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Le particulier, simple citoyen, ne
peut agir directement sur l'économie d'un pays, mais à son échelle il peut
agir. A condition de connaître les données concernant l'économie familiale
(bien sûr, il s'agit ici de moyennes). Les ménages exercent dans leurs activités quotidiennes (déplacements, logement, loisirs, achats…) des pressions sur l'environnement : consommation d’énergie, d’eau et d’espace, production de déchets, émissions de polluants et de gaz à effet de serre…. Ces pressions, qui paraissent négligeables à l'échelle individuelle, génèrent collectivement de forts impacts sur l'environnement. La dépense de consommation finale des ménages par habitant est en augmentation régulière depuis plusieurs décennies. En volume, elle a été multipliée par 3,2 depuis 1960. Les dépenses de transport, de communication, de logement et de loisirs sont celles qui s’accroissent le plus. 1)Tendances et caractéristiques de la consommation des ménages Depuis 1960 les modes de consommation ont sensiblement évolué : la part de l’alimentation dans les dépenses totales a diminué (de 20% en 1960 à 13% en 2008), tandis que celles du transport, de la communication, du logement, des loisirs et de la santé ont augmenté. En 2008, les loisirs représentent le second poste de dépenses des ménages français, après le logement. La part des produits des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans le budget des ménages est passée de 1,7 % à 4,5 % entre 1960 et 2008. Cette hausse n'a pas d'équivalent parmi les autres catégories de dépenses.
NDLA : notez le faible montant consacré à l'éducation (hors culture). Augmenter ce poste vous aidera à optimiser ou réduire les autres. 2) Les déchets ménagersEn 2006, les déchets des ménages sont estimés à 26,8 millions de tonnes, soit 80% des déchets collectés par les municipalités. Leur production augmente depuis plusieurs années : entre 2004 et 2006, ils ont progressé de 4,2%. Au cours de la même période, la population n'a augmenté que de 1,2%. On estime que ces déchets représentent 425 kg par habitant en 2006. Le contenu de la poubelle ordinaire représente 16,6 millions de tonnes soit 62% du total. Les collectes sélectives progressent régulièrement, que ce soient les apports en déchèteries ou la collecte des emballages recyclables (verre, papier-carton, métaux ou plastique). Les quantités de déchets verts collectées ont été multipliées par 4 entre 1995 et 2006. A/ La composition des déchets des ménages en 2006 En 2006, les déchets des ménages sont estimés à 26,8 millions de tonnes, soit 80% des déchets collectés par les municipalités. Leur production augmente depuis plusieurs années : entre 2004 et 2006, ils ont progressé de 4,2%. Au cours de la même période, la population n'a augmenté que de 1,2%. On estime que ces déchets représentent 425 kg par habitant en 2006. Le contenu de la poubelle ordinaire représente 16,6 millions de tonnes soit 62% du total. Les collectes sélectives progressent régulièrement, que ce soient les apports en déchèteries ou la collecte des emballages recyclables (verre, papier-carton, métaux ou plastique). Les quantités de déchets verts collectées ont été multipliées par 4 entre 1995 et 2006.
La mise en décharge reste le mode principal d'élimination des déchets et concerne 37% du total en 2006, contre 43% en 2000. La part du compostage, de la méthanisation et du recyclage est passée de 25% en 2000 à 29% en 2006. L'incinération avec récupération d'énergie a progressé et représente 33% du total en 2006, contre 28% en 2000. La part de l'incinération sans récupération d'énergie est de 1,6% en 2006, contre 4,4% en 2000. B/ Devenir des déchets des ménages par mode de traitement en 2006
Les déchets des ménages sont estimés à partir des déchets
municipaux. 3) La consommation d’espace par l’habitat En 2008, l’habitat individuel et collectif occupe 4 % du territoire national avec 2,3 millions d’hectares. Cela représente presque la moitié des sols artificialisés, qui incluent aussi les zones industrielles et commerciales, les espaces verts, les routes, les chantiers…. L’artificialisation des sols liée au logement est responsable de la régression des terres arables et des milieux naturels, de la perturbation du cycle de l’eau et des sols et du mitage des paysages. La surface occupée par l’habitat a augmenté environ 5 fois plus vite que la population au cours des deux dernières décennies. Cette pression accrue sur les sols et l’espace s’explique par la conjugaison de plusieurs facteurs : l’augmentation du nombre de ménages, l’agrandissement des logements et des espaces attenants, ainsi que l’essor de l’habitat individuel, en particulier dans les zones rurales. Ce phénomène d’artificialisation lié à l’habitat est particulièrement marqué dans les régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Bretagne, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur, spécialement dans les communes littorales.
En 2008, le parc résidentiel métropolitain compte 32,1 millions de logements, dont 27 millions de résidences principales, constituées à plus de la moitié de maisons individuelles (57 %). Le nombre de logements a augmenté de 25% en 20 ans. En 2008, il faut 515 logements pour loger 1 000 habitants, contre 323 logements en 1968. Les mises en chantier de logements neufs selon le type d'habitat
Note : France métropolitaine ; les logements en résidence (cité universitaire, foyer pour personnes âgées, hôtel, motel, etc.) sont exclus.
4) La consommation d'énergie et les émissions de CO2 dans l’habitatLa consommation d’énergie dans le secteur domestique correspond au tiers de la consommation finale énergétique totale en France. Elle a donc des incidences majeures sur l’environnement : émissions de polluants dans l’air, émissions de gaz à effet de serre et autres impacts liés aux modes de production de l’énergie. En 2008, la consommation d’énergie finale du secteur résidentiel s’élève à 45 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Sur la période 1985-2008, elle a progressé de 19 %, sous l’effet conjugué de l’accroissement du parc de logement et du taux d’équipement des ménages en appareils électriques. Depuis le premier choc pétrolier de 1973, on assiste à une baisse continue de l’utilisation du charbon et du fioul (respectivement 1% et 16% en 2008 contre 10 % et 60 % en 1973,) au profit de l’électricité et du gaz naturel (respectivement 29% et 36 % en 2008, contre moins de 10% en 1973). Le bois représente 14 % des consommations et reste stable depuis 1973.
A/ Consommation d’électricité dans le résidentiel par usage
B/ Consommation d’énergie finale dans le résidentiel et émissions de CO2
Valeurs pour l'année 2008 : nombre de logements, 32 084 milliers ; consommation d'énergie finale du résidentiel, 43,99 Mtep ; émissions de CO2 du résidentiel, 61,28 Mt. 5) La consommation d’énergie et les émissions polluantes liées aux déplacements Les déplacements des ménages répondent à trois types de besoin de mobilité : les trajets domicile-travail et autres déplacements professionnels, les déplacements à caractère familial (achats, école, visites médicales, etc.) et les déplacements de loisir et de tourisme. Exprimée en voyageurs-kilomètres, la mobilité sur le territoire national a augmenté de 25 % entre 1990 et 2008. La répartition entre les modes de transport est restée stable sur la période : 82 % pour les voitures particulières, 16,5 % pour les transports collectifs (train et autobus) et 1,5 % pour l’avion (pourcentages 2008). La fréquence de déplacement est relativement stable (entre 3 et 4 déplacements par personne et par jour), mais la structure des motifs de déplacement évolue avec le temps. Les déplacements contraints (travail, achats, démarches…) diminuent au profit des déplacements choisis (loisirs, visites).
Valeurs pour l'année 2008 : parc de voitures particulières, 30 775 milliers ; ménages, 27 000 milliers ; circulation des voitures particulières, 393,9 milliards de véhicules-km ; parcours annuel moyen, 12 798 km par véhicule. Les pressions environnementales liées à la mobilité s’accroissent avec
l'augmentation du trafic et touchent directement le cadre de vie et la santé
des ménages (pollution urbaine locale et bruit). Le recours accru à la
voiture met en jeu des émissions croissantes de gaz à effet de serre.
Note : émissions de CO2 : inférieures à 140 g/km pour les classes A, B, C pour les classe s"vertes"; de 141 à 160 g/km pour la classe "jaune" ; supérieures à 160 g/km pour les classes "rouges". Part des véhicules particuliers dans les émissions nationales de polluants en 2008 et évolution des émissions depuis 1990
Entre 1990 et 2008, les émissions des voitures particulières ont baissé pour les oxydes d'azote (NOx), les composés organiques volatiles non méthaniques (COVNM) et les particules (PM1, PM2,5 et PM10). En revanche, les émissions d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont en forte croissance, en liaison avec la diésélisation du parc. Source : Citepa (rapport Secten 2010).
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