Même si on arrive à limiter le
réchauffement à 2 °, il sera
nécessaire de s'adapter et ça
va coûter très cher, on parle
de 1 000 milliards de dollars,
sinon beaucoup plus. Il n'y
a pas de planète B.
Et en partie, la
seconde découle de la première (faut-il rappeler
que les transports aériens et maritimes ne paient pas de TIPP ?).
Pour la dette financière, les gouvernements ont du mal à prendre
de vraies mesures efficaces et c'est vrai aussi pour la dette
climatique qui s'annonce. La véritable raison est une fixation
sur quelque chose que l'on appelle AAA et ne servant qu'à
évaluer où un financier peut placer son argent.
Toutes nos industries
hyper polluantes n'ont pas pour but d'améliorer le sort des
terriens en général mais d'engranger des plus values. Le
problème commence vraiment quand la planète ne peut plus digérer
nos excès (absorber CO2 & Co, filtrer, régénérer, réguler, ...).
Par contre, il y a un
hic ! Il n'est pas possible de dévaluer le °C ! Et il faut bien
faire quelque chose.
Après une
prolongation de 36 heures, pour ne pas partir sur un échec
tellement prévisible et sauver la face, la conférence de Durban
accouche d'un texte honteux qui dit à peu près : "Oui, nous les
pays riches, on joue aux cons mais on ne peut pas réparer et
encore moins arrêter de jouer, on verra l'an prochain. Espérons
que les pays pauvres ne ferons pas comme nous, qu'ils se
débrouillent sans nous, leur misère ne nous dérange pas,
pourquoi devrait-elle les déranger ?".
On vous le dira plus
diplomatiquement
ici (slate).
Et l'on ose encore
souhaiter "Joyeux Noël" à nos enfants avec ce que l'on met dans
sa hotte, au père Noël ? Je crois que nous sommes de beaux
salauds.
10/12/11
Les pays du Sud (et l'UE) veulent des engagements
forts.
"Nous avons besoin
de décisions claires et fortes", ont déclaré dans un
communiqué l'Europe, l'Alliance des petits Etats insulaires (Aosis)
et les pays les moins avancés (PMA). L'Aosis regroupe 43 Etats
insulaires et côtiers et les PMA les 48 Etats les moins
développés, dont quelques-uns des Aosis. L'accord de Durban doit
inclure une prolongation du protocole de Kyoto, dont la première
période d'engagement s'achève fin 2012, avec en parallèle un
"mandat et une feuille de route robustes" vers un nouveau
cadre juridiquement contraignant, comme le propose l'Union
européenne, poursuit le texte.
Lire (lemonde).
Présenté comme ça, on
comprendra que les pays du Nord ne peuvent pas dire "on fait ce
qu'on veut, on est chez nous", les répercussions écologiques
sont à l'échelle mondiale, sachant que les pays les plus pauvres
sont aussi les plus exposés car ils sont dans des régions très
sensibles à ces changements climatiques (c'est même pour cela,
souvent, qu'ils sont pauvres).
06/12/11
Un enterrement de 1ère classe du protocole de
Kyoto ?
La Conférence est à
mi parcours, déjà une semaine de négociations dans l’enceinte
des Nations unies. De quoi s’agit-il au juste ?
De réduire les
émissions de gaz à effet de serre conformément aux connaissances
scientifiques et aux exigences politiques et éthiques ? Sur ce
sujet, la messe est quasiment dite. Elle sera certes ornée de
promesses, y compris celle d’un accord en 2020, mais personne
n’est dupe. Malgré les récents rapports de l'AIE et de l'OCDE
exigeant des réductions d'émissions importantes d'ici 2020, les
États-unis, le Canada, le Japon, l’Australie, la Russie ont
clairement déclaré qu’ils ne voulaient pas d’une seconde période
d’engagements contraignants. Et l’Union européenne, alignant des
propos contradictoires, occupée à sauver ses marchés du carbone
inopérants et menacés d’effondrement, est incapable de renverser
la vapeur. L’empressement de certains à sortir du protocole de
Kyoto est à la mesure de ce qu’ils devraient payer pour non
respect de leurs engagements : pour le Canada entre 14 et 19
milliards de dollars. Il reste à trouver un pays qui puisse
porter plainte et obliger le Canada à verser sa dette.
De mettre en place le
fonds vert pour lutter contre le changement climatique ? Les
rares promesses de fonds publics et additionnels sont souvent
assujetties à ce que le fonds vert puisse être abondé par le
système financier et les marchés carbone, et à ce que le secteur
privé puisse avoir un accès privilégié au fonds vert. Pendant
que les communautés de base, directement affectées, devraient
vivre de la charité internationale.
Lire1 (attac).
Lire2 (climatlibe).
Depuis Kyoto, c'est
toujours la même histoire : " Si Machin ne fait rien, pourquoi
devrais-je faire un effort ?". Aujourd'hui s'ajoute la crise
financière qui ne fait qu'augmenter cette myopie et on préfère 1
point de croissance aujourd'hui sans vouloir imaginer demain.
"Après moi le déluge" semble être une devise universelle. La
preuve ? Le Canada ne veut pas poursuivre dans le protocole de
Kyoto.
Lire (cyberpresse.ca)
13/12/10
Premier bilan, moins pire que si c'était plus mal.
L'énorme progrès de la conférence de Cancun est qu'un accord
(à minima, certes) a pu faire consensus.
Pour plus de détails,
lire ici (cdurable) et
ici (terraeco). Il y a un an à Copenhague, certains états
ne voulaient pas en démordre, le développement économique passe
avant tout. Aujourd'hui les positions s'infléchissent un peu parce
que les faits sont têtus : la planète est une sphère dont les
capacités ne sont pas infinies et on perçoit aujourd'hui de plus
en plus clairement ses limites (capacités d'auto
réparation, d'auto régulation, ressources non renouvelables,
nécessité impérieuse d'une biodiversité sauvegardée, ...), et
les populations commencent à prendre la question au sérieux.
Oui la Bolivie n'a pas signé, il faut considérer ce geste comme
une invitation à s'engager plus fermement : l'accord n'est que
moral, les financements incertains et les efforts peu
contraignants. Soyons vigilants sur la tenue des promesses et rendez vous à
Durban (Afrique du Sud) dans un an.
10/12/10
"En 2050, nous serons tous morts".
«C'est une chose d'être ambitieux
pour 2050, mais nous serons tous morts !». Jairam Ramesh,
ministre indien de l'Environnement, a jugé «profondément
décevante» la proposition de réduction des émissions de gaz à
effet de serre des Etats-Unis (- 17 % en 2020, - 83 % en 2050).
C'est le comble du cynisme, mais c'est l'aveu que les actuels maîtres du
monde n'en ont rien à faire de l'avenir de leurs enfants (et
encore moins des nôtres). "Après demain, ça suffira bien" *, pour
résumer la position des USA, c'est refiler le bébé à nos
descendants dans des conditions qui seront autrement plus
difficiles.
* Ou "Après moi le déluge" de Louis XIV, dont l'arrière petit fils
fut guillotiné, mais depuis, le temps s'est accéléré.
07/12/10
L’agriculture, laissée pour compte ?
Les pays développés se sont engagés en décembre dernier à
Copenhague, sur une base non contraignante, à allouer 30 milliards
de dollars au démarrage rapide des efforts visant à aider la
planète à faire face à l’impact du changement climatique tout en
réduisant les émissions carbone. A ce jour, quelque 28 milliards
de dollars ont été promis, deux milliards ont été déposés auprès
de Fonds climat et 700 millions de dollars ont été effectivement
déboursés. " Bien que différents mécanismes aient été mis sur
pied pour mobiliser des ressources au profit de l’atténuation du
changement climatique (réduction des émissions) et de l’adaptation
(neutralisation des effets négatifs), la plupart excluent
l’agriculture", s’inquiète l’ONU.
Lire (ddlj).
06/12/10
Le point après la première semaine.
L’épineuse question de
l’avenir du Protocole de Kyoto divise. Certains pays
industrialisés, comme le Canada, le Japon et la Russie sont
réticents, voire ouvertement hostiles, à une nouvelle période
d’engagement. Face à cette situation, la responsable climat de
l’ONU, Christiana Figueres, a appelé au "compromis".
A Cancun, le Canada est
au centre de la polémique car il refuse ouvertement cette deuxième
phase du protocole de Kyoto estimant qu’il est inutile que les
pays industrialisés fassent plus d’effort si la Chine, l’Inde et
le Brésil ne s’engagent pas davantage. Le Japon a également fait
savoir très clairement en début de semaine qu’il ne s’engagerait
pas pour une nouvelle période, le Protocole ne couvrant plus que
30% des émissions de globales de GES. "Il nous
faut un nouvel instrument, légalement contraignant, avec la
participation de tous les gros pollueurs", a ainsi réclamé le
représentant du Japon, Mitsuo Sakaba. La Russie est aussi très
réticente, voire franchement hostile, à une prolongation.
Lire (cdurable).
04/12/10
"Changeons le système, pas le climat". Le
04/12 à Cancon.
A l'occasion de la
seizième Conférence des parties (COP 16) sur le climat, qui se
tient du 29 novembre au 10 décembre à Cancún, le syndicat paysan
Via Campesina a lancé un appel à organiser "Mille Cancún" sur la
planète, dans le cadre du réseau Climate Justice Now. En France,
c'est tout naturellement vers le village de… Cancon, dans le
Lot-et-Garonne, que s'est tournée une coalition constituée autour
d'Attac, Les amis de la Terre, la Confédération paysanne ou encore
Bizi. Le samedi 4 décembre, une journée de rencontres y sera
consacrée à la présentation des luttes locales menées en France
contre des projets d'infrastructures polluantes emblématiques
(aéroport, centrale nucléaire, ligne à grande vitesse…), tandis
que sera installé un "village des alternatives".
Lire (cancon2010).
A Paris, c'est le 8
décembre qu'est prévue une soirée de mobilisation, en duplex avec
Cancún, à la mairie du 2e arrondissement, au 8 rue de la Banque.
01/11/10
Un accord sur la biodiversité.
Les gouvernements
réunis pour la réunion de la Convention des Nations Unies pour la
diversité biologique (CBD) sont arrivés à un accord qui, lorsqu’il
sera entré en vigueur, permettra au monde d’avancer dans la bonne
direction pour éviter les extinctions massives d’espèces et
arrêter le déclin de la biodiversité. Le WWF salue l’adoption du
nouveau plan de sauvetage de la biodiversité pour les 10
prochaines années.
Lire (cdurable).
"Cet
accord réaffirme le besoin fondamental de conserver la nature
comme le socle même de notre économie et de notre société. Les
gouvernements ont clairement rappelé que la protection de la
planète a sa place dans l’agenda politique international et que
les pays sont prêts à joindre leurs forces pour sauver la vie sur
Terre".
Voir
aussi l'avis d'A Gossement : un accord vert (très) pâle à Nagoya.
Lire.
26/10/10
Dix propositions pour préserver la
biodiversité.
Le Groupe d'étude économie
des écosystèmes et de la biodiversité (TEEB) a présenté à Nagoya,
son rapport final regroupant ses propositions pour préserver la
biodiversité. La valorisation des services éco systémiques est au
cœur de l'approche.
Lire (actuenvironnement).
Télécharger le rapport (50 pages au format pdf).
Le rapport s'est fixé un but
d'efficacité, au lieu de rester au stade "Ha, les pauvres
petits oiseaux mazoutés" ou "Encore des poissons le ventre
en l'air", il aborde le problème par : "Qu'avons nous à gagner
avec la biodiversité, que nous rapporte-t-elle ?". Bien sûr, le
principe est réducteur (pour un écologiste pur et dur) mais il a
un net avantage : ceux qui ne se sont jamais préoccupé d'écologie
sont obligé d'y porter attention et un compromis pourra être
possible. C'est aussi une manière de nous faire comprendre que
l'Humanité fait partie de l'écosystème planétaire (certains
pensent qu'ils sont en dehors et peuvent tout se permettre, que la
science etc. etc. réglera les problèmes).
21/10/10
Menace sur les mers. Rapport du PNUE.
Publié
par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), le
Marine Biodiversity Assessment and Outlook brosse en une
soixantaine de pages un portrait dramatique de l’état de nos mers
et de nos océans.
Rappelant que ces biotopes couvrent 72 % de la surface de la
planète, le rapport du Pnue estime que, sans un bouleversement de
nos modes de vie, de transport, de consommation, « la
biodiversité marine se dégradera significativement dans les 20
prochaines années. Ce qui aura d’importantes conséquences pour les
ressources mais aussi pour la sécurité physique des nations
côtières ». Les rédacteurs considèrent que dans la plupart des
régions, le pic de pêche a été atteint entre les années 1980 et
2000. En conséquence, « il n’est plus
possible, dans la plupart des cas, d’augmenter les prélèvements ».
Lire (jdle).
20/10/10
Les enjeux de la biodiversité, explications.
(Larges extraits
d'articles parus sur biodiversité2012.org).
Qu'est-ce que la CDB ? La Convention sur la diversité
biologique (CDB) est l'une des trois conventions signées au Sommet
de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992 ; les deux autres
conventions étant la Convention sur les Changements Climatiques et
la Convention de lutte contre la désertification.
La CDB constitue un engagement historique : c'est le premier
traité conclu au niveau mondial qui aborde tous les aspects de la
diversité biologique, c'est-à-dire non seulement la protection des
espèces mais également celle des écosystèmes et du patrimoine
génétique.
Elle garantit l'utilisation durable des ressources naturelles :
l’exploitation des écosystèmes, des espèces et des gènes doit se
faire au bénéfice de l’humanité mais à un rythme et de manière à
ce qu'elle n’entraîne pas, à long terme, une diminution de la
diversité biologique.
Pour cela, la Convention sur la biodiversité biologique fixe trois
objectifs principaux :
1) La conservation de la diversité biologique. 2) L’utilisation
durable de ses éléments constitutifs. 3) Le partage juste et
équitable des avantages découlant de l’exploitation de ses
ressources génétiques.
Enfin, la Convention est aussi la première à reconnaître que la
conservation de la diversité biologique est "une préoccupation
commune à l'humanité" et fait partie intégrante d'un développement
socio-économique durable. (Lire
tout l'article sur biodiversité).
Les enjeux de Nagoya. Cette 10ème Conférence des Parties se
tenant pendant l’Année internationale de la biodiversité, revêt
une importance particulière. D’autant que l’objectif 2010 que
s’était fixé la communauté internationale de freiner l’érosion de
la biodiversité n’a pas été atteint.
Voir article là.
A Nagoya, il s’agit donc de relever le défi du post-2010, et cette
fois de le réussir.
Trois sujets vont tenir le devant de la scène :
* le protocole APA (ABS en Anglais) « Accès et Partage des
Avantages »
* le plan d’action fixant les objectifs post-2010
* la création de l’IPBES (International Platform on Biodiversity
and Ecosystem Service) ou « GIEC de la Biodiversité ».
Ces 3 dossiers ne doivent pas faire oublier que beaucoup d’autres
recommandations seront discutées, telles : la mobilisation des
ressources, la stratégie mondiale pour la conservation des
plantes, la communication et la sensibilisation.
Mais aussi les programmes de travail définis comme nécessitant un
examen approfondi :
* la diversité biologique des eaux intérieures,
* la diversité biologique marine et côtière,
* la diversité biologique des montagnes,
* les aires protégées,
* l’utilisation durable de la diversité biologique,
* la diversité biologique et les changements climatiques.
Ou encore les questions agricoles, forestières, celles des terres
arides, des espèces envahissantes et l’initiative taxonomique
mondiale. (Lire
tout l'article).
La question de l’Accès et du Partage des Avantages. Le
troisième objectif de la CDB prévoit « le partage juste et
équitable des avantages découlant de l’exploitation de ses
ressources génétiques (de la diversité biologique) ».
On entend par ressource génétique un matériel d’origine végétale,
animale ou microbienne permettant la production d’une substance
utile, en matière de santé, ou de cosmétologie par exemple. La
fabrication de tels produits produisant de la richesse pour celui
qui va commercialiser.
Le but du protocole sur l’accès et le partage des avantages (APA)
est d’éviter que la richesse ne profite qu’aux firmes fabricantes
mais qu’elle profite aussi aux pays d’où est issue la ressource,
et si elles sont à l’origine de la découverte, également aux
communautés locales autochtones. (Lire
tout l'article).
IPBES kesako ? IPBES signifie « Intergovernmental
Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services »,
on parle aussi de GIEB pour Groupe Intergouvernemental d’Expertise
sur la Biodiversité par analogie avec le GIEC (Groupe
intergouvernemental d’experts sur le climat).
Il s’agit de se doter d’une instance d’expertise scientifique
internationale unique, crédible, reconnue et indépendante dans le
domaine de la biodiversité. Elle travaillerait à synthétiser la
connaissance et à la rendre disponible, elle pourrait réaliser des
évaluations périodiques globales ou régionales de l’état de la
biodiversité, élaborer des scénarios pour le futur, répondre à des
questions d’actualité si nécessaire. En bref, être l’outil d’aide
à la décision dont la biodiversité a besoin, à l’instar de ce que
le GIEC a apporté à la question climatique. IPBES sera informatif
mais non prescriptif (comme le GIEC).
Cette initiative a longtemps rencontré l’hostilité de certains
pays, tels le Brésil ou la Chine, soucieux de sauvegarder ce
qu’ils estiment être du niveau de leur souveraineté (la diversité
biologique située sur leur territoire), l’Union Européenne et
notamment la France, étant à l’inverse, moteurs. (Lire
tout l'article).
Plan stratégique 2011-2020. L’adoption d’un plan
stratégique pour les 10 ans à venir est bien sûr un enjeu majeur
de la Conférence de Nagoya, notamment après l’échec de
l’engagement pris en 2002 visant à freiner l’érosion de la
biodiversité d’ici à 2010.
Cette feuille de route se doit d’être à la fois, ambitieuse et
mobilisatrice, elle doit fixer un vrai changement de cap,
permettre une nouvelle donne en faveur de la biodiversité.
Ce plan stratégique est en discussion depuis plusieurs mois, et la
version qui arrive à la discussion des Parties à Nagoya est déjà
bien aboutie.
Voici une présentation commentée par la Ligue Roc des points clefs
de ce plan. Ces commentaires sont conçus pour éclairer ce qui
figure dans le texte soumis à discussion, ils ne sont pas une
autre proposition de plan (on sait que la base qui ressortira de
Nagoya est ici). La version intégrale de ce plan
est disponible ici.
(Lire
l'article entier, avec des objectifs 2050).
04/09/10
Bilan du Grenelle (par Corinne Lepage).
"Le Grenelle qui
nous est vendu comme un exemple mondial se révèle finalement une
immense baudruche qui s’est dégonflée au cours des mois, alors
qu’il symbolisait un formidable espoir : celui de mettre enfin
notre pays au niveau de ses engagements communautaires.
Or, il se révèle
cruellement la simple continuation des particularités françaises,
et un retard abyssal en comparaison de l’Allemagne, des pays du
nord, mais aussi désormais de l’Espagne en ce qui concerne les
énergies renouvelables".
Lire (cap21FC).
21/08/10
La réunion de Bonn qui devait préparer le
prochain sommet de Cancún s’est terminée en queue de
poisson. La semaine passée, des négociations internationales se
tenaient à Bonn, en Allemagne, en prévision du prochain sommet sur
le climat programmé entre le 29 novembre et le 10 décembre, à
Cancún, au Mexique. Au final, pas un seul progrès sur la
réduction des émissions de gaz à effet de serre, ces gaz
soi-disant responsables du réchauffement climatique (dioxyde de
carbone et méthane principalement). La tendance serait même à
l’oubli des quelques engagements manifestés en décembre 2009 lors
du sommet de Copenhague. La défiance entre les pays participants
est totale. Les USA, qui s’étaient engagés, n’ont
toujours pas ratifié les accords de Kyoto et ont repoussé aux
calendes grecques leur loi sur les émissions de CO2. La Chine et
l’Inde qui sont avec les USA les plus gros pollueurs du monde
refusent quelque engagement tant qu’il n’est pas global (c'était
déjà leur position à Copenhague, mais les grandes puissances ne
veulent rien entendre).
Lire (agoravox).
14/01/10
Laissons l'épilogue à Corinne Lepage (Cap 21).
Lire.
21/12/09
Pour aider à comprendre la
fragilité du climat :
- entre
une dépression (tempête) et un grand beau temps (anticyclone), la
différence de pression est de 40 hectopascals (ou millibars) soit
2 % de part et d'autre de la normale
- entre
une canicule et un grand froid, la différence est de 40 ° soit 7,5
% de par et d'autre de la normale (attention, le calcul se fait en
degrés Kelvin : 0 °K = -273,15 °C).*
On remarque donc
1) qu'il faut très peu de chose pour passer de la pluie à la
sécheresse. 2) que la température change 3,75 fois plus facilement
en fonction des facteurs (pression, ensoleillement, inclinaison de
la terre) sous nos latitudes. Sans oublier la température
"apparente", qui est fonction du taux d'humidité et qui accentue
encore ces différences (ex : froid humide, chaleur moite).
* la température mesure
l'agitation moléculaire d'un corps ou objet et ces 2 grandeurs
sont sensiblement proportionnelles dans cette plage de
températures pour les corps solides. La relation entre ces
grandeurs (dans le cas des gaz) est : PV = NRT. P: pression en Pa; V: volume en m3; N:
nombre de moles (1 mole = 22,4 litres); R = 8,314; T : température en
°Kelvin. (loi des gaz parfaits). On considère qu'un solide est à la
même température que l'atmosphère s'il subit ses effets
suffisamment longtemps (cf. F Raynaud sur la T° du canon).
21/12/09
Le bilan, par Terra Eco
Connie Heddegaard (présidente du sommet) avait promis la Gloire ou
la Honte… Sarkozy, Obama, Merkel et tous les autres ont choisi la
Honte.
5 raisons de l'échec sur rue89.
Lire. On retiendra cependant ceci : 1) c'est toujours la faute
de l'autre. 2) Une approche quantitative et comptable est
forcément inefficace, la vie (végétale, animale, humaine) c'est
autre chose.
19/12/09
Une autre façon de voir le sommet de Copenhague.
(piqué au blog
onseféchier).
19/12/09
17h00
Pour Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre international :
"Copenhague est un échec misérable. La justice climatique a été
oubliée et la déclaration finale condamne des millions de
personnes, parmi les plus pauvres, à la faim, la souffrance et la
mort avec l'accélération des changements climatiques. Nous sommes
écœurés par le refus des pays riches à assumer leurs
responsabilités, notamment les États-Unis qui sont les plus grands
pollueurs historiques. Ils sacrifient des nations entières pour
perpétuer leur gabegie. Pour M. Obama, c'est le sommet de la honte
».
19/12/09
8h00
Le Munich* de
la planète vient d'avoir lieu : les états pour le service
minimum. Des fuites au niveau de l'Elysée avouaient qu'ils allaient négocier
une hausse de 3 °.
Les puissants s'avèrent impuissants, ce sont
des boutiquiers qui n'ont jamais eu que des livres comptables sous les
yeux. La planète a plus de poids que les
banques et ils s'en rendront compte très vite. Alors qu'ils rentrent chez eux
et disparaissent dans des trous de souris, ils ont de la chance que le crime
contre la vie et la biodiversité n'existe pas encore. On ne peut plus
raisonner comme notre culture judéo-chrétienne nous l'a appris : "cette terre nous appartient
et ses richesses sont réservées à l'homme". La frontière entre les
écologistes et les "autres" est maintenant bien établie.
Plus de nouvelles en soirée.
* Accords de Munich, Septembre
1938 : les pays amis de la Tchécoslovaquie (France, Grande
Bretagne) capitulent sans condition devant la volonté d'Hitler
d'envahir les Sudètes, province Tchèque. A ce sujet, Winston
Churchill dira : "Vous avez choisi le déshonneur pour éviter la
guerre, vous aurez le déshonneur et la guerre".
Nouvelle
rubrique : le baromètre du jour !
Les choses se compliquent, donc je vous propose de suivre les
négociations sur le baromètre de Copenhague. Son principe est
simple : basé sur l'analyse des ONG et des scientifiques, il vous
permet de suivre quotidiennement où en sont les
négociations sur les 3 questions essentielles des négociations :
Lire la suite
16/12/09
A Copenhague, les Yes men en action mettent
le Canada mal à l'aise.
Lire + vidéo (rue89). (Le Canada est le deuxième plus mauvais
élève au monde après les Etats-Unis en terme d'émissions de gaz à
effet de serre par personne. Ottawa a augmenté ses émissions de
35% depuis 1990, alors qu'il s'était engagé, lors du protocole de
Kyoto, à les réduire de 6% d'ici 2012).
L'énergie nucléaire pourrait finalement être intégrée aux accords
de Copenhague. C'est en tout cas ce que demandent certains pays et
lobbys. Mais les anti-nucléaire veillent … Bataille autour de
l'atome dans la capitale danoise.
Lire (novethic). Affaires de gros sous, pas de lutte contre le
réchauffement.
21 milliards d'€ sur 3 ans. "C'est minable"
nous dit Cécile
Duflot, "Surtout quand on voit ce qu’on a réussi à mobiliser pour
les banques" (575 milliards en 2 ans pour la seule BCE).
Lire (terraéco) + allez voir le "Pipotron"
(C Beigbeder) +
L'Europe freine des 4 fers (marianne2).
Une kermesse pour les
dupes : la kermesse de Copenhague ne fait illusion
qu’auprès des naifs (nous, l’immense majorité des sans-grade que
sont les Africains bernés une fois de plus). Pourtant, la majorité
des pays, y compris l’Afrique et les Petits Etats Insulaires- qui
risquent de disparaître à l’instar de l’Atlantide- continuent de
faire pression sans grand résultat auprès de nos dirigeants
politiques pour qu’un tel accord soit adopté. Le WWF a rappelé 10
conditions pour que Copenhague soit un succès ...
Lire la suite (point de vue de l'Algérie).
Entretien :
Le Mexique
veut casser les clivages Nord/Sud :
Au delà de la réduction des gaz à effet
de serre se joue à Copenhague le financement des aides aux pays
les plus pauvres pour lutter contre les changements climatiques.
Terra Eco a rencontré en exclusivité le chef de la délégation
mexicaine Luis Alfonso de Alba qui défend un fonds mondial
financé (...)
Gérard Collomb : "Le capitalisme vert va nous sauver ".
Lire. Il y en a qui ont vraiment la foi ! Que ce qui jette la
planète dans le chaos va l'en sortir en tenant les mêmes
raisonnements à peine corrigés ! (et surtout qui ne parlent que
d'économie -conventionnelle- mais pas d'équilibres ou d'écosystèmes).
Certaines voix avancent que ce sont les budgets militaires qui
devraient être reconvertis pour s'adapter aux changements
climatiques. Simple, mais il fallait oser le dire.
09/12/09
L'argent et les affaires contre Copenhague ?
Lire (marianne2). Cet article est un autre son de cloche qui
défend que seule la peur fait agir, pas la bonne volonté ni les
compromis.
09/12/09
Les ingénieurs s'intéressent aussi au CO2 et aux
contraintes environnementales.
Lire (Industrie et Technologie).
Des chercheurs
américains ont mis au point un outil de calcul pour traduire les
décisions de Copenhague en degrés de température en plus ou en
moins pour la Planète.
Lire (acidd)
07/12/09
Comment les
Français perçoivent-ils les grands enjeux du changement
climatique. Dans quel état d’esprit et de quelle façon
appréhendent-ils le sommet de Copenhague ? Pour répondre à ces
questions l’institut Médiascopie a mené une enquête destinée à
dresser la carte mentale des Français vis-à-vis du changement
climatique. Cette étude a été réalisée en exclusivité pour
la 3eme édition de The Global Conference des “ateliers de la
Terre”, à Deauville, les 26, 27 et 28 novembre 2009, en
présence de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, sur le
thème “construire un nouvel équilibre”.
Lire (acidd)
Cancun 2010: le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon
a estimé "improbable" que la communauté internationale puisse s’entendre
sur un accord global contraignant lors de ce sommet. Il faut dire que les
deux plus gros pollueurs du monde, Etats-Unis et Chine, ne sont pas près
de bouger malgré l’urgence.
À l’heure
de Copenhague, le total de l’assistance au développement consacrée au
changement climatique est de l’ordre de 21 milliards de dollars, 28
milliards prédit ou proposé par l’Union Européenne. Mais quelle que soit la
générosité des uns et des autres, nous sommes loin du compte. Selon un
rapport de l’ONU publié à New York en septembre, un « New Deal » de plus
de 500 milliards de dollars par an serait nécessaire pour aider les pays
en développement à atténuer l’impact des changements climatiques
« tout en poursuivant leur chemin vers la croissance économique »
selon Ban Ki Moon.
Les pays riches
du Nord ont aidé les
banquiers, les grosses
banques. J'ai oublié la somme,
mais c'est astronomique. Comme
ils le disent dans la rue,
"si le
climat avait été une banque,
il l'auraient déjà sauvé!"
(Hugo Chavez, président du
Venezuela).
Ce n'est
pas la planète qu'il faut
sauver, elle s'est déjà
tirée toute seule de plus
mauvaises situations, c'est la
bio diversité et l'humanité
qui sont en danger. Cette
humanité à laquelle une
spécialisation outrancière a
fait perdre ses capacités
d'adaptation, de réaction et
le sens de la mesure. J'ai
plus confiance en un paysan
bengali qu'en un banquier qui
a consulté des listings toute
sa vie ou un fana de télé pour
s'en tirer.