'être, d'Homo sapiens. Une prairie permanente non contaminée peut en compter de 150 à 400 spécimens par mètre carré, soit de 1,5 à 4 millions d'individus par hectare, ce qui représente une masse d'une à trois tonnes de vers, soit pour la France entre cent et deux cents millions de tonnes. À l'opposé, un champ de céréaliculture agrochimique ou l'un de ces vignobles empoisonnés qui font la gloire du coq gaulois, n'en contiennent plus qu'un à trois individus au mètre carré, c'est-à-dire 130 fois moins.

Les vers de terre sont des auxiliaires inespérés. Creusant d'interminables galeries, certains scientifiques estiment que de nombreuses inondations pourraient être évitées si nous ne les détruisions pas. Leurs galeries peuvent en effet absorber en partie les crues des fleuves, créant par un effet d'éponge des zones tampon non négligeables. (pour les bousiers, allez sur le site, avec la permaculture en prime).

L’agrobusiness dans le monde : deux décennies de pillage.

 

Au début des années 1990, une grande partie des pages de Seedling étaient consacrées à des discussions sur les accords internationaux et les programmes de recherche publique. Les grandes sociétés apparaissaient certes dans ces discussions, mais surtout comme une menace à l’horizon, un groupe soutenant de façon agressive le modèle d’agriculture industrielle qui détruisait la biodiversité agricole. Vingt ans plus tard, la situation n’est plus du tout la même. Le pouvoir des grandes sociétés dans le système alimentaire s’est en effet étendu à pas de géants. Aujourd’hui, ce sont elles qui définissent les règles mondiales, tandis que les gouvernements et les centres de recherche publique suivent le mouvement.

Les deux dernières décennies ont connu une transformation radicale de l’industrie semencière : d’une industrie de petites sociétés et de programmes publics, elle est en effet passée à une industrie dominée par une poignée de sociétés transnationales (STN ou TNC). Aujourd’hui, dix entreprises contrôlent à elles seules la moitié du marché mondial des semences commerciales (cf. illustration “Répartition des 10 plus grosses entreprises sur le marché des semences”, p.16). La plupart sont des fabricants de pesticides et s’intéressent maintenant au développement de cultures génétiquement modifiées (GM) qui sous-tendent une agriculture intensive à base de chimie. Lire( (grain).

Devenir agriculteur aujourd'hui est un acte suicidaire.

L'agriculture telle qu'elle est aujourd'hui connaît trois malheurs. Tout d'abord, la division des agriculteurs face à leurs problèmes. Ensuite le fait que l'on produise des biens périssables, donc que l'on est obligé de vendre à un instant T. Et enfin, que la grande distribution profite de nos faiblesses en se transformant en prédateur parfait. Ces grandes surfaces abreuvent les consommateurs de prix cassés, de leader du prix bas. Mais le moins cher par rapport à quoi ? Personne ne répond à cette question et on a le sentiment d'un véritable abus de langage. Lire (rue89).

La PAC 2013, les propositions de FNE.

 

Aujourd'hui, la Commission européenne présentera ses orientations pour l’avenir de la Politique agricole commune (PAC) après 2013, et une meilleure prise en compte de l’environnement devrait être annoncée, ce que salue FNE.

« La préservation des ressources naturelles n’est pas un luxe, c’est une condition nécessaire à la production alimentaire sur le long terme. Comment imaginer produire demain des aliments sans pollinisateurs, sur des sols appauvris en humus, avec des rivières asséchées ? ».

FNE propose que les aides européennes reposent désormais sur un contrat entre l’agriculteur et la société. Pour toucher les aides européennes, l’agriculteur devrait s’engager à diversifier ses productions (minimum 4 cultures par exploitation agricole), à réserver 5% de son exploitation à la biodiversité (haies, bosquets, mares…) et à réduire l’utilisation d’intrants (engrais, pesticides, carburants…).
Des aides supplémentaires seraient versées aux agriculteurs qui vont plus loin, en apportant un « plus » à l’environnement, notamment l’agriculture biologique et l’agriculture de haute valeur environnementale issue du Grenelle. Télécharger le communiqué.

Thon rouge, tout le monde triche.

Les résultats d’une enquête indépendante, rendus publics ce week-end, ont révélé les dessous du système complexe du marché noir international du thon rouge dont la valeur est estimée à 4 milliards de dollars. Cela confirme les avertissements répétés du WWF au cours des dix dernières années sur le manque général de contrôle dans cette pêcherie : nombreux cas de dépassement de quota, sous-déclaration généralisée, utilisation interdite d’avions de repérage, capture de poissons trop petits, et même fausses déclarations gouvernementales. Lire (cdurable).

Entretien avec Dominique Bourg : Quelle est votre vision de l’agriculture de demain ?

 

Avec un futur énergétique beaucoup plus contraignant, le type d’agriculture qu’on connaît aujourd’hui, et qui nécessite d’investir dix calories pour en obtenir une seule, ne pourra pas perdurer. En outre, ce modèle pose d’autres problèmes, notamment avec les pesticides que l’on retrouve dans les sols. Je vois donc se dessiner deux tendances : l’orientation vers une agro-écologie, c’est-à-dire vers une agriculture qui prenne en compte le fonctionnement des écosystèmes, et, à moyen terme, une réallocation de main d’œuvre aux tâches agricoles. Lire la suite (agricultureenvironnement). Vous y lirez un point de vue différent du notre sur les OGM, mais ce n'est pas une position partisane, et il précise qu'il n'est pas agronome (mais philosophe).

Le vrai prix de votre tasse de thé.

La Fédération internationale des travailleurs de l’agriculture (UITA) a présenté début octobre les conclusions d’une enquête menée à la suite du décès de trois travailleurs d’une plantation de thé de l’Etat de Assam, au nord-est de l’Inde.
L’enquête a permis d’établir que cela faisait 75 jours d’affilée que la victime consacrait de 8 à 12 heures par jour à l’épandage de pesticides. Selon le père du jeune homme, à aucun moment son employeur ne lui a fourni d’équipement de protection. Lorsque Gopla Tanti s’est effondré, le contremaître a interdit à ses collègues de lui porter secours, révèle le rapport. Ce n’est qu’une heure plus tard qu’un membre de la direction s’est inquiété de l’état de santé de la victime, alors que celle-ci était déjà mort. Lire (voilaletravail).

Pac 2013, garantir un revenu stable, rémunérer l'agriculture durable.

Point intéressant à relever : le Meeddm (ministère de l'écologie) propose la création de « trois niveaux distincts de paiements » : l’un garantissant « une base de revenu stable aux agriculteurs travaillant à partir de ressources du vivant de façon durable et reposant sur cette double justification sociale et environnementale » ; un autre assurant la rémunération des services environnementaux rendus par les systèmes de production (stockage du carbone dans les arbres, protection des haies et des prairies, créations de bandes enherbées, etc.) ; le troisième, enfin, assurant un soutien à la transition agro-écologique des agriculteurs. Lire (jdle). Projet Pac à télécharger, voir article du 05/11.

Des chasseurs au secours des abeilles. (reprise de la page "Dole").

 

Pour remédier à l'importante mortalité des abeilles, des plantes nécessaires à leur nutrition ont été semées sur des centaines d'hectares en Franche-Comté, une région pilote dans cette démarche au niveau national.
Depuis trois ans et sous l'impulsion de la Fédération régionale des Chasseurs, plus de 700 hectares ont ainsi été convertis en zones d'intercultures. Les parcelles agricoles sont transformées pendant six mois en champs de plantes (sarrasin, avoine, vesce, phacélie) nutritives pour les butineuses. Lire (ecolorama).

Pour une agriculture durable, il y a encore du chemin à faire.

 

Chantal Jouanno et JL Borloo ont fait paraître une brochure « Pour une politique agricole durable en 2013 » (20 pages télécharger) qui provoque les foudres de la FNSEA au motif principal que les intéressés ne sont pas au ministère de l'agriculture.

C'est quand même fort de café, cela revient à déclarer que l'agriculture n'a rien à voir avec l'écologie, ou alors, qu'il n'y a que les agriculteurs qui soient compétents en la matière. Quand on sait les positions productivistes (OGM, pesticides, ...) de la boutique FNSEA, il y a de quoi rêver. Ils ne défendent pas l'agriculture et les agriculteurs, juste les intérêts des lobbies agricoles. (Il faut se souvenir de la levée de bouclier à propos de "pollueurs-payeurs" -pollution des sols par les nitrates- en Bretagne au début des années 80).

Préserver la biodiversité pour préserver l'avenir.

 

Selon un nouveau rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) publié mardi, la biodiversité pourrait disparaître définitivement, compromettant gravement la sécurité alimentaire, si des mesures urgentes ne sont pas prises pour préserver la biodiversité d'une part et réguler son utilisation d'autre part. Lire (actunuwsenvironnement).

« Accroître l'utilisation durable de la diversité végétale pourrait être la clé principale pour affronter les risques qui pèsent sur les ressources génétiques pour l'agriculture (…) Il existe des milliers d'espèces sauvages apparentées aux plantes cultivées qui doivent encore être collectées, étudiées et documentées, car elles recèlent des secrets génétiques qui leur permettent de résister à la chaleur, aux sécheresses, à la salinité, aux inondations et aux ravageurs ».

Le chanvre, redécouverte de ses avantages.

 

Cette plante  pousse partout dans le monde entre 0 et 6 000 mètres d’altitude. Championne du captage de CO2 et véritable aspirateur à nitrates, elle est aussi n°1 en production de biomasse (elle est la plus rapide pour stocker et utiliser l’énergie solaire qu’elle transforme ensuite, grâce à la chlorophylle, en matière organique, source d’énergie utilisable par l’homme) et cela, sans pesticides, insecticides, fongicides. Le plus ? Sa culture exige peu d’eau. Lire (neoplanete). Elle constitue

- un très bon aliment nutritionnel, la graine de chanvre étant plus équilibrée que le soja et possédant 37% d’huiles essentielles (un record !), riches en Omega 3 et 6…

- du papier d’excellente qualité, naturellement blanc et qui résiste aux siècles. Il éviterait ainsi la déforestation puisqu’il a un rendement nettement supérieur à celui du bois, il produit en effet, quatre fois plus de papier que le bois à surface égale. Par ailleurs, son cycle de croissance est plus rapide puisqu’il est de 100 jours pour le chanvre contre 50 à 500 ans pour le bois !

- un textile doux et solide, moins onéreux que le coton. Il capte 95% des U.V. et est le mieux adapté à la peau humaine, avec le lin.

- la meilleure plante phytoremédiation, pour les sols irradiés ou pollués.

Vers la suppression des subventions pour la luzerne ?

 

80 % des protéines destinées au bétail européen sont importées chaque année du Brésil, des États-Unis ou encore de Chine. Afin de réduire cette dépendance, l’UE a décidé dans les années 1980, de subventionner la production de fourrage déshydraté, à l’instar de la filière de la luzerne déshydratée.

Des aides aujourd’hui remises en cause dans le cadre de la réforme de la Définition de « Politique Agricole Commune (PAC). Pourtant, déshydratée et compactée sous forme de granulé, la luzerne, dont la culture n’a qu’un faible impact sur l’environnement, présente une qualité nutritionnelle et constitue donc un apport protéique aussi efficace que les tourteaux de soja, importés sans aucune garantie d’absence d’OGM. Lire (actuenvironnement).

Il faudra bien finir par se rendre compte qu'importer des tourteaux à vil prix impacte la facture énergétique mondiale (CO2, disparition de la ressource pétrole, devises), tout ca pour quelques profits immédiats et que cela vaut bien un petit effort.

Quand les forêts résistaient.

Pour gagner quelques dollars, la forêt qui résistait aux assauts des vagues a disparu. Combien de millions de $ faudra-t-il pour construire une digue qui fera le même travail ?

2011 sera l’Année internationale de la forêt. Lire (zegreenweb).

Epuisement des gisements de phosphore à l’horizon 2050.

 

« Les sols sont des milieux vivants, rappelait Philippe Lemanceau, expert en biologie des sols à l’Inra. C’est aussi un patrimoine à protéger car les terres arables reculent tandis que la population mondiale augmente. Et les sols ne sont pas renouvelables à notre échelle de temps ! Nous allons dans un futur proche être également limité dans l’utilisation des intrants : on prévoit par exemple l’épuisement des gisements de phosphore à l’horizon 2050, c’est demain. »

Or, un hectare de terre agricole héberge une à cinq tonnes de microfaune, cinq tonnes et demie de champignons. « Et ce n’est pas que de la masse, c’est aussi de la complexité, une ressource en molécules aux applications nombreuses. N’oublions pas que le premier antibiotique, la pénicilline, est synthétisé par un champignon du sol ! ». Lire (juraagricole).

Afrique, l'irrigation au goutte à goutte.

 

Aider les paysans à installer des kits d'irrigation pour une agriculture nourricière tellement plus performante : économiser 50 % d'eau et beaucoup de temps. Et aussi un rendement et une qualité bien supérieurs. Lire (cdurable).

Pesticides : les bandes enherbées sont-elles utiles ?

 

La pollution des milieux aquatiques par les pesticides touche à la fois les masses d’eau souterraine et les eaux de surface. « Elle constitue une menace pour la pérennité des usages de l’eau et pour les êtres vivants qui s’y développent », rappelle l’Onema.

Afin d’empêcher le transfert des pesticides via le ruissellement d’eau, il est possible d’instaurer des zones-tampons végétalisées longeant les cours d’eau, telles que les bandes enherbées. Les terres cultivées sont ainsi séparées du milieu aquatique.

« Leur efficacité à limiter les transferts de pesticides par ruissellement est généralement supérieure à 50 % et dépasse souvent 90 % pour un large spectre de substances ». Lire (jdle).

Au niveau mondial, de grandes sécheresses à prévoir d'ici 30 ans.

Les Etats-Unis et un grand nombre de pays très peuplés font face à une menace grandissante de sécheresse grave et prolongée au cours des prochaines décennies, selon une étude du Centre national américain de recherche atmosphérique (NCAR), publiée mardi. L'analyse détaillée de cette recherche conclut que la montée des températures combinée au changement climatique va probablement créer un environnement de plus en plus sec à travers l'ensemble du globe au cours des trente prochaines années. Il existe une possibilité que dans certaines régions la sécheresse atteigne des niveaux rarement, sinon jamais observés dans les temps modernes d'ici la fin du siècle. Lire (lemonde). En France, il faut s'attendre à de grands changements sur le pourtour méditerranéen.

Le maïs OGM, ça rapporte... à ceux qui n'en cultivent pas !

 

L’étude, publiée dans la revue Science, portait sur les rendements du maïs Bt, capable de produire son propre insecticide. Résultat : les principaux États producteurs de maïs (Wisconsin, Minnesota, Illinois, Iowa et Nebraska) ont gagné 6,9 milliards de dollars sur la période 1996-2009, en raison de la diminution de l’impact de la pyrale du maïs. L’étonnant, c’est que les zones de maïs non-GM ont représenté 62% des gains. Jusqu’à 75% dans le Wisconsin. Le différentiel serait principalement lié au fait que les cultures traditionnelles ont bénéficié de l’effet des OGM, sans en payer le prix. Un comble !

Ces 7 milliards sont à comparer aux 262 milliards des revenus globaux accumulés par les producteurs sur la période. Ce qui nous ramène à un gain de... 2,7% ! Une paille. Pire, la hausse n’est pas du tout linéaire dans le temps (mais vraiment pas !). Il y a des bonnes années, et des mauvaises. Quant à savoir si les bénéfices sont liés à l’utilisation des OGM, ou à d’autres facteurs, comme l’amélioration des pratiques agricoles ou l’augmentation des quantités de pesticides épandues, vous ne le saurez pas. Cet aspect n’a pas été étudié. Ça laisse rêveur. Lire (altermondesansfrontieres). On ne sait pas non plus pourquoi les pesticides "naturellement" sécrétés par les plantes se retrouvent dans les cours d’eau. On n’en connait pas non plus les conséquences, ni sanitaires, ni économiques. On ne sait pas grand chose, en fait, sur ces OGM... et c’est bien ça, le problème.

Remarque : à propos des 2,7 %, on est dans la marge d'erreur normale des statistiques et il faut y ajouter les incertitudes dues à l'influence de facteurs non pris en compte, il n'est donc pas possible de conclure pour un quelconque avantage des OGM.

L'enterrement du Grenelle de l'environnement.

Le ministre de l’agriculture a estimé qu’"il faudrait adapter un certain nombre d’objectifs qui ne sont plus atteignables". Bruno Le Maire a souhaité "une pause en matière de règles environnementales" pour ne pas freiner le redémarrage d’un secteur durement ébranlé par la crise. Ce n’est pas la première fois que le ministre oppose l’intérêt des agriculteurs aux contraintes liées à la préservation de l’environnement. Lire (cdurable). Les beaux discours ne sont que de beaux discours, surtout quand ils ne servent qu'à masquer la réalité : on veut une agriculture qui rapporte avant tout et tout de suite (et "après moi le déluge" comme conclusion finale). Des sols en bon état sont la condition indispensable d'une agriculture qui nourrira encore nos enfants et petits enfants, mais cette logique là, nos ministres n'en veulent pas.

La diminution de la matière organique du sol est particulièrement préoccupante dans les régions méditerranéennes.

Selon le Bureau européen des sols, d'après les données limitées disponibles, presque 75 % de la superficie totale analysée en Europe méridionale a une teneur en matière organique du sol faible (3,4 %) ou très faible (1,7 %). Les agronomes considèrent que des sols ayant des teneurs en matières organiques inférieures à 1,7 % sont à un stade de pré désertification. Le problème n'est toutefois pas circonscrit à la Méditerranée. Les chiffres pour l'Angleterre et le pays de Galles montrent que le pourcentage de sols ayant une teneur en matières organiques de moins de 3,6 % est passé de 35 % à 42 % dans la période 1980-1995, probablement en raison de pratiques de gestion changeantes. Au cours de la même période, dans la Beauce, région au sud de Paris, la matière organique du sol a diminué de moitié pour les mêmes motifs. Télécharger l'article (eur-lexeuropa). 39 pages sans concessions sur l'agriculture d'aujourd'hui. Voir la carte de l'Europe.

Aux USA, cultiver ses légumes est passible de 5 000 dollars d'amende.

Parce que la FDA (Food & Drog Administration) juge que l'on ne sait pas ce qui est bon à manger ! Lire (newswithviews, en anglais). Steve Miller, paisible habitant de Géorgie (près d'Atlanta), a une passion : faire pousser des légumes dans son jardin. Le problème c'est que ses cultures sont trop importantes, et qu'il donne des légumes à ses voisins.

Parlement européen, des revenus plus justes pour les agriculteurs.

 

Le Parlement européen vient d'adopter aujourd'hui, à une très large majorité, le Rapport "des revenus plus justes pour les agriculteurs dans le cadre d'un meilleur fonctionnement de la chaîne alimentaire" présenté par José Bové : "Les paysans doivent pouvoir s'organiser en Organisations de Producteurs et négocier collectivement les prix. Pour arrêter de naviguer à vue, j'ai demandé la mise en place d'un observatoire européen des marges et des prix qui permettra de connaitre aussi les couts réels de production, d'un litre de lait ou d'un kilo de viande pour arriver à une juste rémunération des paysans. La vente à perte des produits agricoles étant interdite, les paysans ne seront plus acculés à la ruine et ne vivront plus au jour le jour". Lire (josebove). Texte du rapport.

Comme l'a reconnu la Commissionne européenne dans sa Communication sur la chaine alimentaire, l'opacité prévaut dans la formation de la plus value et dans son partage entre l'agro-industrie et les chaines de supermarchés. José Bové souligne que par ce vote "Le Parlement demande donc à la Commission de faire un recensement de toutes les dérives, marges arrière, contrats abusifs, ristournes, référencement et autres entorses et d'y mettre un terme. Les députés souhaitent également la création d'un médiateur européen vers lequel les PME et les paysans pourront se retourner pour porter plainte. La transparence doit prévaloir. Dans les films d'horreur, qui a peur de la lumière, les vampires ou les braves gens ?"

Bayer CropScience empoisonne le tiers monde avec des produits interdits en Europe.

La récolte de soja des petits agriculteurs bio est contaminée par l'endosulfan, un pesticide à haut risque. Ce poison est commercialisé, entre autres par la firme allemande Bayer CropScience. Sous la pression de l'opinion publique Bayer a certes annoncé qu'elle cesserait de vendre de l'endosulfan au plus tard à la fin de l'année - de toute évidence pour prendre d'ici là le temps d'écouler ses stocks. Philipp Mimkes, de la Coordination contre les méfaits de Bayer, déclare: "Nous demandons à la firme Bayer d'arrêter immédiatement la vente de l'endosulfan. En outre elle doit indemniser les paysans bio de Capanema. Il est tout simplement impossible de s'exposer sans danger à des produits toxiques tels que l'endosulfan, et donc le producteur doit être tenu responsable de ses retombées." Ces dernières années la pollution par pesticides a énormément augmenté autour de Capanema. Les fautifs n'en sont pas les agriculteurs bio, qui n'utilisent pas d'intrants chimiques, mais l'emploi massif d'endosulfan dans les plantations avoisinantes. De grandes quantités de produit toxique s'évaporent et se déposent ensuite sur les champs limitrophes. Les normes sévères du bio interdisent ensuite de vendre la récolte. Les agriculteurs se retrouvent ruinés. L'endosulfan est interdit dans 60 pays, en Europe depuis 20 ans. Mais Bayer continue à exporter son pesticide. L'endosulfan est également toujours fabriqué en Chine, Inde, et Israël. Il attaque le système nerveux et les reins, perturbe la circulation sanguine, causant toujours de nouveaux décès. 99% des accidents touchent les travailleurs et travailleuses agricoles du " Tiers Monde ", car ils ne disposent pas de vêtements de protection et ne comprennent pas les mises en garde imprimées sur le produit. Si ce produit était inscrit l'an prochain sur la liste de la Convention de Stockholm, cela reviendrait à l'interdire dans le monde entier. La pétition de soutien aux agriculteurs peut être signée sur le site http://www.chega.org/. (Transmis par Stéphanie Muzard Le Moing).

Inde et Afrique, le moringa, arbre miracle.

L’arbre appelé moringa (Moringa oleifera) est connu mondialement pour ses intérêts nutritionnels et médicinaux, ainsi que ses applications industrielles. Presque toutes les parties de l’arbre ont un intérêt nutritionnel. Le fruit vert se cuisine comme un légume en Inde et il est exporté vers de nombreux pays, frais ou en conserve, pour les communautés d’Indiens expatriés. La racine peut s’utiliser comme substitut du raifort. Les feuilles se consomment comme des légumes verts, bouillis, sautés ou en assaisonnement. La poudre de feuilles séchées peut s’ajouter à toutes sortes de plats en tant que complément alimentaire. La graine peut se manger grillée comme une arachide. Lire (anancy). Vous trouverez des tableaux explicatifs et beaucoup d'autres renseignements (culture, récolte, etc). Peut être adaptable en Espagne/Portugal ou le Sud de la France.

Arrachage des vignes en Alsace, mise au point de FNE et d'autres associations.

Lettre ouverte : Les associations suivantes, FNAB, Amis de la Terre, Confédération Paysanne, FNE, UNAF, Greenpeace dont les représentants siègent au CEES du HCB (Haut Conseil des Biotechnologies), tiennent à vous faire connaître leur réaction à la suite de la publication du communiqué de presse du HCB du 23 août 2010.

Il n'est pas dans les missions du HCB, ni de sa présidence, de se prononcer sur des conflits sociaux ou des actes politiques, ni de se faire le relais de la communication gouvernementale. Ce n’est du moins pas pour cela que nous avons accepté d’y siéger. Une telle prise de position est même contradictoire avec l’indépendance indispensable à la crédibilité du Haut Conseil.

Mali, vers une agriculture responsable.

 

"Avec les méthodes que culture qu'on nous apprend, nous n'arrivons plus à vivre. Avant, nos familles cultivaient des parcelles plus petites, avec nos variétés et nos amendements. On pouvait manger et même revendre un peu, aujourd'hui ce n'est plus possible". Des agronomes font maintenant la démarche de prendre en compte les besoins et les attentes des agriculteurs. Voir (4 courtes vidéos sur bliptv). Quand cette démarche reviendra-t-elle France ?

Utilisez des produits naturels (reconnus) et risquez de fortes amendes.

 

- Des agriculteurs bio accusés de préconiser un "pesticide interdit"... (l'huile de neem, ou margousier, utilisée depuis des siècles par les indiens comme antiparasitaire).
- Une association traînée en justice et poursuivie par l'Etat pour la "vente illégale" de simples graines de tomates et autres fruits et légumes... (les semences de variétés anciennes conservées, répertoriées et distribuées par Kokopelli).
- Un horticulteur perquisitionné et le contenu de son ordinateur saisi par la Répression des Fraudes parce qu'il fait la promotion du purin d'ortie pour soigner son jardin... (Eric Pétiot, co-auteur du livre "Purin d'ortie et compagnie", préparation plébiscitée par les jardiniers depuis des générations). Lire (evolutionnaire).

Il n'est pas question ici de défendre tout et n'importe quoi, mais les produits que le temps et l'usage ont consacré ne sont pas "déposés", c-à-d évalués par des commissions scientifiques ou techniques. A ce moment là, il faut aussi interdire tous les courants de pensée, y compris les religions !

Pesticides: première campagne de sensibilisation des organisations agricoles.

 

Pour la première fois, des organisations agricoles vont lancer en septembre une campagne sur les risques médicaux liés à l'utilisation de pesticides, ont-elles annoncé vendredi dans un communiqué. De longue date, des études ont établi un lien entre l'utilisation de pesticides par les agriculteurs et certaines pathologies.
En janvier 2010, la cour d'appel de Bordeaux a même reconnu comme maladie professionnelle l'utilisation par un céréalier charentais d'un herbicide du groupe chimique Monsanto, le Lasso, qui l'avait gravement intoxiqué. Lire (ecolorama).

Le mythe de l'agriculture industrielle s'effrite.

 

L'Homme qui dompte la nature avec son attirail pétrochimique tombe en poussière. Il est temps de donner aux méthodes de l'agro-écologie l'écho qu'elles méritent.
 
La "révolution verte" a encouragé le développement du modèle agricole intensif, à grand renfort de mécanisation et de produits chimiques, et on a orienté toute la recherche vers ces techniques et produits. Toute la recherche est concentrée sur ce modèle car c'est celui qui rapporte financièrement, tout simplement. Pourquoi chercher plus dans le domaine des méthodes naturelles alors qu'on aurait ensuite rien a vendre comme composants ou équipements? Il existe du coup un gisement incroyablement précieux de connaissances agronomiques, non exploitées, qui pourraient révolutionner le monde agricole et faire exploser sa productivité et sa rentabilité sans tout ce fatras chimique. Lire + vidéo (ecolorama).

Exemple à Madagascar : La méthode SRI (Système de Riziculture Intensif), developpée, par hasard, par un missionnaire français a Madagascar dans les années 1960, et qui pourrait révolutionner la culture du riz dans le Monde. En effet, on apprend qu'en transplantant le riz très tôt et surtout en le faisant pousser sans eau, on peut multiplier les rendements par 4 a 8, sans aucun engrais ni pesticides. Non, il ne s'agit pas non plus d'OGM, mais on peut réellement faire pousser le riz sans eau, naturellement. Certains producteurs ont même atteint 25 tonnes de riz brut à l'hectare contre 3 a 4 tonnes de moyenne a travers le Monde avec les méthodes traditionnelles... La méthode : www.srimadagascar.org

Le woofing, ou wwoofing, qu'est ce que c'est ?

 

Cette expression vient de : "wwoofer" ; Willing Worker on Organic Farms, travailleur bénévole sur des fermes biologiques.

- partager la vie d'une famille ou d'une communauté sur leur ferme,
- apprendre à jardiner, récolter, fendre le bois, faire mille et un petits travaux, vivre de la terre,
- apprendre une langue étrangère ou tout simplement retrouver le contact avec la nature.
Durée de travail : de 4 à 7 h par jour soit environ 25-30 heures par semaine.
Une éthique bio : Le woofing a été créé dans le but de promouvoir le développement durable en enseignant aux jeunes qui sont intéressés les techniques d’agriculture biologique.

Comment ça marche ? Lire1 (voyageonsautrement) Lire2 (e-voyageur). N'oublions pas qu'il s'agit aussi d'une forme de tourisme et d'échange.

Prix du lait, déclaration de la Conf. paysanne : Interprofession laitière : les signataires de l’accord récoltent ce qu’ils ont semé !

La situation actuelle de la filière laitière et l’impossibilité pour les membres de l’interprofession de trouver un accord sur le prix du lait prouvent trois éléments :
1. L’accord du trois juin 2009 était un mauvais accord pour les paysans car il entérinait la possibilité de payer le lait en dessous des coûts de production. (...)
2. Le prix payé aux producteurs est principalement basé sur les cours mondiaux du beurre et de la poudre, alors que 95% du lait produit en Europe est consommé en Europe. Cette situation est totalement absurde mais elle permet aux industriels et aux coopératives d’acheter du lait à bas prix et de le valoriser avec des produits à forte valeur ajoutée (fromage, produits élaborés, …). (...)
3. La contractualisation, mise sur un piédestal par une LMA à laquelle les pouvoirs publics demandent de tout régler, ne peut pas apporter de réponse. (...)
Il est temps de remettre à plat le fonctionnement de la filière lait, tant en France qu’en Europe, pour ouvrir des perspectives à des paysans nombreux sur les territoires. (Lire le communiqué en entier).

Pêche, les maquereaux paient la crise islandaise.

Ruinée par la crise financière, l’Islande entend se refaire une santé sur le dos rayé des scombridés. Pour ce faire, elle ne cesse d’augmenter, unilatéralement, ses quotas de pêche, au mépris des recommandations des scientifiques. Et des accords passés avec l’Europe. Cette année, les pêcheurs de Reykjavik prévoient de ramener 115.000 tonnes de maquereaux dans leurs filets. Lire (jdle).

Pour soutenir les producteurs laitiers, les produits  à éviter.

 

Les producteurs de lait partent en guerre contre les grands groupes de produits lactés qui refusent de payer leurs laits à des prix rémunérateurs. Pour plusieurs raisons : parce qu’une partie de leur production est préparée, y compris ce qu’ils appellent des « fromages de traditions » (sic) avec des poudres de lait venues du monde entier ; et ensuite parce que ces multinationales veulent une concentration du secteur pour rentabiliser les collectes de lait et aussi, dans un deuxième temps, pouvoir créer des fermes intégrées dont les paysans (comme pour le veau, les poulets et les porcs hors sol) ne seront plus que des ouvriers sous-payés. Lire (politis). Les fameuses "usines à bouffe".

Groupe Bongrain : Elle et Vire, Gérard Sélection, Géramont, Vieux pané, Saint Moret, Tartare, Paturain, Apetito, Alouette, Cœur de lait, Cœur de Lion, Saint Agur, Folépi, Saint-Albret, Boursault, P’tit Louis, Chaumes, Le Brébiou, Le Rustique, Riches Monts

Groupe Lactalis  : Président, Le Roitelet, Boule d’Or, Le Petit, Rouy, Bridel, Rondelé, Bridélice, Matin Léger, La Laitière, Chaussée aux Moines, Lou Perac, Istara, Salakis, Celia, Lanquetot, Roquefort Société, Santa Lucia, Beulet

Groupe Bel  : La Vache qui rit, Apéricube, Bonbel, Boursin, Cantadou, Kiri, Port Salut, Samos, Gervais, Cousteron, Sylphide

Prix du lait, 200, 259, 326 ou 400 € la tonne ?

 

Une chose est sûre, le prix du lait payé au producteur n'a pas grand chose à voir avec le coût de production ! Ce sont les acheteurs (genre Danone ou Lactalis, pas vous ou moi) qui font leur prix en fonction d'arguments peu convaincants, comme le prix en Allemagne (les Allemands buvant eux même du lait, ils ne peuvent en exporter de quoi remplacer les producteurs français, ça ne tient donc pas) et les agriculteurs sont les seuls à accepter ce système, et si les subventions augmentent, le prix baisse ! Lire (eco89).

La conséquence : on nourrit plus mal les vaches pour réduire les coûts, donc la qualité. A qui profite (sic !) le crime?

Remarque pour les citadins et autres :  un litre de lait (entier) pèse de 1028 à 1035 g selon la teneur en matière grasse, protéines et glucides principalement (ce qui dépend de la race, de la nourriture et de la saison -herbe ou fourrage-) donc une tonne équivaut à 970 litres environ.

Appel à projet pour l'innovation.

Le ministère de l’Agriculture a lancé un appel à projets de « développement agricole et rural d’innovation » pour « favoriser l’innovation en vue de répondre aux enjeux de performance et de compétitivité de l’agriculture compatibles avec les principes de durabilité des pratiques agricoles ». Doté d’au moins 4 millions d’euros, cet appel privilégiera des projets permettant de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires (2 millions), des projets d’agriculture biologique (1 million) et des projets de développement de circuits courts (1 million). Les candidats ont jusqu’au 15 novembre pour se manifester et jusqu’au 4 avril 2011 pour déposer leur dossier. (Innover en Franche Comté).

Huile de palme, la civilisation française à l'œuvre en Afrique, comme au bon vieux temps.

Il y a des habitudes qui ne se perdent pas : le 15 décembre 2009, un journaliste et un producteur de France Inter ont été cités à comparaître devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, suite à la plainte pour diffamation déposée contre eux par M. Bolloré. L’homme d’affaire s’est senti menacé par le reportage «Cameroun, l’empire noir de Vincent Bolloré » diffusé le 29 mars 2009, dénonçant les conséquences sociales et écologiques des pratiques du groupe Bolloré en Afrique. Y était reporté que pour cultiver des palmiers à huile, les villages sont détruits, les forêts sont rasées, et les Hommes, privés de leurs ressources et modes de vie traditionnels, sont contraints de travailler pour Bolloré dans des conditions déplorables. Lire (sauvonslaforet).

Du bétail miniature ?

L'élevage intensif est, comme tout le reste, basé sur le "toujours plus" : toujours plus de viande, de lait avec l'inconvénient majeur du toujours plus de fragilité, de soins, de maladies. Des éleveurs américains entament une démarche inverse et, (miracle ?) ils obtiennent une même quantité de viande avec beaucoup moins de nourriture. Lire (treehugger, en anglais). Résumé : Point de départ, les émissions de méthane des troupeaux (entre un porc et un sanglier, une vache et un bœuf sauvage, les émissions de méthane sont multipliées par 4 ou 6, ce qui signifie que le métabolisme n'est pas optimum (vous même, quand vous prenez une nourriture inadéquate ..., je ne vous fais pas de dessin) donc on nourrit les animaux en pure perte ! Conséquence, on peut élever 10 bêtes (races de petite taille) au lieu de 2 "grandes" sur 2 ha avec un rendement net bien supérieur. Et moins de pollution !

La vaccination contre la FCO

(fièvre catarrhale ovine, ou maladie de la langue bleue) ne sera plus obligatoire en 2011. C'est une victoire des agriculteurs (voir en page "Dole et autour").  mais les tribunaux poursuivent toujours pour 2010 ! Lire (atanka).

Spéculation sur le cacao.

 

Anthony Ward a acheté le 16 juillet 240 100 t de fèves de cacao, soit 6.3% de la production annuelle mondiale, pour 1 milliard de dollars. Une opération (qu’il avait déjà réussie en 2002 et qui lui avait valu son surnom de « Chocolate Finger ») destinée à raréfier l’offre et donc à faire monter les prix, d’autant que la production mondiale est au plus bas et que la demande ne cesse de croître. Pour voir son opération réussir, les cours doivent monter jusqu’en septembre. Lire (lemonde).

Parallèlement, les plantations sont en crise : vieillissement des plantations, autres cultures plus attirantes. Lire (courrierinternational).

Comme d'habitude, le consommateur paiera le prix fort et le producteur sera encore oublié.

Mieux vaut inventer une autre façon de faire pour continuer à naviguer ensemble.

"La France est en train d'affiner ses arguments pour la renégociation de la PAC. C'est l'occasion de pousser le plus fort possible pour que soit reconnue à un certain type d'agriculture la qualité de l'environnement, de la biodiversité et de la nature et que ce soit cette agriculture là qu'on favorise au détriment de celle qui consomme beaucoup de polluants et qui ne donne pas une nourriture extraordinaire. Malheureusement ce n'est pas si simple que ça. On en est encore à subventionner des exploitations agricoles qui utilisent beaucoup d'intrants et qui sont très mécanisées, par rapport à des agricultures, biologiques ou durables – qui emploient de la main d'œuvre et permettent aux gens de vivre correctement". Isabelle Autissier, (WWF). Lire (actuenvironnement).

La loi de modernisation agricole (LMA).

L'Etat se désengage, estime la Confédération paysanne : Le projet de loi de modernisation (LMA) entériné hier par le Conseil des ministres n'apporte « aucune perspective lisible », selon Philippe Collin, porte-parole de la Confédération paysanne. « Incompréhensions », « interrogations » et « inquiétudes ». Lire (mrc53). « Loin des problèmes des agriculteurs » (Coordination rurale). « Si une telle loi censée apporter la solution à la situation catastrophique de l’agriculture avait été votée avant la crise que connaît aujourd’hui le secteur agricole, elle [...] en aurait même aggravé les conséquences par les nouvelles contraintes qui y sont dissimulées », affirme-t-elle. Lire (mrc53).

Pêche européenne, des stocks pour 6 mois.

Les eaux européennes ne peuvent fournir que 6 mois (exactement 189 jours) de consommation pour cause de surpêche depuis des années. Et cette période s'écourte chaque année et il faut "importer" du poisson provenant d'autres eaux, et en 2010 la France est ainsi dépendante depuis le 20 juin. Lire (universnature). Selon la Commission européenne, 72 % des stocks halieutiques évalués des eaux européennes sont, à l’heure actuelle, surpêchés. Mais pour inquiétante qu’elle soit, cette étude insiste sur le fait qu’il est encore temps de renverser la vapeur.

Lutte contre les campagnols, enfin du réalisme. 

Dans le Jura, les campagnols constituent un fléau à répétition. Une agriculture "moderne" a voulu les exterminer à coup de bromadiolone qui a aussi fait disparaître les prédateurs, c'est ce qu'on appelle ne pas voir plus loin que le bout de son nez. Aujourd'hui, on revient à des pratiques plus raisonnables, et innovantes. Lire (estrepublicain).

Charte de l'agriculture paysanne

Le site farmlandgrab (en français)

nouvelles agricoles du monde

Vidéo +++ (en 3 mn).

Comment gérer une ferme en 2015 ?

Les chiffres de l'agriculture 1950-2004 Télécharger

PAC 2013, pour une agriculture durable (télécharger)

Ministère de l'écologie

Les surfaces en bio explosent...
L'augmentation du nombre d'exploitations en bio n'a jamais été aussi forte en France, avec 3769 nouvelles exploitations en 2009 et une hausse des surfaces en conversion de 86%. La tendance se confirme en 2010.
La Riposte des paysans
La riposte des paysans nous concerne tous. Quels sont les fondements de l'agriculture paysanne ? Quels sont ses rôles sociaux ? Quelles sont les batailles actuelles ? Qui les mène ? Un livre au cœur d'un enjeu vital, à l'heure de la renégociation de la Politique agricole commune. Par Silvia Pérez-Vitoria.
Actes Sud, 2010, 292 pages, 20 euros, port offert.
L'agriculture durable : le Cedapa

Les apiculteurs ont leur site :

apipro-ffap.net

Le film "Herbe" en DVD

(15 €) Hérisson d'or 2009

Educagri éditions

maison d’édition de l’enseignement agricole

www.tvagri.info

la télé du monde agricole

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(Dec2008/Avr2009)