Vous trouverez
dans cette page des informations certifiées mais pas assez connues, des idées différentes,
quelques unes
paraissent utopiques, voire folles, mais
le grain semé peut donner vie à une belle plante : il y a un milliard
d'années, quelle algue bleue aurait misé un kopeck sur notre 21ème siècle ?
Cette page n'a pas d'autre prétention que d'ouvrir des portes.
21/02/12
Le MES (Mécanisme Européen de
Stabilité) signe le placement de l'Europe sous contrôle de
la Phynance.
Le
MES en tant que tel n’est pas un
traité, mais une société financière, basée au Luxembourg, dont les
actionnaires sont les 17 États de la zone euro. Le capital est fixé
à 700 milliards d’euros.
Leur pari : que le
MES soit en
mesure d’emprunter à des taux
assez bas (entre 2 % et 3,5 % sur trente ans s’il dispose du triple
A) pour en faire bénéficier, moyennant une commission, des États
qui, s’ils s’adressaient directement aux marchés, seraient soumis à
des taux très élevés à cause de leur note dégradée
(23 % pour la Grèce, mi-février, 10 % pour le Portugal, 6 % pour
l’Espagne et l’Italie…). En recourant à cet effet levier, le
MES pourrait ainsi emprunter
trois à quatre fois son capital, soit entre 2 000 et 3 000 milliards
d’euros. En théorie. (ndlr : pour sortir de la crise,
on utilise les procédés qui l'ont créée. Etonnant, non ?)
...
Les « strictes » conditions auxquelles sera octroyée « l’assistance
financière » à un État en difficulté : sur ce point, ce n’est même
plus le MES qui s’en charge, mais
la « troïka », c’est-à-dire la Commission européenne, la Banque
centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI)
mandaté par le conseil des
gouverneurs. Trois organes sur lesquels les élus et les citoyens
n’ont aucun contrôle !
En dix ans, l’Espagne a
remboursé trois fois ce qu’elle avait emprunté en 2000. Et doit
encore près du double ! En France, 60 % du déficit budgétaire
(78,7 milliards prévus en 2012) correspondent au remboursement des
intérêts de la dette (46,8 milliards d’euros). « À chaque fois
que l’on durcit un plan d’austérité, on amplifie la récession ».
Lire (bastamag).
Bastamag est un site très orienté mais les analyses sont fines, nous
reprenons de temps en temps leurs infos. Ici, nous comprenons que
tout ce met en place non pas pour aider les grecs (ou autres) mais
pour faire les choux gras des marchés, et sans contrôle possible.
C'est ce dernier point le plus important. Agoravox
(pourtant plus mesuré habituellement) parle de coup d'état :
Lire.
20/02/12
"Nous avons sauvé les gens plutôt que les
banques" dit l'ancien ministre argentin de l'économie.
L'ancien ministre de l'Economie argentin Roberto Lavagna, 69 ans,
est le principal artisan du redressement de l'Argentine engluée dans
une terrible crise économique il y a dix ans. Lorsqu'il prend ses
fonctions, en avril 2002, le peso vient d'être dévalué de 70%, le
pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de
72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par
an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les
troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays.
Cet
ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne décide immédiatement
de se passer de « l'aide » du Fonds monétaire international (FMI) et
des marchés financiers. Quelques pistes à suivre pour la Grèce.
Lire (liberation).
13/02/12
Grèce, les Diafoirus au chevet du pays.
Toutes les analyses, tous
les discours, tous les accords et toutes les perfidies sur la
situation grecque ont fini par nous ouvrir les yeux avec cette
constatation simple : tous les remèdes proposés ne sont que des
saignées. La saignée, le seul remède (ou presque) que
connaissent les médecins du 17éme siècle pour évacuer "les humeurs".
"Diafoirus est le nom du
médecin pédant décrit par Molière dans sa comédie satyrique du
Malade imaginaire. Ce médecin parle comme un savant. Sa bouche est
pleine de mots inconnus. Il masque son incompétence avec un discours
en latin que personne ne peut comprendre.
Il n’est pas vraiment intéressé par la pratique des soins. La santé
de son patient l’intéresse assez peu, par contre il exploite au
maximum de son profit les avantages que sa profession lui donne.
Dans la pièce de Molière, Diafoirus est intéressé par l’argent d’un
bourgeois grincheux qui se croit malade".
Lire (lenergiepsychosomatique)
Le parallèle est
troublant, les plus grands économistes de ce monde ne seraient-ils
pas les plus grands ignorants sur la question. Ils ont su rendre la
patient malade, tout au moins ils ont laissé, ou encouragé, la
maladie à se déclarer, leur but n'étant pas de guérir mais de
profiter.
Las, trois ans
d'austérité ont plus que démontré l'impéritie des remèdes de cheval
prônés par la Troïka formée par l'Union européenne, la BCE et le
FMI. Le déficit de la Grèce et la dette souveraine du pays n'ont
fait que se creuser alors que l'Etat a bradé ses « bijoux de
famille ». L'économiste Karine Berger a résumé la situation sur son
blog : « La dette grecque est passée de 263 milliards en 2008 à
355 milliards en 2011. Le Pib grec est lui passé de 233 milliards à
218 milliards. Le chômage de 8% à 18%.Et avec un taux d’intérêt
officiel à 32%, il va de soi que la Grèce ne peut plus se financer
du tout sur les marchés ».
Nota : le Portugal est
traité de la même façon, le rendement des obligations à 10 ans du
Portugal se situait jeudi à près de 14 %, au plus haut de puis la
création de la zone euro. C’est le niveau qui était celui de la
Grèce en juillet 2011. Et ont prévoit une récession de 3 à 10 %.
03/02/12
Sortir de la crise par le haut : investir dans la
qualité pour tous (B Palier).
Depuis plusieurs décennies, la persistance du chômage, la
dégradation des emplois et des conditions de travail, l’incapacité
de l’école à promouvoir tous les élèves, les réformes incessantes de
la protection sociale ont miné les bases de notre contrat social.
L’incapacité de notre économie à créer des emplois de qualité, à
générer une croissance forte, alimente
le pessimisme ambiant. Les crises de ces dernières années semblent
venir confirmer et accélérer ce lent mouvement de dégradation.
La
crise en cours devrait pourtant être comprise comme la fin d’un
cycle, celui du néolibéralisme et de l’hyper productivisme. La
période actuelle est en effet à comprendre comme l’aboutissement et
l’épuise ment d’un modèle qui a poussé à l’extrême l’exploitation
des ressources naturelles et la pression sur les salariés. Ce modèle
repose sur une pensée économique qui croit à l’efficacité des
marchés non régulés, aux vertus stimulatrices des inégalités, qui
favorise la spéculation et le court terme plutôt que les
investissements productifs et les perspectives de long terme, qui ne
conçoit les interventions publiques que comme une source de coût, de
perturbation et d’inefficacité, et qui considère que l’égalité est
contraire à l’efficacité économique.
Un des problèmes de l’économie française, c’est sa spécialisation
moyenne, qui situe nombre de ses productions dans un segment très
concurrentiel de l’économie mondiale. C’est pour baisser les coûts
de cette production que les salariés ont été de plus en plus mis
sous pression. Cependant, plutôt que de dégrader les emplois et les
conditions de travail pour réduire nos coûts, pourquoi ne pas
chercher à améliorer nos productions ? Pourquoi ne pas organiser une
montée en gamme des biens et des services produits en France pour
conquérir une nouvelle place dans l’économie mondiale, mais aussi
pour attirer les consommateurs français eux-mêmes ? Cette recherche
de la qualité repose sur une nouvelle logique économique, moins
quantitative et plus qualitative.
Télécharger
(pdf, 12 pages).
L’ancienne navigatrice Ellen
MacArthur a livré un plaidoyer en faveur de l’économie circulaire,
le 31 janvier, à Paris. Se basant sur un rapport commandé au cabinet
McKinsey par sa Fondation, elle assure que ce choix permettrait aux
entreprises européennes d’économiser au moins 288,5 milliards
d'euros par an en matériaux.
L’économie circulaire
continue de faire des émules en Europe. Derrière ce concept, se
cache un nouveau système de production, qui oblige les entreprises à
penser le devenir des matières premières dès la conception de leurs
produits.
«L'économie
circulaire est un terme générique pour une économie industrielle,
qui est dans sa conception et son intention même, régénératrice et
dans laquelle les flux de matière sont de deux types : les
nutriments biologiques, qui doivent réintégrer la biosphère
convenablement, et les nutriments techniques. Ceux-ci doivent être
conçus pour être réutilisés, avec une haute qualité et sans nuire à
la biosphère»,
rappelle Ellen MacArthur
sur son site.
L’économie circulaire tend vers l’utilisation des énergies
renouvelables, cherche à éliminer les produits chimiques toxiques et
vise un recyclage optimal du produit en fin de vie. La certification
«cradle to cradle» ou «berceau au berceau» (1)
tente notamment de la populariser depuis une dizaine d’années.
(1) Le
«cradle to cradle» a été mis au point par un chimiste allemand,
Michael Braungart, et un architecte américain, William McDonough.
L’idée est de concevoir des produits qui soient réutilisables ou
recyclables à l’infini, à l’image des écosystèmes naturels.
26/01/12
L'écologie c'est bon pour l'économie, analyse l'OFCE*.
Après l'analyse des
programme économiques de M Lepen (des chiffres fous !) et de F
Hollande (plus fort que Sarkozy), c'était au tour du programme des
écolos de passer à la moulinette des économistes de l'OFCE.
La candidate d'Europe
Ecologie-Les verts (EELV) à l'Elysée a souhaité démontrer que son
projet de budget alternatif, son "new deal écologique et social"
présenté en octobre dernier, tenait la route. Les Verts ont donc
soumis leur projet à des experts économiques indépendants - quatre
économistes affiliés à l'Observatoire français des conjonctures
économiques (OFCE). Une initiative inédite en France.
Résultats: "notre politique écologique est meilleure pour les
Français, meilleure pour l'économie et pour la planète", s'est
réjouie Eva Joly lors d'une conférence de presse le 25 janvier.
Entendez "meilleure que celle de Nicolas Sarkozy". En effet, le
modèle d'analyse utilisé par les experts compare, sur 4 ans, un
scénario de référence - le projet de loi de finances pour 2012 voté
en septembre dernier - avec un scénario obtenu après l'adoption du
budget d'EELV - une fiscalité environnementale, une hausse des
investissements publics, l'alourdissement de la pression fiscale sur
les hauts revenus, et la sortie progressive du nucléaire.
Selon les experts de l'OFCE, le programme d'Eva Joly permettrait de
créer 400 000 emplois d'ici à 2015 grâce à la conversion écologique,
ce qui entrainerait une baisse du chômage à 8,3%, contre 10%
aujourd'hui. Ces créations d'emplois ainsi que les investissements
publics dans les filières vertes et la construction de logements
neufs auraient un impact positif sur la croissance, de 1,8 point de
PIB sur deux ans. Ainsi, la croissance atteindrait 1,7% en 2012 et
2,1% en 2013, contre 0,8% et 1,2% dans le scénario de référence -
celui du gouvernement.
"Non à la thérapie de choc de l'austérité"
Ces choix budgétaires permettraient de ramener le déficit public
sous la barre des 3% en 2014 et à 2,4% à l'horizon 2015, ce qui
permettrait de stabiliser la dette autour de 90 point du PIB.
"Ramener le déficit à 3% dès 2013, ce n'est pas crédible", a
souligné Eva Joly - un tacle à ses alliés socialistes et notamment à
François Hollande. "Notre projet assure une réduction mesurée du
déficit sans tomber dans la thérapie de choc de l'austérité qui, on
le voit pour la Grèce, l'Espagne ou le Portugal, ne marche pas",
a-t-elle ajouté. "Les propositions écologistes permettent de
relancer l'économie sans creuser les déficits et sans toucher notre
modèle social", a conclu la candidate des Verts.
Bien sûr, ce programme aurait aussi un impact positif sur la
planète. L'augmentation progressive de la fiscalité écologique
couplée au plan d'économies d'énergies permettrait une baisse des
émissions de CO2 de 4% la première année et de 32 % d'ici à 2020, ce
qui permettrait d'atteindre les objectifs préconisés par le Groupe
d'experts intergouvernemental (GIEC).
Lire (l'expansion, vous trouverez le chiffrage du programme).
*
OFCE :
observatoire français des conjonctures
économiques - centre de recherche en économie de Sciences Po.
23/01/12
Europe, un pacte budgétaire inutile (D Cohn Bendit).
Pour Daniel Cohn-Bendit,
coprésident du groupe Verts au Parlement européen, le futur traité
sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union
européenne, débattu demain par les ministres des Finances des
Vingt-Sept, ne «sert à rien». Et oublie la relance économique.
JQ
:Pourquoi les Etats, eux, croient-ils en avoir besoin ?
Tout le monde s’est
soumis à l’idéologie imposée par le gouvernement allemand, soutenu
par ses homologues finlandais et néerlandais : pour lui, la
stabilisation des marchés passe par une pérennisation de la rigueur
budgétaire, sans qu’il soit besoin de penser plus loin. La majorité
du Parlement européen n’est pas sur cette ligne. Nous ne sommes
certes pas contre une bonne gestion budgétaire : quand la France
doit rembourser, en 2012, 49 milliards d’euros pour les seuls
intérêts de sa dette, on se rend compte que cela ne peut plus durer.
Lire (liberation, lien payant mais on vous le mettra en ligne
dans qq jours).
En bref, D Cohn Bendit
nous rappelle qu'une gestion budgétaire rigoureuse ne sert à pas
grand chose (et même contre productive) si les pays n'ont pas prise
sur leur économie, source de recettes pour ce même budget.
Elémentaire mon cher Watson, mais pas pour tous les gouvernants !
21/01/12
Pour un impôt européen. (Par Laurent Nicolas et
Pierre Larrouturou).
Suite à la crise de 1929,
les Américains ont compris que le dumping fiscal entre États voisins
était suicidaire et ils ont profondément modifié leur fiscalité. Aux
Etats-Unis aujourd’hui, les impôts fédéraux (prélevés par
Washington) représentent plus de 60 % des taxes alors que les impôts
prélevés par les États (Texas, Floride, Ohio…) et les communes
représentent moins de 40 %.
Cette répartition des
prélèvements limite fortement le risque de concurrence fiscale entre
États. En Europe, il n’y a pas d’impôt européen. Ce qui favorise
grandement le dumping entre voisins. Voilà comment nous sommes
arrivés à un taux d’imposition de 15 points inférieur à celui des
Etats-Unis.
Aucun pays d’Europe ne
peut augmenter de 15 points son taux d’impôt sur les bénéfices des
entreprises s’il est le seul à le faire (les entreprises partiraient
toutes dans les États voisins). Mais rien ne nous empêche d’agir au
niveau européen en créant un impôt européen sur les bénéfices.
Lire (taurillon).
18/01/12
L'austérité n'est pas la solution, nous dit Standard &
Poor's.
Qui a écrit récemment
"L’austérité budgétaire seule est vouée à l’échec" ? C'est Standard
and Poor’s, dans son analyse qui justifie la dégradation de la note
de la France.
Etonnant, non ? Pas du
tout, si les agences rejettent l'austérité, c'est parce que
lorsqu’elles entrent dans leur modèle l’ensemble des politiques de
contraction budgétaire menées actuellement en Europe, le bilan est
encore plus négatif pour les États. En effet, la récession diminue
les recettes fiscales, augmente les dépenses sociales en raison de
l’explosion du chômage, et, finalement, ne permet même pas de
réduire de manière crédible le déficit.
18/01/12
Grenelle de l'environnement, bilan contrasté.
La Cour des comptes, a
présenté, aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, un bilan de la mise
en œuvre du Grenelle de l’environnement pour la période 2009-2011.
La juridiction financière estime que si le budget de l’Etat n’a pas
été dépassé, le volet fiscal révèle un échec. Par ailleurs, les
résultats escomptés sont jugés insuffisants, en particulier en
matière d’agriculture et de transport ferroviaire.
Didier Migaud, qui
s’adressait à la Commission des finances de l’Assemblée nationale, a
tout d’abord souligné l’imprécision du suivi du Grenelle. «Les
rapports annuels du CGDD sont insuffisants. Ils précisent les moyens
à mettre en œuvre mais font l’impasse sur les résultats obtenus ou
non», déplore l’ancien député socialiste. Par ailleurs, ils ne
comportent pas les moyens mis en œuvre par les autres ministères,
comme celui de l’agriculture, qui a mobilisé 217 millions d'euros
pour ses trois plans sur l’agriculture bio, la performance des
exploitations et les pesticides.
En matière d’objectifs, le bilan du Grenelle s’avère contrasté. La
Cour des Comptes note des résultats encourageants sur les bâtiments,
en particulier anciens, qui font l’objet de crédits d’impôt à taux
zéro. «Les émissions de gaz à effet de serre sont en cours de
réduction mais la mesure reste insuffisante pour lutter contre leur
consommation d’énergie».
Autre point positif: les
énergies renouvelables (ENR). Leur part dans la consommation
énergétique a grimpé de 11,3% en 2008 à 12,9% en 2010. Les objectifs
du Grenelle pourraient être tenus en 2020, selon la juridiction, qui
note que la facture revient au consommateur qui va dépenser 90 € de
plus en moyenne en 2020.
En revanche, la Cour a identifié deux points noirs. L’agriculture,
tout d’abord. «Les deux objectifs principaux ne sont pas en
passe d’être tenus»,affirme Didier Migaud, en référence à la
hausse de l’agriculture bio à 6% de la surface agricole utile en
2012 et à la réduction de 30% de la dépendance énergétique des
exploitations agricoles.
C'est dans le programme
d'Eva Joly. Enfin nous voyons apparaître dans le paysage actuel des
propositions qui ne sont pas basées sur la reprise d'une croissance
hypothétique. Nous savons déjà que les emplois classiques
disparaissent inéluctablement à cause de l'informatisation et
l'automatisation massive de la production, un peu comme ce qui s'est
passé en agriculture (10 fois moins de paysans en 60 ans) avec la
mécanisation.
Il faut donc avoir
d'autres idées et ça tombe bien, car l'abus d'automatisation et de
mécanisation a fait pas mal de dégâts environnementaux par l'abus de
moyens "sales", de gaspillages de ressources qui se raréfient.
L'avenir est donc à l'économie circulaire (avec recyclage), aux
énergies nouvelles et renouvelables, à l'économie de proximité.
Quelques extraits du
discours de présentation :
- L’endroit où nous nous
trouvons est une usine qui abrite l’une des plus grandes machines de
fabrication de papier d’Europe. Le savoir-faire des salariés n’est
plus à démontrer. Pourtant, fin 2009, la société M-real a fermé les
ateliers de production ... De nombreuses solutions ont étés
proposées, mais la société M-real n’a rien voulu entendre. Le site
d’Alizay est rentable, mais M-real préfère regrouper ses activités
ailleurs et fermer ce site pour empêcher toute concurrence. ...
- Pourtant à quelques
kilomètres d’ici, la raffinerie Pétroplus est en train de fermer ses
portes. Si nous engagions la transition écologique, nous aurions dès
demain les moyens de produire ici des agro carburants de nouvelle
génération qui correspondraient à 20% de la capacité de production
de Pétroplus.
Ce projet de renouveau
industriel, des investisseurs sont prêts à la financer et les
salariés sont désireux de le soutenir. ...
- Pendant trente cinq ans
on a poursuivi des mirages et des impasses : l’espérance vaine d’une
croissance retrouvée, l’illusion de la flexibilité du marché du
travail, l’abaissement du coût du travail. Le « traitement
statistique du chômage » consistant à radier temporairement ou
définitivement les chômeurs. ...
- La France doit se doter
enfin d’une vision stratégique sur l’emploi au lieu de répondre
toujours trop tard et mal, au coup par coup. Notre vision n’est pas
une illusion. Les mesures en sont chiffrées ; elles sont structurées
autour de deux axes clés : l’économie verte et le vivre-mieux.
...
- M. Proglio avait fait
de nous des adversaires de l’emploi, nous montrons aujourd’hui que
nous sommes les seuls à ouvrir le chemin pour véritablement créer de
nouveaux emplois. Ces chiffres sont précis et calculés dans le
dossier de presse que vous avez entre les mains. ...
Lire (evajoly2012). Nota : 1) Il y a des choses beaucoup plus
politiques dans ce discours, que nous laissons à votre appréciation.
2) Remarquons aussi que ça n'empêche pas d'autres types d'emplois
(classiques) par ailleurs.
Ces jours ci, une des
principales infos concernait le peu d'ardeur au travail des
français. Bizarre dans un pays où la productivité est la plus élevée
(pour vous mettre la puce à l'oreille). La
revue Alternatives Economiques rectifie le tir : les statistiques
peuvent dirent ce que l'on veut* (je peux vous
l'assurer, j'en ai fait pas mal, surtout ce qu'on appelle le "biais
statistique" et les corrélations non vérifiées) et il ne faut
comparer que ce qui est comparable. Mais compiler des estimations
disparates utilisant des méthodologies différentes, c'est de
l'escroquerie pure et simple.
Lire (AE).
Voici un tableau
nettement plus réaliste (source Eurostat):
Par exemple
: la baisse de l'augmentation du chômage (!) : celui ci augmente
toujours, mais un peu moins vite. C-à-d qu'on ne parle plus de la
variable "chômage", mais de sa dérivée (en mathématiques). Et les
auditeurs lambda ne font pas la différence, ils croient que le
chômage baisse.
14/01/12
Et si la crise en France (et ailleurs) était
organisée ?
C'est la question que
l'on se pose à la lecture d'un article d'Attac sur la dette
publique.
Extraits : Il y a deux
manières de raconter ce qui se passe en Europe. Selon le
storytelling dominant, nous avons trop dépensé. Experts et
éditorialistes devisent sur la France qui, comme les autres pays
dépensiers, "vit depuis plus de trente ans à crédit". L'enjeu pour
la gauche serait seulement de "donner du sens à la rigueur" en
attendant de "relancer la croissance".
Ce scénario semble aussi évident que l'air que nous respirons. Il
est pourtant contraire aux principaux chiffres officiels, et une
narration alternative apparaît mieux fondée. Ainsi selon le rapport
sur "La dépense publique et son évolution", publié par Bercy, la
part des dépenses publiques dans le PIB français est passée de 52,8
% dans les années 1990 à... 52,9 % dans les années 2000. ...
Le manque à gagner annuel
dû aux exonérations et baisses d'impôts consenties dans les années
2000 est chiffré par Gilles Carrez, député UMP et rapporteur du
budget, à plus de 100 milliards d'euros. Et la crise financière a
provoqué une chute brutale des recettes publiques déjà érodées par
cette contre-révolution fiscale. ...
Une idée a servi de clé
de voûte à l'architecture européenne depuis Maastricht : les marchés
sont plus intelligents que les gouvernements et les électeurs.
Concurrence fiscale et sociale au sein d'un marché libre et non
faussé ; réduction des recettes publiques pour augmenter la
compétitivité ; obligation faite aux Etats, en cas de déficits, de
se financer sur les marchés ; interdiction faite aux Etats de
s'entraider financièrement... : la zone euro a été conçue pour
éliminer les politiques économiques volontaristes et placer les
Etats sous le pilotage automatique des marchés. La tentative
désespérée de sauver cette architecture aux principes obsolètes ne
peut qu'échouer, fût-ce avec des eurobonds (des titres communs pour
mutualiser la dette des pays de la zone euro) qui resteront soumis
au jugement et donc aux critères de "bonne gestion" des marchés. ...
Lire (lemonde).
Remarquons que notre pays
"consomme" 4 planètes, ce système, même si on peut le rééquilibrer
facilement, ne tiendrait pas longtemps, il faudrait utiliser ce
surplus de ressources pour une transition économico-écologique du
pays.
07/01/12
L'ISO 26000, une norme globale pour le Développement
durable. Etonnant !
Oui, étonnant qu'un
institut de normalisation (qualité des produits industriels, normes
de fabrications, ...) se penche sur le développement durable. C'est
aussi la preuve 1) qu'il y a des abus, 2) que le développement
durable est une solution pour nos sociétés, indépendamment (?) du
système économique de chaque pays. Et c'est aussi une façon de
réguler les aspects humains de la mondialisation (il n'est pas
question ici de finances).
L’ISO 26000 reconnait
à chaque organisation sa légitimité pour décider de sa stratégie,
mais en assumant sa responsabilité vis-à-vis du développement
durable, de la société et des parties prenantes en mettant en œuvre
des principes et en contribuant au progrès sur des questions clés.
Sept principe ont été retenus : redevabilité (accountability),
transparence, conduite éthique, respect des intérêts des parties
prenantes, conformité légale, respect des normes internationales de
comportement, respect des droits de l’Homme. Sept questions
centrales sont déclinées par domaines d’actions : droits de l’Homme,
relations et conditions de travail, environnement, loyauté des
pratiques, questions relatives aux consommateurs, communautés et
développement local.Télécharger
(par C Brodhag, format pdf, 3 pages).
Nous voici à l'aube d'une
mutation de nos sociétés à l'échelle de la planète. Mais il n'y a
pas de miracles : ce sont les entreprises qui demandent aux
institutions publiques de les protéger de la concurrence sauvage
(donc préserver leurs bénéfices, d'une certaine façon). Tout au
moins, on verra moins de personnes travaillant dans des conditions
innommables, des territoires saccagés par les pollutions, vidés de
leurs richesses. Alors oui !
04/01/12
Les banques en difficulté ont emprunté à 0,01%. Aux
pays en difficulté, on impose 6 ou 8 %.
Ce sont des chiffres
incroyables. On savait déjà que, fin 2008, George Bush et Henry
Paulson avaient mis sur la table 700 milliards de dollars. Après
avoir épluché 20 000 pages de documents divers, Bloomberg montre que
la Réserve fédérale a secrètement prêté aux banques en difficulté la
somme de 1 200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %.
Au même moment, dans de nombreux pays, les peuples souffrent des
plans d'austérité imposés par des gouvernements auxquels les marchés
financiers n'acceptent plus de prêter quelques milliards à des taux
d'intérêt inférieurs à 6, 7 ou 9 % ! Asphyxiés par de tels taux
d'intérêt, les gouvernements sont "obligés" de bloquer les
retraites, les allocations familiales ou les salaires des
fonctionnaires et de couper dans les investissements, ce qui accroît
le chômage et va nous faire plonger bientôt dans une récession très
grave.
"Etre gouverné par l'argent organisé est aussi dangereux que par le
crime organisé", affirmait Roosevelt et il avait raison. Nous sommes
en train de vivre une crise du capitalisme dérégulé qui peut être
suicidaire pour notre civilisation.
Lire (lemonde).
Comme l'écrivent Edgar
Morin et Stéphane Hessel dans Le Chemin de l'espérance (Fayard,
2011), nos sociétés doivent choisir : la métamorphose ou la mort !
Voici donc encore une
vérité cachée que ne vous diront jamais les "experts" qui
interviennent à la télé ou la radio, la plupart sont en effet des
conseillers de ces grandes banques. La seule chose qui les
intéressent, c'est LEUR santé financière.
27/12/11
L'Equateur annule 70 % de sa dette, le FMI s'incline.
Courageux président
Correa ! Il a décidé que toute la dette publique qui n'est pas due
par son peuple était nulle et non avenue (comme le renflouement des
banques). Et que croyez vous qu'il arrivât ? Ce fut le FMI qui céda
!
Le non-remboursement de
la dette décidé courageusement par Rafael Correa a permis à
l’Équateur d’économiser près de 7 milliards de dollars, réinvestis
notamment dans la santé, l’éducation et autres postes de dépenses
sociales. Par ailleurs, la part du budget de l’État pour le paiement
de la dette est passé de 32 % à 15 % et celle concernant les
dépenses sociales de 12 à 25 %. En outre la croissance est en
moyenne de 4 % depuis 2006, ce qui a permis de financer
l’augmentation des salaires et des pensions.
Lire (altermonde).
Premier domino (avec
l'Islande) d'une longue série ?
19/12/11
50 chiffres trop fous sur les USA.
Ce sont d'ailleurs des
américains qui les publient !
Lire (theeconomiccollapse). Un petit échantillon ci dessous :
- Un impressionnant 48
pour cent de tous les Américains sont considérés comme «à faible
revenu» ou vivent dans la pauvreté.
- Environ 57 pour cent de tous les enfants aux États-Unis vivent
dans des maisons qui sont considérées comme « à faible revenu» ou
appauvris.
- Si le nombre d'Américains qui cherchent un emploi était sur les
critères de 2007, le taux «officiel» de chômage publié par le
gouvernement américain serait à 11 pour cent.
- Le montant moyen de temps que le travailleur reste au chômage aux
Etats-Unis est maintenant de 40 semaines.
- Une enquête récente a révélé que 77 pour cent de toutes les
petites entreprises américaines n'ont pas l'intention d'embaucher
plus de travailleurs.
- Il y a moins d'emplois salariés aux Etats-Unis aujourd'hui qu'il
n'y en avait en 2000 , même si la population a augmenté de 30
millions depuis.
- Retour en 1980, moins de 30% du total des emplois aux États-Unis
étaient des emplois à faible revenu. Aujourd'hui, plus de 40% du
total des emplois aux États-Unis sont des emplois à faible revenu.
- Si vous ne pouvez le
croire, le prix médian d'une maison à Detroit est maintenant
seulement $ 6 000 (moins de 5 000 €).
- Il est prévu que le
déficit commercial américain pour 2011 soit de 558 milliards de
dollars !
-
Au cours de
l'administration Obama, le gouvernement américain a accumulé plus de
dettes que de G
Washington à l'arrivée de Bill Clinton.
16/12/11
Les communes et les "emprunts toxiques".
La commission Bartolone a
remis son rapport. Tout y est. Le pouvoir insolent des banques, tout
d’abord, dont plusieurs représentants se sont autorisés à mentir
sous serment. « Nous n’avons jamais proposé de prêts toxiques à des
communes de moins de 10 000 habitants », dit l’un, alors que des
communes de moins de 1 000 habitants en ont contractés. « Nous
pratiquions sur ces produits les mêmes marges que ceux à taux fixe
», dit l’autre, alors que, selon Finance Active, les marges
bancaires variaient sur ces produits de 70 centimes d’euros à 90,
contre 20 ou 30 centimes pour ceux à taux fixe. On pourrait
poursuivre.
Lire (lagazettedescommunes).
Et qui paiera la facture,
à votre avis ?
13/12/11
Il reste 7 pays classés AAA. Dont 4 paradis fiscaux.
Canada, Australie,
Norvège.
Et… Quatre paradis
fiscaux : Hong-Kong, Liechtenstein, Singapour et Suisse.
Faut-il faire des
commentaires ?
Lire (dechiffrage).
Il y a un peu plus de 7
milliards d'habitants sur cette planète, et à peine moins de 7
milliards vont voir leurs remboursements d'emprunts augmenter.
Etonnant, non ?
08/12/11
Le point sur le nucléaire.
Cet article est
essentiellement tiré de Politis, il aborde le sujet par le côté
économique de la question, un peu aride certes mais tellement
efficace face aux silences, oublis et omissions des lobbies pro
nucléaires.
L'EPR, une
catastrophe industrielle. L'EPR de Finlande est passé d'un coût
prévisionnel de 3 à 6,6 mds d'€ et celui de Flamanville a aussi
doublé à 6 mds (sans inclure encore les travaux de sûreté liés aux
recommandations de l'Agence de Sécurité Nucléaire suite à l'accident
de Fukushima ou aux défauts de béton). L'EPR, au fur et à mesure de
son développement est devenu une impasse technologique.
Le nucléaire,
un puits financier sans fond. Le coût du nucléaire doit inclure
celui du démantèlement inévitable et celui du renouvellement du
parc. La Cour des Comptes a critiqué en 2005 l’insuffisance des
provisions pour le démantèlement d'EDF (23,5 mds). Le délai pour la
formation de ces provisions a été reporté à 2011 ! La banque suisse
UBS déconseille d’investir dans de nouvelles centrales nucléaires.
Cette énergie est non rentable si on inclut les subventions, les
frais sous-estimés des arrêts, les rénovations de l’équipement, le
démantèlement, l’évacuation des déchets et leur stockage ultime (7
mds par centrale pour des délais très longs). Pour retarder
l'investissement à venir, EDF préfère allonger la durée de vie des
réacteurs pour un coût qu'elle évalue à 1 mds par réacteur mais cela
veut dire prolonger des structures prévues au début pour 30 ans à 60
ans. Le ferait-on pour des avions !
Dans un
contexte de tension budgétaire, le nucléaire risque de devenir
rapidement un handicap. Cela se retournera contre les salariés du
secteur alors que les énergies renouvelables en Allemagne
nécessitent 3,6 emploi par Gwh produit contre 0,6 en France dans le
nucléaire. Le bureau d'études des « 7 Vents du Cotentin » montre
qu'il est possible avec les 3 mds de l'EPR de créer 15 fois plus
d'emplois tout en répondant aux mêmes besoins énergétiques (1).
(politis).
Documents annexes (globalchance)
: Cout du nucléaire en France
Télécharger. Sureté du nucléaire en France
Télécharger.
Ces 2
documents nous permettent déjà d'affirmer que l'éolien est déjà
compétitif comparé à l'EPR.
07/12/11
Créer de l'emploi dans l'industrie, faut
pas rêver.
... Une équipe de chez
nous a visité l’usine Panasonic a Osaka qui fabrique 10 % du volume
mondial des écrans plats pour tv de 42 pouces; Chiffre d’affaires $
2 milliards / mois. Plusieurs dizaines d’hectares et….15 , je dis
bien 15 employés en tout et pour tout. Les Japonais sont en train de
faire des progrès foudroyants dans la robotique... Les responsables
de Panasonic nous ont dit que d’ici 10 ans toutes les voitures du
monde seraient construites par 100 000 gars au plus, quant aux tv,
cela emploiera 5 000 personnes à tout casser.
Lire (lafaillitedeletat).
Or, avec la "crise" en
cours et les discours actuels, on se rend compte du décalage :
"travailler plus" etc. C'est un combat d'arrière garde avec des
lance pierre. Les lendemains qui se préparent verront une société où
il n'y a plus de travail pour les productions de grande série,
entièrement robotisées (perso, je suis pour,
automaticien de formation, ça laisse des traces) et il faut
réfléchir au plus vite à cette mutation de civilisation : passer du
fordisme où la seule valeur éthique affichée est le travail (valeur
non affichée : gagner un max de pognon) à une société avec beaucoup
de temps libre.
1) Il reste toujours la
valeur "maxpognon", dure à traiter en quelques phrases, ce point
noir fera l'objet d'articles futurs . C'est la base d'une autre
approche économique pour l'avenir d'un pays.
2) Que fait-on de ce
temps libre, et là, c'est un projet de société à inventer et mettre
en place : réappropriation du temps, création de valeur non
marchande (culture personnelle, jardinage et bricolage, réparer nos
conneries passées, rester en forme et bonne santé, vivre plus
lentement et moins stressé, ...). A vous, à nous de jouer, tout de
suite.
06/12/11
Crise de l'Euro, en profiter pour virer de cap.
Enfin un peu d'optimisme
et d'idées !
... L’effort
d’assainissement budgétaire risque d’anémier l’économie européenne
au moment où il est urgent de sortir de la crise. L’Europe,
contrairement aux Etats-Unis, est une terre d’épargne. Celle-ci
pourrait être utilisée pour financer un vaste plan paneuropéen
d’investissement pour la modernisation et la transformation
écologique de l’économie européenne. Grâce à la création
d’obligations d’investissement, ou project bonds, l’Union
pourrait se doter des infrastructures d’éducation, de recherche,
d’énergie renouvelable, de transport et de télécoms nécessaires à un
avenir plus juste et durable.
Lire (liberation).
L'article présente aussi
des propositions pour une plus grande solidarité entre pays de la
zone Euro par l'intermédiaire du Fond européen de stabilisation
financière (FESF).
05/12/11
Qui sont les rentiers ?
Dans l'article qui suit,
il y a rentier et rentier : le malade est rentier parce qu'il
bénéficie de la Sécu (normal, qu'il cotise ou non), le parasite qui
place son argent dans des actions uniquement à but lucratif (et le
plus lucratif possible, quelqu'en soient les conséquences,
actionnaire de Tepco pour un japonais, par exemple). Il y a donc
bonne et mauvaise rente.
N'est pas rentier celui
qui vit exclusivement de son travail.
Voici la liste :
Les rentes de
l'illégalité et de la criminalité
Les rentes de génération et de naissance
La rente du ponzi* démographique et de la pénurie organisée
La dette publique, les dépenses somptuaires de solidarité et de
l'État, et la fuite généralisée devant l'impôt
Les inégalités de statut et de position
La rente financière
La rente de la ploutocratie.
Lire (auxinfosdunain).
Cette petite étude
démontre, à son échelle, que l'économie néolibérale ne peut
fonctionner que dans un système en expansion perpétuelle, jamais
dans un monde stable. Ce qui est en train de se produire (la
natalité baisse au niveau mondial), et il y a donc des économistes
(incompétents, c'est le moins qu'on puisse dire) qui cherchent à
nous convaincre de relancer la natalité et la croissance. C'est de
l'inconscience à l'état pur car ils sont incapables d'imaginer une
économie stable dans un monde stable.
* La rente de Ponzi : c'est un
procédé pyramidal, vous envoyez une demande (une promesse quelconque
de bonheur) à 5 personnes (et qui doivent vous envoyer 10 € chacune
en retour). Chacune de ces 5 personnes envoient la même demande à 5
nouvelles personnes (soit 25 au total), etc. et chaque fois quelles
reçoivent 5x10 €, elles renvoient 10 € au niveau supérieur. Etc.
Etc. Seul le haut de la pyramide est gagnant, ceux du bas sont
pigeonnés à coup sûr (puisque tout le monde à reçu la demande). Le
procédé est aussi appelé "Chaîne de St Antoine".
03/12/11
La polémique des emplois dans le nucléaire.
Vous avez probablement
dans votre entourage, des enseignants. C’est normal, ils sont plus
d’un million, il est donc naturel que chacun d’entre nous en
connaisse quelques uns. Vous avez aussi probablement dans votre
entourage autant de personnes qui travaillent dans le nucléaire. Non
? Inexact ? Pourtant EDF nous dit qu’un million de personnes
travaillent dans ce secteur !
EDF compte dans son
million, 500 000 emplois dans l'industrie "gourmande" en énergie. Le
raisonnement est le suivant : si on sort du nucléaire, l'énergie
devient trop chère, ces entreprises vont se délocaliser. Ce
raisonnement est très discutable : d'abord, il est parfaitement
contestable que l'énergie nucléaire soit moins chère à l'avenir.
Ensuite, le faible coût du kilowatt français est une exception
typiquement hexagonale (ce sont nos impôts qui ont financé les
recherches), .... Et le prix du kWh de l'EPR sera quasi identique au
kWh des ENR (énergies renouvelables).
Ensuite, EDF compte 100
000 emplois que la filière nucléaire espère créer à l'avenir en se
développant : EDF rend responsable par avance les anti-nucléaires
d'emplois qui n'existent pas encore !
En réalité, la filière
n'emploie directement que moins de 150 000 personnes en comptant la
recherche, le traitement et le stockage (qui resteront quoi qu'il
arrive !) et probablement les emplois liées à la défense nucléaire.
On mesure la vaste fumisterie que représente ce chiffre d'un
million.
Mais surtout : Les 408
térawattheures produites par le Nucléaire présentent un ratio de 60
emplois par térawattheure, si on ne compte que l'entretien des
centrales. Alors que le ratio des ENR est de 700 emplois par
térawattheure, en ne comptant que les emplois stables de maintenance
et de gestion des centrales.
Lire (naturavox).
03/12/11
100 métiers dans l'économie verte.
Contre la Crise la
planète recrute :
Un emploi, en CDI et correctement payé. C’est de tout temps une
préoccupation des jeunes Français. Aujourd’hui, ces jeunes
souhaitent également un métier qui « ait un sens ». Bonne nouvelle :
les entreprises, les collectivités et les associations qui évoluent
dans l’univers du développement durable et de l’environnement
recrutent. Combien de postes à la clé ? Soyons francs, ce chiffre
est difficile à établir. Mais cette première édition des « Métiers
d’avenir » montre que, dans les prochaines années, des dizaines de
milliers de postes sont à pourvoir.
Télécharger la plaquette (terraeco-ademe, format pdf).
02/12/11
L'économie de contribution.
article et vidéo ++.
Ce n’est plus un secret
pour personne : le capitalisme est en train d’être dévoré par ses
propres effets toxiques. En 2005, parmi d’autres voix peu écoutées
alors, une association française, Ars Industrialis, lancée par
quatre philosophes et une juriste, avait sonné le tocsin. A
l’époque, leur manifeste décrivait les dangers d’un capitalisme
“autodestructeur” et la soumission totale aux “impératifs de
l’économie de marché et des retours sur investissements les plus
rapides possibles des entreprises” et notamment celles actives dans
les médias, la culture ou les télécommunications.
Lire (owni, article ++).
"Le problème du
capitalisme, c’est qu’il détruit nos existences. Le marketing nous
impose nos modes de vie et de pensée. Et cette perte de savoir-faire
et de savoir-vivre devient généralisée. Beaucoup d’ingénieurs n’ont
plus que des compétences et de moins en moins de connaissances."
Où se situe la solution ?
Pour Stiegler, l’heure est venue de passer du capitalisme
consumériste à un nouveau modèle industriel : l’économie de la
contribution. En 1987, le philosophe organise une
exposition au Centre Pompidou : “Les mémoires du futur” où il montra
que “le 21ème serait une
bibliothèque où les individus seraient mis en réseaux, avec de
nouvelles compétences données par des appareils alors
inaccessibles.”
Un reportage sans
concession sur la mise en coupe réglée du sous sol africain, vous
comprendrez un des rôles des paradis fiscaux, les sociétés écrans,
les hommes de paille. Bref, vous saurez pourquoi le système
économique mondial recrée l'esclavagisme, désertifie, assèche et
détruit la planète à grande vitesse au bénéfice d'un très petit
nombre de personnes protégées par l'anonymat.
Lire (lemonde).
Les exemples sont pris
dans la région des Grands lacs, et particulièrement le Congo (RDC).
Cette enquête a été
réalisée par un parlementaire britannique, c'est plus facile quand
on sait que la plupart des paradis fiscaux sont d'anciennes colonies
de l'Empire britannique.
01/12/11
Les économistes atterrés : Changer d'économie, nos
propositions pour 2012.
Grâce en particulier à la publication de notre ouvrage « 20 ans
d’aveuglement. L’Europe au bord du gouffre » (éd. LLL), nous
avons pu faire vivre dans la société une analyse différente de la
crise de la zone euro, et des ruptures qu'implique la sortie de
cette crise.
Début janvier 2012, un nouvel ouvrage « Changer
d’économie. Nos propositions pour 2012 » (éd. LLL) va
permettre, nous l’espérons, d’approfondir encore cette participation
au débat citoyen, l’ouvrage faisant sur des sujets multiples – non
encore couverts par les économistes atterrés – des propositions
nouvelles et originales.
Lire
(atterres).
Nous
vous présenterons le livre en Janvier.
22/11/11
Les dettes de l'Eurozone, graphique interactif.
La BBC nous présente un
graphique qui montre qui détient la dette de qui. C'est le jeu "je
te tiens, tu me tiens par la barbichette ..." qui finit par
triompher et qui paralyse tous ces pays.
Le site est en anglais,
voici les mots clés pour comprendre :
- GDP (Gross domestic
product) = PIB
- bn (billion) = milliard
- tn (trillion) = 1 000
milliards
Un petit encadré
vous précise le montant de la dette par habitant (en Grèce, 10 fois
moins qu'en Irlande), quelques pourcentages et commentaires.
22/11/11
Déchets ménagers, généralisation de
"pollueur-payeur". La redevance incitative.
L'enlèvement des OM
(ordures ménagères) fait la plupart du temps l'objet d'une taxation
forfaitaire. Rien d'encourageant pour diminuer nos pratiques : le
tri a un peu de mal à s'imposer, les quantités ne diminuent pas
beaucoup.
Déposé par le député
Bertrand Pancher au titre du projet de loi de
finances 2012, l’amendement a été voté suite aux résultats
encourageants enregistrés de la redevance incitative testée en
France depuis plusieurs années. Quelques 600 000 habitants
bénéficiaient de la redevance incitative en 2009. Ils devraient être
2,2 millions début 2012 et beaucoup plus en 2013.
Lire (enviro2b).
Cette initiative est
intéressante à condition d'être accompagnée d'une logique "économie
circulaire", c'est à dire de recyclage performant.
18/11/11
Depuis la libéralisation du fret, la SNCF a perdu 25 %
de trafic.
La libéralisation
impulsée par Bruxelles a abouti à l'inverse de ce qu'elle visait :
la part modale du fret ferroviaire a chuté de 12,6% à 10,6 % en une
dizaine d'années au profit du transport routier.
L’émergence rapide d’entreprises concurrentes est un paradoxe. La
libéralisation du rail européen, impulsée dès 2001 par la Commission
européenne afin, affirmait-elle alors, de redynamiser le transport
des marchandises par le rail, n’a en effet aboutit qu’au résultat
inverse.
Lire (latribune).
Si ça continue, la revue
économique La Tribune va devenir une revue écologiste ? A tout le
moins, ses articles sont biens documentés.
16/11/11
Taxe carbone, inventer des solutions innovantes.
Créer une taxe carbone
globale qui sera utilisée centralement de façon toujours discutable,
il y aura toujours des insatisfaits, ça a donnée une idée
intéressante. Exemple : produire du lait produit aussi du CO2 (et du
méthane). On taxe le lait et le produit est affecté à subventionner
des installations de méthanisation.
Lire (naturavox).
L'idée est donc d'aider
les producteurs de CO2 à réduire leurs émissions tout en valorisant
leurs sous produits. Gagnant-gagnant.
11/11/11
Semaine de la finance solidaire du 3 au
10/11.
Je sais, nous sommes en retard, mais l'info n'est arrivée qu'aujourd'hui.
La finance a mauvaise
presse ces derniers temps. Mais c'est une alternative aux dérives de
la spéculation que propose l'association Finansol, en organisant la
quatrième édition de la semaine de la finance solidaire, du 3 au 10
novembre.
L'offre de finance
solidaire, labellisée par Finansol, est en plein développement, avec
un encours de 3,15 milliards d'euros au 31 décembre 2010, soit une
hausse de 31 % en un an. Cette augmentation est largement due à
l'obligation légale, depuis l'an dernier, de proposer, dans les
dispositifs d'épargne salariale, au moins un fonds solidaire.
Ces montants sont
inférieurs à ceux de l'investissement socialement responsable (ISR),
qui affichent plus de 68 milliards d'euros d'encours, mais ils
correspondent à un engagement plus fort : il ne s'agit pas
simplement de labelliser des entreprises cotées en fonction de
quelques critères sociaux, mais d'investir dans des activités qui
poursuivent directement des buts sociaux ou environnementaux.
Le site Finansol pour vous
engager vers des projets durables.
26/10/11
En 30 ans, 150% du PIB ont été prélevés par les
marchés. Ce n'est pas une crise, c'est une arnaque.
Ce sont les constatations de l'économiste P
Larrouturou. C'est en analysant les statistiques de la Réserve
fédérale pour les soixante dernières années qu'on comprend les
causes de l'addiction à la dette. Jusqu'en 1981, le ratio dette/PIB
était stable. L'économie n'avait pas besoin de dette pour croître
régulièrement car des règles collectives assuraient une progression
régulière des salaires et un partage équitable entre salariés et
actionnaires. Ce "compromis fordiste" a permis aux Etats-Unis de
connaître trente ans de prospérité. Sans dette.
Lire (soscrise).
22/10/11
Les CDS (produit financier) interdits par
l'Union Européenne.
Pour la première fois depuis le
début de la crise, l'Europe interdit un produit financier. Interdire
la détention de CDS à nu souverains [c'est-à-dire sans détenir la
dette obligataire correspondante] comme c'est prévu dans l'accord
politique conclu entre le Parlement européen et le Conseil, c'est
quelque chose qui n'a été fait nulle part ailleurs dans le monde.
Plus largement, c'est aussi la première fois depuis 2008 et le début
de la crise que l'Europe interdit un produit financier. C'est un
signal fort et une avancée importante.
Lire (lesechos).
22/10/11
"Il faut sauvegarder son AAA".
C'est la phrase clé que
l'on entend en cette période de préparation du budget 2012,
phrase à rapprocher de "Moraliser le capitalisme" entendue depuis 2
ans.
"Nous devons moraliser le
capitalisme", dans la bouche d'un chef d'état, cela signifie que le
monde financier est sous ses ordres ou tout au plus à égalité.
"Sauvegarder son AAA"
signifie que la finance est toute puissante et que les états lui
sont soumis. Le secteur bancaire a très bien su tisser sa toile en
devant le créditeur des états et en maniant la carotte des taux,
attractifs pour les uns et punitifs pour les autres.
Bien sûr c'est un peu
plus compliqué, il y a eu des abus de part et d'autre, ce qui est
logique et inévitable quand on manipule des sommes colossales on
finit par attraper le tournis.
Lire (alternativeseconomiques).
Si on y regarde de près,
il pourrait y avoir à redire sur ces agences de notation. D'abord
sur leurs liens pour le moins discutables avec les banques et les
spéculateurs, qu'elles sont censées informer. Confieriez vous aux
entreprises pharmaceutiques le soin de diagnostiquer les patients et
de prescrire les médicaments remboursés par la sécurité sociale ?
C'est pourtant exactement ce que font les agences de notation dans
le jeu économique, sans que la plupart des libéraux trouvent à y
redire. ... Faute de pouvoir afficher des résultats tangibles en
termes d'emploi, de niveau de vie, on préfère se raccrocher à la
seule notation par les agences. Au nom du AAA, on est tenté de tout
vouloir faire avaler aux Français ...
Lire (liberation, l'article est plus polémique et politique, à
vous de voir).
20/10/11
Pas de crise pour les patrons des grandes banques.
Du moins en ce qui
concerne leurs salaires ! En 2010, la rémunération (en cash et en
stock-options) des dirigeants des banques européennes - aujourd'hui
appelées à se recapitaliser en urgence - a grimpé de 12,5%, à 380
millions d'euros au total, selon une étude du cabinet AlphaValue.
Non seulement cette somme est supérieure de 40% à la moyenne des
autres secteurs d'activité, d'après le bureau de recherches, mais,
surtout, le parcours boursier des banques n'est pas à l'avenant.
L'an dernier, l'indice Bloomberg des services financiers en Europe
s'est affaissé de 11,5%, soit une baisse plus importante que celle
du Dow Jones Euro Stoxx 50 (-7,5%). L'écart s'est encore creusé
depuis janvier, crise de la dette dans la zone euro oblige, avec une
dégringolade de 30% des valeurs bancaires européennes, près de deux
fois supérieure au repli du marché.
Lire (latribune).
Et en France, on fait la
chasse aux fraudeurs : quelques Euros d'allocations perçus en trop
ou indûment de ci de là. Rappelons que l'écologie ne fonctionne
qu'en rétablissant un grand nombre d'équilibres.
18/10/11
L’urgence d’une autre économie.
La crise qui pèse sur les
peuples n’est pas seulement financière, elle est économique,
écologique, sociale, morale et politique.
La rigueur imposée par la gestion de la dette réduit le pouvoir
d’achat, l’emploi et la compétitivité des entreprises. Elle réduit
donc les chances de reprise tout en aggravant la situation des
classes moyennes comme celle des plus faibles. Les classes
dirigeantes font encore semblant de croire à des mesures de
régulation très partielles qui continuent à faire la part belle à
ceux qui bénéficient du système financier.
Sommes nous condamnés à des secousses de plus en plus violentes de
la nature, de la société, de l’économie, de la finance pour que les
dirigeants agissent sur ce modèle économique dominé par une course
effrénée vers le profit ?
Nous savons qu’une autre voie est possible et réaliste, permettant
une transition écologique et sociale pour une autre économie fondée
sur la solidarité.
Télécharger l'appel (2 pages) à
l'initiative de Jean Baptiste de Foucauld, Edmond Maire...
Ce mouvement veut donner un rôle central à la question des
alternatives économiques lors des échéances de 2012. Il a besoin du
soutien de tous et toutes. Participez !
Merci de faire tourner massivement cet appel et ses initiatives.
Source :
http://pouruneautreeconomie.net/
http://www.lelabo-ess.org/
http://www.atelier-idf.org/
12/10/11
Au secours, le putsch des banquiers se met en place.
(+ vidéo, 8mn).
Le FESF (fond européen de
solidarité financière) se met en place et, au vu des statuts, c'est
une institution toute puissante et sans contrôle qui place l'Europe
sous le joug du monde financier.
Le parlement de Slovaquie
vient de s'opposer à cette mise en place. Merci à la Slovaquie de
dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : le FESF est le
premier putsch à l’échelon européen de notre histoire (et je pèse
mes mots) : un organisme supranational doté du droit d’ester en
justice contre des Etats, sans avoir AUCUN compte démocratique à
rendre (art. 24 : impunité du FESF et absence de droit de recours
d’un Etat contre ses décisions).
Voir la vidéo
(youtube). Dernière minute, les slovaques viennent de
voter pour.
12/10/11
Vers le pluralisme économique.
Paradoxalement parlant,
le pluralisme économique, qui est la coexistence de plusieurs
systèmes économiques (les trusts voisinent avec les
coopératives, par exemple), sera sans doute une possibilité
de sortie de crise mais avec une condition : un système financier
sain. Or le système financier actuel est au bord de la faillite.
Frédéric Lordon,
économiste, s'exprime pour la 1ère fois à la télévision sur la
question bancaire. En quelques minutes, ce fut un concentré de
Lordon. Comment, oui, désolé, il faudra nationaliser les banques,
qui prennent le crédit en otage. Comment, si l'on s'y prend bien, si
l'on attend le bon moment, où l'on pourra les ramasser "à la pelle
et au petit balai", cela ne coûtera rien aux contribuables.
Mais qu'il ait le loisir de proférer de telles obscénités sur un
plateau de la télévision publique, est le signe que les lignes
bougent à grande vitesse. D'autant que Lordon, au milieu d'un
plateau comme celui de Taddei, donne l'impression d'être le seul à
proférer une pensée articulée, et à faire l'effort de poser sur le
chaos de la situation les mots les plus justes, les moins
jargonneux, et les moins timorés (menace des queues aux
boulangeries, et du retour au potager). Commentaire piqué à
Daniel Schneidermann (Arrêtsurimage).
Voir la vidéo (FR3, se caler sur 34mn 30s).
10/10/11
Les 5 stades de l'effondrement
(+++).
C'est article est un peu
déplacé dans cette rubrique car il n'y est pas question QUE
d'économie. Depuis des siècles, les crises commencent (la
plupart du temps) par des crises financières, puis ensuite seulement
...
Cette analyse a ceci
d'original qu'elle n'est pas l'œuvre d'un économiste mais d'un
ingénieur russe, Dmitry Orlov, qui a vécu l'effondrement de son
pays. Ce texte est radicalement différent de ce qu'on peut lire
habituellement dans cette page, et c'est bien ainsi. Voici :
"Je suis né et j'ai
grandi en Russie, et je suis retourné en Russie à maintes reprises
entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990. Cela m'a
permis d'acquérir une solide compréhension de la dynamique du
processus d'effondrement tandis qu'il se déroulait là-bas. À partir
du milieu des années 1990 il était tout à fait clair pour moi que
les États-Unis prenaient la même direction générale. Mais je ne
pouvais pas encore dire combien de temps le processus prendrait,
alors je me suis assis et j'ai regardé".
Lire (orbite).
Les cinq stades de
l'effondrement :
Stade 1 : L'effondrement financier
Stade 2 : L'effondrement commercial
Stade 3 : L'effondrement politique
Stade 4 : L'effondrement social
Stade 5 : L'effondrement culturel.
Voici donc ce qui nous attend ?
08/10/11
Dexia, les stress-tests s'étaient bien passés !
La banque franco-belge
Dexia est en situation de faillite, les gouvernements français et
belges ont apporté en urgence leurs garanties aux dépôts et
organisent la disparition de la banque. Avec son ratio de 11 % de
fonds propres Dexia semblait être bien capitalisée. Dés lors quelle
valeur accorder aux propos lénifiants du Premier ministre sur la
santé des banques françaises si une banque de cette importance peut
s’effondrer du jour au lendemain ? Quelle est la situation réelle de
nos banques ?
... Cette situation est
directement liée à l’irresponsabilité de l'État français, qui suite
à la crise de 2008 a renfloué de façon spectaculaire les principaux
groupes bancaires sans jamais exiger en contrepartie de droit de
regard sur leurs affaires. Dexia – et bien d’autres – ont pu
continuer leurs pratiques à hauts risques, sachant que l’État – et
les contribuables – seront toujours là pour éponger les pertes.
(Et dire que les stress tests vont passer aussi bien pour les
centrales nucléaires !).
03/10/11 La parole du jour.
"Comment accepter un
système productiviste avec 20 % de la population qui détient 80 %
des ressources ?"
C'était au salon Horizon
vert de Villeneuve sur Lot.
Lire (ladépeche).
03/10/11
Rassurer les marchés ? Pascal Canfin,
eurodéputé écolo.
Eurodéputé, je ne
vois aucune raison de rassurer les marchés. Pas un jour ne passe
sans que l'on entende l'injonction selon laquelle « les politiques
doivent rassurer les marchés ». Mais que font les marchés pour
rassurer les politiques ? En tant que responsable politique, les
marchés financiers sont pour moi une source d'inquiétude
considérable et le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne font
rien pour me rassurer.
Le scandale d'UBS, dans lequel un trader est soupçonné d'avoir fait
perdre à son employeur deux milliards de dollars, montre une fois
encore que les banques n'ont en rien tiré les leçons de la crise. Le
contrôle des risques en interne est toujours aussi laxiste et les
produits financiers capables de multiplier la prise de risque, et
donc les profits potentiels, toujours aussi populaires auprès des
traders. Pas de quoi me rassurer.
Les économistes montrent que la Grèce est un cas à part dans la zone
euro. Que les fondamentaux économiques du Portugal, de l'Espagne ou
de l'Italie n'ont rien à voir. La dette publique espagnole est de
65% du PIB quand la dette grecque dépasse les 150%. Le déficit de la
balance commerciale italienne représente moins de 2% du PIB quand
celui de la Grèce est de 12%.
Mais, me répond-on dans les milieux financiers, vu d'une salle de
marché de New York ou de Singapour, les pays de l'Europe du Sud
forment un même ensemble qui nourrit la contagion. Alors, pourquoi
disposer de statistiques économiques pour évaluer au mieux la
situation si les traders ne se penchent pas dessus et font régner
une terreur injustifiée sur les gouvernements ? Et je ne vois aucun
changement d'attitude sur les marchés qui puissent me rassurer.
Depuis la crise de 2008, rien n'a changé
Le lobbying massif de l'industrie financière contre tous les projets
de réglementation aux Etats Unis comme en Europe nuit
considérablement à la stabilité du système financier. Les banques
évoquent toujours leur rôle dans le financement de l'économie mais
elles défendent le trading de haute fréquence, ces ordres passés par
des machines pour des durées inférieures à la seconde, qui dénature
la fonction initiale des marchés de capitaux qui est de financer
l'économie.
Les banques critiquent le « système bancaire de l'ombre » mais elles
ont défendu les« hedge funds » (fonds spéculatifs) quand l'Europe a
voulu encadrer leur activité en 2010 car elles en sont les premiers
financeurs via leur activité de « prime brokerage ».
Les banques demandent publiquement aux Etats de réduire leur déficit
public mais elles organisent une évasion fiscale massive via les
paradis fiscaux et le secret bancaire, dont le coût pour la
collectivité est considérable. Rien qu'en France le manque à gagner
liée à l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux est évaluée entre
30 et 40 milliards d'euros chaque année. Depuis la crise de 2008,
rien n'a changé et les banques ont perdu toute crédibilité à se
poser en promoteur de la stabilité financière.
Pour des réformes beaucoup plus ambitieuses
Comme les acteurs financiers n'entreprendront pas de manière
volontaire les nécessaires « ajustements structurels » de leur
activité, je ne vois, comme responsable politique, aucune raison
d'être obligé de les rassurer. Et je vois au contraire de bonnes
raisons de soutenir des réformes beaucoup plus ambitieuses que
celles menées depuis 2008, telles que :
- la séparation des banques de dépôts et de financement de marché,
- l'interdiction de produits financiers complexes et risqués,
- l'instauration d'une taxe sur les transactions financières et d'un
temps minimum pour toute transaction financière,
- l'obligation de déclarer tout compte d'un résident européen à son
administration fiscale respective pour lutter contre l'évasion
fiscale,
- le retour à des emprunts populaires pour que les Etats se
financent directement auprès des citoyens et non auprès
d'intermédiaires financiers qui ont fait une sorte de coup d'Etat en
capturant l'épargne que leur confient les citoyens pour en faire des
outils de spéculation contre les Etats.
En démocratie, les politiques ne sont pas là pour rassurer les
marchés, mais pour les encadrer. P Canfin.
Il n'est pas courant que
nous passions une déclaration d'ordre politique, il aurait cependant
été dommage de ne pas publier celle ci. (source :
rue89).
30/09/11 Les manipulations de Goldmann
Sachs. (excusez la longueur, mais ça vaut le coup).
L'aluminium posait
un sacré problème aux banksters de Wall Street. Il n'était pas en
situation de pénurie. Les cours ne flambaient pas et Goldman Sachs
ne pouvait pas s'en mettre plein les poches en spéculant !
Qu'à cela ne tienne !
L'abondance n'étant pas bien vue dans le monde du trading des
matières premières, Goldman Sachs a trouvé un moyen de créer une
pénurie sur l'aluminium : en le stockant longtemps. Avec la
complicité du London Metal Exchange, la plus grande Bourse des
métaux au monde.
Pour une fois, c'est loin de la frénésie de Wall Street que Goldman
a monté sa dernière combine. A Détroit, l'ancienne Mecque de la
bagnole made in Etats-Unis, devenue une quasi-ville fantôme, la
banque d'affaires a transformé des entrepôts en véritables usines à
fric. Comment ?
En y entassant plus d'un million de tonnes d'aluminium industriel,
soit près du quart des stocks mondiaux, qui ont atteint un record à
cinq millions de tonnes en mai.
▪ Les loyers tombent tranquillement
Goldman encaisse donc des revenus de location, comme tout
propriétaire immobilier ; à 41 cents par tonne et par jour, c'est
toujours près d'un demi-million de dollars par jour ou 165 millions
par année dans la poche.
Surtout que le loyer est encaissé même une fois que l'aluminium est
vendu, donc plus la livraison prend du temps, plus Goldman encaisse
de loyer. N'empêche que ces sommes demeurent des broutilles, pour
les requins de Wall Street.
▪ Le vrai argent est produit autrement
Les entrepôts de Détroit génèrent des montagnes de cash en faisant
de la rétention d'aluminium. Les règles du London Metal Exchange, la
Bourse des métaux non précieux, permettent aux entrepôts de livrer
une partie seulement de leurs stocks chaque jour, bien moins que ce
qui entre dans ces bâtiments pour y être stocké. C'est un peu comme
la combine des frères Hunt à la fin de l'année 1979, mais mise au
goût du jour.
Entre janvier et fin juin de cette année, les entrepôts de Goldman
(qui appartiennent à sa filiale Metro International Trade Service)
ont fait rentrer 364 175 tonnes d'aluminium, alors que 171 350 en
sont sorties, selon les statistiques du LME, révélées par Reuters.
Soit 42% des nouveaux stocks constitués dans le monde et 26% de
l'aluminium livré sur la planète.
▪ Création d'un goulot d'étranglement artificiel = jackpot
En conservant plus longtemps le métal, Goldman Sachs crée un goulot
d'étranglement. Les fabricants de canettes pour boissons et les
constructeurs aéronautiques doivent attendre plus longtemps avant de
recevoir leur aluminium. Conséquence : les prix sont
artificiellement gonflés depuis des mois.
Manipulation des prix. Encore ! "Cela pousse les prix vers le haut
pour les clients nord-américains. Et pas à cause d'une véritable
pénurie sur le marché, mais pour un problème d'accès au métal...
dans des entrepôts de Détroit", déclare à Reuters Nick Madden,
responsable de l'approvisionnement en aluminium chez Novelis, qui
appartient à l'Indien Hindalco Industries Limited, l'un des plus
importants consommateurs d'aluminium dans le monde.
Selon Madden, la dernière trouvaille de Goldman Sachs ajoute 20 $ à
40 $ au prix de l'aluminium, qui valait début septembre encore 2 800
$ la tonne ; cela représente donc un surcoût de 120 à 240 millions
de dollars par an pour l'industrie américaine, qui consomme plus de
six millions de tonnes chaque année. (mail de la Chronique Agora).
Et vous savez quoi ? Il
se passe la même chose à La Nouvelle Orléans pour le zinc.
30/09/11 La crise expliquée aux nuls.
*La crise des ânes * (reçu par mail ).
UNE HISTOIRE QUI EXPLIQUE
SIMPLEMENT COMMENT EST NEE LA CRISE....
Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village.
Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il
achèterait cash, 100 euros l’unité, tous les ânes qu’on lui
proposerait.
Les paysans le trouvaient bien un peu étrange, mais son prix était
très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le
portefeuille rebondi, la mine réjouie...
Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête... et là
encore, une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes.
Les jours suivants, il offrit 200 € et ceux qui ne l’avaient pas
encore fait vendirent les derniers ânes existants.
Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il
reviendrait les acheter 500 €, s'il en restait encore, dans huit
jours et il quitta le village.
Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’
acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les
bêtes 300 € l’unité.
Face à la possibilité de faire un bénéfice de 200 € dès la semaine
suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne trois fois le
prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent !...
Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en
allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et
tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur,
endettés jusqu’au cou, et ruinés.
Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser
leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent
saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier.
Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant
que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi
et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts
accordés à la commune.
Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux
habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au
banquier.
Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour
autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la
commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les
taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines,
mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun
cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.
Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes
décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les
écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police
municipale...
On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes
d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on
augmenta les impôts.
C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce
scandaleux commerce des ânes.
Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le
banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une
île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front.
On les appelle les frères Marchés.
Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne
électorale des maires sortants !!!...
Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent
les villageois.
Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?... Que ferez-vous ? Pour
nous retrouver tous sur la place du village Samedi 15 octobre 2011
(Journée internationale des indignés) faites déjà passer cette
histoire à votre voisin.. (anonyme, reçu par mail).
28/09/11
"C'est Goldman Sachs qui dirige le monde, pas les
gouvernements".
Un
trader de Londres avoue à l'antenne de la BBC ne pas se soucier de
la crise. "Notre boulot, c'est de faire de l'argent. La récession
est une opportunité pour nous." C'est clair et c'est net, en langage
cru : le reste n'est que gesticulations ou faux semblants.
Questionné sur les
solutions politiques qui pourraient rassurer les marchés, il n'a pas
non plus fait dans la dentelle: "Nous ne soucions pas vraiment
d'avoir une économie qui repart. Notre boulot, c'est de faire de
l'argent. Personnellement, j'ai rêvé de ce moment pendant trois ans.
J'allais au lit en rêvant d'une nouvelle récession. (...) La
récession est une opportunité pour nous."
Lire + vidéo (challenge).
23/09/11 Crise économique et écologique :
quarante ans de fuite en avant.
(Enquête de Terra
Eco). Non, la crise ne date pas de 2008. Dès les années 1970, le
monde occidental dérégule, pousse les classes moyennes à
l’endettement et ignore la montée des enjeux écologiques. Au
lendemain des Trente piteuses, la facture est douloureuse. Récit en
huit étapes.
Cliquez sur l’étape de la
dégringolade pour y accéder directement. Les liens renvoient sur
le site de Terra Eco, nous n'avons rien à ajouter.
Laissons
de côté, pour une fois, la vision écologique de l'économie* et
attardons nous sur la crise de l'Euro qui surgit de nouveau.
L'Europe est en train de se construire (zone Euro appelée Euroland)
et ses assises sont encore à stabiliser et des dérives financières
ont eu lieu dans quelques pays dont la Grèce. En face, les USA ont
servi de référence monétaire pendant 1/2 siècle et ont profité de
leur position dominante pour exporter leur crise depuis les années
70, cette période se termine à cause de l'émergence de nouvelles
puissances économiques (Chine, Inde, Brésil) et de la naissance de
l'Euroland. Or la crise Américaine est pharamineuse et les bonds du
trésor US trouvent de plus en plus de mal à s'exporter.
Une des solutions
américaines, que nous vivons en ce moment, est de diviser et
affaiblir les Européens : d'où les attaques contre la Grèce, notre
point faible. Et comme il faut reconnaître que la situation
économique et financière de l'Euroland est meilleure qu'aux USA, que
nos dirigeants, malgré les atermoiements, trouvent des solutions
réalistes (qui ne passent pas par un sauvetage sans
conditions des banques), ça commence à paniquer à Wall
Street.
Lire (leap2020).
* en gros
: a) l'argent est destiné à facilité les échanges, les autres usages
sont sources de problèmes.
b)
une trop grande richesse de quelques uns est néfaste à l'ensemble.
Notion d'équilibres : connaissez vous un épi de blé 1000 fois plus
gros qu'un autre ?
c) A
efficacité égale, on choisit toujours la solution la plus économique
à moyen et long terme.
d)
Le superflu doit passer après le vital.
13/09/11
Les 737 qui font la pluie et le beau temps sur
l'économie mondiale.
Une
étude publiée en Suisse révèle les interconnexions entre les
multinationales mondiales. Un petit groupe de sociétés financières
domine le capital de dizaines de milliers d’entreprises à travers le
monde.
Résultat : 80 % de la valeur de l’ensemble des 43.000
multinationales étudiées est contrôlé par 737 « entités » :
des banques, des compagnies d’assurances ou des grands groupes
industriels. Le monopole de la possession du capital ne s’arrête pas
là. « Par un réseau complexe de prises de participation »,
147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes entre elles,
possèdent 40 % de la valeur économique et financière de toutes les
multinationales du monde entier.
Lire (reporterre).
10/09/11
L'économie peut-elle décroître ?
A la suite de
"Qu'est ce que l'énergie" en page 'Cours
d'écologie', voici un second thème important abordé par manicore.
Les 2 articles se complètent.
Quand on parle de PIB et
de croissance, croissance de quoi, au fait?
Lire
sur manicore.
05/09/11
Un code des marchés publics un peu plus vert.
Le décret du 25
août 2011 apporte des clarifications et mises à jour diverses au
Code des marchés publics. Mais il contient aussi quelques
innovations. Parmi celles-ci : la promotion des circuits courts pour
les produits de l'agriculture et l'introduction des contrats
performance énergétique dans le Code.
Promouvoir les circuits courts pour les produits de l'agriculture :
Le Code des marchés publics offre désormais la possibilité aux
acheteurs de retenir, parmi les critères de choix de l'offre
économiquement la plus avantageuse, "les performances en matière de
développement des approvisionnements directs de produits de
l'agriculture".
"Cette mesure permettra de rapatrier de la valeur ajoutée pour les
agriculteurs en diminuant le coût des intermédiaires et de préserver
l'environnement en limitant le déplacement des produits et le
recours aux plateformes de répartition", explique la Direction des
affaires juridiques du ministère de l'Economie.
Lire (actuenvironnement).
24/08/11
A propos de décroissance.
(article ++)
Nous n'avons jamais
abordé le sujet alors que ce thème est fort en écologie, seulement
il était défendu par des partisans un peu trop "turbulents" alors
que nous, à Dole Ecologie, nous préférons aborder les choses
posément et calmement. Le sujet est déjà abordé par le club de Rome
au début des années 70, une époque où la Terre ne comptait que 4
milliards d'habitants. Il y avait déjà des gens clairvoyants.
La décroissance n’est
pas un projet politique conçu par des écologistes radicaux, c’est la
réalité des économies de l’Europe de l’Ouest dont le taux de
croissance baisse régulièrement depuis cinquante ans : en France, ce
taux a été de 5,91% dans les années 60, de 4,15% dans les années 70,
de 2,29% dans les années 80, de 1,86% dans les années 90 et de 1,36%
dans les années 2000 (source Insee). Lire (Laurence Wichnievsky
dans Libération).
Un problème abordé de
façon claire qui nous fait comprendre que l'économie "classique"
(comprenons "libérale") n'a pas de solution hormis la croissance,
même quand ce n'est plus possible.
09/08/11 Bonnet d’âne pour le FMI.
« Recherche institutionnellement orientée », « biais idéologiques »,
« autocensure », « conclusions préconçues », « faible diversité
d’approches théoriques et, plus encore, empiriques », « étroitesse
de vues », « cadre analytique inapproprié aux réalités des pays
étudiés », « incapacité répétée à citer des travaux de chercheurs
locaux »… A tout prendre, il valait mieux pour les têtes pensantes
du Fonds monétaire international (FMI) que les feux de l’actualité
fussent braqués sur leur directeur général, arrêté à New York le 14
mai 2011, plutôt que sur le dernier rapport de son Bureau
indépendant d’évaluation, publié la semaine suivante dans
l’indifférence générale.
(article du monde diplo).
Ce bureau d'évaluation comprendrait donc bien la situation : ceux
qui tiennent les rênes de l'économie planétaire sont ils myopes et
incapables ? Parions que non, ils n'agissent que pour des intérêts
biens précis, n'en disons pas plus car cela dépasse le cadre de ce
site.
02/08/11
D'ou vient la dette US ?
Tout le monde pense que
l'économie c'est compliqué, c'est vrai à certains égards mais il y a
cependant des faits qui crèvent les yeux : les milliards sont partis
vers les coffres de banques.
Vidéo (2 mn) d'un sénateur américain.
Qu’en pensez-vous
vraiment ? Est-ce une bonne chose de nous lier pieds et poings aux
banques ? Vous trouvez normal que l’on paye des intérêts aux banques
qui profitent de cet argent pour spéculer ensuite contre vos
emplois, contre votre alimentation, contre votre logement ? Non ?
Alors réveillez-vous ! Et réveillez autour de vous ! Il est temps de
faire basculer cette société dans le bon sens, celui de l’humanisme
et non celui du capitalisme financier.
Lire (agoravox).
26/07/11
Hold-up sur les énergies vertes.
Manque de nez chez les
analystes alternatifs, les mesures restrictives concernant les
installations photovoltaïques n'avaient pas pour objet de
rééquilibrer les comptes d'EDF. C'était préparé à l'avance et
machiavélique !
Lire (marianne2).
Il se trouve qu'EDF étant
très en retard sur ce créneau le moyen fut simple : mettre les
petites entreprises (qui ne font pas le poids en face du géant EDF)
en difficulté, puis les racheter à vil prix. Le coup serait
classique si le gouvernement n'avait pesé de tout son poids dans
cette affaire, ce qui laisse penser que nos ministres ont d'autres
intérêts que s'occuper du pays, de ses habitants et de leur futur.
21/07/11 Les tours de passe-passe pour vider les caisses. par
G Bridier.
LE RAPPORT DU DÉPUTÉ UMP
GILLES CARREZ sur l’application des lois fiscales, présenté le 6
juillet, vient indirectement conforter les associations qui luttent
contre toutes les formes d’évasion fiscale. Car entre
«l’optimisation fiscale» qui permet de réduire son taux d’imposition
selon des méthodes légales dans les transactions internationales, et
le recours à des «paradis fiscaux» qui ne veulent pas dire leur nom
mais en ont toutes les apparences, les circuits sont souvent
parallèles.
... On pointe bien sûr du
doigt les 600 à 800 milliards d’euros qui, chaque année,
s’envoleraient des pays en développement pour être logés dans des
paradis fiscaux afin d’échapper à l’impôt. Mais les pays
industrialisés ne sont pas plus épargnés...
Des «prix de transfert»
pour payer des impôts… où ils n’existent plus
L’un des moyens bien connus pour pratiquer l’évasion fiscale passe
par les «prix de transfert». Un vocable bien anodin pour une réalité
qui dépasse l’entendement.
Les filiales implantées dans les pays où la fiscalité est la plus
basse ont tout intérêt à surfacturer leurs services aux consœurs du
même groupe de pays où la fiscalité est élevée, afin que les
sociétés les moins imposées soient les plus bénéficiaires, et que
les plus imposées n’enregistrent que des déficits. Or on estime que
60% environ du commerce mondial est réalisé par les échanges entre
filiales de mêmes groupes. C’est colossal. Mais à quel prix ces
échanges sont-ils facturés ? C’est toute l’astuce, et on en comprend
vite le fonctionnement.
Lorsqu’on considère que le total des exportations mondiales de
marchandises avoisine 15.000 milliards de dollars par an, on voit
l’importance que peuvent prendre ces prix de transfert entre
filiales lorsqu’ils sont étudiés pour réduire la fiscalité des
entreprises.
Lire (slate).
13/07/11
Pourquoi l'Allemagne abandonne le nucléaire.
Pas vraiment par souci
écologique mais la logique est intéressante : "Le tournant
énergétique se résume à un mot en quatre lettres : "jobs". Un
cynique dirait : laissez donc les autres continuer à ne pas avoir
peur - cela leur vaudra une stagnation économique et des erreurs
d'investissements. Les partisans de l'énergie nucléaire se barrent
eux-mêmes le chemin des marchés du futur parce qu'ils n'investissent
pas dans la voie alternative que constituent les matériaux
économisant l'énergie et les énergies renouvelables".
Tout bêtement, "ce qui
se serait passé si les hommes, voici deux siècles et demi, au début
de la première révolution industrielle, avaient envoyé au diable
ceux qui leur conseillaient d'investir dans le charbon et l'acier,
les machines à vapeur, les métiers à tisser et, plus tard, les
chemins de fer. Ou bien, il y a cinquante ans, s'ils avaient rejeté
en parlant d'"angoisse américaine" l'idée que les Américains
puissent investir dans les microprocesseurs, les ordinateurs,
Internet".
Lire (lemonde).
Il y a donc des cas où
écologie et logique économique libérale se rejoignent, c'est quand
il y a des obligations majeures. Mais la raison du "pourquoi et pour
qui" demeure fondamentalement différente.
10/07/11 La balance commerciale se dégrade régulièrement
depuis 2004.
(source : Douanes, Insee)
Au 1er abord, on peut
penser que la courbe des exportations est bonne (~ + 25 % depuis
2004), c'est vrai mais la courbe des importations augmente encore
plus. Pour faire simple, chaque fois que nous importons pour 100 €
de marchandise, nous n'exportons que 82,16 €. C'est ce ratio (82,16
%, appelé taux de couverture) qui se dégrade continuellement qui
nous indique que l'économie française est mal en point
(comparé aux autres économies, mais cet indicateur
seul n'est pas suffisant).
Le creux de 2009 est dû à
la crise planétaire mais ne change rien à la dégradation continue de
la situation.
Lire (marianne2).
09/07/11
"On arrive au bout du
système".
Pierre Larroutourou (qui
vient de publier "Pour éviter le krach ultime", voir en page "Livres")
s'est exprimé sur Politis.
Interview (format pdf, article +++).
Nombre de
politiques semblent incapables de mesurer la gravité de la crise :
crise sociale avec 4,6 millions d’inscrits à Pôle emploi, crise
écologique avec un dérèglement climatique qui s’accélère, crise
financière qui ne peut que s’aggraver… Aux États-Unis, la dette
publique a augmenté de 380 milliards en trois mois, tandis que le
PIB n’a augmenté que de 60 milliards au premier trimestre 2011.
Voila le constat de
départ. Pour créer 1 $ de richesse, il faut que l'état US en
débourse 6,3. Tout est dit. Selon P Larroutourou, la crise
financière est loin d’être achevée et la croissance ne reviendra
pas. il est urgent d’inventer un nouveau modèle.
09/07/11
900 000 ménages surendettés.
Ce chiffre est en
augmentation de 15 % de 2008 à 2010. Le fait est trop important pour
ne toucher que des ménages "cigales", certains vous disent que tout
va bien parce qu'il n'y a pas de millionnaires ruinés mais ces
chiffres traduisent la profonde détresse de nombre de familles
françaises.
Lire (latribune).
Le montant moyen d'un
dossier est de 45 000 € !
06/07/11
Notre système ne sait que générer des bulles (financières).
Chronos est un cabinet d'étude (son
site) qui étudie la mobilité, leurs études mettent en avant de
grandes similarités avec d'autres secteurs de l'économie. Ici, c'est
le réseau du Grand Paris qui est analysé. Et il apparait clairement
que la viabilité du projet repose uniquement sur une croissance
forte, avec des coûts de maintenance non pris en compte*, et pis
encore, des crédits d'investissements non précisés.
L'urbaniste Frédéric Leonhardt : pour lui, "tous les ingrédients
d'un crash industriel public sont réunis". Il qualifie le Grand
Paris Express de "Grand Canyon financier". A des choix techniques
budgétivores (le réseau souterrain) s'ajoutent les dérives
prévisibles (la Cour des compte évoque une moyenne de dérive des
coûts de 92% sur ce type de projet), sans compter les coûts de
fonctionnement, rejoignant par là précisément l'analyse de "Strong
Town"...
"Il faut ajouter à cela l'exploitation du nouveau réseau ; elle a
fait l'objet d'une seule véritable estimation dans le cadre du
rapport du député Carrez (septembre 2009). Pour un investissement de
24 milliards d'euros (Réseau Grand Paris version Christian Blanc
combiné au plan de mobilisation de la région), les besoins
complémentaires de fonctionnement sur la période 2010-2025 sont de
19 milliards d'euros, qui viennent s'ajouter à la dérive continue du
déficit de fonctionnement du réseau évaluée, elle, à 24 milliard
d'euros."
... et sans compter d'autres dérives, absentes des comptes
actuels...
"La charge actuelle du STIF, près de 8 milliards d'euros par an,
sera durablement alourdie par les réseaux supplémentaires. La
couverture de zones largement moins dense générant des trafics moins
élevés, le prix de revient par voyageur sera moins favorable que
ceux observés sur les réseaux RER et Métro existants. Combinés au
coût initial augmenté des dépassements, ce constat rend le
financement et la réalisation du réseau dans sa globalité largement
virtuelle."
... et sans compter d'autres incidences.
"Au delà de la seule question financière, les désavantages de cette
stratégie du tout neuf-tout beau se cumulent : les délais de
réalisation, 10 ans en moyenne, sont plus longs que ceux autorisés
par un recyclage d'emprises existantes ou un passage en viaduc. De
plus, une infrastructure souterraine produit une quantité de carbone
élevée, un kilomètre de tunnel engendre 40.000 tonnes de CO2, soit
pour la totalité du réseau une addition minimale de 6 millions de
tonnes. Ces arguments sont connus, cela n'a pourtant pas effrayé les
décideurs."
Lire.
* La gestion de maintenance est mon métier (celui
du rédacteur de cet article) et ce défaut est récurrent de nombre de
projets. Un des plus insupportables est celui de la Grande
Bibliothèque, mais c'est vrai aussi pour nombre de projets de
moindre envergure, où les collectivités locales s'arrachent les
cheveux.
04/07/11
Recherche,
des crédits dévoyés.
Alain Godard (ancien PDG
de Péchiney) : "Ayant été PDG d’une entreprise de 15 000
personnes dépensant en R et D 10% d’un chiffre d’affaires de 4
milliards d’euros et faisant un résultat opérationnel de plus de
10%, je sais par expérience que les décisions d’investissement en R
et D ne sont influencées qu’à la marge par la fiscalité pour de
telles entreprises. Mais je sais aussi par expérience que ces
entreprises mettent tout en œuvre pour influencer les responsables
politiques qui connaissent mal le milieu de l’entreprise afin
d’obtenir des avantages qui ne constituent pour elles que de purs
effets d’aubaine".
Le gouvernement se targue
ainsi chiffres à l’appui de soutenir la recherche alors qu’il n’a
fait que des cadeaux « inutiles » à quelques grands groupes
multinationaux français ou étrangers.
Lire (altereco).
Et il n'y a pas que les
grandes entreprises, les recherches au CEA de Grenoble sont lancées
parce qu'il y a des crédits "à prendre", pas vraiment sur l'intuition
d'un chercheur. Cet exemple m'a été rapporté personnellement.
02/07/11
La situation de la crise et des
solutions schizophrènes.
La croissance de
l'économie française pourrait atteindre 2,2 % en 2011, selon l'OCDE,
au lieu du 1,6 % prévu initialement. De quoi faire très légèrement
reculer le chômage, qui pourrait revenir à 8,9 % en fin d'année.
Sachant que le nombre
total de demandeurs d'emploi, en incluant ceux qui ont des petits
boulots à temps partiel et souhaiteraient travailler plus, dépasse
aujourd'hui les 4 millions, il faudrait, pour sortir de cette
situation, renouer avec une croissance forte et durable. Une
perspective qui n'est ni possible ni souhaitable. Elle n'est pas
possible parce que les fondamentaux de notre économie permettent
d'espérer au mieux un rythme autour de 2 %, peut-être 2,5 % l'an.
Elle n'est pas souhaitable en raison des contraintes écologiques
auxquelles nous sommes confrontés, contraintes qui appellent une
réorientation radicale de notre modèle économique et de nos modes de
vie. Nous devons agir rapidement pour rendre notre système
économique enfin soutenable, avant d'y être contraints par des
hausses brutales des prix de l'énergie ou de certaines matières
premières.
A continuer sur les mêmes
rails, nous risquons donc de conserver un haut niveau de chômage
tout en ayant, en plus, à se serrer la ceinture.
Lire (altereco).
Il y est question de
l'opposition des solutions écolos et gauche classique (PS).
Le
matin à 6h50 sur France Inter,
chronique économique de Bernard Maris, ex : "Les
publicitaires sont là pour faire acheter à des
gens qui n’en ont pas les moyens ce dont ils n’ont absolument pas besoin".
(sous entendu : en vous faisant confondre "envie" et "besoin").
Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur
le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient
comme une seconde nature. Emmanuel Todd
Lorsque s’approprier la richesse
des autres est illégal, cela s’appelle du vol ou de la fraude. Si c’est
légal, les économistes appellent cela la captation de rente.